mardi 26 décembre 2017

Cabaret

Cette comédie musicale de Broadway est notamment connue pour ses premiers mots « Willkommen, bienvenue, welcome », immortalisés par Liza Minelli dans le film de Bob Fosse, et dont le livret est toujours d'actualité (la montée du fascisme).
Il s'agit d'une production belge mise en scène de Michel Kacenelenbogen qui réunie un orchestre de 8 musiciens et une quinzaine de chanteurs dans un décor sobre composé d'un grand rideau de perles et d'un plateau circulaire qui amène quelques éléments pendant les différentes scènes. Les voix sont magnifiques et l'ensemble des danseurs et chanteurs souvent jeunes dégagent une impression de gaité et d'énergie. Une mention spéciale au Monsieur Loyal joué par un Antoine Guillaume à la voix exceptionnelle et au jeu d'acteur souvent exubérant !



samedi 16 décembre 2017

La légende d'une vie

Cette pièce de Stefan Zweig, créée en janvier 1919, nous plonge au coeur de l’affrontement entre deux femmes qui ont partagé la vie d'un grand écrivain, le poète Franck : Sa veuve, Léonor, autoritaire et intransigeante et Maria, son premier amour, dont le retour vient troubler le cercle familial. Et le fils du maître, Friedrich, découvre, derrière l’image idéalisée du père, les secrets de famille. Un drame incarné par Macha Méril, sincère et blessée, au jeu parfois excessif, et Natalie Dessay, sensible et passionnée, excellente comédienne, dans un décor sobre et magnifique. Cette pièce fait bien sûr écho à la vie de Zweig qui a fini par se suicider avec sa secrétaire, devenue sa maîtresse, à Petropolis. Mais dans la représentation, la vérité permettra aux différents personnages d'être en paix avec les autres. A voir impérativement à Paris en septembre 2018.




La Perruche

Un couple attend des amis pour le dîner, mais ceux-ci n'arriveront jamais… En cherchant les raisons de cette absence, l’homme et la femme se disputent au sujet du couple de leurs amis et finalement de leur propre couple ! C'est un thème de boulevard classique, avec des retournements de situation, des dialogues percutants et de nombreux clichés qui font rire du début à la fin, grâce au talent des deux acteurs : Barbara Schulz remarquable, lucide et désenchantée et Arié Elmaleh, révélation de cette comédie, égoiste, goujat et macho ! C'est rythmé, drôle et intelligent : attention à la chute finale !


vendredi 15 décembre 2017

Mad Maths

Mad Maths présenté au festival d'Avignon en 2014 est une sorte de conférence absurde qui a pour but de faire aimer les mathématiques au spectateur ! Au cours de différents chapitres, les deux comédiens, Monsieur X et Monsieur Y, vont nous expliquer à quoi servent les mathématiques dans la vie quotidienne avec un tableau blanc, un bureau, et quelques accessoires. C'est original, drôle (parfois), poétique (un peu) rythmé et inventif. Mais certains sketches sont un peu moins efficaces et le ressort comique est un peu répétitif. Il semble qu'une version "filles" tourne en parallèle. C'est beaucoup !


vendredi 8 décembre 2017

Alice Cooper

A près de 70 ans, Alice Cooper a traversé les époques et les excès depuis les années 70's en changeant de style musical, du hard rock (Elected) à la pop dans les années 80 (Welcome to my Nightmare, I'm the Coolest) aux ballades (Only Women Bleed), avec parfois même un registre crooner (I Never Cry) ou jazzy (Some Folks). Depuis plusieurs années il est revenu au rock pur et dur (heavy metal pour les spécialistes) et parcourt le monde avec un show survolté millimétré, sorte de barnum de l'imagerie rock : costumes extravagants, maquillage, hémoglobine, pyrotechnie, guitaristes pied au plancher, mise en scène macabre (la fameuse guillotine) ! C'est du spectacle plus que de la musique qui a enthousiasmé l'Olympia, surtout composé d'hommes une bière à la main et qui se sont tous levés pour reprendre en choeur un des hymnes de mon adolescence, ...... "School's Out"!












