vendredi 23 décembre 2016

Edmond

Edmond est le succès mérité de cette saison.

Edmond Rostand a convaincu l’illustre comédien Constant Coquelin de jouer dans sa prochaine pièce dont il n'a que l'idée et un titre : « Cyrano de Bergerac ». S'appuyant sur des faits réels, Alexis Michalik décrit l’écriture et la création de cette pièce qui s’inspirera de la propre histoire et des rencontres de l’auteur, notamment celle de Jeanne, habilleuse, que l’on retrouvera sous les traits de Roxane.
Le spectateur assiste à la genèse de Cyrano, à travers de multiples tableaux qui s’enchaînent dans une totale fluidité et douze merveilleux et jeunes comédiens se partagent une trentaine de rôles (et installent eux-mêmes en un tour de main les décors).
Mais ce qui est le plus intéressant c’est la façon dont Michalik mêle dans son écriture, à travers des clins d’œil, l'histoire de la création de la pièce avec l’œuvre « Cyrano » qui deviendra une des œuvres les plus connus du répertoire français. Il inclue certains extraits de Cyrano et on croise de multiples personnages « hauts en couleurs » : Feydeau, Courteline, Sarah Bernhardt, Méliès, deux frères corses, maquereaux et producteurs, dans une sorte de « ruche bouillonnante » et de trouvailles de mise en scène.
L’ensemble du spectacle est intéressant, dynamique, drôle et poétique.
Si nous n’avions pas été convaincus par la précédente réalisation de Michalik « Le Cercle des illusionnistes », trop complexe pour ma petite cervelle, nous avons été totalement séduits par ce spectacle tonique et jubilatoire.
Courrez au Théâtre du Palais Royal !



Slava Snowshow

Slava Snowshow est un spectacle créé et mis en scène par l'artiste russe Slava Polounine, qui a cherché à révolutionner le personnage du clown.
Quelle déception : Les tableaux s’enchaînent sans aucun lien, aucune émotion ne se dégage, un spectacle qui se veut onirique et poétique mais, rien à faire, on n’adhère pas et pour tout dire on s’ennuie !
Il y a parfois quelques bonnes idées, quelques sourires, mais la magie n’opère pas !
La fin spectaculaire ne rachète pas l’ensemble.
Ce spectacle connait un immense succès dans le monde depuis 20 ans.


samedi 3 décembre 2016

Amédée

Avouons-le, nous sommes partis avec des pieds de plomb, V. et moi, pour nous rendre au théâtre, en nous demandant pourquoi nous avions choisi, en mai dernier, cette pièce sur le thème peu réjouissant de l’euthanasie.
Amédée est un jeune homme de vingt ans, victime d'un accident de la route, qui sort du coma presqu'entièrement paralysé. Côme de Bellescize, l’auteur, va décrire les réactions de ses proches, sa mère, ses amis, le personnel médical, mais surtout les pensées, les rêves, les sentiments, les fantasmes, les désirs de cet adolescent, prisonnier de son corps, face à cette situation.
Nous avons été bouleversés par cette pièce au texte sobre, parfois cru, qui ne sombre pas dans le « pathos », à l’intelligence de la mise en scène qui nous fait basculer du réel à l’imaginaire (on passe du rire aux larmes instantanément) et au jeu des acteurs toujours justes, attachants et tout simplement parfaits.
Mention spéciale à la scénographie (son, vidéo, musique, lumière, costumes), précise et présente au bon moment.
Sans dévoiler la fin, inspirée d’un fait-divers, on est bien sûr touché par le combat de cette mère qui se demande « comment l’aider ? » et souhaite respecter la volonté de son fils.
Le théâtre a tout son sens dans ce spectacle, vecteur à la fois d’émotions, de rires et de réflexions.
« Amédée » est une réussite totale, à voir de toute urgence, mais en transport en commun !


vendredi 2 décembre 2016

Des cailloux plein les poches

Nommé cinq fois aux Molières 2004, « Des cailloux plein les poches » a été repris en 2015 à Avignon : la pièce raconte le tournage d’un film américain (un mélodrame romantique) à gros budget en Irlande, dans lequel 2 figurants locaux, Charlie et Jake, ont réussi à se faire embaucher. Ils vont interpréter devant nous l’ensemble des personnages du tournage et faire vivre de manière comique l’ambiance au sein de l’équipe et dans la petite ville, et surtout le choc entre l’Amérique qui cherche à retrouver ses racines et les Irlandais frondeurs, buveurs et indisciplinés.

