samedi 22 décembre 2018

Michel Jonasz

Depuis quelques années, après une traversée du désert dans les années 2000 (panne d'inspiration ?), Michel Jonasz revisite ses tubes avec ses complices Manu Katché, Jean-Yves d’Angelo et Jérôme Regard (les deux premiers étaient ses musiciens dans les années 80). Nous avons assisté au concert parisien à "La Seine Musicale", intitulé "le quartet saison 3" !
Le groupe a enchaîné les "classiques" de Jonasz comme "Lucille", "La FM qui s'est spécialisée funky", "la Boîte de Jazz", "Unis vers l'Unis", "Y'a rien qui dure toujours", "Les fourmis rouges", "Du blues, du blues, du blues", "Super Nana" et "Joueur de blues", en final éblouissant.
Le public est en osmose avec les quatre musiciens et goûte aux nombreuses interventions humoristiques et tendres de Mister Swing, plein d'énergie à 70 ans, et dont on ressent le plaisir de chanter en live avec ses complices.
Une véritable communion avec le public pendant deux heures de bonheur absolu !


dimanche 16 décembre 2018

Adieu Monsieur Haffmann

En 1942, au bord de la faillite, Joseph Haffmann, bijoutier juif, propose à son employé, Pierre Vigneau, de lui confier sa bijouterie, s’il accepte de le cacher en attendant que la situation s’améliore. Mais, en échange, l'employé lui fait une étrange demande ...
Voilà vraiment une très bonne pièce, au rythme soutenu, où se mêlent les rires, les pleurs, la tension et une grande humanité : la pièce est passionnante car le texte est intelligent, plein de finesse, et les comédiens sont tous épatants, avec une mention spéciale pour Charlotte Matzneff, qui joue tout en délicatesse et drôlerie, Madame Vigneau. La mise en scène de l'auteur (et aussi comédien dans la pièce) est inventive (les séquences de claquettes ...) et le spectateur est captivé par des rebondissements et du suspense jusqu'au dénouement final.
Un véritable bijou !
Allez vite au Théâtre Rive Gauche.


Jean-Louis Murat

Jean-Louis Murat était au Café de la Danse, dans une formation réduite (guitare, basse, batterie), pour un concert aux couleurs "blues rock" mais scandaleusement trop court (1 heure et quinze minutes, seulement 14 chansons, incluant 2 rappels). Un peu frustrant pour les fans qui attendaient mieux de l’Auvergnat, d'autant plus que la setlist, essentiellement composée des titres de “Il Francese”, (excellent nouvel album par ailleurs), faisait l'impasse sur certains des morceaux emblématiques comme "Jim", "Fort Alamo", "Foule romaine", ....
Jean-Louis Murat est à part dans la chanson française : compositeur prolifique (une trentaine d'albums), malgré sa science mélodique et ce fameux groove qui émane de sa voix toujours langoureuse, il reste inconnu du grand public et ne fait rien pour conquérir les médias (excepté un duo avec Mylène Farmer en 1991 !).
Pendant le concert, ses fans lui parlent plus qu’il ne s’adresse à eux, il marmonne parfois, entonne a cappella le très beau "Je me souviens" et termine avec "L'amour qui passe", au tempo ralenti, issu du chef d'oeuvre "Le Moujik et sa femme".
Un artiste complet, brillant et attachant, mais une véritable tête de mule !


mercredi 12 décembre 2018

En attendant Bojangles

Adaptée du roman d'Olivier Boudeaut, une pièce de théâtre pleine de tendresse et d’émotion sur un couple follement amoureux, entraîné par la fantaisie et l'extravagance de la mère.
Pourtant, je ne suis pas totalement rentré dans ce moment de folie, malgré des acteurs parfaits, émouvants et pleins de vitalité, des moments d'humour et la grâce de la musique de Nina Simone. Le texte m'a paru superficiel (je vais me faire huer !) et la mise en scène n'est pas toujours compréhensible (pourquoi la femme doit elle être nue sur scène pendant quelques instants ?). L'ensemble manque de poésie.
Mais V. qui a beaucoup aimé me répond en sortant du théâtre : "c'est une pièce pour les femmes " !