Mon petit film du concert :

https://youtu.be/0e5rn1XgkcE

lundi 4 décembre 2017

Les Jumeaux Vénitiens

C'est une comédie de Goldoni qui raconte l'histoire de deux jumeaux, Zanetto et Tonino, séparés à leur naissance : le premier, élevé à la campagne, est un peu demeuré, le second, resté à Venise, est brillant et bien éduqué.
Le hasard les fait arriver en même temps à Vérone pour retrouver leurs dulcinées : chacun des deux ignore que son frère se trouve dans la ville, ce qui va créer une succession de quiproquos, de situations invraisemblables et loufoques, de duels et de poursuites, auxquels sont mélés valets, amis et servantes, ... jusqu'à la conclusion grave et inattendue.
Cette pièce est un vrai bonheur : belle mise en scène enlevée et rythmée, décor ingénieux, beaux costumes et surtout formidables comédiens,  notamment Maxime d'Abboville qui assume les deux rôles avec beaucoup d'énergie et passe en quelques secondes d'un accent à l'autre, avec sa voix si particulière. C'est tendre, drôle et plein d'émotions à la fin. Certains spectateurs grincheux (!!!) ont probablement trouvé que le rajeunissement du texte avec quelques répliques en français contemporain n'apportent rien, ce n'est pas mon avis car c'est une farce, qui doit avant tout divertir !
Allez-y, vous rirez beaucoup et vous passerez une soirée agréable et détendante.




vendredi 1 décembre 2017

Conversations avec ma mère

Jaime qui mène une vie confortable avec sa femme, ses enfants et sa belle-mère, héberge dans un appartement sa mère qui vit et se débrouille seule, jusqu'au jour où il est licencié...
Cette excellente pièce dont le texte touchant est une adaptation du film "Conversaciones con Mama" de Santiago Carlos Ovés, est admirablement servie par deux acteurs dont l'éblouissante Jacqueline Bir (84 ans). Le spectateur passe de l'humour à l´émotion dans ce duo mère/fils et les dialogues sont pleins de tendresses. Allez-y !


samedi 25 novembre 2017

C'est un peu compliqué

C'est l'histoire de deux comédiennes enceintes qui décident de monter un spectacle sur ce sujet. Elles décrivent tout ce qu'elles ont vécu pendant leur grossesse et cassent l'image idyllique véhiculée aujourd'hui : le test de grossesse (très drôle), la consultation chez la gynéco qui interdit pratiquement tout, les cours de préparation à l'acouchement angoissants, les réactions de l'entourage amical et professionnel, …
Le texte est cru, les répliques sont percutantes, les comédiennes qui échangent parfois leur rôle ont de l'énergie et l'ensemble est drôle mais forcément caricatural, parfois à l'excès.
Une pièce qui parle aux femmes qui ont vécu ces situations (notamment V.) ... mais aussi aux hommes.


lundi 13 novembre 2017

Procol Harum

Procol Harum auteur en 1967 de "A Whiter Shade of Pale", un des plus grands tubes de la musique pop, n'est pas un "one-hit wonder" : Depuis 50 ans, le groupe, emmené par le chanteur pianiste compositeur Gary Brooker, a enregistré une quinzaine d'albums de musique raffinée mêlant de la pop mélodique et des influences de la musique classique. C'est le groupe précurseur du "rock progressif" qui influencera ensuite des formations comme Emerson, Lake and Palmer, Genesis, Jethro Tull, King Crimson ou Yes. Le groupe a donné le dernier concert de sa tournée en Europe dans la superbe salle du théâtre "Le Trianon", au pied de la butte Montmartre.
A 70 ans, Gary Brooker, qui reste le seul membre originel, mène le groupe et intervient entre les morceaux tout au long du concert avec un humour "so british" ! Le concert a alterné des compositions historiques comme Grand Hotel, Homburg ou Conquistador et des morceaux récents issus du dernier album "Novum" : la voix chaude du leader intacte et immédiatement reconnaissable, les deux claviers à la sonorité des orgues Hammond et les compositions sophistiquées ont enchanté l'ensemble du public ... dont la moitié était anglais.

Le concert se termine avec le tube intemporel de Gary « A Whiter Shade Of Pale » qui clôture de la plus belle des façons cette excellente soirée.

