Comme beaucoup d’entre vous, nous avions assisté à une représentation de la pièce « Art » en 1994, interprétée par Pierre Vaneck, Fabrice Luchini et Pierre Arditi.
Trois vieux amis sont devant le tableau blanc que l’un d’eux vient d’acheter car il est amateur d’art.
Le deuxième s’offusque. Et le troisième, comme toujours, ménage la chèvre et le chou. Jubilatoire !
Complices à l’écran, sur scène et dans la vie, François Morel, Olivier Broche et Olivier Saladin reprennent la pièce à succès de Yasmina Reza, devenue un classique.
Et François Morel signe la mise en scène, avec une question en tête : les amis d’hier peuvent-ils toujours être les amis d’aujourd’hui ? À voir… entre amis !
Contrairement à la perception que j’avais eue en 1994, cette pièce n’est pas une critique sur l’art contemporain et sur le snobisme des amateurs d’art qui suivent une mode qui leur impose d’être « moderne ». Non, cette pièce est avant tout une pièce sur l’amitié entre les hommes et la vérité : faut-il tout dire ?
Grace à la mise en scène rythmée de François Morel et au talent des trois comédiens, cette nouvelle version souligne nettement plus l’aspect comique de la situation, d’autant plus que le spectateur sait et ressent que les trois comédiens sont complices dans la vie. Humour, engueulades, mauvaise foi, tensions, rivalités... tous les ingrédients de l'amitié sont là. Les dialogues incisifs de Yasmina Reza interprétés par les trois compères époustouflants déclenchent les rires tout au long du spectacle.
Ce n’est qu’à la fin, dont je ne me souvenais pas, que l’on comprend l'importance de cette amitié pour les trois copains et que rien, même le point de départ de la pièce, ne les empêchera de continuer de s’aimer.
Foncez au théâtre Montparnasse.
samedi 18 octobre 2025
Rentrée 42
Quatre institutrices d’une école parisienne du 11ème arrondissement se retrouvent pour préparer la rentrée scolaire de 1942. Un évènement inattendu va remettre en cause leur métier d’enseignante et va faire naître leur habileté à résister !
Suivez l’enquête de ces héroïnes du quotidien, dans la France du régime de Vichy. Sans jamais céder au désespoir, avec courage et une pointe d’humour noire, elles se battent pour les enfants, pour l’enseignement, pour la justice… pour l’humanité.
Bien dialogué et bien joué, parfois peut-être un peu sur-joué, "Rentrée 42" nous plonge dans la France occupée vue par le prisme de l'école où quatre enseignantes incarnant quatre sensibilités différentes font face à la politique de Vichy et de l'occupant. Une histoire émouvante portée par six excellents comédiens qui font passer toutes les émotions, du rire aux larmes.
La fin de l'histoire est inattendue. C'est instructif, drôle et poignant à la fois.
Que demander de plus au théâtre ?
Suivez l’enquête de ces héroïnes du quotidien, dans la France du régime de Vichy. Sans jamais céder au désespoir, avec courage et une pointe d’humour noire, elles se battent pour les enfants, pour l’enseignement, pour la justice… pour l’humanité.
Bien dialogué et bien joué, parfois peut-être un peu sur-joué, "Rentrée 42" nous plonge dans la France occupée vue par le prisme de l'école où quatre enseignantes incarnant quatre sensibilités différentes font face à la politique de Vichy et de l'occupant. Une histoire émouvante portée par six excellents comédiens qui font passer toutes les émotions, du rire aux larmes.
La fin de l'histoire est inattendue. C'est instructif, drôle et poignant à la fois.
Que demander de plus au théâtre ?
Caroline Vigneaux
C’est le troisième spectacle de Caroline Vigneaux auquel nous assistons et comme à chaque fois, nous sommes sortis joyeux de notre soirée, car il est aussi intelligent que les précédents et parvient à nous faire rire sur des sujets graves (agressions sexuelles, …). De son ancien métier d’avocate, elle a notamment conservé une parfaite diction conjuguée à une énergie à toute épreuve et à un esprit pétillant. Très bien écrit, son spectacle est non seulement drôle mais il aborde en même temps certains travers de notre époque et est parfois émouvant quand elle s’adresse à son père. Il faut juste accepter un humour trash et un langage cru, mais rejaillit toujours la bonne éducation de Caroline.
Caroline Vigneaux est formidable !
Caroline Vigneaux est formidable !
Morcheeba au Zénith de Paris 8 octobre 2025
Morcheeba est un groupe qui a fait partie de la vague du trip-hop dans les années 90’s (souvenez-vous de Massive Attack, Portishead ou Tricky). La musique du groupe mélange le downtempo, la soul, le reggae et la pop, portée par la voix « hypnotisante » et immédiatement reconnaissable de la chanteuse Skye Edwards. Ils ont publié une dizaine d’albums et continuent à tourner après 30 années de carrière, avec une interruption dans les années 2000.
Ils sont à Paris pour promouvoir leur nouvel et excellent album « Escape The Chaos » dont ils ont joué 3 titres lors du concert du Zénith à Paris. Pour le reste, ils reprennent les classiques du groupe comme « Trigger Hippie », « The Sea », « Rome Wasn't Built in a Day », « Otherwise » ou « Blindfold ». Sympathique et chaleureuse, la chanteuse fait l’effort de dire quelques mots en français et entraine dans une danse effrénée une très jeune spectatrice du premier rang.
Un concert agréable et efficace mais dont on peut juste regretter un côté un peu trop formaté.
