lundi 1 juillet 2019

Tom Jones à la Salle Pleyel

A 79 ans, Tom Jones a enflammé la salle Pleyel pleine à craquer d’anglais (et surtout d’anglaises septuagénaires …) enthousiastes, pendant près de 2 heures : sa voix grave et puissante est toujours là mais la démarche est un peu raide après une récente opération de la hanche (même les stars …).
Après les nombreux succès des années 70, il était retombé dans l’oubli mais le chanteur gallois est revenu sur le devant de la scène à la fin des années 90, grâce à l'album "Reload", qui contient des duos avec Van Morrison, Stereophonics, Robbie Williams and Portishead, et dont était extrait le mega tube «Sex Bomb».
Il est aujourd’hui accompagné de 5 musiciens polyvalents au son chaud blues rock à l’ancienne, pour un concert alternant les classiques parfois réarrangés comme « What's new Pussycat » à la sauce bal musette, « Delilah » un peu trop cool, « It's not Unusual » en version bossa nova mais surtout (ce que j’ai préféré), des reprises de morceaux du répertoire rhythm and blues et soul américain comme  «Burning Hell» (John Lee Hooker), « Run on » (Elvis Presley), « Mama told me not to come » (Randy Newman), « Soul of a Man » (Blind Willie Johnson),  « Cry to Me » (Solomon Burke), « Take my love » (Little Willie John) ou « Strange things » (Sister Rosetta Tharp).
Tom Jones, charmeur et encore svelte, est vraiment impressionnant vocalement et sait mettre le public dans sa poche grâce à de multiples anecdotes issues de ces années de show business. L’homme est sympathique et l’émotion passe notamment sur les quelques balades comme «Green green grass of home».
Après un show très professionnel (il a du métier dans les pattes), le crooner aux yeux bleus termine le concert par sa version techno pop de « Kiss » (Prince), devant une salle debout et conquise.

https://youtu.be/kSzuHnQSqXk

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