Après le show spectaculaire de Genesis, le concert de Kings Of Convenience, un duo Norvégien de folk et de pop aux chansons douces et mélancoliques, offre en contraste, un éloge de la lenteur et de l’épure. Après onze ans de silence, ce groupe, souvent comparé à Simon & Garfunkel ou à Belle & Sebastian, a offert à la salle Pleyel, un pur moment de musique acoustique intime. Eirik Glambek Boe et Erlend Oye se sont rencontrés à l'école de Bergen, apprennent la guitare ensemble et composent des ballades acoustiques folk, à leur vitesse : seulement 4 albums en plus de 20 ans ! Le temps n’a aucune prise sur eux, car ils appliquent avec constance la même formule, guitares en bois, voix de velours, harmonies vocales et chansons folk délicates (et parfois un peu de bossa-nova). Ils chantent en anglais, ponctuent le concert de commentaires humoristiques et nous invitent à battre la mesure sur les chansons rythmées (tout est relatif !). Un concert court de 17 chansons dont une reprise de Aha, l’autre groupe norvégien, et ils partent avec leurs guitares … qui constituent aussi le décor.
Finalement c’est pas compliqué la vie de pop star !
mercredi 30 mars 2022
La maison du loup
Le TAM (Théâtre André Malraux) propose chaque année une saison de spectacles très diversifiés qui vont par exemple cette année de Garou (pas possible pour nous !) à l’Idiot (comment adapter les près de 1000 pages de Dostoïevski ?). Et puis, chaque année, nous découvrons des pièces moins connues, souvent présentées au festival OFF Avignon, grâce à la programmation audacieuse de la Directrice, Anne Habermeyer. Ainsi, hier soir, nous sommes sortis enthousiastes de la nouvelle création « La maison du loup » de Benoit Solès, l’auteur de la passionnante histoire de « La Machine de Turing », vu en 2019.
Depuis sa libération, Ed Morrell se bat pour que son ami, Jacob Heimer, échappe à la peine de mort. Frappée par ce combat, Charmian, épouse du célèbre écrivain Jack London, invite Ed dans leur vaste propriété « La Maison du Loup ». Son objectif est de provoquer chez Jack, en perte d’inspiration, une sorte d’étincelle. Ed parviendra-t- il à sauver Jacob... ? Jack London écrira-t-il un nouveau roman... ?
Après le succès phénoménal et les quatre Molières de « La Machine de Turing », Benoit Solès déploie à nouveau son imagination dans cette rencontre qui évoque notamment l’expérience de "confiné à l'isolement", dans une cellule de prison mais aussi les thèmes de l’inspiration de l’écrivain, l’addiction à l’alcool ou la peine de mort. Dans la vraie vie, Jack London s’inspirera effectivement de cette histoire pour son dernier roman « Le Vagabond des étoiles » qui contribuera à la réforme du système judiciaire américain.
Il m’a fallu une demi-heure pour comprendre le sens de cette pièce (peut-être le temps de digestion du canard au curry, lui aussi abonné au TAM !), me passionner pour cette histoire saisissante et être emporté par plusieurs morceaux de bravoure, notamment lorsque Ed décrit ses conditions d’incarcération ou Jack tutoie sa bouteille de Johnny Walker. La mise en scène rythmée utilise une musique envoutante, quelques bruitages, de superbes éclairages entre chien et loup et une étonnante projection animée de la vallée qui donne un cadre poétique. Mais ce sont surtout les trois comédiens de grand talent, à la fois bouleversants et humains, qui nous embarquent et nous offrent un pur moment de bonheur théâtral.
dimanche 20 mars 2022
Si On Savait
Patrick meurt bêtement en réparant le micro-ondes et se retrouve dans l'au-delà devant une personne qui lui fait le bilan de sa vie et lui demande ce qu'il aurait changé si c'était à refaire. Nous revivons alors avec lui ces moments-là tels qu'il les a vécus, puis tels qu'il aurait pu les vivre en faisant d'autres choix. C'est une comédie bon enfant, qui permet à Eric Fraticelli d'aborder un sujet qui nous a tous touché : et si c’était à refaire, ferions nous la même chose ? Serions nous plus heureux ?
Une pièce au scénario original et brillamment portée par ses acteurs, notamment Daniel Russo et Véronique Genest qui nous font rire du début a la fin. La mise en scène de Jean-Luc Moreau dynamique et astucieuse repose sur un dispositif de plateau tournant pour alterner les décors avec rapidité. Une comédie de boulevard qui fait du bien en cette époque morose.
samedi 19 mars 2022
Genesis
Emouvant concert d’adieu de Genesis dont son leader Phil Collins, 71 ans, ne cache pas sa maladie, calé sur une chaise, dans un survêtement noir, et dont la voix quasiment intacte dès les premières notes rassure le public (de cheveux blancs !!!), conscient d’assister à un évènement rare et précieux. La batterie est désormais assurée par Nicholas Collins, 20 ans, le fils de Phil, véritable révélation qui impressionne par sa technicité et sa puissance.
Le concert fait la part belle aux tubes pop des années 80 ("Turn it On Again", "Mama", "Land of confusion", "Follow You Follow Me", "Invisible Touch" …) mais reprend aussi quelques morceaux emblématiques, aux structures plus complexes, de la période dite « progressive » de Peter Gabriel (la plus intéressante), comme « Firth of Fifth » ou « I Know What I Like » et surtout « The Carpet Crawlers », une des plus belles chansons du groupe, extrait de son meilleur album « The Lamb Lies Down on Broadway», qui date de 1974 !
Le show est impeccable grâce à un light-show prodigieux, un son superbe et puissant et des vidéos combinant des prises de vues des musiciens et des clips d’animation flamboyants. La magie opère, on sent que le groupe veut proposer un spectacle à la hauteur de sa carrière et de l’incroyable efficacité mélodique des 23 titres du concert de près de 2 h 30.
Et c’est après une ovation des 40.000 spectateurs de La Défense Arena que le groupe nous quitte, Collins lentement, appuyé sur une canne. Nous repartons dans notre train de banlieue, flottant dans une douce nostalgie mais surtout heureux d’avoir assisté à ce moment unique.
samedi 12 mars 2022
Amis
Comment peut-on trouver l’ami parfait ? En se connectant sur Amitic, Pierre, banquier snob parisien, voit un jour débarquer dans sa vie Serge Marron qui prétend être... son meilleur ami ! Marron se transforme alors en véritable en boulet, prêt à tout pour vivre cette amitié inespérée, quitte à faire du chantage à Pierre...
Quelle déception, la pièce ne décolle pas, ce n'est ni drôle ni profond, c'est fade, cette pièce manque cruellement de rythme, les dialogues sont creux, malgré le talent des acteurs, notamment Kad Merad. C'est raté !
Quelle déception, la pièce ne décolle pas, ce n'est ni drôle ni profond, c'est fade, cette pièce manque cruellement de rythme, les dialogues sont creux, malgré le talent des acteurs, notamment Kad Merad. C'est raté !
Bérangère Krief
Nouveau spectacle de Bérangère Krief, "Amour" qui nous fait passer du rire aux larmes avec notamment des numéros de chant hilarant. Emouvante et pétillante, elle propose un spectacle personnel sur ses histoires d'amour et
ses échecs sentimentaux passés et nous rassure : aujourd'hui tout va bien ! Elle va droit au coeur avec son lot de punchlines qui déclenchent les rires et des "interprétations " de chansons qui font mouche. Du rythme, drôle et émouvant.
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