samedi 22 décembre 2018

Michel Jonasz

Depuis quelques années, après une traversée du désert dans les années 2000 (panne d'inspiration ?), Michel Jonasz revisite ses tubes avec ses complices Manu Katché, Jean-Yves d’Angelo et Jérôme Regard (les deux premiers étaient ses musiciens dans les années 80). Nous avons assisté au concert parisien à "La Seine Musicale", intitulé "le quartet saison 3" !
Le groupe a enchaîné les "classiques" de Jonasz comme "Lucille", "La FM qui s'est spécialisée funky", "la Boîte de Jazz", "Unis vers l'Unis", "Y'a rien qui dure toujours", "Les fourmis rouges", "Du blues, du blues, du blues", "Super Nana" et "Joueur de blues", en final éblouissant.
Le public est en osmose avec les quatre musiciens et goûte aux nombreuses interventions humoristiques et tendres de Mister Swing, plein d'énergie à 70 ans, et dont on ressent le plaisir de chanter en live avec ses complices.
Une véritable communion avec le public pendant deux heures de bonheur absolu !


dimanche 16 décembre 2018

Adieu Monsieur Haffmann

En 1942, au bord de la faillite, Joseph Haffmann, bijoutier juif, propose à son employé, Pierre Vigneau, de lui confier sa bijouterie, s’il accepte de le cacher en attendant que la situation s’améliore. Mais, en échange, l'employé lui fait une étrange demande ...
Voilà vraiment une très bonne pièce, au rythme soutenu, où se mêlent les rires, les pleurs, la tension et une grande humanité : la pièce est passionnante car le texte est intelligent, plein de finesse, et les comédiens sont tous épatants, avec une mention spéciale pour Charlotte Matzneff, qui joue tout en délicatesse et drôlerie, Madame Vigneau. La mise en scène de l'auteur (et aussi comédien dans la pièce) est inventive (les séquences de claquettes ...) et le spectateur est captivé par des rebondissements et du suspense jusqu'au dénouement final.
Un véritable bijou !
Allez vite au Théâtre Rive Gauche.


Jean-Louis Murat

Jean-Louis Murat était au Café de la Danse, dans une formation réduite (guitare, basse, batterie), pour un concert aux couleurs "blues rock" mais scandaleusement trop court (1 heure et quinze minutes, seulement 14 chansons, incluant 2 rappels). Un peu frustrant pour les fans qui attendaient mieux de l’Auvergnat, d'autant plus que la setlist, essentiellement composée des titres de “Il Francese”, (excellent nouvel album par ailleurs), faisait l'impasse sur certains des morceaux emblématiques comme "Jim", "Fort Alamo", "Foule romaine", ....
Jean-Louis Murat est à part dans la chanson française : compositeur prolifique (une trentaine d'albums), malgré sa science mélodique et ce fameux groove qui émane de sa voix toujours langoureuse, il reste inconnu du grand public et ne fait rien pour conquérir les médias (excepté un duo avec Mylène Farmer en 1991 !).
Pendant le concert, ses fans lui parlent plus qu’il ne s’adresse à eux, il marmonne parfois, entonne a cappella le très beau "Je me souviens" et termine avec "L'amour qui passe", au tempo ralenti, issu du chef d'oeuvre "Le Moujik et sa femme".
Un artiste complet, brillant et attachant, mais une véritable tête de mule !


mercredi 12 décembre 2018

En attendant Bojangles

Adaptée du roman d'Olivier Boudeaut, une pièce de théâtre pleine de tendresse et d’émotion sur un couple follement amoureux, entraîné par la fantaisie et l'extravagance de la mère.
Pourtant, je ne suis pas totalement rentré dans ce moment de folie, malgré des acteurs parfaits, émouvants et pleins de vitalité, des moments d'humour et la grâce de la musique de Nina Simone. Le texte m'a paru superficiel (je vais me faire huer !) et la mise en scène n'est pas toujours compréhensible (pourquoi la femme doit elle être nue sur scène pendant quelques instants ?). L'ensemble manque de poésie.
Mais V. qui a beaucoup aimé me répond en sortant du théâtre : "c'est une pièce pour les femmes " !