Ambiance boite de nuit à l’Olympia, jeudi 15 juin, pour le concert de Pet Shop Boys, dans le cadre de la tournée Dreamworld, concomitante à la sortie d’un album de leurs plus grands hits, « Smash-The Singles 1985-2020 ». Il faut dire que le duo electropop composé de l’impassible Chris Lowe au synthétiseur et du chanteur Neil Tennant aligne les tubes depuis 1984, mais dans une relative indifférence du public français (contrairement au public anglais bien sûr mais aussi allemand et du nord de l’Europe).
Un concert en forme de best of de 26 titres qui a enflammé l’ensemble de la salle survoltée, debout presque toute la soirée, sauf notre couple voisin (âgé … comme nous) resté assis et qui n’a aperçu que les postérieurs des spectateurs devant eux ! Le public essentiellement masculin, de toutes les générations, reprend à tue-tête les morceaux, dans une ambiance festive qui fait vibrer la salle (et souffrir nos oreilles délicates !)
Le show éblouissant, devant un immense écran vidéo qui reprend en grande partie les images des clips des chansons jouées en live, dans une débauche de costumes bizarroïdes (notamment d’étonnantes lunettes en forme de H) ne s’arrête jamais : les morceaux emblématiques du groupe s’enchainent, « Suburbia », « So Hard », « New York City Boy », « Where the Streets Have No Name », « It’s a Sin », « Domino Dancing », « Go West », et l’incontournable « West End Girls » qui les a fait connaître en 1984 (presque hier !)
Seule ombre à la soirée, un mix du son parfois un peu brouillon qui ne met pas en valeur la voix du chanteur qui a conservé le même timbre, malgré ses 69 ans !
Nous sommes sortis de l’Olympia emballés par ce concert jouissif, énergique, totalement maîtrisé (trop ?) et finalement avec un léger goût de nostalgie de nos nuits en boite, ... il y a une éternité !
mercredi 21 juin 2023
dimanche 11 juin 2023
Harry Styles au Stade de France
Grâce à notre fille Léopoldine, nous avons assisté au concert de Harry Styles au Stade de France avec 70 000 autres très jeunes spectatrices de 16 à 20 ans, habillées de boas et chapeaux de cow-boy roses, le « dress code » du concert (nous étions certainement le couple le plus âgé de la salle !).
J'imagine bien que vous ne connaissez pas Harry Styles pourtant le roi de la pop depuis quelques années, après avoir sévi dans un boys band anglais "One Direction", suivant ainsi le même parcours que Robbie Williams, il y a 25 ans. C'est la plus grande vedette masculine du moment qui a publié trois albums bien foutus de pop, funk, ballades, truffés de tubes dont le titre "As it was" en 2022 que vous avez forcément entendu à la maison si vous avez un ado dans les pattes.
C'est une expérience étonnante d'entendre 70 000 gosiers féminins (désolé Églantine...) hurler à la moindre intervention banale de la star (type "je suis si heureux d'être avec vous ce soir à Paris") et surtout chanter à l'unisson l'ensemble des 20 titres de la setlist, réduisant ainsi l'effort du chanteur, pourtant grassement payé. Les Beatles (évidemment pas dans la même catégorie) avaient subi le même désagrément et c'est la raison pour laquelle ils ont arrêté les concerts à partir de 1965.
C'est aussi un fervent supporter de la cause LGBT et lors de ses concerts, il arbore le drapeau arc-en-ciel et encourage ses fans à faire leur coming out.
Harry Styles, torse nu tatoué, ne se fatigue pas dans la mise en scène de son spectacle, se contentant d'aligner les titres les uns à la suite des autres, assure juste quelques pas de danse qui me conduiraient à penser que je suis l'égal de John Travolta, sans aucun autre effet particulier, devant un écran géant d'excellence qualité (indispensable au Stade de France), centré sur sa bobine. Il enchaîne ses hits comme “Golden”, “She”, “Watermelon Sugar”, “Sign of the times”, avec beaucoup de fraîcheur et d'enthousiasme, alors qu'il promène son show dans le monde depuis 2 ans (ce qui confirme que c'est une bête de scène), avec l'appui d'un groupe de huit musiciens dont une section de cuivres essentiellement féminine, qui donne de l’ampleur aux morceaux.
Mais finalement, ce qui compte c’est le bonheur des spectatrices qui, si j’en juge les commentaires à la sortie, étaient « au bout de leur vie ».
Après le concert, particulièrement poli, bien élevé et clean, Harry est venu nous voir pour nous demander si le son n'avait pas été trop fort pour nos quatre oreilles de 67 ans. Nous l'avons rassuré fort d'une centaine de concerts au compteur, mais aussi, comme certains d'entre vous, ayant passé de nombreuses soirées au Bus Palladium à la fin des années 70, dont on ressortait avec des bourdonnements d'oreilles !
Vive la jeunesse !
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