lundi 18 octobre 2010

Supertramp ACCOR Arena

Privé de l'âme du groupe, Roger Hodgson, Supertramp tente de faire revivre l'esprit de son époque dorée. Une tâche éminemment délicate en l'absence de l'auteur et de la voix des superbes et inoubliable...

Privé de l'âme du groupe, Roger Hodgson, Supertramp tente de faire revivre l'esprit de son époque dorée. Une tâche éminemment délicate en l'absence de l'auteur et de la voix des superbes et inoubliables Logical Song, Hide in Your Shell ou School. Le défi est d'autant plus redoutable que ce dernier se taille un joli succès durant sa propre tournée. Présents à Bercy pour deux dates, les rescapés de la formation se voient offrir la possibilité de riposter face à leur ex-leader, lequel avait jadis accepté de leur céder le nom de « Supertramp » à condition que ceux-ci ne jouent pas ses compositions. La promesse n'a pas été tenue. Les musiciens du célèbre groupe sortent l'artillerie lourde en reprenant les tubes canons des années 1970 et 1980, en plus de leurs mélodies. Des chansons bien moins riches - aux yeux des mélomanes et des fans de la première heure - mais de bonne facture.

Dans les salles, les spectateurs oublient volontiers que les problèmes de gros sous reprendront bientôt le pas sur les grands accords d'hier. Chaque partie dispose de sérieux atouts. Faut-il assister absolument à leurs deux prestations ? Un grand « oui » pour Hodgson et un grand nom pour Supertramp. Le Figaro

mercredi 2 juin 2010

Jacques Dutronc (Palais des sports)

Jacques Dutronc, je l'avais manqué en 1993 et passé en boucle pendant de nombreuses années son CD live au Casino de Paris. En janvier 2010, rendez-vous encore manqué. Autant dire que j'attendais avec impatience sa série de concerts au Palais des Sports, sans doute sa dernière tournée sauf s'il décide de remonter sur scène à... 80 ans !!! Qui sait ? Et je dois dire que passée la joie des premières minutes de le voir enfin en chair et en os, j'ai été vite rattrapé par un certain ennui. Pourquoi ? Une prestation quasi à la chanson / note près de son CD live au Casino de Paris ; un Jacques Dutronc complètement statique, pantalon relevé au-dessus du nombril ce qui lui donnait un sacré coup de vieux (l'est-il vraiment ?) ; des blagues entre les chansons un peu vaseuses, en tout cas d'un autre temps pour moi (j'ai 38 ans) ; un groupe de musiciens vraiment efficace mais n'arrivant pas à faire décoller le truc ; des "animations" comme une danseuse de petite taille et un danseur de claquettes dont on se demandaient bien ce qu'elles ajoutaient au spectacle. Bref, certes la joie de retrouver un vieux pote que l'on n'a pas vu depuis longtemps mais en se rendant compte quelques minutes après qu'il n'a pas grand chose à nous dire et inversement. Une bonne soirée avec Jacques Dutronc quand même.

lundi 11 janvier 2010

Air Casino de Paris

Et puis c’est au tour de Air de faire son entrée sur scène, annoncé par un écran en fond de scène, dont ils feront une utilisation syndicale pendant la première partie du concert, sur fond de percussion légère. Le concert s’ouvre comme l’album avec un Do The Joy énergique. Une bonne partie de leur dernier album Love 2 y passe.

Sur les morceaux plus doux qui composent la majorité du début du concert, de larges faisceaux de lumières roses balayent la scène et la salle. Et la magie Air opère. Il s’en dégage un charme nostalgique un brin désuet mais toujours charmant. A mesure que le concert avance, le set se fait plus énergique. Sur scène en tout cas, parce que dans la salle, même si on sent le public enthousiaste, il faut observer longtemps pour percevoir quelques têtes se balancer. Quoi qu’il en soit Air est tout aussi efficace lorsqu’il s’agit d’envoyer les basses et de faire sonner les percus. Et toujours, toujours, avec classe.

Evidemment, il ne pouvait pas manquer les incontournables. Highschool Lover, annoncé sans paroles puisqu’il manquait Thomas Mars (Phoenix), est largement applaudit. Lorsque sonnent les premières notes de Kelly Watch The Stars, on sent un frémissement dans la salle, quelques têtes téméraires s’agitent. Sexy Boy et les airs de midinette de Jean-Benoit Dunckel, parfaitement jouissifs, finissent de ravir l’assistance. Mais Air ne jouera pas Sing Sang Sung, single de leur dernier album. Le concert se clôturera avec le puissant Be a Bee, étiré de façon délectable.

Ce qu’on aime des concerts de Air, c’est ce qu’on aime de leurs albums. Une classe et une sophistication indéniables. Cette facilité à créer des ambiances quasi oniriques. Une maestria dans les arrangements qui rend leurs concerts très propres, très carrés. On pourrait peut-être regretter qu’il n’y ait pas, en live, un peu plus de lâcher prise, de folie dans les coins. Les deux acolytes sont avares de mots. Les interventions sont réduites au maximum. Et quand Nicolas Godin s’adresse au public, c’est quasiment exclusivement à travers son vocoder. Le moins que l’on puisse dire c’est que ces deux-là ne sont pas très funky. Ceci dit, ce n’est pas leur rayon et ce n’est pas non plus ce qu’on leur demande. Ils sont là pour faire de la musique et pas pour raconter leur vie. Leurs morceaux se suffisent à eux-mêmes pour le spectacle. Pas besoin d’en rajouter. Et on ne peut que les en remercier.

samedi 2 janvier 2010

La mélodie du bonheur (Chatelet)

"La mélodie du bonheur", comédie musicale enjouée et alpestre est enfin proposée en France. Le spectacle est proposé au théâtre du Châtelet à Paris du 6 décembre 2009 au 3 janvier 2010. On y retrouve les chansons qui ont fait le succès du film du même nom dans les années 60. Pièce toute empreinte de légèreté et de joie de vivre, "La mélodie du bonheur" traite pourtant d'un drame, celui de l'exil d'une famille de musiciens autrichiens. Ils sont contraints de quitter leur pays alors que l'Allemagne et l'Autriche s'apprêtent à réaliser l'Anschluss, c'est à dire l'annexion volontaire de la seconde à la première. L'histoire a été écrite par Maria von Trapp sous le titre "La Famille des chanteurs Trapp", elle est autobiographique. L'adaptation pour la scène est signée Richard Rodgers et Oscar Hammerstein II, la création sur Broadway date de 1959. Le film avec Julie Andrews dans le rôle principal date quant à lui de 1965, ce fut un énorme succès et il est régulièrement diffusé à la télévision.