samedi 23 juillet 2022

Rolling Stones

Le concert des Rolling Stones samedi soir a montré que les papys du rock (près de 80 ans !) ont encore l’énergie pour enflammer les 60 000 spectateurs de l’hippodrome de Longchamp, dans le cadre de la tournée des 60 ans de la carrière du groupe. Comme en 2017 à La Défense, le « plus grand groupe de rock’n’roll du monde » interprète exclusivement leurs standards des années 60 et 70 : « Street Fighting Man », « You Can't Always Get What You Want », « Honky Tonk Women », « Miss You », « Jumpin' Jack Flash », « Sympathy for the Devil », « (I Can't Get No) Satisfaction », et surtout leur meilleur morceau en concert « Midnight Rambler » dans une version étirée de près de 10 minutes ! Seule exception « Living in a Ghost Town », un bon titre sorti en septembre 2021 et quelques anciens morceaux, peu interprétés en concert, comme «19th nervous breakdown » ou «Out of time». Il faut dire qu’ils n’ont pas sorti un bon album depuis 1978 (« Some Girls ») et la setlist montre qu’ils en ont conscience ! Nous avons choisi d’assister au show depuis la fosse, au contact des vrais fans qui connaissent les chansons par cœur, mais cette localisation présente l’inconvénient majeur d’avoir devant soi une forêt de smartphones qui gênent la vision de la scène ! La sonorisation puissante et claire (pas comme à La Défense Arena) a vite montré que Jagger, félin à la taille de guêpe, toujours gesticulant et dansant avec la même gestuelle depuis 60 ans, était vocalement en forme, malgré un COVID qui les a obligés à annuler 2 concerts en juin. Keith Richards gueule de pirate raviné et son bandeau fuchsia continue à séduire V. qui aime bien les mauvais garçons ! Bien sûr, il y a un peu la nostalgie de notre jeunesse bien lointaine pour les nombreux spectateurs « carte vermeil » mais nous avions aussi avec nous 3 de nos enfants (et leurs conjoints) aussi enthousiastes que leurs parents. Le show est réglé au millimètre et les grands écrans de fond de scène montrent un groupe heureux et presque étonné d’être encore ensemble après tant d’années, alors que la foule reprend à tue-tête chacun des morceaux dans la douceur de l’été, avec au loin les immeubles encore éclairés de La Défense qui émergent au-dessus des arbres. Les titres défilent trop rapidement et après plus de deux heures sans interruption, le riff de Satisfaction annonce la fin du concert. Heureusement, grâce à Léopoldine et à Live Nation, une coupe de champagne à l'espace VIP nous permet de revenir doucement sur terre ! C’était le 35ème concert des Rolling Stones à Paris ! Pas de retraite pour les rocks stars ?

dimanche 3 juillet 2022

Indochine au Stade Pierre-Mauroy

En 40 ans, le groupe de Nicola Sirkis a tout connu : un succès fulgurant (souvenez-vous "Les aventuriers", "3 nuits par semaine", "Tes yeux noir", ...), puis le départ de son principal compositeur au bout de 10 ans, le décès de son guitariste (le frère de Nicola Sirkis), une image de has been absolu au cœur des années 90, une renaissance inattendue au début des années 2000 avec les albums "Danceteria" et "Paradize", et aujourd'hui un statut de groupe culte, intergénérationnel enchainant les tournées triomphales et remplissant les plus grands stades de l'hexagone.

Nous avons assisté au dernier concert de la tournée "Central Tour", avec 70 000 personnes, au Stade Pierre-Mauroy à Lille, entourés de fans qui connaissaient tous les paroles !

Un show impressionnant de professionnalisme avec une scène centrale de 45 m de haut , en forme de vieux réservoir sur les parois duquel se reflétaient effets visuels, show laser et écran géant, permettant ainsi à tout le monde de profiter des musiciens en gros plan, d’images du public et de vidéos illustrant certaines chansons. Seule faiblesse du dispositif scénique, comme c'est souvent le cas dans les stades, un son approximatif qui ne permettait pas toujours d'entendre les interventions de Nicolas Sirkis, entre les chansons.

Une set-list impéccable avec une avalanche de tubes du répertoire des années 2000 ("Station 13", "Marilyn", le formidable "Un été français", "Paradize", "Alice and June", "La vie est belle") mais aussi du répertoire des années 80 ("Canary bay", "Miss Paramount", "Les tzars", "La chevauchée des champs de blés"), et bien sûr, les tubes absolus du groupe comme "3 nuits par semaine" ou "J'ai demandé à la lune" ou enfin la version revisitée de "3ème sexe" en duo avec Christine and the Queens et un final renversant avec l'incontournable "L'aventurier" dans un déluge de lumières et de feux d'artifices.

Un moment émouvant au moment de chanter « Dizzidence politik », le premier morceau de son histoire, le groupe a réaccueilli son ancien membre Dimitri Bodianski ainsi que Lou Sirkis, la fille de Stéphane.

Avec ce « Central Tour », Nicola Sirkis et son groupe (personne ne connaît leur nom !) ont assuré un show mémorable pendant 2h45 qui a encore une fois montré le respect profond d'Indochine envers ses fans !

Bluffant !