samedi 14 décembre 2019

Les Innocents

Les Innocents sont en tournée pour promouvoir leur nouvel album "6 1/2", merveille de chansons pop de style anglo-saxonne (sous influence de "Prefab Sprout", "Crowded House", et ... osons-le Paul McCartney ...) mais chantées en français sur des textes personnels (écoutez "De quoi suis-je mort ?") ou poétiques ("Apache"), aux refrains imparables.
Après leur succès au cours des années 90 ponctuées de nombreux tubes comme "Jodie", 'L'autre Finistère", "Colore", "Fous à lier" ou "Un monde parfait", ayant publié quatre albums au succès inégal et obtenu plusieurs récompenses aux Victoires de la musique, le groupe s'est séparé au début des années 2000.
Les deux principaux compositeurs, Jean-Philippe Nataf et Jean-Christophe Urbain, ont mené des projets en solo (disques, production, ...) qui n'ont pas rencontré beaucoup de succès malgré l'appui des médias pour Nataf (Inrockuptibles), pour finalement se retrouver en 2013 dans une nouvelle version des Innocents. Depuis, ils ont publié deux nouveaux albums dans la même veine que lors de la formule précédente dans lesquels on retrouve les qualités de composition des deux musiciens, l'harmonie des voix et les arrangements élégants, des petites chansons joyeuses et légères qui redonnent le moral.
Trop modestes et presque effacés, ils ne font pas la une des médias ni des réseaux sociaux, ne sont pas en couple avec des top models (grave erreur ...) et ne passent plus sur les radios et, pour compenser la baisse de vente des albums, sont en tournée dans toute la France (180 concerts pour la tournée précédente).
Le concert Salle Pleyel a confirmé les qualités des deux artistes entourés de 3 jeunes musiciens talentueux (batteur, guitariste et clavier), dans une ambiance chaleureuse du public qui reprend en chœur les paroles de "L’autre Finistère", titre emblématique du groupe.
Nous sommes repartis de ce concert avec en tête, pour longtemps, les mélodies addictives de ce groupe attachant !


Addition

Une comédie qui raconte un weekend bien arrosé pendant lequel trois amis, en pleine crise de la quarantaine, vont tout déballer : leurs défauts, leurs jalousies, leurs amours parallèles, leurs coups bas..., le tout est un peu cliché bien entendu !
De bons acteurs, un rythme soutenu, des bonnes idées (une table de ping-pong sur scène, ...) et des répliques drôles mais aussi parfois émouvantes !
Une petite comédie sans prétention, une sorte de "feel good play", que l'on oublie rapidement mais qui fait passer un bon moment.


mercredi 11 décembre 2019

Ballets Jazz de Montréal

Je vais rarement voir un ballet et je n’y connais rien !
C’est donc sur le seul nom de Leonard Cohen que nous avons pris des places pour les « Ballets Jazz de Montréal » qui ont conçu un spectacle unique, en hommage au plus grand artiste canadien connu, mort il y a 3 ans.
Leonard Cohen, chanteur et auteur-compositeur, est pour moi tout simplement le plus grand artiste de musique pop folk, celui que j’ai le plus écouté dans mon adolescence et que j’admire non seulement pour son art, sa voix grave immédiatement reconnaissable, mais aussi pour la façon dont il a mené sa vie, souvent dépressif et mystique, de manière totalement libre (notamment sur la merveilleuse île d’Hydra avec la fameuse Marianne, qui sera sa muse), hors des contraintes du show business (il a arrêté sa carrière au début des années 80 pour 5 ans de méditation dans un monastère bouddhiste), alternant littérature et musique.
Avant sa mort, il avait accordé aux Ballets Jazz de Montréal le droit de s’inspirer de son répertoire pour un programme de chorégraphie dansé par 14 danseurs sur des chansons tirées des cinquante ans de la carrière du grand homme, de « So Long Marianne » à « It Seemed the Better Way », (extraite du dernier album, crépusculaire, paru de son vivant).
Les tableaux s’enchaînent sur les chansons emblématiques de Cohen, en solo, en duo et par l’ensemble de la troupe, avec virtuosité, beaucoup d’énergie et de fluidité, de la poésie et de l’inventivité, fusionnant danse, musique et vidéo, dans une performance saisissante et bouleversante.
Leonard Cohen apparaît ainsi comme toujours vivant, avec sa légendaire silhouette coiffée de son éternel chapeau noir.
Le spectacle est en France jusqu’à mi-décembre.


mardi 10 décembre 2019

La guerre des salamandres

Tiré du roman d'anticipation de Karel Čapek, écrivain tchèque, La Guerre des Salamandres raconte la prise de pouvoir par des salamandres marines géantes sur les humains dans l'île de Tana Masa (Océan Pacifique).
Il faut bien reconnaître que c'est un peu obscure mais en même temps d'actualité car les créatures sont surexploitées par l’homme et le spectateur comprend en filigrane que l'argument de la pièce est à la fois une critique du capitalisme et une prise de conscience des problèmes écologiques, ... en 1936 !
L'ensemble des personnages – une quarantaine – est interprété par seulement 7 comédiens, qui passent d’un personnage à l’autre, changeant constamment de costumes, grâce à une mise en scène inventive et à l'utilisation de nombreux accessoires.
C'est original mais un peu froid et un peu trop intellectuel pour moi !