C’est la pièce dont on parle à Paris, servie par de nombreux prix et plusieurs critiques favorables.
Juin 1942, la vie poursuit son cours, dans un dépôt de tissus parisien.
Raymond Martineau, le patron qui semble tout droit sorti d’une pièce de Pagnol, ne réussit pas à imposer son autorité à sa fille. A sa femme non plus, d’ailleurs. Et puis il y a aussi Joseph, son plus jeune employé, dont le père est breton mais dont la mère est juive. Et enfin il y a Louis, son plus vieil employé, dont le nouvel ami est un collabo de la pire espèce. Mais à part ça… La vie poursuit son cours.
Cette fable, centrée sur les années sombres de l'occupation en France dépeint un petit dictateur sadique abusant de son pouvoir face à la faiblesse des gens. C’est le temps des petites compromissions dans cette période sombre qui révèle les caractères des hommes. Une histoire d’amour apporte une bouffée de douceur dans la montée du drame que le spectateur sent inéluctable. Mais on peut aussi trouver que les rôles sont un peu clichés et manquent de subtilité. C’est souvent drôle (surtout dans la première partie), malgré le thème tragique de l’antisémitisme, grâce aux six comédiens talentueux … mais, problème de son ou je deviens sourd, les dialogues étaient parfois inaudibles.
En résumé, une pièce surprenante, entre comédie pagnolesque et drame intense. Si V. et P. ont adoré cette pièce, je dois avouer que l’aspect trop caricatural de l’histoire m’a gêné.

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