"L'instrument le plus grand, le plus gros, le plus grave de tout l'orchestre est aussi le plus puissant, le plus beau, le plus indispensable", dit le contrebassiste. Mais bientôt l'éloge pompeux de cette encombrante compagne, qui occupe toute sa vie, laisse transparaître les frustrations et les rancoeurs du musicien et de l'homme. Peu à peu, il la dénigre, il l'insulte, il la maudit, il se révolte et devient fou. Comme le héros du "Parfum", comme celui du "Pigeon", le personnage qui monologue est empreint d'une solitude extrême, exemplaire, métaphysique. La partition de Patrick Süskind nous fait rire aux larmes. L'adaptation française de Bernard Lortholary et la mise en scène de Philippe Ferran ont contribué à faire de Jacques Villeret, l'acteur sur mesure pour ce personnage très touchant.

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