mercredi 19 novembre 2014

Elton John

Elton John à Bercy : Même avec un peu moins de voix notamment dans les aigus, il reste un extraordinaire showman, un merveilleux pianiste et il a surtout composé des dizaines de morceaux (qu'il reprend dans ce tour) qui ont bercé ma génération dans les années 70's et 80's !


mardi 18 novembre 2014

Petits crimes conjugaux


Petits crimes conjugaux est une pièce d’Éric-Emmanuel Schmitt dans laquelle Gilles, amnésique, cherche à reconstituer son passé avec celle qui dit être son épouse, Lisa. Des évènements vont nous en apprendre plus sur le couple …

C’est une pièce sur le couple bien sûr, le mensonge, la crise, le dialogue, bref l’amour … !
Pas une poilade comme dit ma V, mais l’interprétation de 2 excellents comédiens inconnus nous ont malgré tout fait passer une très bonne soirée !
Cette pièce a été jouée à Avignon cet été dans cette distribution.



jeudi 13 novembre 2014

Bernard Mabille

Bernard Mabille ancien journaliste puis auteur des sketches de Thierry Le Luron (je vous parle des années 80 …), a un humour féroce, notamment vis-à-vis du monde politique et des femmes (pas « politiquement correct »). Il dénonce l’hypocrisie de notre société et commente l’actualité avec jubilation. C’est décapant et drôle du début à la fin.

jeudi 6 novembre 2014

Les Vieilles Canailles

Costards noirs, chemises blanches, les kids du 9e arrondissement sont dans la place. Eddy, Johnny et Dutronc, trois anciens minots du square de la Trinité, fans de rock américain, tiennent la scène du Palais omnisports de Paris-Bercy jusqu’au lundi 10 novembre. Les deux heures de ce spectacle, intitulé « Les Vieilles Canailles », sont nourries par une enfilade de tubes, ceux de Mitchell, Hallyday et Jacques. Des Playboys à Toute la musique que j’aime, ce sont vingt-trois chansons taillées au carré, trois minutes chrono, quatre peut-être, moteur ronflant, professionnalisme sans faille. La mécanique est parfaitement huilée. En scène, il y a de chacun dans le tout : le big band swingant d’Eddy Mitchell dans un décor de juke-box géant, les guitares électrisantes de Johnny (Yarol Poupaud) et son harmoniciste (Greg Zlap), les Ray Ban de Jacques Dutronc. Nos comparses de baby-boom connaissent par cœur le champ de leurs interventions, à l’aise dans Noir c’est noir, Pas de Boogie Woogie, Et moi et moi et moi, avec reformation du fan-club de Gene Vincent autour de Be-Bop A Lula. C’est sympa. Le public, bon enfant, rigole comme une catherinette quand Dutronc fredonne « J’aime les filles de chez Castel, j’aime les filles deeee Bercy ». Ils ont commis des péchés de jeunesse, ils le racontent, vite fait, parce qu’ils ne sont pas diserts. Par exemple, gamins, ils se sont fauchés mutuellement des disques. « Hallyday m’a offert un Charlie Parker, raconte Dutronc, où était écrit en gros au verso : Eddy ». De vraies canailles donc. Aux rappels, ils portent des blousons noirs, le costume qui faisait peur naguère, comme la casquette à l’envers aujourd’hui. Le concert des « Vieilles Canailles » serait un fleuve tranquille, n’était-ce l’impressionnant Johnny Hallyday. Dans la salle, ses fans sont venus en nombre. Lui est en voix, très en voix. En solo, le voici, de dos, dramatisant Le Pénitencier, avec longue introduction à l’orgue Hammond. Et Gabrielle, électrique, avec dans la salle sa forêt de mains levées, croisées en symbole de la prison quand « le patron » entonne « J’ai refusé, mourir d’amour enchaîné ». Dutronc et Mitchell ont suivi le cours du temps. Rieurs, ils aident à accepter le passage des années. Hallyday, qui fut malade et affaibli, parvient à ce singulier miracle : réveiller, comme si elle était intacte et invincible, la part de jeunesse qui sommeille en chacun. Le Monde



mercredi 5 novembre 2014

Les coquelicots des tranchées

Les coquelicots des tranchées (TAM) est une fresque qui raconte la vie d’une famille de paysans pendant la guerre de 14-18.
On les suit pendant les 4 années dans la cuisine de leur ferme mais aussi dans les tranchées ou dans les QG des généraux. Les hommes meurent et les femmes restent seules.
La pièce jouée par 12 comédiens est un peu longue avec bien sûr un fort accent pacifiste mais la mise en scène est ingénieuse.
A voir à Paris


lundi 3 novembre 2014

Etienne daho (Olympia)

Quand dans une autre salle, trois rockers cacochymes étalaient leur cynisme, au diapason de leurs besoins fiscaux, pour une grande célébration du conservatisme yéyé, Daho bouclait ce jeudi un quatrième Olympia en toute légèreté, éternel jeune curieux contre vieilles canailles rétrogrades. L’Olympia, c’est le jardin d’Etienne. Le Boulevard des Capucines (dont il a fait une chanson terrible et poignante, qu’il ne joue pas sur cette tournée), c’est son boulevard de l’aube permanente quand tant d’autres y fermentent leur crépuscule. Il passe juste derrière Mireille Mathieu, les loges devaient encore sentir la naphtaline et la laque de rombière. En 1986, c’est sur ce fronton que s’alluma pour la première fois son nom en grosses lettres, et c’est à l’intérieur qu’explosa vraiment la Dahomania consécutive à l’album Pop Satori. Vingt-huit automnes plus tard, c’est encore sur l’hymne générique de son disque totem qu’il démarre son show, et de loin sa silhouette ultra-fit donne à croire qu’une machine à remonter le temps nous a reconduit dans les eighties. Le public est aussi fervent qu’à l’époque, certains sont peut-être les enfants des filles qui y laissèrent leurs cordes vocales. Mais très tôt, Daho aligne les titres les plus brûlants de son dernier album (Le Baiser du destin, L’Homme qui marche, En surface…), histoire de ne pas faire dans le trompe-l’œil démago, et si l’essentiel de ses tubes vont y passer (sauf Duel au soleil, Comme un igloo et Mon Manège à moi), ils passent surtout souvent au crash-test d’un groupe impitoyablement rock et en ressortent retaillés 2014. Visuellement, l’élégance du gars n’a d’égale que sa culture panoramique, et certains observateurs noteront une ressemblance opportune avec le Isolar II World Tour de Bowie (1978) qui donna l’album live Stage, avec ses panneaux qui clignotent et son beau dispositif lumineux. Edith Fambuena (la guitare de Saudade est son secret exclusif) fait une apparition, Jean-Louis Piérot aussi sur La Peau dure, et les trois miss cheveux lisses de Au Revoir Simone – qui assuraient la première partie – viennent faire du rab dans les chœurs des Chansons de l’innocence, avant que la salle entière ne fasse de même au rappel sur une version a capella de Week-end à Rome. Le Diskönoir Tour est pile à mi-parcours, il reste encore vingt dates à l’horizon, un double-album live arrivera sous le sapin (tiré des premières pressions à La Cité de la Musique au début de l’été) et Etienne Daho n’a jamais paru aussi heureux. C’est communicatif. Les Inrocks