Trente années durant, une femme et un homme s’aiment, se perdent, vivent loin de l’autre sans jamais s’oublier. Une unique et dernière rencontre, dans la grange d’un monastère persécuté par Louis XIV, scelle à jamais leur destinée. Puis, vient la mort.
C’est un beau monologue avec moult subjonctifs imparfaits, un peu ardu pour ma petite cervelle et il ne faut pas perdre le fil pendant la représentation, … au risque de sombrer ! Il semble avoir été écrit pour Fanny Ardant dont la présence et la voix nous embarquent dès le début grâce à à son timbre de voix et à sa diction si particulière.
Elle joue le rôle de la duchesse de Clermont, une femme mariée mais passionnément amoureuse d'un autre homme. Il est question d’amour absolu et la comédienne, magistrale, habitée, incarne à merveille cette femme passionnée. La mise en scène, tout en clair-obscur, est très réussie et le texte dense, est par moment soporifique il faut bien l’avouer. Mais Fanny Ardant est captivante et la salle, impressionnée par sa performance, lui a réservé un tonnerre d'applaudissements.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire