Dix-neuf lettres entre deux amis, un Allemand et un Juif américain, à l'heure de la montée du nazisme. Au fil de la correspondance, le ton s'assèche. On assiste à l'idéologie fasciste qui s'infiltre, à l'horreur qui arrive.
Qui est le bon, qui est le méchant ? Qu'aurions nous fait à leur place ? Le courage suffit-il à contrer le courant ?
Nous avons assisté à un grand moment de théâtre, grâce à un texte terrifiant adapté du livre de Kressmann Taylor, remarquablement interprété par Jean-Pierre Darroussin et Stéphane Guillon (que je n’imaginais pas acteur mais simplement humoriste de talent). La mise en scène est très sobre, le spectacle est intense, la salle est particulièrement attentive et nous sommes tous sortis du Théâtre Antoine bouleversés.
Merci aux deux acteurs pour ce moment à la fois glaçant et magnifique.
jeudi 17 octobre 2024
samedi 12 octobre 2024
ABBA Voyage
Hier soir avec plus de 2000 spectateurs du London Arena, nous avons assisté à un concert d’ABBA (oui, ils ont tous plus de 70 ans !) dans un show exceptionnel, … grâce à une prouesse technologique qui reconstitue les quatre membres du groupe suédois en avatars, tels qu’ils étaient dans les années 1970, de manière totalement réaliste.
C’est le fruit d'années de travail, en collaboration avec la société d'effets visuels de George Lucas, créateur de la saga Star Wars. Les mouvements des membres d'ABBA ont été captés en studio afin d'être reproduits sur scène par leurs "ABBAtars". Et ce sont bien les quatre artistes que l'on entend car ils ont pré-enregistré le contenu du spectacle.
Il faut bien reconnaître que le résultat est totalement convaincant et le spectateur croit vraiment voir ABBA sur scène, dans leurs costumes d’époque, avec des interventions de chacun des membres souvent drôles, qui semblent improvisées. La mise en scène est spectaculaire : toute la surface scénique et les côtés de la salle sont utilisés pour des projections vidéo gigantesques à la résolution parfaite et un groupe de 10 musiciens avec 3 choristes renforce le spectacle, en plus de la bande son.
Ainsi, le public oublie dès la première seconde qu’il s’agit d’alter-egos numériques d'ABBA qui assurent le show et la salle, composée en grande partie d’anglaises qui, comme nous, ont été adolescentes dans les années 70, danse et reprend en cœur les refrains intemporels (« Knowing Me, Knowing You », « Mamma Mia », « Gimme ! Gimme ! Gimme ! », « Voulez-vous », …) des quatre artistes.
Nous avons été bluffés non seulement par la réussite technologiques de ce spectacle « hors norme » mais aussi par l’émotion collective qui se dégageait de la salle, probablement liée au bonheur de retrouver et de partager un peu notre lointaine jeunesse.
Si vous allez à Londres, allez-y, sans hésitation (mais le prix des places est élevé comme l’ensemble du coût de la vie en Angleterre).
C’est le fruit d'années de travail, en collaboration avec la société d'effets visuels de George Lucas, créateur de la saga Star Wars. Les mouvements des membres d'ABBA ont été captés en studio afin d'être reproduits sur scène par leurs "ABBAtars". Et ce sont bien les quatre artistes que l'on entend car ils ont pré-enregistré le contenu du spectacle.
Il faut bien reconnaître que le résultat est totalement convaincant et le spectateur croit vraiment voir ABBA sur scène, dans leurs costumes d’époque, avec des interventions de chacun des membres souvent drôles, qui semblent improvisées. La mise en scène est spectaculaire : toute la surface scénique et les côtés de la salle sont utilisés pour des projections vidéo gigantesques à la résolution parfaite et un groupe de 10 musiciens avec 3 choristes renforce le spectacle, en plus de la bande son.
Ainsi, le public oublie dès la première seconde qu’il s’agit d’alter-egos numériques d'ABBA qui assurent le show et la salle, composée en grande partie d’anglaises qui, comme nous, ont été adolescentes dans les années 70, danse et reprend en cœur les refrains intemporels (« Knowing Me, Knowing You », « Mamma Mia », « Gimme ! Gimme ! Gimme ! », « Voulez-vous », …) des quatre artistes.
Nous avons été bluffés non seulement par la réussite technologiques de ce spectacle « hors norme » mais aussi par l’émotion collective qui se dégageait de la salle, probablement liée au bonheur de retrouver et de partager un peu notre lointaine jeunesse.
Si vous allez à Londres, allez-y, sans hésitation (mais le prix des places est élevé comme l’ensemble du coût de la vie en Angleterre).
vendredi 11 octobre 2024
Crowded House O2 Londres
Crowded House est le groupe de Neil Finn, un orfèvre australien de la pop, qui a publié seulement huit albums depuis 1985 mais aussi de nombreux albums en solo ou en duo (avec son frère Tim ou son fils Liam).
Nous avons assisté à un excellent concert de musique pop dans la grande salle O2 à Londres, grâce à la perfection de l'écriture de Finn et au génie du groupe. En plus des deux fondateurs survivants (Neil et le bassiste Nick Seymour), les fils de Finn, Liam et Elroy, jouent de la guitare et de la batterie, Paul Taylor ajoute des percussions et le brillant Mitchell Froom – qui a produit leurs trois premiers albums – colore subtilement le tout avec des claviers.
