samedi 14 avril 2018

Bigre

Bigre est un merveilleux spectacle (muet) original et loufoque qui se passe dans 3 chambres de service sous les toits de Paris et dans lesquelles trois hurluberlus vivent côte à côte, se rencontrent, mêlent leur quotidien et enchaînent les catastrophes ! Dans un décor étonnant, les objets volent, les éléments se déchaînent, les gags font mouche et les acteurs sont irrésistibles. C'est surprenant, drôle bien sûr, truculent, parfois scatologique et totalement délirant (une mention spéciale au karaoké en allemand) ! On rit tout le temps à un rythme d'enfer et le public est enthousiaste, comme nous l'avons été, V et moi !
A ne pas rater !


Quelque part dans cette vie

La rencontre improbable entre un vieux professeur de littérature anglaise (Pierre Arditi) qui vit reclus avec sa musique, et une aide-ménagère (Emmanuelle Devos) fraîche et légère qui débarque dans son quotidien. Cette pièce qui souffre de petites longueurs est pleine de tendresse, de rancœurs et d'émotions. Si le texte peut parfois sembler plat ... jusqu'au rebondissement, il est "rattrapé" par les deux excellents comédiens "justes", sobres et touchants.


vendredi 13 avril 2018

Véronique Sanson Seine Musicale

Scène large, rideaux asymétriques, un en haut, l’autre en bas. Beauté non rectiligne, comme sa vie. Veste noire à franges métalliques, look sombre, fine silhouette et cheveux blé, elle arrive sur un « merci ». Musiciens au complet. Section cuivre, guitare, basse, batterie, percussions, clavier et son piano noir à queue dont elle expliquera -plus tard- qu’il est doté d’un retro afin de voir la partie du public auquel elle tourne le dos. Véridique.

Vero n’a pas de filtre, jamais, tout est premier degré, fort, doux, drôle ou à vif, comme si elle voulait tout ressentir. Sans protection, quelles qu’en soit les conséquences.

« Ce soir, je vais vous chanter des chansons qui ne passent pas à la radio, mais pas seulement ». « Véro je t’aime », répond la salle. « Vancouver ».

A côté de moi, ma sœur, celle du sang, Corine, je pose ma main sur la sienne. Deux places plus loin, Carine. En coulisse, Cathy, autre sœur, choisie celle-ci.

« Bernatd’s song », final impro jazzy façon Nouvelle Orleans et piano bastringue.

« Je vous laisse 4 minutes avec le groupe, je vais me faire belle. Et Rebelle »

J’ai rencontré Véronique Sanson la première fois grâce à une dame aujourd’hui disparue, Danielle Molko, qui fut l’une des premières à croire en mon écriture. Puis il y eut Cathy et Vicence, attachées de presse-stars qui s’occupent désormais de Vero. Avec elles, j’eus accès à Charles, Johnny et bien d’autres. Ensuite, Violaine, ma copine motarde, grande sœur de Véro, qui , elle, m’expliquait, tard le soir, comment faire des devis. Classe. Véro, veste argentée et guitare à l’épaule. Chris, son fils, pour un « On m’attend là-bas » électrique. « Ma révérence » piano-solo surplombé d’un rond de lumière tel un nuage percé laissant filtrer la lumière. De là où elle est c’est maintenant Mizette qui s’invite. Sacré Véro. « Bahia » final, avec fils et petite fille, en famille. Eric Jean-Jean

vendredi 6 avril 2018

Gaspard Proust

Gaspard Proust dézingue tous azimuth dans le "Nouveau spectacle", mélange d'humour noir, de cynisme et de narcissisme. Il balance des énormités avec sa tête de Droopy, droit comme un I sur la scène : le mariage pour tous, les lecteurs de Télérama, les féministes, les attentats, les migrants,...
Il ne s'interdit rien dans un spectacle intelligent, bien écrit et simplement trop court !


jeudi 5 avril 2018

Réversible

Réversible est un spectacle de la compagnie "Les 7 doigts de la main" créée par des artistes de cirque contemporain, qui mêlent la musique, le théâtre, la danse, les acrobaties (comme le "Cirque du Soleil"). Un spectacle qui renouvelle le genre grâce à chaque membre de la troupe, très jeune, qui ont tous une "pratique" personnelle (jonglage, hula-hoop, acrobaties aériennes, mât chinois, ...), dans un décor toujours en mouvement et une musique entraînante.
C'est poétique, magique, enchanteur.