Éric Métayer et Elrik Thomas, exceptionnels dans la performance d’acteurs, interprètent, à un rythme endiablé, une vingtaine de personnages et arrivent avec très peu de moyens (le décor est presque vide) à recréer l’atmosphère d’un plateau de tournage grâce à une mise en scène imaginative.
C’est drôle, vivant, cruel, émouvant mais juste peut-être un peu trop long de 20 mn car le rythme est « speed » !

Et encore une fois V. a ri aux éclats devant les facéties des deux acteurs capables de se transformer instantanément en personnages féminins.

Un spectacle original dont on se souvient longtemps après l’avoir vu.



dimanche 20 novembre 2016

La discrète amoureuse

Voilà une excellente pièce, drôle, enlevée jouée par une jeune troupe (Théâtre 13), inconnue pour moi.

Cette comédie de Lope de Vega (les gens savants disent « le Molière espagnol ») raconte l’histoire de Fénisa, jeune fille de bonne famille, qui vit cloîtrée par une mère trop rigide, amoureuse en secret de son voisin, le gentilhomme Lucindo. Celui-ci ne la connaît pas et est épris de Gerarda, une danseuse qui cherche à le rendre jaloux. Un mouchoir habilement abandonné par Fénisa provoque sa rencontre avec Lucindo. Mais c'est sans compter sur le Capitaine Bernardo, père de Lucindo, qui « double » son propre fils en demandant la main de Fénisa …

Suit une multitude de rebondissements (parfois invraisemblables mais c’est du théâtre !) qu’il est préférable de découvrir tout au long de la pièce.

C’est une pièce très divertissante, avec des moments plein de poésie, servie par l’énergie de l’ensemble des comédiens tous excellents et prêts à tout par amour. La scène où Hernando, le valet de Lucindo, mime une vieille femme est un pur moment d’anthologie. Et, comble de modernité, ce sont les personnages féminins qui prennent en charge leur destin et tirent les ficelles de l’intrigue. Ainsi, Fénisa, sous des dehors angéliques, multiplie les stratagèmes pour arriver à ses fins : se marier avec celui qu’elle aime.

Les décors sont minimalistes et la mise en scène joue sur le caractère espagnol des personnages, renforcé par l’accompagnement musical.

On sent que les interprètes s'amusent et la salle aussi !

Et rassurez-vous, l’Amour triomphe !

A ne pas rater.


jeudi 17 novembre 2016

Peau de vache

Marion (Chantal Ladesou) contrôle tout et en particulier son mari, Alexis, violoncelliste de renommée internationale. Ils forment un couple apparemment harmonieux jusqu’au jour où Pauline, une journaliste douce et séduisante, fait irruption dans leur vie...
C’est un spectacle divertissant porté par une « tornade », Chantal Ladesou, sa gouaille et ses excès, bien entourée par plusieurs comédiens souvent drôles, en particulier Anne Bouvier qui joue Pauline.
Bien entendu c’est une pièce de boulevard (drôle mais pas très drôle) écrite par le duo Barillet et Gredy (auteurs de « fleur de cactus ») qui nous fait revivre l’époque des années 1970, sa musique (Sheila, Dalida et Mireille Mathieu) et son habillement kitsch !
Seul problème, Chantal Ladessou est parfois incompréhensible, problème d'articulation ou ressort comique ?


