Scène large, rideaux asymétriques, un en haut, l’autre en bas. Beauté non rectiligne, comme sa vie. Veste noire à franges métalliques, look sombre, fine silhouette et cheveux blé, elle arrive sur un « merci ».
Musiciens au complet. Section cuivre, guitare, basse, batterie, percussions, clavier et son piano noir à queue dont elle expliquera -plus tard- qu’il est doté d’un retro afin de voir la partie du public auquel elle tourne le dos. Véridique.
Vero n’a pas de filtre, jamais, tout est premier degré, fort, doux, drôle ou à vif, comme si elle voulait tout ressentir. Sans protection, quelles qu’en soit les conséquences.
« Ce soir, je vais vous chanter des chansons qui ne passent pas à la radio, mais pas seulement ». « Véro je t’aime », répond la salle. « Vancouver ».
A côté de moi, ma sœur, celle du sang, Corine, je pose ma main sur la sienne. Deux places plus loin, Carine. En coulisse, Cathy, autre sœur, choisie celle-ci.
« Bernatd’s song », final impro jazzy façon Nouvelle Orleans et piano bastringue.
« Je vous laisse 4 minutes avec le groupe, je vais me faire belle. Et Rebelle »
J’ai rencontré Véronique Sanson la première fois grâce à une dame aujourd’hui disparue, Danielle Molko, qui fut l’une des premières à croire en mon écriture. Puis il y eut Cathy et Vicence, attachées de presse-stars qui s’occupent désormais de Vero. Avec elles, j’eus accès à Charles, Johnny et bien d’autres. Ensuite, Violaine, ma copine motarde, grande sœur de Véro, qui , elle, m’expliquait, tard le soir, comment faire des devis. Classe.
Véro, veste argentée et guitare à l’épaule. Chris, son fils, pour un « On m’attend là-bas » électrique. « Ma révérence » piano-solo surplombé d’un rond de lumière tel un nuage percé laissant filtrer la lumière. De là où elle est c’est maintenant Mizette qui s’invite. Sacré Véro. « Bahia » final, avec fils et petite fille, en famille. Eric Jean-Jean