jeudi 29 novembre 2018

Paul McCartney à La Défense Arena

Paul McCartney a 76 ans mais il en fait quinze de moins (merci bistouri) et surtout il a une énergie et une fraîcheur qui lui permettent de faire actuellement le tour du monde avec son groupe habituel et de tenir la scène pendant plus de 2 heures 30, d'un show fantastique, puisant dans son répertoire vertigineux et intemporel période "Beatles" et, tout aussi excellent, période "solo".
Le public est composé de soixantenaires (et plus) qui ont été bercés par les titres cultes de l'ex-Beatles dans leur adolescence mais aussi de "nos enfants" aujourd'hui trentenaires, qui les ont entendus à la maison, comme ma fille Eglantine (16 ans), fan de Taylor Swift, des Pink Floyd et des "Scarabées" (cherchez l'erreur !).
Malgré un son qui présentait parfois un léger écho, dans une salle pleine de 40 000 personnes, McCartney a chanté 38 titres dont 24 des Beatles et 3 morceaux de son nouvel et excellent album, « Egypt station », sorti il y a quelques semaines.
Il y a bien sûr les classiques comme "A Hard Day's Night", "Lady Madonna", "Eleanor Rigby", "Something" (hommage à Georges Harrison), "Ob-La-Di, Ob-La-Da", "Band on the Run", "Got to get you Into my life", "Back in the U.S.S.R.", "Let It Be", "Live and Let it Die" (avec l'habituel feu d'artifice), "Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band" mais aussi certains titres qu'il chante moins comme "Being for the Benefit of Mr. Kite", "Let 'Em In" (quelle mélodie !), "Letting Go" et surtout le superbe morceau très apprécié des fans "hard core", "Nineteen Hundred and Eighty-Five" (période Wings de l'album "Band on the Run").
L'incontournable session acoustique lui permet de retrouver certains titres de sa propre jeunesse comme "From Me to You", "Michelle" (qu'il ne chante qu'en France), "Love Me Do" ou "Blackbird", interprété seul à la guitare.
Entre les chansons, il parle un peu en français, avec l'aide d'un prompteur (!) : « C’est super de revenir ici à Paris » (pas très original !).
Le final est exceptionnel avec notamment « Hey Jude » qui permet à la salle de chanter à l’unisson dans une sorte de ferveur nostalgique avec le grand Paul, le très rock « Helter Skelter » et la suite issue de l'album "Abbey Road", Golden Slumbers/Carry That Weight/The End », qui clôt toujours l'ensemble de ses concerts.
Tout au long du concert, la voix est plus intacte et pure que lors du concert de 2016 (à Bercy), les images des Beatles en noir et blanc défilent sur les écrans vidéos et la salle est enthousiaste, retrouvant pour bon nombre d'entre nous une partie de notre jeunesse !

lundi 26 novembre 2018

Terminus

Cette pièce d'Antoine Rault est une sorte de vaudeville qui mélange dans un tourbillon, le théâtre et la réalité : La scène se passe en 1920, au Sanatorium de Rueil-Malmaison où Georges Feydeau, enfermé, retrouve dans la vrai vie des personnages de ses pièces. Mais est-ce le cas ou est-il en train de devenir fou ?
Dans une mise en scène d'un rythme effréné et un décor qui tourne, les comédiens sont tous excellents : Bernard Malaka, Feydeau en pyjama, est roublard et bouleversant, Lorànt Deutsch, joue, avec malice, plusieurs personnages le médecin chef, le père de Feydeau et même Wellington et Maxime d‘Aboville qui change sans cesse de rôle, est extraordinaire, notamment sous les traits du malade Pacarel.
On rit beaucoup et on est émus et touchés, les portes claquent, les personnes courent, les amants se réfugient dans les placards, bref c'est du Feydeau !


