Lorsqu'on évoque Salzbourg, les mélomanes pensent à Mozart, quant aux marionnettes, chacun sait qu'elles font la joie des enfants, et mieux encore si l'on en croit cette phrase de Mirabeau, dont l'authenticité a pourtant été mise en doute : " Les marionnettes divertissent la noblesse, réjouissent le clergé et enthousiasment le tiers état. "
Aussi n'est-il pas besoin de beaucoup de perspicacité pour deviner que les Marionnettes de Salzbourg, venues donner au Théâtre du Ranelagh trois opéras de Mozart : " la Flûte enchantée ", " l'Enlèvement au sérail ", " Don Juan " ainsi que " le Barbier de Séville " de Rossini font salle comble depuis le 25 février (on ne saurait affirmer qu'il reste beaucoup de billets à vendre jusqu'au 16 mars), et que, en matinée, plus particulièrement, la moyenne d'âge est sensiblement moins élevée qu'au palais Garnier,
Créées en 1913 par Anton Aicher, qui présenta d'abord " Bastien et Bastienne ", les Marionnettes de Salzbourg ont beaucoup évolué depuis, mais sont restées dans la famille : Gretl Aicher, qui les a amenées à Paris, est la petite-fille d'Anton et la fille d'Hermann Aicher, qui a perfectionné notablement ce qui, à l'origine, relevait davantage de l'artisanat que d'une utilisation systématique des techniques modernes.

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