Le groupe alterne des chansons classiques comme les inévitables « Don't Dream It's Over », « Weather With You » ou « Fall at Your Feet » et des morceaux extraits de leur excellent nouvel album comme « Magic Piano » ou « Teenage Summer ». Liam aime bavarder, et ses conversations sont plutôt amusantes, surtout pour les anglais (je n’ai pas tout compris) qui boivent de la bière et courent ensuite vers les toilettes !
La setlist qui pioche dans tous les albums du groupe (leur premier album éponyme de 1986, Temple of Low Men (1988) et Woodface (1991)) est une véritable leçon de pop musique, de mélodies intemporelles et de swing inspiré. Nous sommes sortis de la salle O2, heureux d’avoir assisté au concert d’un groupe talentueux, célébré dans de nombreux pays mais inconnu en France.
Le groupe alterne des chansons classiques comme les inévitables « Don't Dream It's Over », « Weather With You » ou « Fall at Your Feet » et des morceaux extraits de leur excellent nouvel album comme « Magic Piano » ou « Teenage Summer ». Liam aime bavarder, et ses conversations sont plutôt amusantes, surtout pour les anglais (je n’ai pas tout compris) qui boivent de la bière et courent ensuite vers les toilettes !
La setlist qui pioche dans tous les albums du groupe (leur premier album éponyme de 1986, Temple of Low Men (1988) et Woodface (1991)) est une véritable leçon de pop musique, de mélodies intemporelles et de swing inspiré. Nous sommes sortis de la salle O2, heureux d’avoir assisté au concert d’un groupe talentueux, célébré dans de nombreux pays mais inconnu en France.
samedi 5 octobre 2024
L’amour chez les autres
Les Foster, les Phillips et les Chestnut se connaissent bien, les trois hommes travaillent ensemble. Franck Foster est le chef de ce petit monde et Bob Phillips espère devenir son numéro deux très prochainement, William Chestnut vient quant à lui d’intégrer l'entreprise. Cependant, Fiona Foster et Bob Phillips se connaissent encore mieux, car ils entretiennent une liaison ! La veille encore, ils étaient ensemble et sont rentrés dans leurs foyers respectifs trop tardivement et trop éméchés pour ne pas éveiller les soupçons de leurs conjoints. Pour se couvrir, ils décident de mentir en prétendant chacun avoir passé la soirée avec le mari et la femme Chestnut. Ignorant qu’ils servent d'alibi, les Chestnut sont invités à dîner chez les Foster et les Phillips. Deux invitations qu'ils se sentent obligés d’accepter… Pour le meilleur, pour le pire et pour le rire.
Je n’ai pas accroché à cette pièce, un vaudeville sans originalité avec des acteurs obligés de surjouer pour combler la pauvreté des dialogues (Heureusement Virginie Hocq a un véritable tempérament comique). Les situations font juste sourire, rarement rire aux éclats, malgré une mise en scène originale, avec un décor double permettant de suivre deux scènes en même temps. L’histoire est sans originalité (on retrouve les thèmes classiques du Vaudeville : adultère, mensonges et malentendus), c’est souvent lourd (je suis pourtant bon public), ça gigote dans tous les sens et au final, c’est trop long !
Malgré tout une partie du public du TAM semblait passer une bonne soirée.
Je n’ai pas accroché à cette pièce, un vaudeville sans originalité avec des acteurs obligés de surjouer pour combler la pauvreté des dialogues (Heureusement Virginie Hocq a un véritable tempérament comique). Les situations font juste sourire, rarement rire aux éclats, malgré une mise en scène originale, avec un décor double permettant de suivre deux scènes en même temps. L’histoire est sans originalité (on retrouve les thèmes classiques du Vaudeville : adultère, mensonges et malentendus), c’est souvent lourd (je suis pourtant bon public), ça gigote dans tous les sens et au final, c’est trop long !
Malgré tout une partie du public du TAM semblait passer une bonne soirée.
mardi 1 octobre 2024
Mylène Farmer au Stade de France 1er octobre 2024
C’est le deuxième concert de Mylène Farmer auquel j’assiste après celui de juin 2019 dans la salle Paris La Défense Arena qui nous avait enthousiasmés. A rebours des critiques que j’ai lues dans les médias pour cette tournée « Nevermore » 2023/2024, j’ai été déçu par cette soirée au Stade de France, une salle bien trop grande pour la scénographie du show. Nous étions placés en haut du Stade mais, pas de chance, avec un mat qui soutient les enceintes qui obstruait notre vision de la scène. De plus, les écrans vidéos qui relayaient le spectacle étaient beaucoup trop petits et surtout ne filmaient que la star et jamais la troupe de danseurs. Enfin, Mylène Farmer, pour nous de la taille d’un Playmobil, ne s’est que peu déplacée sur l’avant-scène en croix pour se rapprocher de son public.
Contrairement à 2019, le show n’avait rien de spectaculaire avec une longue entrée en scène décevante, un son saturé dans les basses qui couvraient la voix de l'artiste, un spectacle qui manquait d’audace (oui elle monte sur une nacelle et surplombe le public pour « Libertine ») qui a entremêlé les tubes incontournables (« Tristana », « Sans contrefaçon », « XXL », « Oui mais… non… », ma préférée du show) avec des chansons moins connues de son dernier album, un passage obligé avec Yvan Cassar au piano qui manquait d’émotion, un manque d’ambiance dans le public autour de moi, probablement aussi déçu, qui s’est seulement réveillé sur « Désenchantée ».
Ce show du Stade de France n’était pas respectueux du public et, après 40 ans de carrière, il est temps pour Mylène Farmer de se renouveler.
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