dimanche 10 juin 2018

Ringo Starr à l'Olympia

Evènement à l’Olympia qui accueillait une légende du rock mercredi soir, Ringo Starr, dans le cadre de sa tournée européenne avec le "All Starr Band", qui rassemble des musiciens de Santana, Toto, Men at Work et 10CC. A 77 ans, le plus âgé des Beatles qui a encore une allure de jeune homme (miracle de la médecine ?) a livré un spectacle qui a enchanté la salle composée de jeunes (comme Valérie et moi !) et de nombreux fans européens (anglais, espagnols), avec un répertoire de chansons de son ancien groupe, de morceaux de sa période solo (il vient de sortir un album) et des tubes de son groupe de scène comme « Oye Como Va », « Hold the Line », « I'm Not in Love » ou « Who Can It Be Now? ».
Mais le public était bien entendu présent pour entendre les chansons des Beatles car il a été la voix de certaines d’entre elles comme "Yellow Submarine", "I Wanna be Your Man" "Don't Pass me By" et surtout "With a Little Help From my friends" chanté en final. Alors qu’importe qu’il ne soit pas un showman, que sa voix soit parfois limitée et que ses compositions personnelles soient, pour certaines, plus anecdotiques, l’homme est sympathique et pratique l’autodérision sur sa célèbre carrière. Les classiques se sont donc enchaînés pendant deux heures et nous sommes sortis heureux d’avoir eu la chance d’assister à un concert d’une légende vivante, moment que nous avons partagé avec notre chauffeur Uber, en lui chantant à tue-tête sur le chemin du retour « Yellow Submarine » !

https://www.youtube.com/watch?v=ZeGXKr0CUB8


David Gilmour au château de Chantilly

Si vous étiez adolescents dans les années 70, vous avez forcément été bercés par le son des Pink Floyd, groupe précurseur de la musique psychédélique (dans ses premiers albums) et des albums- concepts (The Dark Side of the Moon, The Wall, …). Aujourd’hui deux des fondateurs du groupe sont morts (depuis une dizaine d’années) et les deux leaders principaux ne se parlent plus que via leurs avocats ! Le seul avantage de cette situation est que les « fans » (ma génération mais aussi nos enfants) ont deux occasions d’écouter en concert les morceaux du groupe !
Il y a deux ans, nous avions assisté au concert de David Gilmour (le guitariste et la voix de PF) au château de Chantilly qui avait joué une quinzaine de morceaux de son ancien groupe. Cette semaine, c’est au tour de Roger Waters de faire le show, avec le même répertoire à l’occasion de sa venue à Paris pour deux soirs à l’U ARENA de La Défense (où ont joué les Rolling Stones en septembre 2017). Il reste encore quelques places le samedi (dixit ma fille Léopoldine qui fait partie de l’équipe de Live Nation qui organise ce concert). RV donc samedi soir et pour vous rappeler votre jeunesse maintenant bien lointaine, vous pouvez visionner mon petit film du concert de Gilmour et vous reconnaîtrez plusieurs des morceaux emblématiques de Pink Floyd, comme « The Great Gig in the Sky », « Wish You Were Here », « Money », « Shine On You Crazy Diamond » et une superbe version de « Time », … sans les effluves de marijuana !

samedi 9 juin 2018

Roger Waters à l'U Arena de La Défense

C’est à un véritable show musical et politique auquel nous avons assisté samedi 9 juin lors du concert de Roger Waters à l'U Arena de La Défense : Le répertoire est essentiellement constitué de titres des Pink Floyd période « Dark Side of the Moon », « Animals » et quelques titres de « Meddle » et « Wish you were here ». Le compositeur/bassiste est entouré de 8 musiciens dont Jonathan Wilson auteur de plusieurs excellents albums et deux choristes qui interprèteront une superbe version acclamée de « The Great gig in the sky ». Le son est excellent, rien à voir avec le concert des Rolling Stones dans cette même salle en octobre dernier.
Une mention particulière pour la version de « Another brick in the Wall », accompagnée d’un chœur d’enfants parisiens, en combinaisons orange des détenus de Guantanamo. Les messages politiques défilent sur l’écran géant, et les leaders du monde, en particulier Trump en prennent pour leur grade. Roger Waters apparaît aussi pendant « Pigs » avec une pancarte « Pigs rule the world » dans les mains. Le message est clair mais peut-être un peu primaire. Pas sûr que le public (30 000 personnes, jeunes et vieux de 62 ans !) soit réellement concerné par son discours !
Mais quel bonheur d’écouter les classiques comme « Time » ou « Us and them » qui ne souffrent pas de l’absence de l’ex-guitariste de Pink Floyd, David Gilmour, (ils sont fâchés !), même si la version de « Money » m’a semblé plus bancale. Au total, le groupe interprétera 20 titres en deux heures, dans un show très professionnel avec un cochon volant au-dessus de la foule et l’apparition de la fameuse pyramide en laser pendant le final, au son de « Eclipse ». C’est finalement peut-être la seule limite de ce type de spectacle qui ne laisse aucune place pour l’improvisation, ni l’interaction avec la salle. Mais le public, dont Eglantine GB, 16 ans, a savouré ce moment magique (nous étions dans la même loge que Patrick Bruel, grand fan) et a acclamé Roger Waters, artiste entier, et depuis PF a remplacé Taylor Swift sur la playlist de ma fille ! Une raison de plus pour apprécier ce concert !

https://www.youtube.com/watch?v=-2380gHqHAw