jeudi 10 novembre 2016

Neige Noire

Neige Noire raconte en musique le parcours chaotique de Billie Holiday, légende du blues. Le spectacle porté par deux comédiens/chanteurs mêle des scènes autobiographiques (tirés des mémoires de Billie « Lady sings the blues »), qui évoquent notamment les violences sociales et raciales, avec certaines chansons reprises de son répertoire.
Une évocation toute en délicatesse et fantaisie auquel il manque un orchestre pour accompagner les titres chantés avec émotion par Samantha Lavital.



lundi 7 novembre 2016

La nuit des rois de William Shakespeare

La nuit des rois de William Shakespeare, mise en scène de Clément Poirée
C’est une histoire d’amours, sans critères d’âges ni de genres (une pièce d'actualité ?). Accrochez-vous, le 'pitch" est un peu compliqué : un duc (Orsino) qui se désespère de séduire une comtesse (Olivia) en deuil de son frère, des jumeaux garçon/fille rescapés d'une tempête, qui croient tous deux que l'autre est mort. La sœur (Viola) travestie en homme fait chavirer le cœur d'Olivia … et tombe amoureuse d’Orsino ! Ajoutons un oncle aviné (Sir Toby) et son compère crétin (Sir Andrew), un "fou" (Feste) et un intendant (Malvolio) qui va sombrer dans la folie !
Le metteur en scène, Clément Poirée, a choisi d’emprunter les codes du burlesque dans une mise en scène enlevée qui s’appuie sur la musique d’un piano très présente (et qui ajoute des effets supplémentaires). Le décor très sobre représente un dortoir duquel sortent des lits à baldaquin.
La scène de la folie de Malvolio dans ses bas jaunes a beaucoup fait rire V.
Les comédiens sont tous excellents, avec une mention spéciale pour le « fou », Bruno Blairet.
Bref, on s’amuse toute au long du spectacle, même si 2 h 30 peuvent paraître longues sur les fauteuils durs et étriqués du théâtre !


dimanche 23 octobre 2016

La version Browning

La pièce se passe dans une « Public School » anglaise, dans les années 50, l'avant-dernier jour de l'année scolaire. Le jeune élève Taplow attend le professeur Crocker-Harris, pour un cours particulier de grec ancien dont dépend son passage dans la classe supérieure. Le professeur, rigoureux et austère, mais marié à une très jolie femme, s’apprête à partir pour une école moins prestigieuse. Cette fin de journée va se révéler éprouvante pour lui, faite de révélations qui vont faire apparaître les liens entre les différents personnages, ses collègues, dans le monde clos de l’école.
C’est une pièce de Terence Rattigan tout en finesse où le spectateur perçoit l’évolution des caractères et des rapports entre les personnages grâce au jeu plein de délicatesse de l’ensemble des acteurs notamment Jean-Pierre Bouvier, touchant et plein de tendresses mais aussi Marie Bunel, manipulatrice, et le jeune élève joué par Thomas Sagols.
C’est subtil, drôle, grinçant et envoutant.
Un très bon moment de théâtre !
Courrez au Théâtre de Poche à Montparnasse !


mardi 11 octobre 2016

Benjamin Biolay à la salle Pleyel

Benjamin Biolay est aujourd’hui considéré comme le meilleur auteur compositeur de sa génération (les quadragénaires).
Il n’a pas beaucoup de voix (comme Gainsbourg, Daho, …) mais son concert, basé pour la première partie, sur son nouveau disque Palermo Hollywood (album enregistré à Buenos Aires) a soulevé l’enthousiasme de la nouvelle salle Pleyel, chic, tout en bois et noir.
Chiara Mastroianni l’accompagne au chant sur 3 chansons, Anne Gravoin joue du violon dans l’orchestre et des musiciens argentins donnent le rythme (30 musiciens sur scène).
On peut être agacé pas son côté « bobo » mais c’est un grand musicien que je vous conseille d’écouter.

