lundi 11 janvier 2010

Air Casino de Paris

Et puis c’est au tour de Air de faire son entrée sur scène, annoncé par un écran en fond de scène, dont ils feront une utilisation syndicale pendant la première partie du concert, sur fond de percussion légère. Le concert s’ouvre comme l’album avec un Do The Joy énergique. Une bonne partie de leur dernier album Love 2 y passe.

Sur les morceaux plus doux qui composent la majorité du début du concert, de larges faisceaux de lumières roses balayent la scène et la salle. Et la magie Air opère. Il s’en dégage un charme nostalgique un brin désuet mais toujours charmant. A mesure que le concert avance, le set se fait plus énergique. Sur scène en tout cas, parce que dans la salle, même si on sent le public enthousiaste, il faut observer longtemps pour percevoir quelques têtes se balancer. Quoi qu’il en soit Air est tout aussi efficace lorsqu’il s’agit d’envoyer les basses et de faire sonner les percus. Et toujours, toujours, avec classe.

Evidemment, il ne pouvait pas manquer les incontournables. Highschool Lover, annoncé sans paroles puisqu’il manquait Thomas Mars (Phoenix), est largement applaudit. Lorsque sonnent les premières notes de Kelly Watch The Stars, on sent un frémissement dans la salle, quelques têtes téméraires s’agitent. Sexy Boy et les airs de midinette de Jean-Benoit Dunckel, parfaitement jouissifs, finissent de ravir l’assistance. Mais Air ne jouera pas Sing Sang Sung, single de leur dernier album. Le concert se clôturera avec le puissant Be a Bee, étiré de façon délectable.

Ce qu’on aime des concerts de Air, c’est ce qu’on aime de leurs albums. Une classe et une sophistication indéniables. Cette facilité à créer des ambiances quasi oniriques. Une maestria dans les arrangements qui rend leurs concerts très propres, très carrés. On pourrait peut-être regretter qu’il n’y ait pas, en live, un peu plus de lâcher prise, de folie dans les coins. Les deux acolytes sont avares de mots. Les interventions sont réduites au maximum. Et quand Nicolas Godin s’adresse au public, c’est quasiment exclusivement à travers son vocoder. Le moins que l’on puisse dire c’est que ces deux-là ne sont pas très funky. Ceci dit, ce n’est pas leur rayon et ce n’est pas non plus ce qu’on leur demande. Ils sont là pour faire de la musique et pas pour raconter leur vie. Leurs morceaux se suffisent à eux-mêmes pour le spectacle. Pas besoin d’en rajouter. Et on ne peut que les en remercier.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire