dimanche 18 janvier 2026

Alain Souchon accompagné par ses fils Ours et Pierre Souchon au TAM 2026

Avec sa silhouette d’adolescent dégingandé et sa tête ébouriffée, Alain Souchon, accompagné de ses deux fils Ours et Pierre, a enthousiasmé les spectateurs du TAM pendant deux heures d’un concert particulièrement émouvant. Il revisite dans des versions acoustiques des titres incontournables tirés de son répertoire comme « Ballade de Jim », « Rame », « Poulailler's song », « L’amour à la machine », « J'ai dix ans » ou « Foule sentimentale ». Tout au long du spectacle, il partage des anecdotes familiales avec beaucoup d’humour et la salle ressent la complicité évidente que le père et ses deux fils entretiennent de manière totalement naturelle.

Sa voix n’a pas bougé malgré ses 81 ans et les versions dépouillées de ses morceaux emblématiques constituent une nouvelle découverte d’une œuvre poétique qui nous accompagne depuis 50 ans. J’ai notamment apprécié la version piano voix de « Et si en plus y'a personne » qui dénonce les horreurs engendrées au nom des religions ou « c’est déjà ça » qui évoque le quotidien d’un migrant soudanais qui a fui la guerre de son pays.

Ses deux fils passent de la guitare au piano ou à l'orgue mais unissent aussi leurs voix à celle de leur père dans très jolies harmonies vocales, par exemple sur « Karin Redinger », une chanson de Laurent Voulzy, son complice de toujours.

Il termine le spectacle accompagné par le chant des spectateurs de toute génération du TAM avec « Allo Maman Bobo » et sous une salve d'applaudissements, il quitte la salle visiblement ému … comme nous.

La cage aux folles au théâtre du Châtelet

Hymne à la tolérance, « La cage aux folles » dans sa version comédie musicale est un spectacle drôle, brillant, extravagant et impeccablement exécuté par une troupe emmenée par Laurent Lafitte dans le rôle de Zaza que nous avons découvert ce soir comme chanteur. Une revue somptueuse adaptée par Olivier Py d’un spectacle de Broadway avec des paillettes, des plumes, des escaliers vertigineux, des talons à aiguilles démesurés, des luminaires éblouissants, des numéros de claquettes, des décors qui s’enchaînent sur un plateau mouvant et des chorégraphies millimétrées.

Tout est réussi dans ce spectacle festif (c’était la dernière dimanche soir mais une reprise est envisagée par le Théâtre du Chatelet) et le public, en partie directement concerné par le thème de la représentation, a applaudi l’ensemble des artistes (il faut aussi citer Damien Bigourdan dans le rôle de Georges) pendant plus de 20 minutes.

Nous sommes sortis sur la place du Chatelet, après deux heures trente d’un show total et profondément humain (mais trop court !), le sourire aux lèvres.