Le hasard de la programmation musicale nous a conduits à assister à trois concerts d’artistes très différents en une semaine, comme un condensé de ce qu’offre le spectacle vivant : la découverte de nouvelles musiques interprétées par de vrais musiciens (et pas des machines !) et la sensation de bonheur collectif partagé par l’ensemble des spectateurs.
Nile Rodgers, un des deux membres du groupe CHIC, qui a popularisé le disco/funk à la fin des années 70 avec son jeu de guitare immédiatement reconnaissable, a fait danser la salle Pleyel avec l'interprétation des tubes de son ancien groupe et les hits qu'il a produits pour Madonna, David Bowie ou Diana Ross. Un show très (trop ?) professionnel qui a enthousiasmé un public grisonnant et leurs enfants trentenaires, tous debout pendant deux heures !
Bernard Lavilliers, éternel voyageur, était à L’Olympia pour célébrer avec retard (le COVID !) la sortie (en 2021) de son meilleur album depuis longtemps, « Sous Un Soleil Énorme », enregistré à Buenos Aires. Mais son concert nous emmène aussi au Liban, en Jamaïque, au Brésil et à Cuba, un véritable tour du monde qui démontre surtout qu’à 75 ans, entouré de musiciens exceptionnels, il est toujours un grand pro de la scène, capable aussi bien de danser la salsa que d’interpréter seul en scène avec sa guitare et sa voix chaude, « On the road again », devant une salle totalement à l’écoute.
Suzanne Vega s'est fait connaître dans les années 80 avec "Luka" et est ainsi devenue l'une des premières auteures-compositrices-interprètes populaires de pop folk dont j’ai, à l’époque, abondamment usé les vinyles de ses premiers albums. A l’Olympia, avec seulement sa guitare acoustique et son fidèle compagnon Gerry Leonard à la guitare électrique (oui, le guitariste des 3 derniers albums de David Bowie), elle a enchanté le public (plutôt tendance carte vermeil) avec un répertoire piochant surtout dans les albums de ses débuts. Sa voix douce n’a pas changé après quarante ans, mais le duo a revisité ces morceaux sans les arrangements de l’époque, grâce aux accords puissants du brillant guitariste qui s’est notamment illustré dans la reprise éblouissante de "Walk on the Wild Side", de qui vous savez.
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