jeudi 11 juillet 2019

Rod Stewart à l'AccorHotels Arena

Rod Stewart représente ce que les « vrais rockeurs » détestent, un mélange de jolies blondes, de passion du football et de mauvais goût revendiqué. Le show qu’il a donné à AccorHotels Arena ne pouvait que les renforcer dans leur appréciation : entouré de 6 belles blondes choristes, danseuses et musiciennes, il a livré une prestation très professionnelle, comme à Las Vegas, avec cette voix si particulière qui n’a pas évolué malgré son âge avancé (74 ans), alternant reprises de classiques comme « Having a Party » (Sam Cooke), « Some Guys Have All the Luck » (The Persuaders) ou « I'd Rather Go Blind » (Etat James), tubes des années 70/80 comme « Young Turks », « Tonight I'm Yours », « Tonight's the Night (Gonna Be Alright) » et les incontournables « Baby Jane » et « Da Ya Think I'm Sexy? » de la période disco. Il fait le minimum, change quatre fois de tenues ce qui lui permet de laisser la place à son orchestre aux vestes roses, notamment pour une dispensable reprise de « She Works Hard for the Money », de Donna Summer. Mais l’homme est sympathique et assume parfaitement son choix de vie hédoniste, son bronzage à l’année au soleil de Los Angeles, sa drôle de coiffure hyper oxydée en pétard et peut-être le plus critiquable, un certain manque d’ambition musicale.

https://youtu.be/Wh25JbrAujg

lundi 1 juillet 2019

Tom Jones à la Salle Pleyel

A 79 ans, Tom Jones a enflammé la salle Pleyel pleine à craquer d’anglais (et surtout d’anglaises septuagénaires …) enthousiastes, pendant près de 2 heures : sa voix grave et puissante est toujours là mais la démarche est un peu raide après une récente opération de la hanche (même les stars …).
Après les nombreux succès des années 70, il était retombé dans l’oubli mais le chanteur gallois est revenu sur le devant de la scène à la fin des années 90, grâce à l'album "Reload", qui contient des duos avec Van Morrison, Stereophonics, Robbie Williams and Portishead, et dont était extrait le mega tube «Sex Bomb».
Il est aujourd’hui accompagné de 5 musiciens polyvalents au son chaud blues rock à l’ancienne, pour un concert alternant les classiques parfois réarrangés comme « What's new Pussycat » à la sauce bal musette, « Delilah » un peu trop cool, « It's not Unusual » en version bossa nova mais surtout (ce que j’ai préféré), des reprises de morceaux du répertoire rhythm and blues et soul américain comme  «Burning Hell» (John Lee Hooker), « Run on » (Elvis Presley), « Mama told me not to come » (Randy Newman), « Soul of a Man » (Blind Willie Johnson),  « Cry to Me » (Solomon Burke), « Take my love » (Little Willie John) ou « Strange things » (Sister Rosetta Tharp).
Tom Jones, charmeur et encore svelte, est vraiment impressionnant vocalement et sait mettre le public dans sa poche grâce à de multiples anecdotes issues de ces années de show business. L’homme est sympathique et l’émotion passe notamment sur les quelques balades comme «Green green grass of home».
Après un show très professionnel (il a du métier dans les pattes), le crooner aux yeux bleus termine le concert par sa version techno pop de « Kiss » (Prince), devant une salle debout et conquise.

https://youtu.be/kSzuHnQSqXk