samedi 17 novembre 2018

Les crapauds fous

Basée sur une histoire vraie, cette pièce raconte l'histoire de médecins d'une petite ville de Pologne qui, durant la Seconde Guerre mondiale, sauvèrent des milliers de vies en mettant au point un ingénieux stratagème pour berner les nazis.
Dans un décor interchangeable, le spectateur suit sur deux époques les différents personnages, polonais et allemands, dans une histoire qui mêle le courage, la peur, le rire, le désespoir, l'amour et qui provoque rapidement une émotion qui submerge et reste ancrée après la représentation.
On est pris aux tripes car c'est une histoire profondément humaine.
La mise en scène originale est inventive et les comédiens talentueux et pleins d’énergie, tous excellents, jouent juste, passant, pour certains, d'un rôle à l'autre.
Quel plaisir de voir une troupe inconnue dans un petit théâtre du nord de Paris porter un projet si réussi.
Allez voir Les Crapauds Fous !


vendredi 16 novembre 2018

Kylie Minogue à la seine Musicale

C'est à un show très professionnel de Kylie Minogue auquel nous avons assisté à la Seine Musicale, un spectacle entraînant et dansant, à l'occasion de la sortie de son 14ème album studio, "Golden", qui contient plusieurs morceaux "country".
Ambiance Far West américain pendant une partie du show, grâce à un décor de saloon, une dizaine de danseurs et cinq musiciens. Pas de mise en scène spectaculaire mais surtout des projections vidéo extraits de clips ou de concerts et parfaitement synchronisés avec la prestation de la belle chanteuse australienne.
Elle chantera en live (et non en play-back comme Madonna et d'autres !) plus d'une vingtaine de titres dont cinq de son nouveau disque mais aussi certains des nombreux tubes qui jalonnent sa carrière depuis maintenant 30 ans : "Better the Devil You know" , "Confide in me", "In Your Eyes",   "Wow" dans des versions "électro" au goût du jour et l'incontournable méga tube "Can't Get Out of My Head", dans une version plus acoustique et finalement décevante. Quelques chansons d'amour, "Would'nt Change A Thing", "Especially For You", "Lost Without You" et l'excellent "All The Lovers".
Elle changera de tenue de scène quatre fois pendant le concert, passant d'une tenue country à la bikeuse toute de cuir noir pour terminer le spectacle dans une robe dorée qui scintille ! Tout au long de la soirée, elle fait des efforts pour s'exprimer en français, pays qu'elle connaît bien, même si elle vit à Londres.
La fin du spectacle est placée sous le signe du disco, avec un medley de "New York City", "Raining Glitter" et "On a Night Like This", puis une version de "Loco-Motion" très entraînante, "Spinning Around", enfin en rappel, notamment "Love At First Sight".
Avec le "Golden Tour", Kylie Minogue, une des égéries de la communauté gay qui chante et danse avec elle pendant une grande partie du spectacle, propose un vrai show, dans une salle de "petite taille", grâce à de nouvelles chansons très réussies.
Boule à facettes, feu d'artifice de confettis, une ambiance de fête !

https://youtu.be/erMCa-B6VFg


jeudi 15 novembre 2018

Pompes funèbres Bemot

Une comédie pour rire de la mort : Dans une petite commune rurale, Christine Bémot maintient à flot une entreprise familiale de pompes funèbres avec l'aide de son fidèle salarié Jean Creulice pendant que son mari, qu'on ne verra jamais, passe du bon temps avec sa maîtresse. Mais l'arrivée d'une stagiaire "gothique"et les funérailles inattendues d'une star de la chanson française vont profondément bouleverser leur quotidien.
C'est un spectacle déjanté et cocasse qui dédramatise ce qui nous terrorise et finalement nous apprend beaucoup sur les coulisses des officines funéraires grâce à 4 comédiens de talent. Une comédie de boulevard menée tambours battants, drôle et parfois cynique, mais avec quelques longueurs au début de la pièce, qui permet de passer un bon moment mais qui sera oubliée rapidement malgré l'originalité du thème !



