mercredi 9 avril 2025

High Llamas au Petit Bain

Nous avons assisté au concert du groupe « The High Llamas » dans la salle du Petit Bain, une péniche à vocation culturelle et associative, amarrée sous la bibliothèque Francois Mitterrand.

High Llamas est un groupe pop basé à Londres et fondé par le songwriter et guitariste irlandais Sean O'Hagan, après la séparation de sa formation précédente Microdisney. Il a écrit et arrangé les morceaux d'une douzaine d'albums depuis 1990, qui mélangent la pop des années 60 (notamment les Beach Boys), les musiques de films à la sauce « easy listening», le jazz et la bossa nova. Les arrangements musicaux baroques réinventent la « sunshine pop » grâce à l’utilisation des cordes, des cuivres, du piano, des synthés vintages, du banjo, des clavecins, des chœurs ....

Après plusieurs années sans nouvelles discographiques, il est en tournée afin de promouvoir son excellent album « Hey Panda », de l’electropop inventive aux mélodies toujours aussi imparables et riches en harmonie. Il est notamment entouré de son fidèle bassiste Jon Fell mais aussi de sa fille Livvy O'Hagan, toute jeune, qui chante avec lui, avec beaucoup de fraîcheur, la plupart des morceaux.

Le concert reprend une bonne partie des morceaux de son nouvel opus comme le sublime « Toriafan », une ballade riche et complexe, ou l’original « Sisters Friends », mais pioche aussi dans sa discographie avec certains de ses morceaux phare comme « Berry Adams », « Fly Baby, Fly «, « Bach Ze », « The Sun Beats Down », « Jackie », ou l’incontournable « Checking In, Checking Out ». Bien sûr, sa voix n’est plus toujours aussi assurée que sur les enregistrements originaux et le concert donne parfois l’impression d’un peu d’improvisation qui d’ailleurs ajoute du charme à la performance du groupe. Mais quel bonheur d’écouter en public, avec d’autres fans de ce groupe malheureusement marginal, le raffinement de cette pop pleine de fraîcheur, de modernité, de liberté et de douceur mélancolique.

Un moment de grâce et de tendresse dans un monde de brutes.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire