mercredi 12 mars 2025

Tindersticks à la Salle Pleyel

Tindersticks est un cas à part dans l’univers de la pop music. Formé à Londres en 1992 par un trio de musiciens emmené par le chanteur et guitariste Stuart Staples (Il vit à La Souterraine dans la Creuse avec sa femme artiste-peintre française), Tindersticks a publié 14 albums studio à l’atmosphère dépouillée et souvent mélancolique. Le groupe anglais a imposé un style à part en trente ans de carrière, notamment grâce à ses ballades musicales souvent désespérées, bien loin de la britpop des années 90’s, et à la voix de crooner unique, distinctement basse et nasillarde de Staples. Tindersticks compose une musique intemporelle, des chansons aux arrangements soyeux et aux orchestrations raffinées, un style unique, porté par la grâce, qui mériterait une audience à la mesure de leur talent.

Nous avons assisté à un concert exceptionnel à la Salle Pleyel, qui est à la fois la plus belle salle de Paris et qui offre en plus la meilleure acoustique pour l’univers de la pop/variété/chanson. Vêtu d’un simple pantalon en toile et coiffé d’un bob, Stuart Staples, a envouté l’ensemble des spectateurs de 30 à 69 ans (c’est nous), pendant environ deux heures, en interprétant notamment huit morceaux extraits du nouvel et excellent album « Soft Tissue », à la sonorité soul (« Nancy », « Soon to be April », « New World »…). Il a aussi pioché dans sa discographie pour nous proposer ses « tubes » ( !!!!) comme « Willow », « A Night So Still » ou « For The Beauty » qu’il joue très souvent lors de ses concerts (il manquait « Medecine » !).

La salle était totalement silencieuse à l’écoute du chanteur, parfois murmurant et comme habité, en symbiose avec le groupe formé de ses sept musiciens habituels (dont son fils Stanley) et d’un ensemble de cordes (seulement pour les grandes salles). Il enchaine les morceaux et ne s’arrête qu’une seule fois pour nous dire qu’il est heureux d’être à la Salle Pleyel avec, bien sûr, la meilleure audience (!!!). Nous sommes sortis dans la rue du Faubourg Saint Honoré, encore pris par l’émotion, heureux d’avoir assisté à un moment unique.

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