jeudi 29 novembre 2018

Paul McCartney à La Défense Arena

Paul McCartney a 76 ans mais il en fait quinze de moins (merci bistouri) et surtout il a une énergie et une fraîcheur qui lui permettent de faire actuellement le tour du monde avec son groupe habituel et de tenir la scène pendant plus de 2 heures 30, d'un show fantastique, puisant dans son répertoire vertigineux et intemporel période "Beatles" et, tout aussi excellent, période "solo".
Le public est composé de soixantenaires (et plus) qui ont été bercés par les titres cultes de l'ex-Beatles dans leur adolescence mais aussi de "nos enfants" aujourd'hui trentenaires, qui les ont entendus à la maison, comme ma fille Eglantine (16 ans), fan de Taylor Swift, des Pink Floyd et des "Scarabées" (cherchez l'erreur !).
Malgré un son qui présentait parfois un léger écho, dans une salle pleine de 40 000 personnes, McCartney a chanté 38 titres dont 24 des Beatles et 3 morceaux de son nouvel et excellent album, « Egypt station », sorti il y a quelques semaines.
Il y a bien sûr les classiques comme "A Hard Day's Night", "Lady Madonna", "Eleanor Rigby", "Something" (hommage à Georges Harrison), "Ob-La-Di, Ob-La-Da", "Band on the Run", "Got to get you Into my life", "Back in the U.S.S.R.", "Let It Be", "Live and Let it Die" (avec l'habituel feu d'artifice), "Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band" mais aussi certains titres qu'il chante moins comme "Being for the Benefit of Mr. Kite", "Let 'Em In" (quelle mélodie !), "Letting Go" et surtout le superbe morceau très apprécié des fans "hard core", "Nineteen Hundred and Eighty-Five" (période Wings de l'album "Band on the Run").
L'incontournable session acoustique lui permet de retrouver certains titres de sa propre jeunesse comme "From Me to You", "Michelle" (qu'il ne chante qu'en France), "Love Me Do" ou "Blackbird", interprété seul à la guitare.
Entre les chansons, il parle un peu en français, avec l'aide d'un prompteur (!) : « C’est super de revenir ici à Paris » (pas très original !).
Le final est exceptionnel avec notamment « Hey Jude » qui permet à la salle de chanter à l’unisson dans une sorte de ferveur nostalgique avec le grand Paul, le très rock « Helter Skelter » et la suite issue de l'album "Abbey Road", Golden Slumbers/Carry That Weight/The End », qui clôt toujours l'ensemble de ses concerts.
Tout au long du concert, la voix est plus intacte et pure que lors du concert de 2016 (à Bercy), les images des Beatles en noir et blanc défilent sur les écrans vidéos et la salle est enthousiaste, retrouvant pour bon nombre d'entre nous une partie de notre jeunesse !

lundi 26 novembre 2018

Terminus

Cette pièce d'Antoine Rault est une sorte de vaudeville qui mélange dans un tourbillon, le théâtre et la réalité : La scène se passe en 1920, au Sanatorium de Rueil-Malmaison où Georges Feydeau, enfermé, retrouve dans la vrai vie des personnages de ses pièces. Mais est-ce le cas ou est-il en train de devenir fou ?
Dans une mise en scène d'un rythme effréné et un décor qui tourne, les comédiens sont tous excellents : Bernard Malaka, Feydeau en pyjama, est roublard et bouleversant, Lorànt Deutsch, joue, avec malice, plusieurs personnages le médecin chef, le père de Feydeau et même Wellington et Maxime d‘Aboville qui change sans cesse de rôle, est extraordinaire, notamment sous les traits du malade Pacarel.
On rit beaucoup et on est émus et touchés, les portes claquent, les personnes courent, les amants se réfugient dans les placards, bref c'est du Feydeau !