mercredi 31 octobre 2018

Cirque du Soleil : Totem

Comme chaque année, le Cirque du Soleil vient à Paris présenter un nouveau spectacle parmi les 15 différentes créations qui sillonnent le monde (dont 6 à Las Vegas) : Totem a pour thème le périple de l'évolution de l'espèce humaine. Il me semble que dans ce spectacle le thème a peu d'importance, contrairement par exemple à "O" (spectacle aquatique) ou "Love" (célébration de l'héritage musical des Beatles). Il s'agit du voyage de l'humanité sur la planète mais aussi de rêves et de moments d'humour qui va enchanter le spectateur dans des numéros d'une incroyable virtuosité comme les monocyclistes qui se lancent des bols avec les pieds, une exhibition de barres et de voltiges par des acrobates colorés, un duo de patineurs à roulettes à la vitesse foudroyante, un numéro d'adresse aux anneaux ou, mon préféré, un show d'une totale poésie et sensualité de trapèze fixe par deux "amants" enlacés dans la hauteur du chapiteau.
Mais ce qui différencie le Cirque du Soleil des autres spectacles de cirque c'est à la fois l'extrême professionnalisme de l'ensemble des artistes mais aussi l'atmosphère envoûtante et onirique de la représentation, à la fois dans les décors et la mise en scène des différents tableaux et grâce à l'originalité de la musique qu'on peut qualifier de "musiques du monde".
Allez voir ce spectacle à Bagatelle avant fin novembre.


mardi 30 octobre 2018

Non à l'argent

Richard, architecte fauché, annonce à ses proches, sa femme, sa mère et son meilleur ami, qu'il renonce à toucher un gain de 162 millions d'euros au loto. Voilà le thème de cette comédie de boulevard drôle et intelligente.
Le jeu des acteurs est excellent, notamment Pascal Légitimus parfait dans son rôle du gagnant plein de doutes et Claire Nadeau excellente dans le rôle de la mère cynique et prête à tout pour récupérer le magot !
La mise en scène est dynamique et, si la pièce met un peu de temps à démarrer, un rebondissement relance la situation comique, ce qui permet de passer excellent moment de détente et de rire.


vendredi 12 octobre 2018

Moi Papa ?

Nous avons découvert Arthur Jugnot (fils de ...) à l'occasion de ce one man show, adaptation d'une pièce d'un auteur islandais Bjarni Haukur Thorsson qui nous raconte l'angoisse d'un papa quant à sa future paternité et décrit avec humour sa vie quotidienne ensuite. La mise en scène moderne et vivante, intègre des vidéos, des accessoires, de la magie ce qui nous permet de suivre les relations du futur papa avec sa femme et plus tard son fils. Le spectacle interactif est drôle, émouvant et Arthur Jugnot restitue parfaitement les différentes phases de découverte de cette nouvelle vie, passant du rire aux larmes : la scène de sa femme chez le gynécologue est hilarante. Attention c'est un humour potache et la finesse n'est pas toujours au rendez-vous !
Un spectacle très réussi et une très belle performance d'Arthur Jugnot.


jeudi 11 octobre 2018

Etienne Daho en concert au TAM

Depuis le début des années 80, Etienne Daho mène une carrière exemplaire qui lui a permis d’être considéré ces dernières années comme le « parrain de la french pop ». Il faut dire qu’il n’a jamais publié un mauvais album (seulement 12 en 35 ans de carrière) et que, après ces premiers tubes électro pop (Le Grand Sommeil, Week-end à Rome, Tombé pour la France, etc.), il a su évoluer vers un style plus électro dans les années 90 (période « Pop Satori ») pour revenir à des ambiances plus rock depuis les années 2000 (notamment l’excellent dernier album « Blitz » sorti fin 2017). Très discret sur sa vie privée (il a raison) on comprend malgré tout à l’écoute des paroles de ses chansons, qu’elle est intense et mouvementée.
Immanquablement, après chaque album, une nouvelle tournée («BlitzTour » en 2018) qui lui permet de présenter ses nouveaux morceaux en live (« Le jardin », « Les filles du canyon », « Les flocons de l'été », …), des reprises (« Arnold Layne », de Pink Floyd première période) et de puiser dans sa riche discographie les tubes incontournables comme « Epaule Tattoo », « Bleu comme toi », et surtout « le premier jour (du reste de ta vie) », morceau de Sarah Cracknell (chanteuse du groupe pop anglais Saint Etienne) qu’il s’est totalement réapproprié.
J’ai regretté le dépouillement de « Week-end à Rome », au tempo trop ralenti, j’ai modérément apprécié les éclairages à dominante crépusculaire qui donne parfois l’impression d’être dans une boite de nuit (qu’il écume encore !) et j’aimerais qu’il intervienne plus systématiquement entre les chansons.
Finalement Etienne Daho, look d’éternel ado, la voix nettement plus assurée que lors des concerts précédents, homme pudique et probablement timide, qui s’impose avec retenue et humilité grâce à un rapport affectif avec son public, est une des personnalités les plus attachantes de la chanson française actuelle.

