Il était une fois une histoire d’amour entre Jeanne et Arthur.
Une histoire parfaite.
Parfaite jusqu’à ce que Jeanne demande à Arthur d’aller acheter du lait et un timbre.
C’était pourtant simple à retenir.
Il était une fois une histoire d’amour qu’Arthur aurait aimé ne jamais oublier.
C’est une pièce bouleversante sur un sujet poignant, que le spectateur va découvrir au début de la représentation, et qui va le toucher, droit au cœur.
Pourtant le spectacle commence par une banale histoire d’amour, et, ne connaissant pas le vrai sujet de la pièce, réservée dans le cadre de notre abonnement au TAM en juin dernier, j’ai eu peur, dans le premier quart d’heure, d’assister à une banale comédie de boulevard. Mais la pièce bascule et le public est saisi par un choc émotionnel qui nous a tous emporté grâce à la justesse du jeu des deux acteurs, entre humour et souffrance, aux bruitages, à la musique et aux jeux de lumière et enfin à la mise en scène qui ne laisse aucun répit.
Le sujet de la pièce (que je ne vais pas « spoiler » ) est traité avec beaucoup de finesse et de sensibilité et la salle passe du rire aux larmes, emportée par l'énergie des acteurs totalement impliqués, qui nous « prennent aux tripes ».
Nous sommes ressortis de la salle un peu abasourdis et contrairement à son titre, il est bien certain que nous nous souviendrons longtemps de cette magnifique soirée au Théâtre André Malraux.
vendredi 22 mars 2024
dimanche 17 mars 2024
Le Jour du Kiwi
Barnabé Leroux est un comptable maniaque, obsessionnel et surtout très procédurier. Depuis la mort de sa femme, il mène une vie de solitaire et ne voit que très rarement Benoît son fils unique. Son seul vrai contact avec le monde extérieur se limite à sa visite hebdomadaire chez sa psychanalyste. Sa vie est réglée, millimétrée même, rien n’est laissé au hasard.
Jusqu’au jour où il découvre qu’il manque un yaourt dans son frigo… Barnabé en est sûr le yaourt était encore là la veille !
Et si un simple yaourt pouvait changer le cours d’une vie ?
Cette pièce écrite par Laetitia Colombani (auteur de « La Tresse ») est très décevante. L’histoire est sans intérêt, les scènes comiques fonctionnent au début mais rapidement le spectateur se lasse. Si le père et fils Jugnot ont un plaisir évident à jouer ensemble cela ne suffit pas à sauver cette pièce, pleine de bons sentiments et dans l’air du temps. Certes, Gérard Jugnot a un fort coefficient de sympathie, mais je me suis ennuyé !
Cette pièce écrite par Laetitia Colombani (auteur de « La Tresse ») est très décevante. L’histoire est sans intérêt, les scènes comiques fonctionnent au début mais rapidement le spectateur se lasse. Si le père et fils Jugnot ont un plaisir évident à jouer ensemble cela ne suffit pas à sauver cette pièce, pleine de bons sentiments et dans l’air du temps. Certes, Gérard Jugnot a un fort coefficient de sympathie, mais je me suis ennuyé !
samedi 16 mars 2024
Sur la tête des enfants
Julie et Alban sont amoureux et superstitieux.
Un soir, ils se jurent dix ans de fidélité, sur la tête des enfants.
Après avoir tenu 9 ans, 11 mois et 15 jours, chacun se prépare à l’arrivée de la date fatidique…
Une pièce drôle et sympathique, avec un esprit cynique et libéré, mais bien sûr cela reste du théâtre de boulevard. Heureusement les deux comédiens principaux, Marie Gillain et Pascal Elbé, jouent avec naturel et énergie des situations où la mauvaise foi est partagée sur une mise en scène rythmée et des décors réussis qui changent rapidement. Bref un tourbillon de folie sur les turpides d’un couple, une soirée qui rend de bonne humeur mais vite oubliée.
Une pièce drôle et sympathique, avec un esprit cynique et libéré, mais bien sûr cela reste du théâtre de boulevard. Heureusement les deux comédiens principaux, Marie Gillain et Pascal Elbé, jouent avec naturel et énergie des situations où la mauvaise foi est partagée sur une mise en scène rythmée et des décors réussis qui changent rapidement. Bref un tourbillon de folie sur les turpides d’un couple, une soirée qui rend de bonne humeur mais vite oubliée.
jeudi 7 mars 2024
Air Olympia
Depuis plusieurs années, des grands groupes de la pop music reprennent sur scène l’intégralité d’un album phare de leur carrière. Ce fut notamment le cas avec Bruce Springsteen qui a joué la totalité de l'album « The River », ou Roger Waters, The Cure, Arcade Fire, Metallica, Yes, The Who …
Jeudi à l’Olympia, Air, le duo culte de la French Touch, a interprété leur album emblématique “Moon Safari”, de « La femme d’argent » à « Le voyage de Pénélope », avant une deuxième partie en forme de best of. Une musique que certains peuvent qualifier d’« easy-listening », en grande partie instrumentale, à base de synthétiseurs analogiques (Moog) et de pianos électriques, élaborée pendant de longues séances en studio. Finalement, le groupe a conquis le monde avec seulement cinq albums et deux BOF, … en 25 ans.
Sur la scène, un long rectangle horizontal laqué blanc, des instruments blancs et, c’est leur marque de fabrique, le duo versaillais et un excellent batteur sont vêtus de blanc ! Les jeux de lumière projetés sur les parois sont très réussis et leurs silhouettes se détachent en contre-jour, sur des fonds orangers ou rouge, des étoiles multicolores ou des images qui rappellent certains codes esthétiques de leurs morceaux.
Bien sûr, il ne faut pas compter sur eux pour les entendre intervenir entre les titres, ils sont sur scène juste pour jouer de la musique et bonjour/au revoir ! La salle était pleine avec son lot de célébrités (Juliette Armanet, Sébastien Tellier, Étienne de Crécy, et surement d’autres) et le public était particulièrement enthousiaste à l’écoute des titres comme « Sexy Boy », « Kelly Watch the Stars », « Remember », dans des versions très proches de l’original, sauf sur « All I Need » et « You Make It Easy » qui souffrent du manque de la chanteuse Beth Hirsch. Dans la seconde partie, Air reprend certains de ses morceaux connus, comme « Cherry Blossom Girl », « Venus » et surtout « Highschool Lover » extrait de la musique du film « The Virgin Suicides» de Sofia Coppola. Le show se termine avec « Electronic Performers », Air salue rapidement la foule (sans présenter le batteur) et s’éclipse sans un mot.
Il ne reste plus qu’à espérer que cette séquence mélancolie très réussie débouche sur de nouvelles collaborations entre les deux étudiants versaillais du lycée Jules Ferry.
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