Un seul morceau dans mon petit film du concert, mais quel morceau !

https://youtu.be/WAUl-odeSHY

mercredi 8 novembre 2017

1300 grammes

Une pièce sur le cerveau qui mèle conférence scientifique sur le fonctionnement de notre cerveau et le parcours d'une jeune femme qui écrit une pièce sur le cerveau et qui va être confrontée à un souvenir d'enfance tragique !
Oooops, avec un thème pareil c'est pas gagné ! Plusieurs personnages s'agitent autour de l'écrivain et vont eux aussi être confrontés à leurs propres problèmes. Difficile de comprendre le rôle d'une étrange dame à l'aspect repoussant !
Malgré des acteurs excellents et une mise en scène intelligente, je dois avouer avoir décroché à la moitié de la pièce !

lundi 23 octobre 2017

Rolling Stones "No Filter"

Dimanche, les Rolling Stones ont enflammé la nouvelle salle de La Défense "U Arena" pendant deux heures et quart et joué une vingtaine de morceaux incontournables devant un public de 40 000 personnes venus pour certains en famille (3 générations) ! La scène est sobre, essentiellement constituée de quatre écrans géants verticaux qui permettent de suivre le groupe en gros plan avec une qualité d’image impressionnante mais l'acoustique de la salle de rugby est parfois brouillée. A plus de 70 ans les papys du rock ont montré qu'ils sont encore un vrai groupe soudé et qu'ils ont toujours envie de se faire plaisir sur scène : Mick Jagger, charismatique, monté sur des ressorts et courant d’un bout à l’autre de la scène, Keith Richard, un bandana qui cache sa calvitie, allure de pirate et le plus populaire auprès du public, Ron Wood complice, souriant et en forme malgré ses problèmes de santé et Charlie Watts, imperturbable, le Buster Keaton du rock, montrent une vrai complicité entre eux et le public est "aux anges". Ils vont enchaîner les "classiques" qui datent tous de plus de 30 ans, plus deux reprise de vieux blues (il faut dire que le dernier bon album des Stones "Some Girls" date de 1978 !) : «You can’t always get what you want», «Angie», «Paint It Black », «Brown Sugar», «Jumpin’ jack flash», «Start me up», «Miss You», «Sympathy for the Devil» (préférée de V.), «Midnight Rambler» (ma préférée en public) ... et l'incontournable «Satisfaction» pour clore le concert.
Il est fascinant de voir ces icônes septuagénaires, marquées par les outrages de la vieillesse et d'une vie rock'n'roll, toujours en phase avec le public, 55 ans après leur début.

Mon petit film du concert :

https://youtu.be/yzm9ymH9hro




dimanche 22 octobre 2017

West Side Story

Créée en 1957, à 60 ans, la plus grande comédie musicale de tous les temps, West Side Story, reste intemporelle par l'histoire qu'elle raconte (deux bandes rivales s'affrontent pour le contrôle de la rue à Manhattan), sur fond toujours d'actualité de misère sociale, de racisme et de violences sexuelles, et bien sûr par les compositions de Leonard Bernstein, des chansons  ("Maria", "America", "Jet song", ...) devenues des classiques connues de toutes les générations.
La production en tournée actuellement à la Seine Musicale, jouée à plus de 1500 reprises dans une vingtaine de pays, reprend la chorégraphie originale de Jerome Robbins. Un show à l'américaine mené tambour battant par une troupe essentiellement américaine sous le signe de l'énergie et du professionnalisme, porté par le chant et la fougue du couple-phare Maria (Nathalie Ballenger) et Tony (Kevin Hack).
Précipitez vous à la Seine Musicale avant le 12 novembre !

https://youtu.be/vVC_dIWM0IA

Ensemble

Difficile de ne pas être touché par cette histoire d'une retraitée, Isabella, courageuse et déterminée, qui vit avec son fils Miquélé, un jeune homme simple d’esprit (joué par Fabio Marra, l'auteur de la pièce). Leur vie bien réglée va être bousculée par l’arrivée de Sandra, soeur cadette de Miquélé, mais surtout par la découverte d'un évènement passé ...

