La réussite est une chose étrange. Voyez-vous, ce soir, je signe mon retour triomphant en Angleterre.
Tout le gratin de Londres sera là, pourtant il y aura bien un grand absent.
Moi, Philip Somerset.
Vous ne me verrez pas car ce soir, je vais mourir.
Oh détrompez-vous, cela ne me fait pas plaisir !
C’était une si belle soirée, j’étais entouré d’amis chers : Katherin ma sœur bien aimée, Hartford mon bras droit, Bram Stoker le directeur du théâtre, Georges Bernard Shaw le dramaturge, Miss Lime mon assistante, Arthur Conan Doyle le célèbre romancier.
Pourtant mon assassin est forcément parmi eux. Alors Qui ? Et si c’était simplement mon heure ?
Une pièce à la Sherlock Holmes, des personnages ambigus avec une mécanique bien huilée, dans le Londres du début du XXe siècle avec de beaux costumes, une bibliothèque, des tableaux, une cheminée, un canapé, etc. et dehors, il neige.
Tout est réuni pour que le spectacle fonctionne, mais à rebours de la salle, je n’ai pas accroché avec l’intrigue parfois difficile à suivre, les personnages tous soupçonnés les uns après les autres, m’ont semblés surjoués et le manque d’humour tout au long de la pièce.
Bref je me suis ennuyé et je ne comprends pas pourquoi les critiques des spectateurs sont si positives !
mardi 29 avril 2025
mercredi 9 avril 2025
High Llamas au Petit Bain
Nous avons assisté au concert du groupe « The High Llamas » dans la salle du Petit Bain, une péniche à vocation culturelle et associative, amarrée sous la bibliothèque Francois Mitterrand.
High Llamas est un groupe pop basé à Londres et fondé par le songwriter et guitariste irlandais Sean O'Hagan, après la séparation de sa formation précédente Microdisney. Il a écrit et arrangé les morceaux d'une douzaine d'albums depuis 1990, qui mélangent la pop des années 60 (notamment les Beach Boys), les musiques de films à la sauce « easy listening», le jazz et la bossa nova. Les arrangements musicaux baroques réinventent la « sunshine pop » grâce à l’utilisation des cordes, des cuivres, du piano, des synthés vintages, du banjo, des clavecins, des chœurs ....
Après plusieurs années sans nouvelles discographiques, il est en tournée afin de promouvoir son excellent album « Hey Panda », de l’electropop inventive aux mélodies toujours aussi imparables et riches en harmonie. Il est notamment entouré de son fidèle bassiste Jon Fell mais aussi de sa fille Livvy O'Hagan, toute jeune, qui chante avec lui, avec beaucoup de fraîcheur, la plupart des morceaux.
Le concert reprend une bonne partie des morceaux de son nouvel opus comme le sublime « Toriafan », une ballade riche et complexe, ou l’original « Sisters Friends », mais pioche aussi dans sa discographie avec certains de ses morceaux phare comme « Berry Adams », « Fly Baby, Fly «, « Bach Ze », « The Sun Beats Down », « Jackie », ou l’incontournable « Checking In, Checking Out ». Bien sûr, sa voix n’est plus toujours aussi assurée que sur les enregistrements originaux et le concert donne parfois l’impression d’un peu d’improvisation qui d’ailleurs ajoute du charme à la performance du groupe. Mais quel bonheur d’écouter en public, avec d’autres fans de ce groupe malheureusement marginal, le raffinement de cette pop pleine de fraîcheur, de modernité, de liberté et de douceur mélancolique.
Un moment de grâce et de tendresse dans un monde de brutes.
High Llamas est un groupe pop basé à Londres et fondé par le songwriter et guitariste irlandais Sean O'Hagan, après la séparation de sa formation précédente Microdisney. Il a écrit et arrangé les morceaux d'une douzaine d'albums depuis 1990, qui mélangent la pop des années 60 (notamment les Beach Boys), les musiques de films à la sauce « easy listening», le jazz et la bossa nova. Les arrangements musicaux baroques réinventent la « sunshine pop » grâce à l’utilisation des cordes, des cuivres, du piano, des synthés vintages, du banjo, des clavecins, des chœurs ....
Après plusieurs années sans nouvelles discographiques, il est en tournée afin de promouvoir son excellent album « Hey Panda », de l’electropop inventive aux mélodies toujours aussi imparables et riches en harmonie. Il est notamment entouré de son fidèle bassiste Jon Fell mais aussi de sa fille Livvy O'Hagan, toute jeune, qui chante avec lui, avec beaucoup de fraîcheur, la plupart des morceaux.
Le concert reprend une bonne partie des morceaux de son nouvel opus comme le sublime « Toriafan », une ballade riche et complexe, ou l’original « Sisters Friends », mais pioche aussi dans sa discographie avec certains de ses morceaux phare comme « Berry Adams », « Fly Baby, Fly «, « Bach Ze », « The Sun Beats Down », « Jackie », ou l’incontournable « Checking In, Checking Out ». Bien sûr, sa voix n’est plus toujours aussi assurée que sur les enregistrements originaux et le concert donne parfois l’impression d’un peu d’improvisation qui d’ailleurs ajoute du charme à la performance du groupe. Mais quel bonheur d’écouter en public, avec d’autres fans de ce groupe malheureusement marginal, le raffinement de cette pop pleine de fraîcheur, de modernité, de liberté et de douceur mélancolique.
Un moment de grâce et de tendresse dans un monde de brutes.
samedi 5 avril 2025
Alain Chamfort au Théâtre André Malraux
Alain Chamfort est un artiste attachant par sa modestie et sa gentillesse naturelle mais c’est surtout un grand compositeur d’une musique délicate et intemporelle, dont les albums nécessitent souvent plusieurs écoutes pour en apprécier toute la richesse.
Hier au TAM, il nous a offert un concert mêlant nostalgie (certains de ses morceaux emblématiques) et modernité (il est entouré de quatre jeunes musiciens qui « revisitent » sa production musicale dans une tonalité plus rock). L’âge (76 ans) ne semble pas avoir d’emprise sur lui, il conserve sa silhouette de jeune homme et sa voix douce et suave si caractéristique est toujours aussi assurée. Pendant deux heures, il a interprété à la fois certaines des chansons de son nouvel et excellent album (dont « En beauté » et « La grâce ») mais aussi des titres majeurs de son répertoire comme « La fièvre dans le sang », « Amour année zéro », « Bambou », « Clara veut la Lune », « Bons Baisers d’ici » ou « Traces de toi ». Il a terminé son concert par les inévitables « Paradis » et « Manureva » qui ont fait chavirer les spectateurs (pas seulement les vieux comme nous) de la salle de Rueil Malmaison, qui se sont levés et ont chanté à tue-tête un des hymnes de la fin des années 80. Un moment de pur bonheur musical.
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