Avec une heure de retard, Il apparait sur l’immense scène posée à côté du château de Chantilly, tout sourire du haut de ses 69 ans, bedonnant, le crâne presque totalement dégarni. Le décor est constitué d’un immense écran circulaire, signature de Pink Floyd depuis « Dark Side Of The Moon » et de magnifiques effets de lumière. Le concert alterne entre morceaux de son dernier album comme « Rattle That Lock » (oui le jingle de la SNCF revisité), « On an Island » ou « Blue » et classiques du répertoire floydien, notamment « The Great gig in the sky » par un duo de chanteuses qui ne déméritent pas dans ce morceau composé par Rick Wright (l’original avait été improvisé par une jeune chanteuse de 25 ans). Suivront d’autres morceaux du Floyd comme l’inusable « Wish you were here », l’inoxydable « Money » ou le tube « High Hopes », extrait de Division Bell en 1994.
A 70 ans, David Gilmour démontre qu’il n’a rien perdu de son expertise « guitaristique », exécutant ses superbes solos si caractéristiques du son floydien, notamment sur le morceau de bravoure « Shine on you Crazy Diamond ». Mais il garde le meilleur pour la fin, « Time », avec le claviériste qui remplace Rick Wright au chant. On a beau connaitre par cœur les classiques de Pink Floyd, les entendre sur scène joués par l’un de ses créateurs reste une expérience unique. C’est la fin d’un concert d’exception, chaque spectateur est revenu au beau milieu des années 70 et, en sortant du château, de fortes effluves de joints nous remontent à l’odorat !
Code : Gilmour
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