Dimanche, grâce à Léopoldine et Live Nation, nous avons assisté au dernier concert de la tournée de Madonna au Grand Rex, une tournée des théâtres, loin du grand barnum des stades et Arena habituels. Le public est essentiellement composé de jolies jeunes femmes russes qui ont fait le voyage pour assister à la représentation (elle ne se produit que dans 3 villes en Europe : Lisbonne, Londres et Paris) et de beaux hommes bodybuildés.
En retard de seulement de 2 heures (sans s’excuser !), elle nous a bluffés par l’ambition et la créativité de son show qui mêle théâtre, comédie musicale à la Broadway, chorégraphie virevoltante et concert intimiste, dans un décor formé d’un double escalier géant toujours en mouvement sur lequel des projections de photos, vidéos, slogans parfaitement synchronisées avec la musique illustrent les paroles des chansons, en grande partie issues de son dernier album, « Madame X ».
Chaque chanson est un tableau qui reprend des thèmes dans l’air du temps comme les violences policières, l'acceptation des différences, le réchauffement climatique ou l'importance de l'art dans la vie : accompagnée de multiples choristes et danseurs (en costume de nonnes, en uniforme de policiers, en robe blanche avec des masques de chevaux …), elle chante (parfois en play-back ?) et danse, monte les escaliers, saute sur un piano, disparait dans un placard pour changer de nombreuses fois de costumes et compose ainsi un spectacle à la fois original et époustouflant. Elle reprend quelques anciens tubes comme « Vogue », « Frozen » ou « Like a Prayer », à la sauce électro pop du jour, sous influence Mirwais.
Sous inspiration de son nouveau pays d’adoption, le Portugal, elle chante dans un décor de cabaret intimiste « Fado Pechincha » un classique du fado portugais, accompagnée seulement d’une guitare et invite sur scène des chanteuses du Cap Vert qui jouent et dansent avec elle sur « Batuka ».
Seul ombre au tableau, les 3 interruptions (pour souffler ?), de longs bavardages pendant lesquels la star dialogue avec le public dans une ambiance de stand-up, vend un Polaroid aux enchères pour la bonne cause et délivre un message un peu convenu : vivez vos rêves/les artistes sont là pour perturber la paix/la guerre c’est pas bien !
Elle enchaine les personnages, d’abord blonde et puis portant une perruque noire, souvent provocatrice mais aussi plus humaine (elle évoque sa blessure aux genoux qui l’a conduite à annuler plusieurs shows) et engagée (elle fait monter sur scène ses trois filles adoptives), dans une mise en scène d’apparence improvisée mais certainement millimétrée.
Elle termine par un rappel sur le titre « I Rise », hymne à la justice sociale, qu’elle finit de chanter au milieu du public, remonte la salle entourée d’une nuée de gardes du corps et disparaît sous un déluge d’applaudissements et de cris éplorés des fans.
Pas de photos ni vidéos car les téléphones sont interdits sur cette tournée.
Merci Léopoldine de nous avoir offert ce spectacle détonnant qui prouve qu’après 40 ans de carrière, une véritable artiste, à la fois bête de scène et agrégateur de tendances, peut encore surprendre !
En retard de seulement de 2 heures (sans s’excuser !), elle nous a bluffés par l’ambition et la créativité de son show qui mêle théâtre, comédie musicale à la Broadway, chorégraphie virevoltante et concert intimiste, dans un décor formé d’un double escalier géant toujours en mouvement sur lequel des projections de photos, vidéos, slogans parfaitement synchronisées avec la musique illustrent les paroles des chansons, en grande partie issues de son dernier album, « Madame X ».
Chaque chanson est un tableau qui reprend des thèmes dans l’air du temps comme les violences policières, l'acceptation des différences, le réchauffement climatique ou l'importance de l'art dans la vie : accompagnée de multiples choristes et danseurs (en costume de nonnes, en uniforme de policiers, en robe blanche avec des masques de chevaux …), elle chante (parfois en play-back ?) et danse, monte les escaliers, saute sur un piano, disparait dans un placard pour changer de nombreuses fois de costumes et compose ainsi un spectacle à la fois original et époustouflant. Elle reprend quelques anciens tubes comme « Vogue », « Frozen » ou « Like a Prayer », à la sauce électro pop du jour, sous influence Mirwais.
Sous inspiration de son nouveau pays d’adoption, le Portugal, elle chante dans un décor de cabaret intimiste « Fado Pechincha » un classique du fado portugais, accompagnée seulement d’une guitare et invite sur scène des chanteuses du Cap Vert qui jouent et dansent avec elle sur « Batuka ».
Seul ombre au tableau, les 3 interruptions (pour souffler ?), de longs bavardages pendant lesquels la star dialogue avec le public dans une ambiance de stand-up, vend un Polaroid aux enchères pour la bonne cause et délivre un message un peu convenu : vivez vos rêves/les artistes sont là pour perturber la paix/la guerre c’est pas bien !
Elle enchaine les personnages, d’abord blonde et puis portant une perruque noire, souvent provocatrice mais aussi plus humaine (elle évoque sa blessure aux genoux qui l’a conduite à annuler plusieurs shows) et engagée (elle fait monter sur scène ses trois filles adoptives), dans une mise en scène d’apparence improvisée mais certainement millimétrée.
Elle termine par un rappel sur le titre « I Rise », hymne à la justice sociale, qu’elle finit de chanter au milieu du public, remonte la salle entourée d’une nuée de gardes du corps et disparaît sous un déluge d’applaudissements et de cris éplorés des fans.
Pas de photos ni vidéos car les téléphones sont interdits sur cette tournée.
Merci Léopoldine de nous avoir offert ce spectacle détonnant qui prouve qu’après 40 ans de carrière, une véritable artiste, à la fois bête de scène et agrégateur de tendances, peut encore surprendre !

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