Bien sûr cette pièce est pleine de bons sentiments sur la relation fusionnelle entre une mère et son fils, sur le handicap et les rapports familiaux mais grâce à l'interprétation des acteurs, dont Catherine Arditi exceptionnelle, et à un mélange de tendresse et de drôlerie, on passe une bonne soirée, .... pleine d'émotions (prévoir un paquet de mouchoirs !).


jeudi 12 octobre 2017

Les Damnés

Le metteur en scène flamand Ivo van Hove a créé avec la Comédie Française pour la scène d'Avignon en 2016 sa version du chef d'œuvre de Visconti "Les Damnés", chronique d’une famille de puissants industriels, les Essenbeck, pendant le coup d'état des nazis lors de l'incendie du Reichstag en 1933. On assiste au déchirement d'une famille, de l’assassinat du patriarche qui s'oppose viscéralement à toute alliance avec le Führer à la prise de pouvoir de l’héritier nazi détraqué et à l'acoquinement avec le pouvoir en place, sur fond de relations perverses et de trahison, inceste, viol, entre les membres de la famille.
La mise en scène inventive et audacieuse mèle images d’archives et captations vidéo ce qui nous place au coeur des émotions sur un grand écran central, à droite un alignement de cercueils où la plupart des membres de la famille finira enfermé vivant, la musique d'époque ajoute à la tension, les relations humaines sont troubles, les comédiens totalement engagés dans une performance à la fois physique et psychologique ne s'interdisent aucun excès, ce qui peut choquer les âmes sensibles ou trop prudes.
Une effrayante descente aux enfers rythmée à la fin de chaque acte, par les comédiens s’avançant silencieusement face à la salle, comme pour nous interpeller.
On sort de ce spectacle sonné, choqué, glacé, angoissé mais subjugué et heureux d'avoir assisté à une telle prouesse théâtrale.


lundi 2 octobre 2017

A droite à Gauche

Une comédie "grand public" qui aborde la confrontation entre un acteur riche, célèbre ... et de gauche et un ouvrier chauffagiste qui vote .... à droite ! Les deux acteurs principaux Régis Laspalès, farceur, et Francis Huster un peu coincé, mènent la pièce tambour battant ce qui permet de faire passer le propos un peu manichéen et les répliques souvent drôles mais parfois "téléphonées".  On rit de bon cœur mais on oublie aussitôt.


mercredi 19 juillet 2017

Air à la Philharmonie de Paris

Depuis plus de 20 ans, Nicolas Godin et Jean-Benoît Dunckel (originaires de Versailles) ont créé leur propre style musicale, mélange d'électronique, de pop planante et de musique psychédélique. Lors de leur concert à la Philharmonie de Paris, ils ont interprété certains de leurs classiques (Venus, Playground Love, Cherry Blossom Girl, Remember, Kelly Watch the Stars, La Femme d'Argent et bien sûr Sexy Boy), mais aussi plusieurs morceaux moins connus comme "J'ai dormi sous l'eau" (1er album), "People in the City" (à la mélodie étrange), "Radian" (trop long !) ou Talisman (instrumental de Moon Safari).
Dans l'ensemble un bon concert mais qui manque un peu de chaleur, notamment par manque de contacts du groupe avec le public (genre "je suis un artiste et j'interprète mon oeuvre devant vous") !

Mon petit film du concert :

https://youtu.be/4xGpuKyr5hk




samedi 8 juillet 2017

Depeche Mode au Stade de France

Nouvelle tournée de Depeche Mode au Stade de France pour promouvoir le très réussi nouvel album "Spirit" dont ils vont jouer 5 morceaux (notamment "Going Backwards" et le tube electropop "Where's the Revolution"), au début du concert devant près de 70 000 personnes. Le chanteur leader Dave Gahan, véritable bête de scène à 55 ans, assure le show et parcourt la scène en se tortillant comme un reptile. Malheureusement le principal et excellent compositeur Martin L. Gore a le droit chanter 3 chansons qui font un peu descendre la pression !
Ce sont bien sûr les vieux morceaux qui font vibrer le public et le concert monte progressivement en intensité: "A Pain That I'm Used To", le superbe "Wrong", "Stripped", l'incontournable "Enjoy the Silence", le très ancien (1983) "Everything Counts", l'euphorique "Never Let Me Down Again" et en rappel une reprise de Bowie (Heroes) et pour clore le concert "I feel You" (bof) et l'obligatoire "Personal Jesus".

Depeche Mode confirme qu'il reste l'un des groupes majeurs de la pop anglaise, ... depuis plus de 35 ans !

Mon petit film du concert :

https://youtu.be/5ECURB3OVyI


mercredi 28 juin 2017

Phil Collins à Bercy

Grand retour de Phil Collins dans une nouvelle tournée d'adieux à l'Accor Hotels Arena ! Chanteur populaire dans les années 1980, il n'est plus très en forme physiquement (trop d'excès en tous genres), marche avec une canne (un accident dans un hôtel) mais heureusement sa voix est toujours là ! Il chante une vingtaine de chansons, sorte de compilation de ses plus grands succès (dont 2 morceaux de Genesis, son ancien groupe) : Against All Odds, Another Day In paradise, One More Night, Easy Lover, In the Air Tonight, You Can't Hurry Love, Sussudio, ...
Son jeune fils Nic, 16 ans, est à la batterie et il est entouré de son groupe habituel, notamment Leland Sklar à la basse et Darryl Stuermer à la guitare. Le son est daté des années 80 et les arrangements sont conformes aux originaux, avec une section de cuivres et trois choristes.
Le public est jeune (entre 50 et 61 ans !) et la salle s'enflamme à la fin du spectacle et chante à tue-tête sur les morceaux soul funk.
Un spectacle plein de chame, beaucoup d’émotion, mais sans surprise.

Mon petit film du concert :

https://youtu.be/B6X1gd2ovTQ


vendredi 16 juin 2017

Des Souris et des Hommes

Quel bonheur d'aller au théâtre pour assister à une performance d'acteurs exceptionnelle !
Cette adaptation du roman de Steinbeck retrace la vie d'ouvriers agricoles touchés par la crise de 1929, et plus particulièrement celle de deux amis inconditionnels, George et Lennie : le protecteur et le simple d'esprit. Le spectateur, qui suit l'existence poignante de ces hommes abîmés par la dureté de leur condition mais plein d'humanité et de fraternité, est bouleversé grâce à la performance de l'ensemble des acteurs (mention spéciale pour Philippe Ivancic, Lennie, exceptionnel). La mise en scène est sobre dans un décor minimal fait de lattes et de cageots de bois et de beaux éclairages. Le silence règne dans la salle à la fin du spectacle : difficile de quitter ces personnages.
Une pure merveille !

mercredi 7 juin 2017

Votre Maman

Cette pièce d'une grande tendresse de Jean-Claude Grumberg est composée de courtes scènes : dans une maison de retraite la maman, jouée par Catherine Hiegel, reçoit les visites de son fils qu'elle le reconnaît pas toujours. En découle des malentendus et des situations cocasses, jusqu'au jour où ...

Bien sûr les comédiens jouent bien, notamment Philippe Fretun, le directeur, mais le texte est faible, sans émotion et les situations sont répétitives. Le spectateur passe du rire à l'émotion mais le rythme est lent et la chute apparaît comme peu crédible.

Finalement, l'ensemble est un peu ennuyeux malgré la présence de Catherine Hiegel, .... avec qui nous avons pris le métro au sortir du théâtre, gardant nos critiques pour nous !


vendredi 2 juin 2017

Beach Boys

Après Supertramp la semaine dernière, retour en arrière de 10 ans supplémentaires cette semaine, avec le concert des Beach Boys à l’Olympia. Des cinq membres d’origine, il n'en reste qu'un seul, Mike Love, cousin des 3 frères Wilson auquel il faut ajouter Bruce Johnston, qui a intégré le groupe en 1965. Mais la magie opère car le groupe, connu pour ses harmonies vocales tout simplement exceptionnelles, est constitué d’excellents musiciens qui jouent ensemble depuis de nombreuses années. La tournée mondiale passe par l’Europe puis les US pour 110 dates ! Pas mal pour un groupe qui s’est formé il y a 56 ans !
Le groupe a joué une quarantaine de morceaux (ils étaient de courte durée, format 45 tours, dans les années 60’s), les classiques des Beach Boys (Surfin' Safari, Surfin' U.S.A., Surfer Girl, Little Deuce Coupe, I Get Around, God Only Knows, California Girls, Help Me Rhonda, Rock and Roll Music, Good Vibrations, Barbara Ann, Fun, Fun, Fun, …) mais aussi des chansons moins connues comme « The Warmth Of The Sun » ou des reprises comme « Do You Wanna Dance ? ».

Un excellent show avec un parfum de nostalgie !

Mon petit film du concert :

https://youtu.be/pkgKIGO8__k


lundi 29 mai 2017

Roger Hodgson

Si vous aviez 20 ans à la fin des années 70, vous écoutiez probablement School, Bloody Well Right, Dreamer, Hide In Your Shell, Lady, Fool's Ouverture, Take the Long Way Home, Child of Vision… du groupe anglais Supertramp fondé à Londres en 1969 par Rick Davies et Roger Hodgson, aujourd’hui séparés.
Depuis 10 ans Roger Hodgson, principal compositeur, multi-instrumentiste et voix du groupe parcourt le monde et joue avec quatre excellents musiciens tous ces morceaux de notre adolescence ! L’homme est particulièrement sympathique, plaisante avec le public et, à 67 ans, a conservé sa voix aigüe magique, immédiatement reconnaissable.
Impossible de ne pas être au Grand Rex samedi 27 mai, d’autant plus que ce concert était organisé par Live Nation, où travaille une certaine Léopoldine Garcin-Berson !
Voici mon petit film du concert qui inclut une quinzaine d'extraits de morceaux que vous connaissez tous !

Mon petit film du concert :

https://vimeo.com/219422255

Code : Roger



jeudi 11 mai 2017

La Garçonnière

Adapté d'un film de Billy Wilder de 1960, cette pièce se passe dans l'Amérique des années 50 : Monsieur Baxter, un " petit employé de bureau " dans une importante compagnie d'assurances new yorkaise, prête régulièrement son appartement à ses supérieurs hiérarchiques qui s'en servent comme garçonnière. En échange, ils lui promettent une promotion qui n'arrive jamais. Ce petit manège va basculer quand le Directeur demandera à Baxter de lui prêter l'appartement pour y emmener sa maîtresse, mademoiselle Novak, dont Baxter est amoureux !
Grâce à une très ingénieuse mise en scène et des changements de décors le spectateur suit avec bonheur les multiples rebondissements et les dialogues savoureux. Les comédiens sont excellents notamment Guillaume de Tonquedec naif et touchant et Claire Keim pleine de charme. C'est rythmé mais aussi émouvant et je vous rassure l'histoire se termine bien !
Un bon moment de théâtre dont on ressort le sourire aux lèvres !


Concerto

Sur le modèle du Quatuor, cet orchestre catalan revisite avec un humour crescendo les plus grands titres du répertoire classique, de la 9ème symphonie de Beethoven aux Quatre saisons de Vivaldi. Les musiciens virtuoses talentueux font participer le public et le spectacle bascule dans l'absurde. C'est drôle, enlevé, parfois acrobatique et réjouissant !


mercredi 26 avril 2017

Les Chatouilles

Auteur de cette pièce, Andréa Bescond joue seule en jean et en baskets une galerie de personnages et entremèle les mots et la danse pour aborder le sujet "délicat" du viol d'une petite fille (les chatouilles). Nous étions venus avec des pieds de plomb en nous demandant pourquoi nous avions choisi cette pièce en mai dernier et nous sommes repartis du théâtre enthousiastes et bouleversés par la performance poignante de cette danseuse-comédienne inconnue mais bourrée de talent. Elle interprète le criminel, ami de la famille, invitant la fillette aux « chatouilles », les copains, les autres adultes n'ayant jamais rien décelé et surtout sa mère, dans le déni absolu, qui l'enmène à 30 ans chez la psy. Heureusement, l'humour est souvent présent (la déposition au commissariat de quartier) et fait retomber la tension et l'expression de son corps dans la danse transporte le spectateur qui sort de ce spectacle "lessivé" par les émotions mais heureux d'avoir assisté à une performance "hors du commun".
Après Avignon et le théâtre du Petit Montparnasse, ce spectacle, qui a obtenu le Molière du seule en scène en 2016, est en tournée en France. Foncez !


dimanche 9 avril 2017

L'Amante anglaise

Inspiré d'un fait divers, l'amante anglaise est un roman de Marguerite Duras qu'elle a adapté en une pièce de théâtre à trois personnages : le mari, «l'interrogateur» et la meurtrière. Pouquoi a-t-elle assassiné cette cousine sourde-muette qui vivait chez eux depuis des années ?
C'est le mystère de cette pièce remarquable portée par Judith Magre, fascinante, subtile mais aussi malicieuse dans l'interprétation du personnage de Claire Lannes.
Très bonne pièce dans une mise en scène dépouillée.


