lundi 23 octobre 2017

Rolling Stones "No Filter"

Dimanche, les Rolling Stones ont enflammé la nouvelle salle de La Défense "U Arena" pendant deux heures et quart et joué une vingtaine de morceaux incontournables devant un public de 40 000 personnes venus pour certains en famille (3 générations) ! La scène est sobre, essentiellement constituée de quatre écrans géants verticaux qui permettent de suivre le groupe en gros plan avec une qualité d’image impressionnante mais l'acoustique de la salle de rugby est parfois brouillée. A plus de 70 ans les papys du rock ont montré qu'ils sont encore un vrai groupe soudé et qu'ils ont toujours envie de se faire plaisir sur scène : Mick Jagger, charismatique, monté sur des ressorts et courant d’un bout à l’autre de la scène, Keith Richard, un bandana qui cache sa calvitie, allure de pirate et le plus populaire auprès du public, Ron Wood complice, souriant et en forme malgré ses problèmes de santé et Charlie Watts, imperturbable, le Buster Keaton du rock, montrent une vrai complicité entre eux et le public est "aux anges". Ils vont enchaîner les "classiques" qui datent tous de plus de 30 ans, plus deux reprise de vieux blues (il faut dire que le dernier bon album des Stones "Some Girls" date de 1978 !) : «You can’t always get what you want», «Angie», «Paint It Black », «Brown Sugar», «Jumpin’ jack flash», «Start me up», «Miss You», «Sympathy for the Devil» (préférée de V.), «Midnight Rambler» (ma préférée en public) ... et l'incontournable «Satisfaction» pour clore le concert.
Il est fascinant de voir ces icônes septuagénaires, marquées par les outrages de la vieillesse et d'une vie rock'n'roll, toujours en phase avec le public, 55 ans après leur début.

Mon petit film du concert :

https://youtu.be/yzm9ymH9hro




dimanche 22 octobre 2017

West Side Story

Créée en 1957, à 60 ans, la plus grande comédie musicale de tous les temps, West Side Story, reste intemporelle par l'histoire qu'elle raconte (deux bandes rivales s'affrontent pour le contrôle de la rue à Manhattan), sur fond toujours d'actualité de misère sociale, de racisme et de violences sexuelles, et bien sûr par les compositions de Leonard Bernstein, des chansons  ("Maria", "America", "Jet song", ...) devenues des classiques connues de toutes les générations.
La production en tournée actuellement à la Seine Musicale, jouée à plus de 1500 reprises dans une vingtaine de pays, reprend la chorégraphie originale de Jerome Robbins. Un show à l'américaine mené tambour battant par une troupe essentiellement américaine sous le signe de l'énergie et du professionnalisme, porté par le chant et la fougue du couple-phare Maria (Nathalie Ballenger) et Tony (Kevin Hack).
Précipitez vous à la Seine Musicale avant le 12 novembre !

https://youtu.be/vVC_dIWM0IA

Ensemble

Difficile de ne pas être touché par cette histoire d'une retraitée, Isabella, courageuse et déterminée, qui vit avec son fils Miquélé, un jeune homme simple d’esprit (joué par Fabio Marra, l'auteur de la pièce). Leur vie bien réglée va être bousculée par l’arrivée de Sandra, soeur cadette de Miquélé, mais surtout par la découverte d'un évènement passé ...

Bien sûr cette pièce est pleine de bons sentiments sur la relation fusionnelle entre une mère et son fils, sur le handicap et les rapports familiaux mais grâce à l'interprétation des acteurs, dont Catherine Arditi exceptionnelle, et à un mélange de tendresse et de drôlerie, on passe une bonne soirée, .... pleine d'émotions (prévoir un paquet de mouchoirs !).


jeudi 12 octobre 2017

Les Damnés

Le metteur en scène flamand Ivo van Hove a créé avec la Comédie Française pour la scène d'Avignon en 2016 sa version du chef d'œuvre de Visconti "Les Damnés", chronique d’une famille de puissants industriels, les Essenbeck, pendant le coup d'état des nazis lors de l'incendie du Reichstag en 1933. On assiste au déchirement d'une famille, de l’assassinat du patriarche qui s'oppose viscéralement à toute alliance avec le Führer à la prise de pouvoir de l’héritier nazi détraqué et à l'acoquinement avec le pouvoir en place, sur fond de relations perverses et de trahison, inceste, viol, entre les membres de la famille.
La mise en scène inventive et audacieuse mèle images d’archives et captations vidéo ce qui nous place au coeur des émotions sur un grand écran central, à droite un alignement de cercueils où la plupart des membres de la famille finira enfermé vivant, la musique d'époque ajoute à la tension, les relations humaines sont troubles, les comédiens totalement engagés dans une performance à la fois physique et psychologique ne s'interdisent aucun excès, ce qui peut choquer les âmes sensibles ou trop prudes.
Une effrayante descente aux enfers rythmée à la fin de chaque acte, par les comédiens s’avançant silencieusement face à la salle, comme pour nous interpeller.
On sort de ce spectacle sonné, choqué, glacé, angoissé mais subjugué et heureux d'avoir assisté à une telle prouesse théâtrale.


lundi 2 octobre 2017

A droite à Gauche

Une comédie "grand public" qui aborde la confrontation entre un acteur riche, célèbre ... et de gauche et un ouvrier chauffagiste qui vote .... à droite ! Les deux acteurs principaux Régis Laspalès, farceur, et Francis Huster un peu coincé, mènent la pièce tambour battant ce qui permet de faire passer le propos un peu manichéen et les répliques souvent drôles mais parfois "téléphonées".  On rit de bon cœur mais on oublie aussitôt.