https://youtu.be/BR7Kart_HhU


mercredi 10 octobre 2018

Sur la route de Madison

Nous avons tous été séduits par le merveilleux film de Clint Eastwood avec Meryl Streep sur cette passion amoureuse intense (mais sans espoir) entre une mère de famille qui mène une vie paisible et qui croise la route de Robert Kincaid, reporter, dans l'Iowa des années 60. La pièce est l'adaptation du film et il est difficile de ne pas faire de comparaison : Clémentine Célarié est bouleversante, fragile et consumée par cette passion dévorante, dans le rôle de Francesca Johnson, mère de famille au foyer qui a dédié sa vie à ses enfants et son mari. Nous avons été moins séduits par Aurélien Recoing qui  joue le rôle de Robert Kincaid, reporter chargé de photographier les ponts du comté de Madison : Difficile d'être convaincu que la passion puisse les animer ; est-ce la différence d'âge, ou le physique des deux acteurs qui ne colle pas ensemble, bref le duo ne fonctionne pas, "on n'y croit pas". Désolé !


samedi 6 octobre 2018

Caroline Vigneaux au Palais des glaces à Paris

Caroline Vigneaux, ex-avocate, revient avec un second spectacle au Palais des glaces à Paris, « Caroline Vigneaux Croque la Pomme », encore plus drôle, mieux écrit et plus percutant que le premier. Si les thèmes de son « one-woman show » passent "du coq-à-l’âne", l’égalité hommes/femmes (depuis Adam et Ève !), la bourgeoisie (notamment le rite des rallyes parisiens), les sites de rencontre, la vie des femmes divorcées pendant la semaine sans les enfants, les secrets de la robe des avocats, les animaux de compagnie, mais aussi les fuites urinaires ou la localisation géographique du point « G », c’est toujours brillant et hilarant !
Caroline Vigneaux c’est surtout de l’humour intelligent, un sens comique dans les moments d'improvisation avec le public, un goût pour la truculence (à la limite de la vulgarité… mais validé par V.), un texte très écrit à l’humour corrosif, une mise en scène rapide aux enchaînements travaillés par les éclairages ou les bruitages.
Bien sûr elle dit des gros mots et les hommes en prennent pour leur grade, mais quelle folle énergie, quel peps ! Bref, nous avons beaucoup aimé son spectacle (je vous recommande un petit restaurant thaï, « canal Thaï », quai de Jemmapes, à côté du théâtre).

jeudi 4 octobre 2018

U2 en concert à l'AccorHotels Arena

Nous n'avions jamais assisté à un concert de U2 dont je connais assez mal la discographie. Nous étions présents le 4ème soir, en même temps que le Président de la République, ainsi que Sarkozy et Carla, assis devant nous.
"eXPERIENCE + iNNOCENCE Tour 2018" reprend l'impressionnante scénographie de la tournée 2015, composée notamment d'un gigantesque écran qui coupe la salle en deux sur lequel défileront des images et vidéos accompagnant certains des morceaux du concert et au sein duquel le groupe fera son apparition sur une passerelle, parfois en ombre chinoise.
La setlist fait une grande place aux deux derniers albums mais aussi à certains morceaux emblématiques de la longue carrière (plus de 30 ans !) du groupe comme "Beautiful Day", "I Will Follow", "Pride (In The Name of Love)", "Sunday Bloody Sunday" et une sublime relecture de "New Year's Day".
Bien sûr il faut accepter les longs prêches et le tropisme humaniste de Bono dont le nouveau cheval de bataille est l'Europe (moi aussi je suis inquiet de la montée du populisme en Europe, mais je préférerais qu'il chante deux chansons de plus !) : au début du concert, sur l'immense écran défilent des images des villes européennes en ruine à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que le discours de Chaplin du "Dictateur".
C'est un show millimétré (qui sera répété des dizaines de fois sur les scènes du monde entier) dont la mise en scène très marquée empêche toute spontanéité. Il reste des moments d'émotion en particulier lors des chansons "douces"qui évoquent la jeunesse dublinoise du groupe, la rue familiale "Cedarwood Road" ou dans une note plus intimiste, la mère de Bono décédée dans le très beau morceau "13 (There Is A Light)" qui clôt le concert : le chanteur traverse une nouvelle fois le public, tombe sur une réplique miniature de sa maison d’enfance et disparaît dans la fosse.
U2, une des vaches sacrées du monde de la pop music, propose un show très professionnel qui en met plein les yeux et les oreilles (un peu trop fort pour mes esgourdes modèle 1956), mais où il manque un peu d'improvisation et de prise de risque !
A l'AccorHotels Arena, nous n'avons pas assisté à un concert pop mais à un show spectaculaire.
Merci Live Nation.