Mon petit film du concert.




mercredi 5 octobre 2016

Les Rustres par la Comédie Française

Les Rustres met en scène quatre riches marchands de la Venise du XVIIIe siècle, brutaux, goujats, indécis qui tyrannisent leurs familles. Un mariage organisé par ces rustres va entraîner la révolte des épouses.
La troupe de la Comédie-Française (notamment Christian Hecq) fait merveille dans cette comédie de Goldoni, satire de la bourgeoisie et les hommes en prennent pour leur grade !
Un spectacle drôle, enlevé et qui finit bien !


Le portrait de Dorian Gray à la Comédie des Champs-Elysées

Dernière pièce de la saison, le portrait tiré du livre d’Oscar Wilde qui a fait scandale à Londres raconte l’histoire de Dorian Gray qui, malgré une vie dépravée, conserve la beauté de sa jeunesse alors que son portrait vieillit.
Ce roman est adapté au théâtre par Thomas Le Douarec qui joue Harry, l’ami qui va l’influencer.
Les décors sont dépouillés et la mise en scène est rapide. Les comédiens sont parfaits et la salle était totalement à l’écoute.
Beaucoup de rire, notamment lors des répliques misogynes !
Le metteur en scène intervient (drôlement) à la fin de la représentation.
Une des meilleures pièces de la saison (prolongation en juillet).




David Gilmour à Chantilly

Si comme moi vous avez été bercés par le son des Pink Floyd dans votre lointaine jeunesse, vous étiez au concert de David Gilmour (voix et un des deux compositeurs de ce groupe mythique), à Chantilly samedi soir. Mais quelques jours après les attentats de Nice, les fouilles à l’entrée du site sont très longues et particulièrement pénibles et l’attente est interminable (presque 2 heures…) pour entrer dans l’enceinte de la cour du Château de Chantilly. C’est par une minute de silence forte en émotion que débute l’évènement, en hommage aux 84 victimes.

Avec une heure de retard, Il apparait sur l’immense scène posée à côté du château de Chantilly, tout sourire du haut de ses 69 ans, bedonnant, le crâne presque totalement dégarni. Le décor est constitué d’un immense écran circulaire, signature de Pink Floyd depuis « Dark Side Of The Moon » et de magnifiques effets de lumière. Le concert alterne entre morceaux de son dernier album comme « Rattle That Lock » (oui le jingle de la SNCF revisité), « On an Island » ou « Blue » et classiques du répertoire floydien, notamment « The Great gig in the sky » par un duo de chanteuses qui ne déméritent pas dans ce morceau composé par Rick Wright (l’original avait été improvisé par une jeune chanteuse de 25 ans). Suivront d’autres morceaux du Floyd comme l’inusable « Wish you were here », l’inoxydable « Money » ou le tube « High Hopes », extrait de Division Bell en 1994.

A 70 ans, David Gilmour démontre qu’il n’a rien perdu de son expertise « guitaristique », exécutant ses superbes solos si caractéristiques du son floydien, notamment sur le morceau de bravoure « Shine on you Crazy Diamond ». Mais il garde le meilleur pour la fin, « Time », avec le claviériste qui remplace Rick Wright au chant. On a beau connaitre par cœur les classiques de Pink Floyd, les entendre sur scène joués par l’un de ses créateurs reste une expérience unique. C’est la fin d’un concert d’exception, chaque spectateur est revenu au beau milieu des années 70 et, en sortant du château, de fortes effluves de joints nous remontent à l’odorat !

Code : Gilmour


David Gilmour concert Chantilly juillet 2016 from REMI GARCIN-BERSON on Vimeo.

