C’est la pièce dont on parle à Paris, servie par de nombreux prix et plusieurs critiques favorables.
Juin 1942, la vie poursuit son cours, dans un dépôt de tissus parisien.
Raymond Martineau, le patron qui semble tout droit sorti d’une pièce de Pagnol, ne réussit pas à imposer son autorité à sa fille. A sa femme non plus, d’ailleurs. Et puis il y a aussi Joseph, son plus jeune employé, dont le père est breton mais dont la mère est juive. Et enfin il y a Louis, son plus vieil employé, dont le nouvel ami est un collabo de la pire espèce. Mais à part ça… La vie poursuit son cours.
Cette fable, centrée sur les années sombres de l'occupation en France dépeint un petit dictateur sadique abusant de son pouvoir face à la faiblesse des gens. C’est le temps des petites compromissions dans cette période sombre qui révèle les caractères des hommes. Une histoire d’amour apporte une bouffée de douceur dans la montée du drame que le spectateur sent inéluctable. Mais on peut aussi trouver que les rôles sont un peu clichés et manquent de subtilité. C’est souvent drôle (surtout dans la première partie), malgré le thème tragique de l’antisémitisme, grâce aux six comédiens talentueux … mais, problème de son ou je deviens sourd, les dialogues étaient parfois inaudibles.
En résumé, une pièce surprenante, entre comédie pagnolesque et drame intense. Si V. et P. ont adoré cette pièce, je dois avouer que l’aspect trop caricatural de l’histoire m’a gêné.
mercredi 26 mars 2025
jeudi 20 mars 2025
La porte d’à côté
Une comédie romantique au TAM !
Elle est psy. Il vend des yaourts. Ils sont voisins de palier, ils se détestent cordialement, et comme des millions de célibataires perdus dans la ville, ils recherchent furtivement le grand amour sur internet – quelqu'un qui serait juste aux antipodes de ce personnage infernal qui vit la porte à côté. Et lorsqu'enfin ils trouvent chacun l'âme sœur, ils ne résistent pas au plaisir de se l'annoncer. Histoire de s'engueuler encore une fois... La dernière ?
Michèle Laroque et Grégoire Bonnet portent avec énergie et humour cette pièce drôle et tendre à la fois. Cependant la pièce souffre de n’avoir aucun décor et si certaines réparties sont savoureuses, il faut aussi reconnaître que les dialogues sont parfois un peu creux et que la chute est très convenue. Par ailleurs la mise en scène est minimaliste ce qui fait que le spectateur est parfois proche de l’ennui. Dommage !
Elle est psy. Il vend des yaourts. Ils sont voisins de palier, ils se détestent cordialement, et comme des millions de célibataires perdus dans la ville, ils recherchent furtivement le grand amour sur internet – quelqu'un qui serait juste aux antipodes de ce personnage infernal qui vit la porte à côté. Et lorsqu'enfin ils trouvent chacun l'âme sœur, ils ne résistent pas au plaisir de se l'annoncer. Histoire de s'engueuler encore une fois... La dernière ?
Michèle Laroque et Grégoire Bonnet portent avec énergie et humour cette pièce drôle et tendre à la fois. Cependant la pièce souffre de n’avoir aucun décor et si certaines réparties sont savoureuses, il faut aussi reconnaître que les dialogues sont parfois un peu creux et que la chute est très convenue. Par ailleurs la mise en scène est minimaliste ce qui fait que le spectateur est parfois proche de l’ennui. Dommage !
mercredi 12 mars 2025
Tindersticks à la Salle Pleyel
Tindersticks est un cas à part dans l’univers de la pop music. Formé à Londres en 1992 par un trio de musiciens emmené par le chanteur et guitariste Stuart Staples (Il vit à La Souterraine dans la Creuse avec sa femme artiste-peintre française), Tindersticks a publié 14 albums studio à l’atmosphère dépouillée et souvent mélancolique. Le groupe anglais a imposé un style à part en trente ans de carrière, notamment grâce à ses ballades musicales souvent désespérées, bien loin de la britpop des années 90’s, et à la voix de crooner unique, distinctement basse et nasillarde de Staples. Tindersticks compose une musique intemporelle, des chansons aux arrangements soyeux et aux orchestrations raffinées, un style unique, porté par la grâce, qui mériterait une audience à la mesure de leur talent.
Nous avons assisté à un concert exceptionnel à la Salle Pleyel, qui est à la fois la plus belle salle de Paris et qui offre en plus la meilleure acoustique pour l’univers de la pop/variété/chanson. Vêtu d’un simple pantalon en toile et coiffé d’un bob, Stuart Staples, a envouté l’ensemble des spectateurs de 30 à 69 ans (c’est nous), pendant environ deux heures, en interprétant notamment huit morceaux extraits du nouvel et excellent album « Soft Tissue », à la sonorité soul (« Nancy », « Soon to be April », « New World »…). Il a aussi pioché dans sa discographie pour nous proposer ses « tubes » ( !!!!) comme « Willow », « A Night So Still » ou « For The Beauty » qu’il joue très souvent lors de ses concerts (il manquait « Medecine » !).
La salle était totalement silencieuse à l’écoute du chanteur, parfois murmurant et comme habité, en symbiose avec le groupe formé de ses sept musiciens habituels (dont son fils Stanley) et d’un ensemble de cordes (seulement pour les grandes salles). Il enchaine les morceaux et ne s’arrête qu’une seule fois pour nous dire qu’il est heureux d’être à la Salle Pleyel avec, bien sûr, la meilleure audience (!!!). Nous sommes sortis dans la rue du Faubourg Saint Honoré, encore pris par l’émotion, heureux d’avoir assisté à un moment unique.
Nous avons assisté à un concert exceptionnel à la Salle Pleyel, qui est à la fois la plus belle salle de Paris et qui offre en plus la meilleure acoustique pour l’univers de la pop/variété/chanson. Vêtu d’un simple pantalon en toile et coiffé d’un bob, Stuart Staples, a envouté l’ensemble des spectateurs de 30 à 69 ans (c’est nous), pendant environ deux heures, en interprétant notamment huit morceaux extraits du nouvel et excellent album « Soft Tissue », à la sonorité soul (« Nancy », « Soon to be April », « New World »…). Il a aussi pioché dans sa discographie pour nous proposer ses « tubes » ( !!!!) comme « Willow », « A Night So Still » ou « For The Beauty » qu’il joue très souvent lors de ses concerts (il manquait « Medecine » !).
La salle était totalement silencieuse à l’écoute du chanteur, parfois murmurant et comme habité, en symbiose avec le groupe formé de ses sept musiciens habituels (dont son fils Stanley) et d’un ensemble de cordes (seulement pour les grandes salles). Il enchaine les morceaux et ne s’arrête qu’une seule fois pour nous dire qu’il est heureux d’être à la Salle Pleyel avec, bien sûr, la meilleure audience (!!!). Nous sommes sortis dans la rue du Faubourg Saint Honoré, encore pris par l’émotion, heureux d’avoir assisté à un moment unique.
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