mercredi 11 juillet 2018

Santana à AccorHotels Arena

Carlos Santana était de retour en France samedi soir à AccorHotels Arena (merci à Léopoldine GB de nous avoir trouvé des places au dernier moment !), pour un show composé de deux parties : une première partie est consacrée aux morceaux des années 70’s comme « Soul Sacrifice », « Jin-go-lo-ba », « Evil Ways », « A Love Supreme », « Black Magic Woman/Gypsy Queen », « Oye como va », « Samba pa ti » ou « Right On », titres qui ont accompagné ma génération et qui ont fait connaitre son jeu de guitare lyrique mélangeant rock, latino, blues et jazz.
La seconde partie que j’ai moins appréciée est centrée sur les morceaux latinos et les succès plus récents : « Umi Says », « Mona Lisa », « Maria Maria », «Foo Foo», « Corazón espinado », « Toussaint L'Ouverture ». Dommage qu’il n’ait pas puisé dans sa discographie des morceaux comme « Europa » ou « No one to depend on » ! J’ai aussi regretté le peu d’échanges avec la salle (sait-il où il est ? il parcourt l’Europe pendant tout l’été).
Entouré de 8 musiciens tous en blanc dont deux excellents chanteurs Andy Vargas et Ray Green et sa nouvelle femme Cindy Blackman Santana à la batterie (impressionnante ex-batteuse de Lenny Kravitz), Santana se consacre à sa guitare et aux multiples envolées en solo qui ont fait sa réputation d’un des meilleurs guitaristes de la pop music. La salle est pleine, le public vibre sur les rythmes salsas et « le carré or » danse sur « Oye como va » !
50 ans après Woodstock, Santana, à près de 70 ans et quelques excès au compteur, pionnier de la world music, est toujours vivant !


dimanche 8 juillet 2018

Nile Rodgers à la Salle Pleyel

Nile Rodgers, un des deux membres du groupe Chic, qui a popularisé le disco/funk à la fin des années 70, était à la salle Pleyel jeudi soir avec son nouveau groupe pour un concert en forme de « best of » des morceaux de son ancienne formation (Le Freak, My Forbidden Lover, Good Times, …), mais aussi des multiples productions auxquelles il a contribué pour Diana Ross (Upside Down), Madonna (Like a Virgin), Sister Sledge (He's the Greatest Dancer), David Bowie (Let's Dance) ou plus récemment Daft Punk (Get Lucky).
Véritable « usine à tubes », avec un jeu de guitare immédiatement reconnaissable et une rythmique basse/batterie en avant, l'icône du funk a fait danser l’ensemble de la salle (comble), notamment lors l’arrivée surprise de Sheila, qui a eu aussi sa période disco, pour laquelle il avait composé en 1979, « Spacer ».
Nile Rodgers est un homme particulièrement sympathique, qui est venu saluer sa première partie (très rare), laisse les spectateurs monter sur scène pour danser sur « Good Times » et a terminé le show en faisant chanter par la salle une nouvelle version de la chanson des Beatles « With a little help from my friends », en direct sur une chaîne de télévision anglaise pour une cause caritative !
Just amazing !


dimanche 10 juin 2018

Ringo Starr à l'Olympia

Evènement à l’Olympia qui accueillait une légende du rock mercredi soir, Ringo Starr, dans le cadre de sa tournée européenne avec le "All Starr Band", qui rassemble des musiciens de Santana, Toto, