lundi 12 octobre 2020
LA FAMILLE ORTIZ
C'est la nouvelle création de Jean-Philippe Daguerre, l'auteur et metteur en scène de "Adieu Monsieur Haffmann", l'histoire d'une famille pleine de fantaisie et d'amour et qui semble parfaite, jusqu'à ce qu'un évènement n'entrave cette belle union ... Tous les acteurs sont excellents, la mise en scène et le texte sont pétillants et originaux, pas de temps mort, ça pulse, on passe sans arrêt du rire à l'émotion.
Un spectacle original et poignant.
lundi 5 octobre 2020
La valse d'Icare
C'est un conte musical drôle et tragique, porté par l'auteur Nicolas Devort, comédien mais aussi musicien (il chante et joue de la guitare), sans décor, sous de beaux éclairages, il joue une multitude de personnages pour nous raconter l'histoire d'Icare, chanteur-compositeur qui se perd sur le chemin du succès.
Un spectacle unique.
mardi 24 mars 2020
Le dernier jour du jeûne
Le Dernier Jour du jeûne est un ovni théâtral, une sorte de comédie familiale méridionale dans un quartier populaire du sud (le Liban ?) où les femmes tentent de s'émanciper de leur condition traditionnelle de mère, dévolue aux tâches ménagères. Elles parlent, notamment de sexe, s'engueulent et se retrouvent, sont toujours pleines de vie et souvent drôles.
Les acteurs sont magnifiquement humains, le texte de Simon Abkarian est brillant, c'est du grand théâtre.
La pièce dure 2 h 30 mais le spectateur en ressort avec du baume au cœur.
Les acteurs sont magnifiquement humains, le texte de Simon Abkarian est brillant, c'est du grand théâtre.
La pièce dure 2 h 30 mais le spectateur en ressort avec du baume au cœur.
Funny Girl
Si vous voulez assister à un spectacle éblouissant, mis en scène par Stephen Mear (le metteur en scène de « Guys and Dolls » vu en 2019), parfaitement chorégraphié (les décors et les tableaux s’enchaînent sans temps morts), à la fois drôle, émouvant et triste, avec une troupe de qualité notamment Christina Bianco, une américaine pétillante à la voix puissante qui tient le rôle de Fanny (après Barbra Streisand …), bref si vous voulez oublier ce satané Corona, … foncez au Théâtre Marigny dans les 3 jours à venir !
dimanche 8 mars 2020
Madonna au Grand Rex
Dimanche, grâce à Léopoldine et Live Nation, nous avons assisté au dernier concert de la tournée de Madonna au Grand Rex, une tournée des théâtres, loin du grand barnum des stades et Arena habituels. Le public est essentiellement composé de jolies jeunes femmes russes qui ont fait le voyage pour assister à la représentation (elle ne se produit que dans 3 villes en Europe : Lisbonne, Londres et Paris) et de beaux hommes bodybuildés.
En retard de seulement de 2 heures (sans s’excuser !), elle nous a bluffés par l’ambition et la créativité de son show qui mêle théâtre, comédie musicale à la Broadway, chorégraphie virevoltante et concert intimiste, dans un décor formé d’un double escalier géant toujours en mouvement sur lequel des projections de photos, vidéos, slogans parfaitement synchronisées avec la musique illustrent les paroles des chansons, en grande partie issues de son dernier album, « Madame X ».
Chaque chanson est un tableau qui reprend des thèmes dans l’air du temps comme les violences policières, l'acceptation des différences, le réchauffement climatique ou l'importance de l'art dans la vie : accompagnée de multiples choristes et danseurs (en costume de nonnes, en uniforme de policiers, en robe blanche avec des masques de chevaux …), elle chante (parfois en play-back ?) et danse, monte les escaliers, saute sur un piano, disparait dans un placard pour changer de nombreuses fois de costumes et compose ainsi un spectacle à la fois original et époustouflant. Elle reprend quelques anciens tubes comme « Vogue », « Frozen » ou « Like a Prayer », à la sauce électro pop du jour, sous influence Mirwais.
