The Nits, groupe pop hollandais fondé par Henk Hofstede (chanteur, guitariste et
auteur-compositeur), compose depuis le milieu des années 70’s une musique « new
wave » sous influence Beatles mais qui s’est transformée tout au long de 25
albums (sous 4 décennies !), en une pop joyeuse et entraînante, et aussi parfois
délicate et mélancolique, mais toujours mélodique avec des chansons très
construites. Dans les deux derniers albums, le groupe Nits a évolué vers une musique minimaliste et parfois expérimentale qui a probablement troublé les fans de la première heure.
Lors du concert au café de la danse, nous étions quelques
aficionados, certains à cheveux blancs mais aussi des trentenaires, heureux de
les retrouver après une si longue absence, pour écouter à la fois des chansons
intemporelles, dont « Nescio », « A Touch of Henry Moore », « The Dream » , mais
aussi des chansons plus récentes comme « Yellow Socks », « J.O.S. Days » ou la
sublime « Soap Bubble Box », avec des interventions touchantes, drôles et
parfois absurdes de Henk qui parle de sa famille, sa grand-mère puis sa tante,
dans un mélange de français et d’anglais.
Sur scène, les Nits sont tout simplement 3 bons musiciens, quelques instruments et un décor simple et c'est suffisant.
Le concert s’est terminé avec les classiques « Port of Amsterdam », « In the Dutch
Mountains » et le magnifique « Adieu Sweet Bahnhof », le groupe est parti avec un triomphe bien mérité, sous des applaudissements du public debout, et nous sommes rentrés à la casa, heureux de faire
partie des privilégiés qui connaissent l’un des secrets les mieux gardés de la
pop.
dimanche 12 décembre 2021
mardi 30 novembre 2021
Qui est Monsieur Schmitt ?
Un couple déjeune tranquillement chez lui mais quand le téléphone sonne, stupéfaction ! Ils se rendent compte que quelque chose ne va pas, que leur appartement n’est pas vraiment leur appartement et qu’on les prend pour Monsieur et Madame Schmitt dont ils n’ont jamais entendu parler. Plus terrifiant encore : leur porte d’entrée est verrouillée de l’extérieur ! Le cauchemar ne fait que commencer…
Nommé aux Molières pour le texte de Sébastien Thiéry, "Qui est Monsieur Schmitt ?" est une comédie loufoque servie par un duo de comédiens formidables, Stéphane de Groodt et Valérie Bonneton, tous deux parfaits pour mettre en valeur ce texte qui navigue entre extravagance et cocasserie.
Un bon moment vite oublié.
dimanche 28 novembre 2021
Maman
Une pièce touchante, drôle et pleine d'émotions sur un scénario simple : Jeanne (Vanessa Paradis) est une femme en mal d’enfant qu’elle a perdu il y a vingt cinq ans. Elle se retrouve un soir à attendre un taxi dans la rue et croise un jeune homme (Félix Moati) qui la prend pour une prostituée. Elle est persuadée qu’il l’a prise pour une mère et va proposer à son mari (Eric Elmosnino) de l’adopter.
Samuel Benchetrit raconte une histoire qui mêle les difficultés du couple, l’enjeu de la maternité, le désir de filiation, la solitude, le vide et le besoin d’amour qui sommeillent en chacun.
Vanessa Paradis est tout à fait convaincante et pleine de grâce dans ce rôle de maman et Éric Elmosnino, est épatant dans le rôle de l’époux ahuri mais toujours amoureux, même si le monotonie s’est installée dans le couple.
C'est très réussi malgré quelques longueurs.
mardi 9 novembre 2021
Le petit coiffeur
La salle était pleine au TAM ce soir, ce qui rare dans les théâtres aujourd'hui, pour la pièce "Le petit coiffeur" de Jean-Philippe Daguerre, (l'auteur de "Adieu Monsieur Haffman" qui avait reçu plusieurs Molières en 2018), une pièce pleine d'humanité qui nous plonge pendant l'été 44, à la fin de l'occupation, avec des personnages attachants, beaucoup d'émotion, un hymne à la fraternité et à ❤️, mais aussi du rire, un peu de swing, des comédiens parfaitement justes qui nous bouleversent, bref un spectacle intelligent d'une totale réussite.
samedi 9 octobre 2021
Une histoire d'amour
C'est la dernière pièce d'Alexis Michalik, l'homme auteur et metteur en scène de nombreux succès au théatre que nous avons tous apprécié (Le Porteur d'histoire, Le cercle des illusionnistes et surtout Edmond).
Katia et Justine tombent amoureuses. Justine veut un enfant. Katia, trop souvent blessée par la vie, finit par accepter qu’elles tentent toutes les deux une insémination artificielle. Katia tombe enceinte, mais quelques jours avant la naissance de leur enfant, Justine disparaît… Douze ans plus tard, Katia va mourir. Elle va devoir trouver un tuteur pour sa fille, Jeanne. Sa seule option : son frère, William, écrivain cynique, qu’elle n’a pas vu depuis 5 ans.
C'est une pièce efficace, un mélo attachant plein de bons sentiments et dans l'air du temps, qui fait rire et émeut à la fois, des acteurs toujours justes et touchants, avec une mention spéciale pour la jeune actrice de 14 ans (?) qui est bluffante.
On retrouve la signature du metteur en scène : des changements de décors très rapides, des acteurs qui changent de costumes devant le public, l'importance de la musique (la pièce commence et se termine avec l'interprétation de "Et Pourtant" de Charles Aznavour) et cette fois ci, l'utilisation de photos projetées sur un écran.
Malgré un scénario peut-être un peu trop prévisible et caricatural, difficile de croire à l'histoire mais ce n'est pas grave, le spectateur passe un bon moment de théatre car Michalik a du métier !
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