samedi 17 novembre 2018

Les crapauds fous

Basée sur une histoire vraie, cette pièce raconte l'histoire de médecins d'une petite ville de Pologne qui, durant la Seconde Guerre mondiale, sauvèrent des milliers de vies en mettant au point un ingénieux stratagème pour berner les nazis.
Dans un décor interchangeable, le spectateur suit sur deux époques les différents personnages, polonais et allemands, dans une histoire qui mêle le courage, la peur, le rire, le désespoir, l'amour et qui provoque rapidement une émotion qui submerge et reste ancrée après la représentation.
On est pris aux tripes car c'est une histoire profondément humaine.
La mise en scène originale est inventive et les comédiens talentueux et pleins d’énergie, tous excellents, jouent juste, passant, pour certains, d'un rôle à l'autre.
Quel plaisir de voir une troupe inconnue dans un petit théâtre du nord de Paris porter un projet si réussi.
Allez voir Les Crapauds Fous !


vendredi 16 novembre 2018

Kylie Minogue à la seine Musicale

C'est à un show très professionnel de Kylie Minogue auquel nous avons assisté à la Seine Musicale, un spectacle entraînant et dansant, à l'occasion de la sortie de son 14ème album studio, "Golden", qui contient plusieurs morceaux "country".
Ambiance Far West américain pendant une partie du show, grâce à un décor de saloon, une dizaine de danseurs et cinq musiciens. Pas de mise en scène spectaculaire mais surtout des projections vidéo extraits de clips ou de concerts et parfaitement synchronisés avec la prestation de la belle chanteuse australienne.
Elle chantera en live (et non en play-back comme Madonna et d'autres !) plus d'une vingtaine de titres dont cinq de son nouveau disque mais aussi certains des nombreux tubes qui jalonnent sa carrière depuis maintenant 30 ans : "Better the Devil You know" , "Confide in me", "In Your Eyes",   "Wow" dans des versions "électro" au goût du jour et l'incontournable méga tube "Can't Get Out of My Head", dans une version plus acoustique et finalement décevante. Quelques chansons d'amour, "Would'nt Change A Thing", "Especially For You", "Lost Without You" et l'excellent "All The Lovers".
Elle changera de tenue de scène quatre fois pendant le concert, passant d'une tenue country à la bikeuse toute de cuir noir pour terminer le spectacle dans une robe dorée qui scintille ! Tout au long de la soirée, elle fait des efforts pour s'exprimer en français, pays qu'elle connaît bien, même si elle vit à Londres.
La fin du spectacle est placée sous le signe du disco, avec un medley de "New York City", "Raining Glitter" et "On a Night Like This", puis une version de "Loco-Motion" très entraînante, "Spinning Around", enfin en rappel, notamment "Love At First Sight".
Avec le "Golden Tour", Kylie Minogue, une des égéries de la communauté gay qui chante et danse avec elle pendant une grande partie du spectacle, propose un vrai show, dans une salle de "petite taille", grâce à de nouvelles chansons très réussies.
Boule à facettes, feu d'artifice de confettis, une ambiance de fête !

https://youtu.be/erMCa-B6VFg


jeudi 15 novembre 2018

Pompes funèbres Bemot

Une comédie pour rire de la mort : Dans une petite commune rurale, Christine Bémot maintient à flot une entreprise familiale de pompes funèbres avec l'aide de son fidèle salarié Jean Creulice pendant que son mari, qu'on ne verra jamais, passe du bon temps avec sa maîtresse. Mais l'arrivée d'une stagiaire "gothique"et les funérailles inattendues d'une star de la chanson française vont profondément bouleverser leur quotidien.
C'est un spectacle déjanté et cocasse qui dédramatise ce qui nous terrorise et finalement nous apprend beaucoup sur les coulisses des officines funéraires grâce à 4 comédiens de talent. Une comédie de boulevard menée tambours battants, drôle et parfois cynique, mais avec quelques longueurs au début de la pièce, qui permet de passer un bon moment mais qui sera oubliée rapidement malgré l'originalité du thème !