Sous inspiration de son nouveau pays d’adoption, le Portugal, elle chante dans un décor de cabaret intimiste « Fado Pechincha » un classique du fado portugais, accompagnée seulement d’une guitare et invite sur scène des chanteuses du Cap Vert qui jouent et dansent avec elle sur « Batuka ».
Seul ombre au tableau, les 3 interruptions (pour souffler ?), de longs bavardages pendant lesquels la star dialogue avec le public dans une ambiance de stand-up, vend un Polaroid aux enchères pour la bonne cause et délivre un message un peu convenu : vivez vos rêves/les artistes sont là pour perturber la paix/la guerre c’est pas bien !
Elle enchaine les personnages, d’abord blonde et puis portant une perruque noire, souvent provocatrice mais aussi plus humaine (elle évoque sa blessure aux genoux qui l’a conduite à annuler plusieurs shows) et engagée (elle fait monter sur scène ses trois filles adoptives), dans une mise en scène d’apparence improvisée mais certainement millimétrée.
Elle termine par un rappel sur le titre « I Rise », hymne à la justice sociale, qu’elle finit de chanter au milieu du public, remonte la salle entourée d’une nuée de gardes du corps et disparaît sous un déluge d’applaudissements et de cris éplorés des fans.
Pas de photos ni vidéos car les téléphones sont interdits sur cette tournée.
Merci Léopoldine de nous avoir offert ce spectacle détonnant qui prouve qu’après 40 ans de carrière, une véritable artiste, à la fois bête de scène et agrégateur de tendances, peut encore surprendre !
En retard de seulement de 2 heures (sans s’excuser !), elle nous a bluffés par l’ambition et la créativité de son show qui mêle théâtre, comédie musicale à la Broadway, chorégraphie virevoltante et concert intimiste, dans un décor formé d’un double escalier géant toujours en mouvement sur lequel des projections de photos, vidéos, slogans parfaitement synchronisées avec la musique illustrent les paroles des chansons, en grande partie issues de son dernier album, « Madame X ».
Chaque chanson est un tableau qui reprend des thèmes dans l’air du temps comme les violences policières, l'acceptation des différences, le réchauffement climatique ou l'importance de l'art dans la vie : accompagnée de multiples choristes et danseurs (en costume de nonnes, en uniforme de policiers, en robe blanche avec des masques de chevaux …), elle chante (parfois en play-back ?) et danse, monte les escaliers, saute sur un piano, disparait dans un placard pour changer de nombreuses fois de costumes et compose ainsi un spectacle à la fois original et époustouflant. Elle reprend quelques anciens tubes comme « Vogue », « Frozen » ou « Like a Prayer », à la sauce électro pop du jour, sous influence Mirwais.
Sous inspiration de son nouveau pays d’adoption, le Portugal, elle chante dans un décor de cabaret intimiste « Fado Pechincha » un classique du fado portugais, accompagnée seulement d’une guitare et invite sur scène des chanteuses du Cap Vert qui jouent et dansent avec elle sur « Batuka ».
Seul ombre au tableau, les 3 interruptions (pour souffler ?), de longs bavardages pendant lesquels la star dialogue avec le public dans une ambiance de stand-up, vend un Polaroid aux enchères pour la bonne cause et délivre un message un peu convenu : vivez vos rêves/les artistes sont là pour perturber la paix/la guerre c’est pas bien !
Elle enchaine les personnages, d’abord blonde et puis portant une perruque noire, souvent provocatrice mais aussi plus humaine (elle évoque sa blessure aux genoux qui l’a conduite à annuler plusieurs shows) et engagée (elle fait monter sur scène ses trois filles adoptives), dans une mise en scène d’apparence improvisée mais certainement millimétrée.
Elle termine par un rappel sur le titre « I Rise », hymne à la justice sociale, qu’elle finit de chanter au milieu du public, remonte la salle entourée d’une nuée de gardes du corps et disparaît sous un déluge d’applaudissements et de cris éplorés des fans.
Pas de photos ni vidéos car les téléphones sont interdits sur cette tournée.