Les Franglaises

Bien loin des soirées bobos avec un chanteur de 74 ans (John Cale) de mon fils Ladislas, un spectacle rafraichissant, enlevé, qui met de bonne humeur : Les Franglaises.
C’est une troupe du 94 (Saint-Maur) qui s’est fait connaître progressivement avec l’idée de reprendre des tubes anglo-saxons en les traduisant mot pour mot !
Cela donne « il pleut des hommes » par les « filles de la météo », « tu peux garder ton chapeau » de Joe Cocker, Billie Jean par « Michel Fils-de-Jacques » ou « les Filles épices », … !
Qualité de la mise en scène, chant impeccable (surtout les 4 filles), chorégraphie délirante, c’est un spectacle déjanté dont on ressort avec la banane !

Ils seront à Bobino à partir de septembre.


Qui a peur de Virginia Woolf ? au théâtre de l’Œuvre.

Je dois avouer que j’ai adoré cette pièce mythique mais que je n’ai pas compris où l’auteur voulait nous emmener !
Martha, fille du directeur de l'Université, et son mari George professeur rentrent d'une réception. Elle a invité un jeune professeur de biologie et sa femme à les rejoindre pour boire un dernier verre et ils vont assister à une scène de ménage violente et cruelle entre George et Martha ; c’est un véritable jeu de massacre entre le mari et la femme qui porte notamment sur leur fils, dont c’est l’anniversaire.
C’est une pièce sur l’ambigüité du couple et l’hypocrisie des rapports sociaux et des convenances.
Les 4 acteurs sont exceptionnels dans un décor dépouillé mais on sort de cette pièce avec de nombreuses questions : Martha et George ont-ils réellement un fils ? Pourquoi Qui a peur de Virginia Woolf (la chanson des 3 petits cochons) ? Les 2 couples ne sont-ils pas une sorte de double ? Le jeu de la vérité entre Martha et George n’est-il pas la meilleure preuve d’amour dans leur couple ? .......
Pour vous faire votre propre opinion courez voir cette pièce soit avant dimanche 3 avril soit dans la banlieue parisienne.

Quant à moi je vais regarder l’adaptation cinématographique avec Liz Taylor et Richard Burton, couple mythique sur scène et à la ville.


Anne Roumanoff

Spectacle très drôle, rythmé, en prise avec l’actualité et surtout très bien écrit (des études à Sciences Po !). Les thèmes des sketches portent notamment le mariage gay, la phobie administrative, le pessimisme français, les parents d'élève et bien entendu l’actualité politique. Attention, elle fait monter sur scène certain(e)s spectateurs du public !
Anne Roumanoff est drôle, sympa et intelligente.
Et de l’émotion à la fin du spectacle.

En tournée dans toute la France.


La Mère

Merveilleuse pièce de Zeller créée en 2010 et reprise en 2014 avec les mêmes acteurs, tous excellents.
Anne (Catherine Hiegel) a consacré sa vie à ses enfants, son mari, sa maison… Les années ont passé, les enfants sont partis, et c’est maintenant son mari (extraordinaire Jean-Yves Chatelais) qui s’absente de plus en plus souvent pour de drôles de séminaires. Elle se retrouve seule. Mais son fils, en pleine rupture sentimentale, revient passer quelques jours à la maison et elle se remet à vivre …
Etonnant que Zeller encore si jeune écrive une pièce à la fois drôle et sensible sur ce thème du départ des enfants.
Mise en scène superbe qui joue sur le rêve et la réalité et présente plusieurs éclairages d’une même scène.
Allez voir cette pièce qui est encore à l'affiche dans la région parisienne.


Le professeur Rollin.

Drôle, brillant, absurde, loufoque, décalé, déjanté, des textes « ciselés », Le professeur Rollin, cet ancien de l’ESSEC a eu raison de ne pas travailler dans la finance !



Fabrice Luchini au théâtre Montparnasse

2 heures de bonheur avec Fabrice Luchini au théâtre Montparnasse, pour son nouveau spectacle « Poésie », drôle, brillant, émouvant et un peu cabotin bien entendu.
Je n’ai peut-être pas tout compris « le bateau ivre » de Rimbaud mais cela m’a donné envie de mieux le connaître, ce qui est l’objectif de Luchini.
Il déclame, improvise avec la salle, imite, chante !
Quel talent !