mardi 28 mars 2017

Album de famille

Album de famille est l'histoire d'une famille banale, ses joies et ses peines, pendant cinquante ans à travers une vingtaine de chansons françaises interprétées par un quatuor plein d'énergie. C'est parfois drôle, parfois émouvant mais on s'ennuie car c'est souvent trop caricatural et un peu lourdeau. Finalement ce spectacle, qui vient d'Avignon, paraît trop long alors qu'il dure 1 h 15 !
Je ne le recommande pas.


vendredi 17 mars 2017

La femme silencieuse

En 1934, Stefan Zweig, écrivain autrichien juif admiré, a décidé en une nuit de fuir son pays pour l'Angleterre. Il est confronté aux remarques de ses amis qui l'accusent de lâcheté, aux relations ambigües avec une nouvelle secrétaire pas si inoffensive (la femme silencieuse) dont il va s'éprendre (et avec qui il se suicidera au Brésil) et à son épouse qui "ne veut plus fermer les yeux". C'est une pièce à la fois tragique et drôle dont le texte brillant et ironique (rempli de bons mots), dans un décor très sobre, est servi par les 3 magnifiques comédiens.


jeudi 16 mars 2017

Horror

Horror est un spectacle original qui emprunte tous les codes du film d'horreur, notamment "Shining" de Kubrick, (la peur, le surnaturel, l'épouvante, ...) et qui ajoute un peu d'humour. Ce mélange est dû à une troupe du Pays-Bas qui a conçu cette parodie muette à partir d'un scénario classique : dans une maison inhabitée, l'arrivée de 3 amis, puis d'un jeune couple qui vient de se marrier, va déclencher toute une série d'événements liés à l'histoire de la famille qui a habité il y a longtemps cette demeure. Le spectateur assiste à de multiples phénomènes (main coupée qui avance, apparitions et disparitions, tableaux qui bougent, noyades dans une baignoire, lévitation, ...) dans lesquels sont entraînés les personnages. La musique, les effets visuels et les trucages sont remaquables. Le rythme est effréné, les acteurs sont de véritables danseurs acrobates et le sang coule à flots ! Un spectacle brillant et hors norme.


samedi 11 mars 2017

Trois ruptures

 3 sketchs sur le thème de la rupture :
  • une femme quitte son mari après lui avoir préparé un excellent dîner parce qu’elle ne supporte plus Diva, la chienne de son mari,
  • un homme avoue à sa femme qu'il a rencontré quelqu’un ... un pompier,
  • un homme et une femme avec un enfant ... qu’ils détestent, et qui va faire exploser leur couple.
Le couple, que l’on retrouve dans les trois séquences, enchaîne les scènes où l'humour souvent grinçant prédomine. Le texte décapant est servi par deux excellents comédiens à un rythme enlevé.
C'est cruel avec un grain de folie !


lundi 6 mars 2017

Momo

Un couple sans enfant découvre qu'un certain Momo qui s'est installé chez eux prétend être leur fils et est revenu chez ses parents pour leur annoncer son mariage. Dans des décors très réussis, notamment celui du supermarché, la pièce de Sébastien Thiéry (qui joue le rôle de Momo) réunit deux monstres de la comédie d'aujourd'hui : François Berléand, touchant et sensible, et Muriel Robin, pleine de vivacité et bien sûr d'humour. Une très belle pièce qui n'est pas seulement drôle (il faut accepter de rire parfois du handicap) mais aussi pleine de finesse et d'émotion sur la filiation et le mal d’enfant, avec une fin pleine de bons sentiments et politiquement correcte. Evidemment, si vous n'appréciez pas "l'abattage" de Muriel Robin, ses gesticulations et ses mimiques parfois excessive, vous pouvez économiser deux places de théâtre (oui je vais toujours au théâtre avec V.) !


vendredi 3 mars 2017

Leo

La scène est coupée en deux : à droite, les spectateurs voient un grand cube fait de trois murs de couleur dans lequel le personnage (l'acrobate allemand Tobias Wegner) accomplit ses acrobaties. A gauche, l'image vidéo est projettée sur un écran géant en inclinant l'image à 90 degrés. Ainsi, il donne l'illusion de marcher sur les murs ou de rester suspendu en l'air ! Le tout sur fond d'histoire d'un homme avec une valise qui semble enfermé dans une petite pièce exiguë d'où il entend parfois du bruit venu de l'extérieur. Et puis il va mêler des dessins effectués à la craie avec des effets vidéo en couleur, le tout sur une bande-son éclectique, de Ravi Shankar à Franck Sinatra en passant par Tchaïkovski. Pas facile à résumer un spectacle déroutant (il faut 10 mn pour rentrer dans la "mécanique") dont la fin est magique ! Le regard passe sans arrêt d'une partie de la scène à l'autre. Léo est un spectacle visuel vraiment original, drôle et plein de poésie.