Merci Léopoldine de nous avoir offert ce spectacle détonnant qui prouve qu’après 40 ans de carrière, une véritable artiste, à la fois bête de scène et agrégateur de tendances, peut encore surprendre !
samedi 29 février 2020
Le canard à l'orange
Hugh Preston est un animateur-vedette de télévision, marié depuis 15 ans à Liz qu’il trompe avec de nombreuses maîtresses. Un vendredi soir, Hugh apprend que sa femme a un amant. Au pied du mur, elle avoue alors à Hugh sa liaison avec un homme avec qui elle compte partir le dimanche matin suivant. Hugh offre à sa femme de prendre les torts à sa charge, et de se faire prendre en flagrant délit d’adultère au domicile conjugal avec sa secrétaire, et invite l’amant à passer le week-end à la maison...
C'est un grand classique du boulevard britannique : la pièce est efficace grâce au jeu savoureux et enlevé d'excellents comédiens dont Nicolas Briançon qui joue de manière succulente le mari trompé qui, fin stratège, cherche à reconquérir sa belle.
Des répliques qui font mouche, des scènes burlesques, une comédie bon enfant et surtout une troupe épatante.
Qu'il est bon de passer un bon moment en riant aux éclats pendant deux heures !
C'est un grand classique du boulevard britannique : la pièce est efficace grâce au jeu savoureux et enlevé d'excellents comédiens dont Nicolas Briançon qui joue de manière succulente le mari trompé qui, fin stratège, cherche à reconquérir sa belle.
Des répliques qui font mouche, des scènes burlesques, une comédie bon enfant et surtout une troupe épatante.
Qu'il est bon de passer un bon moment en riant aux éclats pendant deux heures !
Le CV de Dieu
Dieu sombre dans une profonde mélancolie, décide de chercher du travail, rédige son curriculum vitæ et fait une lettre de motivation.
Dieu est convoqué sur Terre, au siège d'un grand groupe, pour une semaine de tests et d'entretiens divers...
Sur ce thème original, le procès de Dieu, le spectateur assiste au dialogue succulent, plein de charme et d'humour entre François Balmer (Dieu) et Didier Bénureau (le DRH). Ainsi par exemple, le bon Dieu, mélancolique et rêveur, s'excuse d'avoir trop salé la mer pour donner du goût aux poissons !
Une courte pièce qui fonctionne grâce à belle complicité des deux comédiens.
Dieu est convoqué sur Terre, au siège d'un grand groupe, pour une semaine de tests et d'entretiens divers...
Sur ce thème original, le procès de Dieu, le spectateur assiste au dialogue succulent, plein de charme et d'humour entre François Balmer (Dieu) et Didier Bénureau (le DRH). Ainsi par exemple, le bon Dieu, mélancolique et rêveur, s'excuse d'avoir trop salé la mer pour donner du goût aux poissons !
Une courte pièce qui fonctionne grâce à belle complicité des deux comédiens.
lundi 13 janvier 2020
Mademoiselle Molière
L'union de Jean-Baptiste Poquelin, devenu Molière, et de Madeleine Béjart, comédienne dure vingt ans, soudée par leur passion commune : le théâtre.
Mais en 1661, il décide d'épouser la fille de Madeleine, Armande, de vingt ans sa cadette...
C'est à la fois une comédie et une tragédie, le spectateur assiste au désarroi, à la colère et au désespoir d'une épouse qui a tout donné et tout appris de la vie à son grand amour et qui le voit s'amouracher de sa fille au point de l'épouser. Anne Bouvier est bouleversante en femme trompée et trahie par son amant.
C'est juste, intense et beau, émouvant et drôle.
Mais en 1661, il décide d'épouser la fille de Madeleine, Armande, de vingt ans sa cadette...
C'est à la fois une comédie et une tragédie, le spectateur assiste au désarroi, à la colère et au désespoir d'une épouse qui a tout donné et tout appris de la vie à son grand amour et qui le voit s'amouracher de sa fille au point de l'épouser. Anne Bouvier est bouleversante en femme trompée et trahie par son amant.
C'est juste, intense et beau, émouvant et drôle.
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