Foncez ! (il reste quelques places d'ici juin)


On ne se mentira jamais.

A la suite d'un accrochage en voiture, Marianne se met à avoir des doutes sur la fidélité de Serge avec qui elle est mariée depuis 25 ans !
C’est une pièce d’Eric Assous, auteur prolifique notamment de « Nos femmes » avec Richard Berry que nous avions vue en 2013.
Le couple est manifestement son sujet de prédilection !
Nous avons aimé cette pièce (un des succès parisiens de 2015) jouée par Fanny Cottençon et Jean-Luc Moreau (metteur en scène) qui ne demande pas un grand effort intellectuel !
Grâce aux 2 acteurs (surtout FC impressionnante de naturel) et au texte drôle et plein de rebondissements, la soirée fut gaie !
Seul problème V me fait maintenant suivre par un détective privé !



Chère Elena

« Chère Elena » est une pièce d’une auteur russe inconnue pour moi, Ludmilla Razoumovskaïa, créée en 1981 à Tallinn (destination 2016 de notre escapade familiale).
Quatre élèves de terminale sonnent à la porte d’Elena Sergueievna, leur professeur, pour, soi-disant, lui souhaiter son anniversaire. Ils vont en fait exercer un chantage pour lui extorquer la clé du coffre renfermant leurs copies d’examen.
Cette confrontation entre l’idéal de la culture du mérite, l’égalitarisme, l’honnêté et le cynisme des élèves est au cœur de la pièce, qui est parfaitement interprétée par de jeunes acteurs époustouflants et une excellente actrice de théâtre, qui joue la professeur, Myriam Boyer (accessoirement mère de Clovis Cornillac (merci
Wikipédia)).
Une pièce intense, dur, dramatique qui peut mettre mal à l’aise à certains moments, mais je voudrais rassurer V, c’est du théâtre !
Une des 3 meilleures pièces de la saison à ce jour.

Allez vite au « Théâtre de poche » à Montparnasse (dernière représentation le 12 avril).



The Servant

Il s’agit bien sûr de la reprise au théâtre du film de Losey (avec Dirk Bogarde) que les plus vieux d’entre nous ont vu au ciné-club !
Les rapports ambigus entre Tony, un aristocrate jeune et brillant, vivant dans une luxueuse demeure à Londres et son valet, Barrett, qui progressivement va prendre le dessus sur son « maître ».
Spectacle dérangeant, fascinant et parfois drôle (dans une mise en scène sobre), grâce à des comédiens exceptionnels, notamment Maxime d’Aboville (Barrett) qui a obtenu le Molière 2015.
Un chef-d’œuvre de manipulation.

Quel plaisir d’aller au théâtre !


Cuisine et confessions

Le TAM a notamment pour intérêt de permettre la découverte de spectacles ou pièces de théâtre que nous n’aurions jamais vus si nous n’avions pas eu cet abonnement qui impose de choisir des spectacles « non grands publics ».
Ainsi, « Cuisine et confessions » de la Compagnie québécoise « les 7 doigts de la main » : Le décor est un immense meuble de cuisine et une grande table, dans lequel évolue une troupe de 9 acrobates qui mélangent acrobatie au sol, mât chinois, anneaux, jonglage, …
Chacun des artistes raconte un souvenir associé à la cuisine avec humour, émotion ou en musique. Ils se font parfois aider par des spectateurs, tout en préparant un plat de pâtes et un gâteau qui seront dégustés par le public à la fin du spectacle.
Les numéros de très haut niveau sont originaux, « type » Cirque du soleil dont plusieurs sont issus, pleins d'énergie et de virtuosité.
Excellente soirée (le spectacle tourne dans le monde entier depuis 2014).



lundi 30 mai 2016

Paul McCartney à Bercy

Concert GÉNIAL notamment grâce à une scénographie totalement renouvelée depuis l'année dernière.

Un peu de difficultés dans les aigus au début mais quelle pêche !

Répertoire classique Beatles avec quelques nouveautés (« love me do », « hard day's night », ...) et quelques nouvelles chansons typiques comme « my Valentine » ou « Queen Eye » (issues de son nouvel album « New »).

J’ai même aimé le tube avec Rihanna « FourFiveSeconds » et j'ai adoré le set acoustique (« and I love her », « blackbird » ...) à la guitare sèche avec son groupe, toujours le même depuis 10 ans.

Et les classiques incontournables : « Let it be », « Yesterday », « Hey Jude » repris par la foule en extase !

40 chansons dont 26 des Beatles, 7 de la période Wings et 4 nouvelles et près de 3 heures de concert (à 73 ans !)


vendredi 25 mars 2016

Alain Chamfort à l'Olympia

Ancien chanteur à minettes, Alain Chamfort est devenu, grâce notamment à Serge Gainsbourg, un des meilleurs mélodistes des années 80’s : vous connaissez surement « palais royal, géant, bambou, chasseur d’ivoire, traces de toi, Clara veut la lune, la fièvre dans le sang » et bien entendu Manureva.
Son nouvel album est excellent avec un son plus moderne (Joy est le tube mais aussi « deux poignard bleus ») et l’Olympia était plein de vedettes, notamment Etienne Daho qui a rendu hystérique V. , fan hardcore, qui rêve de le ramener dans le droit chemin !
L’homme est sympathique, il a de l’humour et est évidemment décalé dans la scène actuelle.
Quand il a chanté Manureva, l’ensemble de la salle s’est levée de sa chaise roulante, nous avons tous augmenté le volume de nos sonotones et dansé jusqu’au bout de la nuit !
De la folie !


dimanche 7 février 2016

Francis Cabrel au Palais des Sports

Après 7 ans d’absence, Francis Cabrel fait son grand retour sur scène où il interprète notamment plusieurs morceaux de son nouvel et excellent album  « In Extremis ».

Entouré d'excellents musiciens, aussi sympathique qu'accessible et en connexion avec son public, le talentueux Francis Cabrel propose un concert intimiste, sans fioritures ni effets superficiels, du folk à la française sur des mélodies simples et immédiates. Il interprète certains nouveaux morceaux comme "Partis pour rester" ou "Dur comme fer" mais aussi de nombreux titres incontournables comme "Sarbacane", "L’encre de tes yeux", "Il faudra leur dire" ou "Je l'aime à mourir". Cabrel n’a pas besoin de faire grand-chose, il est appliqué et humain et la simplicité lui réussit infiniment.



mardi 2 février 2016

Fleur de cactus au Théâtre Antoine

Une comédie dans la pure tradition du boulevard qui mélange jeune maîtresse, mensonge, fausse épouse, assistante dévouée, quiproquos, sentiments, …
C’est rapide, une mise en scène enlevée qui joue avec le décor, des rebondissements et le talent des comédiens, notamment Catherine Frot, qui permet de faire passer l’intrigue dont on connait à l’avance l’ultime rebondissement.
Il est préférable de laisser sa cervelle au vestiaire et ainsi on rit beaucoup !
Fin des représentations en février.


mardi 19 janvier 2016

François Xavier Demaison

François Xavier Demaison au TAM
Ancien fiscaliste dans la finance à NY, FXD s’est reconverti avec succès depuis 10 ans comme comédien dans des one-man show et au cinéma, notamment dans une interprétation de Coluche (pas vu).
Son nouveau spectacle vient de démarrer en janvier et il se chauffe en province ou dans la banlieue (700 places au TAM !) avant d’affronter l’Olympia.
Dans ce spectacle, il raconte ces 10 dernières années, avec une galerie de portraits très drôle et beaucoup d’interactivité avec le public.
Il est sympathique, dynamique et très réactif. V a beaucoup ri mais le trouve moche !