Ils sont à Paris pour promouvoir leur nouvel et excellent album « Escape The Chaos » dont ils ont joué 3 titres lors du concert du Zénith à Paris. Pour le reste, ils reprennent les classiques du groupe comme « Trigger Hippie », « The Sea », « Rome Wasn't Built in a Day », « Otherwise » ou « Blindfold ». Sympathique et chaleureuse, la chanteuse fait l’effort de dire quelques mots en français et entraine dans une danse effrénée une très jeune spectatrice du premier rang.
Un concert agréable et efficace mais dont on peut juste regretter un côté un peu trop formaté.
jeudi 16 octobre 2025
La blessure et la soif
Trente années durant, une femme et un homme s’aiment, se perdent, vivent loin de l’autre sans jamais s’oublier. Une unique et dernière rencontre, dans la grange d’un monastère persécuté par Louis XIV, scelle à jamais leur destinée. Puis, vient la mort.
C’est un beau monologue avec moult subjonctifs imparfaits, un peu ardu pour ma petite cervelle et il ne faut pas perdre le fil pendant la représentation, … au risque de sombrer ! Il semble avoir été écrit pour Fanny Ardant dont la présence et la voix nous embarquent dès le début grâce à à son timbre de voix et à sa diction si particulière.
Elle joue le rôle de la duchesse de Clermont, une femme mariée mais passionnément amoureuse d'un autre homme. Il est question d’amour absolu et la comédienne, magistrale, habitée, incarne à merveille cette femme passionnée. La mise en scène, tout en clair-obscur, est très réussie et le texte dense, est par moment soporifique il faut bien l’avouer. Mais Fanny Ardant est captivante et la salle, impressionnée par sa performance, lui a réservé un tonnerre d'applaudissements.
C’est un beau monologue avec moult subjonctifs imparfaits, un peu ardu pour ma petite cervelle et il ne faut pas perdre le fil pendant la représentation, … au risque de sombrer ! Il semble avoir été écrit pour Fanny Ardant dont la présence et la voix nous embarquent dès le début grâce à à son timbre de voix et à sa diction si particulière.
Elle joue le rôle de la duchesse de Clermont, une femme mariée mais passionnément amoureuse d'un autre homme. Il est question d’amour absolu et la comédienne, magistrale, habitée, incarne à merveille cette femme passionnée. La mise en scène, tout en clair-obscur, est très réussie et le texte dense, est par moment soporifique il faut bien l’avouer. Mais Fanny Ardant est captivante et la salle, impressionnée par sa performance, lui a réservé un tonnerre d'applaudissements.
dimanche 12 octobre 2025
Voyou Big Band Les Folies Bergère 7 octobre 2025
Multi-instrumentiste, auteur compositeur interprète, Voyou s’est fait connaître dans le monde de la chanson française depuis 2019, avec ses deux premiers albums de pop joyeuse et légère mais aussi grâce à sa participation à différents festivals d’été. Ce mardi, aux Folies Bergère, entouré d’un Big Band de cuivres, Voyou nous a proposé un concert en deux parties. Au cours de la première, il pioche dans les titres de son tout nouvel album de reprises "Henri Salvador est un voyou", et lors de la seconde partie il puise dans ses propres compositions.
Je n’ai pas été convaincu par l’exercice de reprise des chansons d’Henri Salvador, d’une part car il n’a pas la douce voix de crooner du chanteur « rigolo » mais aussi parce que les arrangements genre « big Band » ne m’ont pas semblé apporter un réel « embellissement » aux chansons originales, par exemple sur « Syracuse ». Il est probable que la très grande majorité du public des Folies Bergère (qui pouvaient tous être nos enfants !) ne connait pas le répertoire de Salvador des années 50 à 70.
J’ai nettement préféré la seconde partie du concert, basée sur ses propres compositions, aux élans festifs et parfois mélancoliques et aux textes poétiques. L’homme est sympathique et plein d’énergie et le big band apporte de la chaleur à ses chansons electropop. Il est entouré de plusieurs artistes féminines qui proposent un numéro d’acrobatie pendant certains des morceaux de Voyou. Je n’ai pas été totalement convaincu du « plus produit » de ces performances.
Entrainés par Ladislas, nous avons découvert un artiste unique dont les performances sur scène sont à la fois joyeuses, énergiques et colorées, et qui dispose d’une réelle capacité à établir une proximité authentique avec le public.
A suivre !
Je n’ai pas été convaincu par l’exercice de reprise des chansons d’Henri Salvador, d’une part car il n’a pas la douce voix de crooner du chanteur « rigolo » mais aussi parce que les arrangements genre « big Band » ne m’ont pas semblé apporter un réel « embellissement » aux chansons originales, par exemple sur « Syracuse ». Il est probable que la très grande majorité du public des Folies Bergère (qui pouvaient tous être nos enfants !) ne connait pas le répertoire de Salvador des années 50 à 70.
J’ai nettement préféré la seconde partie du concert, basée sur ses propres compositions, aux élans festifs et parfois mélancoliques et aux textes poétiques. L’homme est sympathique et plein d’énergie et le big band apporte de la chaleur à ses chansons electropop. Il est entouré de plusieurs artistes féminines qui proposent un numéro d’acrobatie pendant certains des morceaux de Voyou. Je n’ai pas été totalement convaincu du « plus produit » de ces performances.
Entrainés par Ladislas, nous avons découvert un artiste unique dont les performances sur scène sont à la fois joyeuses, énergiques et colorées, et qui dispose d’une réelle capacité à établir une proximité authentique avec le public.
A suivre !
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