vendredi 22 février 2019

Tears for Fears

Le groupe Tears For Fears était ce jeudi soir à l’AccorHotels Arena pour un concert en forme de "best of" en promotion de leur nouvel album "The Greatest Hits" !
Le groupe formé de Curt Smith et Roland Orzabal, deux fantastiques mélodistes, a connu ses heures de gloire pendant la décennie 80 puis s'est séparé après 4 albums pour se retrouver en 2004 et publier depuis 2 nouveaux 33 tours (!).
Tout le monde connait plusieurs de leurs perles pop comme "Everybody wants to rule the world" (la chanson phare du groupe), "Mad World" (popularisée au début 2000 par Gary Jules), "Shout"(l'un des plus grands hits des années 1980), "Advice for the Young at Heart" (une de mes chansons préférées de TFF), "Woman in Chains" (interprété avec la chanteuse Oleta Adams) ou cet hommage aux Beatles période Sgt. Pepper's "Sowing The Seeds of Love" (voir la vidéo).
Les deux anglais, qui n'étaient pas venus en France depuis 14 ans, ont aligné les hits très "années 80" reprenant fidèlement l'orchestration de l'époque grâce à une formation solide, la présence de leur choriste Carina Round impressionnante sur "Badman's Song" et leurs voix toujours puissantes et intactes malgré leur 57 ans. C'est probablement la limite de ce concert trop fidèle aux chansons originales et qui sera repris note pour note le lendemain dans un autre pays d'Europe, mis à part quelques mots en français de Roland Orzabal dont le père est français : "nous sommes très contents d’être ici ce soir", on s'en doute !
Le fans français et anglais (de Paris) en grande partie de la même génération ont repris en chœur les morceaux dans un Bercy comble mais frustré par un show trop court, seulement 15 titres (dont une reprise “Creep” de Radiohead), un rappel (le monumental “Shout”) et 1h30 sur scène !
Seule consolation, un nouvel album est annoncé prochainement !

https://youtu.be/L38wwC1PtfQ

mardi 19 février 2019

Fausse note

Un admirateur s'introduit dans la loge d'un célèbre chef d’orchestre, le prend en otage et ... (je ne veux pas révéler le motif de sa venue !)
Cette pièce, créée à Avignon en 2017, écrite et mise en scène par Didier Caron, directeur du Théâtre Michel, aborde les thèmes de la culpabilité, de la vengeance, de la manipulation et du pardon. C'est un duo de comédiens, Christophe Malavoy, machiavélique, et Tom Novembre, suffisant puis humilié, qui s'affrontent comme dans un ring de boxe sur une scène sans décor, sur fond de thriller.
Mais le texte est trop long, le spectateur s’ennuie légèrement et l'ensemble tourne un peu en rond, malgré des retournements de situation et deux acteurs bien dans leur rôle. Il n'y a finalement que le dénouement final qui surprend réellement.
Un problème de rythme qui ne semble pas partagé par la salle du TAM, enthousiaste.


lundi 11 février 2019

Lorenzaccio

Je vais rarement voir un ballet de danse moderne et encore moins un spectacle qui associe le théâtre, la danse, l'image et la musique électro !
L'ambition de cette "expérience artistique" est de lier le langage du corps et les mots de Musset. Pas facile de suivre en même temps le texte rempli de références poétiques, historiques et dramatiques (il s'agit bien entendu simplement d'extraits de la pièce) joué par les "danseurs-comédiens" et d'être envoûté par la qualité de la chorégraphie !
Mais la virtuosité des onze danseurs de la compagnie de Pietragalla “Le Théâtre du corps”, sur fond de musique électro tendance techno m'a beaucoup plu (je ne suis pas certain d'avoir saisi le lien entre le texte et l'interprétation ...) et la scénographie fluide de la montée du drame sur une scène sombre derrière laquelle sont projetés de superbes images à dominante rouge carmin m'a ébloui.
Un spectacle ambitieux, original, surprenant.


samedi 9 février 2019

Blond Blond Blond

Il y a eu de nombreux spectacles qui revisitent des chansons françaises à la sauce classique (le Quatuor) ou parodique (Chanson Plus Bifluorée, Les Goguettes).
Cet "Homaj" à la chanson française est écrit, joué et chanté par trois artistes suédois (sont-ils vraiment frères et sœurs ?) à l’accent scandinave prononcé, aux jolies voix et à la créativité "sans limites".
C'est loufoque, original et modérément drôle (essentiellement grâce aux jeux de mots sur les deux langues françaises et suédoise). Ce spectacle qui dégage une impression de fraîcheur reste inégal : certaines scénettes bien écrites sont vraiment drôles ("Comic strip", "L'été indien", l'image de la Suède) et d'autres tombent à plat.
Difficile de comprendre l'engouement d'une partie de la salle !


jeudi 7 février 2019

Intra muros

Après "le porteur d'histoire"et "Edmond", Alexis Michalik a encore frappé et propose à nouveau un spectacle enchanteur, original, émouvant, drôle, poétique, mêlant avec maestro le présent et les flash-back, le vrai et le faux, sur une intrigue rocambolesque dans laquelle le spectateur se perd dans des rebondissements qui s’entremêlent, ... pour finalement reprendre pied. On est transporté dans l'univers carcéral et judiciaire (impossible de résumer l'histoire), à un rythme effréné, la mise en scène millimétrée, sans décors, nous emporte comme dans un ballet grâce à des comédiens toujours dans le mouvement et à la présence d'un musicien-bruiteur sur la scène qui créé une bande-son avec une touche cinématographique très réussie. La troupe de grand talent passe instantanément d'une scène à l'autre et d'un rôle à un autre, change de costumes devant les spectateurs qui découvrent progressivement les liens qui unissent secrètement chacun des personnages.
Une pièce captivante, ... chapeau bas Monsieur MICHALIK.



lundi 4 février 2019

La cage aux folles

La comédie culte de Jean Poiret est remise au gout du jour par Jean Luc Revol dans une production de la Maison de la Culture de Nevers. C'est totalement raté : malheureusement tout le monde n'a pas la puissance comique de Michel Serrault ! Par chance, nous avons réussi à nous éclipser au bout de 45 mn grâce à un incident technique sur le plateau, providentiel !


dimanche 3 février 2019

Réparer les vivants

Adaptée du roman de de Maylis de Kerangal, cette pièce intense raconte les 24 heures qui vont aboutir à la transplantation d'un cœur.
Le récit passe d'un personnage à l'autre (parents, personnel hospitalier, proches), tous interprétés avec une grande justesse par un seul acteur, Thomas Germaine. C'est bien entendu émouvant, parfois drôle, dans une mise en scène sans décor, froide et mécanique, qui donne une vision forte de toute la chaîne à mettre en oeuvre pour "réparer des vivants ".
Une réussite totale.