Le metteur en scène flamand Ivo van Hove a créé avec la Comédie Française pour la scène d'Avignon en 2016 sa version du chef d'œuvre de Visconti "Les Damnés", chronique d’une famille de puissants industriels, les Essenbeck, pendant le coup d'état des nazis lors de l'incendie du Reichstag en 1933. On assiste au déchirement d'une famille, de l’assassinat du patriarche qui s'oppose viscéralement à toute alliance avec le Führer à la prise de pouvoir de l’héritier nazi détraqué et à l'acoquinement avec le pouvoir en place, sur fond de relations perverses et de trahison, inceste, viol, entre les membres de la famille.
La mise en scène inventive et audacieuse mèle images d’archives et captations vidéo ce qui nous place au coeur des émotions sur un grand écran central, à droite un alignement de cercueils où la plupart des membres de la famille finira enfermé vivant, la musique d'époque ajoute à la tension, les relations humaines sont troubles, les comédiens totalement engagés dans une performance à la fois physique et psychologique ne s'interdisent aucun excès, ce qui peut choquer les âmes sensibles ou trop prudes.
Une effrayante descente aux enfers rythmée à la fin de chaque acte, par les comédiens s’avançant silencieusement face à la salle, comme pour nous interpeller.
On sort de ce spectacle sonné, choqué, glacé, angoissé mais subjugué et heureux d'avoir assisté à une telle prouesse théâtrale.
La mise en scène inventive et audacieuse mèle images d’archives et captations vidéo ce qui nous place au coeur des émotions sur un grand écran central, à droite un alignement de cercueils où la plupart des membres de la famille finira enfermé vivant, la musique d'époque ajoute à la tension, les relations humaines sont troubles, les comédiens totalement engagés dans une performance à la fois physique et psychologique ne s'interdisent aucun excès, ce qui peut choquer les âmes sensibles ou trop prudes.
Une effrayante descente aux enfers rythmée à la fin de chaque acte, par les comédiens s’avançant silencieusement face à la salle, comme pour nous interpeller.
On sort de ce spectacle sonné, choqué, glacé, angoissé mais subjugué et heureux d'avoir assisté à une telle prouesse théâtrale.

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