Avec sa silhouette d’adolescent dégingandé et sa tête ébouriffée, Alain Souchon, accompagné de ses deux fils Ours et Pierre, a enthousiasmé les spectateurs du TAM pendant deux heures d’un concert particulièrement émouvant. Il revisite dans des versions acoustiques des titres incontournables tirés de son répertoire comme « Ballade de Jim », « Rame », « Poulailler's song », « L’amour à la machine », « J'ai dix ans » ou « Foule sentimentale ».
Tout au long du spectacle, il partage des anecdotes familiales avec beaucoup d’humour et la salle ressent la complicité évidente que le père et ses deux fils entretiennent de manière totalement naturelle.
Sa voix n’a pas bougé malgré ses 81 ans et les versions dépouillées de ses morceaux emblématiques constituent une nouvelle découverte d’une œuvre poétique qui nous accompagne depuis 50 ans. J’ai notamment apprécié la version piano voix de « Et si en plus y'a personne » qui dénonce les horreurs engendrées au nom des religions ou « c’est déjà ça » qui évoque le quotidien d’un migrant soudanais qui a fui la guerre de son pays.
Ses deux fils passent de la guitare au piano ou à l'orgue mais unissent aussi leurs voix à celle de leur père dans très jolies harmonies vocales, par exemple sur « Karin Redinger », une chanson de Laurent Voulzy, son complice de toujours.
Il termine le spectacle accompagné par le chant des spectateurs de toute génération du TAM avec « Allo Maman Bobo » et sous une salve d'applaudissements, il quitte la salle visiblement ému … comme nous.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire