Le principe est simple : chacun amène un con. Celui qui a dégoté le plus spectaculaire est déclaré vainqueur. Ce soir, Brochant exulte, il a trouvé la perle. Le con idéal. » Un con de classe mondiale ! » Francois Pignon, comptable au ministère des finances, passionné de modèles réduits en allumettes.
Mais ce qu’il ne sait pas, c’est que Pignon est un fieffé porteur de guigne, passé maître dans l’art de déclancher des catastrophes…
jeudi 31 mars 1994
vendredi 25 mars 1994
Jean-Louis Murat (Casino de Paris)
Depuis le début des années 198o, avec le groupe « CLARA », Murat ne fait plus de scène. Il le dit sans embage : « Je n’envisage la musique qu’avec un casque sur les oreilles. Personnellement, je n’éprouve pas le besoin d’aller voir sur scène les gens que j’aime bien car on est déçu. En plus c’est une sorte de service après-vente du disque ».
Pourquoi dans ce cas accepte-t’il de sauter le pas fin 1993 au moment ou sort « Venus » ??? C’est « Le Monde » du 16 novembre qui nous donne une partie de la réponse sous la plume de Véronique MORTAIGNE : « C’est à cause d’un film, un documentaire fiction. L’histoire d’un tour de France où un chanteur (Murat) échappe à une jeune fille (Elodie BOUCHEZ) … Pascale BAILLY filmera ». Murat poursuit : « J’avais dit : pas de film : pas de tournée ». Le film se fait … » Il a pour nom : « Mademoiselle PERSONNE » et donnera lieu au digipack version limitée joint au live de la tournée.
Pour cette première tournée MURAT auditionne près de 100 musiciens pour n’en choisir que six dont Denis CLAVAIZOLLE … Il s’enferme pendant 5 semaines au « Grand Rex » à Paris pour mettre bas à une tournée de 27 dates. les dernières répétitions s’effectuent à l’Opéra de Vichy où la première est prévue le 6 novembre. Murat fulmine : « On est en plein drame, je viens de virer tout le monde … le premier concert est dans 4 jours, rien n’est prêt, plus personne ne dort, tout le monde est énervé ». Pour corser le tout Murat souffre d’une sinusite (cf : reportage de la presse locale).
C’est Véronique MORTAIGNE qui nous rapporte cette confidence de Murat avant d’entrer sur scène à Vichy : » On ne m’y reprendra plus »!!! Dans ce même article Murat poursuit : « Les gens dans la salle, je n’ose pas les regarder. Je ferme les yeux. Je me sens comme un type bourré qui étale sa vie au bistrot et qui tout à coup, à un éclair de lucidité … Il se dit : oh là là … je les ennuie. Qu’est-ce que je fais la ? »
Les premiers concerts (Vichy – Le Puy en Velay – Strasbourg – Lyon – Clermont Ferrand et Marseille) ainsi que le reste de la tournée qui se terminera le 14 Septembre 1994 à Bruxelles sont un succès. Le 8 novembre dans « La Montagne » on peut lire cette critique : « Incontestablement, le choix apporté à la qualité du son, la sûreté de la voix et le niveau des musiciens, créent d’emblée un contact extrêmement favorable avec le public. A tel point d’ailleurs que l’album « Venus » qui sort cette semaine, paraît bien fade à côté de cette heure et demi de vrai spectacle … Le « Muratien » sort heureux, conquis s’il fallait encore l’être, en tout cas rassuré : MURAT n’est pas un artifice de studio ! ».
Inscription à :
Commentaires (Atom)