mercredi 1 mars 2017

Madame Bovary

Il s'agit d'une adaptation "moderne" du roman de Flaubert au théâtre, par Sandrine Molaro et Gilles-Vincent Kapps, dans un style "cabaret". Dans un décor minimaliste (un paysage banal, quatre chaises et quelques instruments de musique), les comédiens interprètent les relations tumultueuses entre Emma, une femme libre, et ses amants mais aussi chantent et jouent d'un instrument (violon, guitares, accordéon), dans des sortes d'intermèdes musicaux. Un classique de la litterature un peu ennuyeux (oops !), qui reste ennuyeux et surtout trop long dans cette adaptation, malgré le jeu remarquable des quatre acteurs.


mercredi 22 février 2017

Les Faux British

Sept comédiens amateurs décident de monter une pièce de théatre inspirée de Conan Doyle avec, comme il le faut, un meurtre dans un manoir anglais. C'est une sorte de "mise en abîme comique" pour les comédiens où les catastrophes vont s'enchaîner dans un joyeux désordre. Un spectacle drôle et déjanté, souvent à la limite du boulevard (les portes claquent et le décor s'effondre progressivement). On rit de bon coeur, même si c'est parfois un peu long, ... si l'on accepte de laisser la subtilité de côté !


vendredi 3 février 2017

L’École des femmes

L'Ecole des Femmes c'est le plaisir de retrouver le patron, Molière, et pas besoin de raconter l'histoire de l'enfermement d’une jeune fille et d’un mariage forcé ! C'est un très bon spectacle monté par le Théâtre de la Tempête (nommé aux Molières 2014), grâce à d'excellents acteurs, notamment  Patrick Paroux dans le rôle d'Arnolphe, passionné et bien sûr ridicule et aussi Agnès à la fois innocente et déterminée. La mise en scène joue notamment sur un très joli dispositif derrière un tulle, l'avant-scène et les côtés. Et V. s'est esclaffée de nombreuses fois devant les mimiques du couple des serviteurs, dignes de la Commedia dell'arte. Enfin, retenons la maxime « Épouser une sotte est pour n’être point sot » !


lundi 30 janvier 2017

Pagagnini

Le quatuor espagnol Pagagnini reprend de grands morceaux de la musique classique en les agrémentant d’humour et de folie : Oui, cette courte présentation vous fait penser au spectacle du fameux Quatuor (français), aujourd'hui dissous. Les musiciens virtuoses espagnols jouent, dansent et interagissent avec les spectateurs (par chance, nous n'avons pas été choisis pour aller sur scène !). Le résultat est un « concert burlesque» mais soyons chauvin, j'ai préféré l'original (vu en 2015) à la copie ! Une mention spéciale à la reprise par toute la salle de "La Javanaise" de Serge Gainsbourg, à la fin du spectacle.


jeudi 5 janvier 2017

42ème Street au Châtelet

Quel plaisir de voir un spectacle d'une telle qualité ! Tout était parfait, la performance des comédiens, tour à tour chanteur, danseur, acteur... les décors, les costumes, l'enchaînement des tableaux, les chansons (des standards américains) et la joie de vivre de la troupe pleine de fraîcheur (30 sur scène) qui éclate tout au long de la représentation !
Bien entendu comme dans de nombreuses comédies musicales, l'intrigue (une troupe en train de monter un nouveau spectacle) est convenue et sert de pretexte à un festival de claquettes et de danses mais aussi à une bonne dose d'humour, le tout réglé au millimètre près, dans un ensemble parfaitement "synchro". La magie de Broadway à Paris !
Courrez au Châtelet avant la fin de la semaine. Le plus dur sera de trouver des places (certaines sont vendues devant le théâtre ou soudoyez une ouvreuse !)
Un spectacle éblouissant avant la fermeture du Châtelet pour rénovation.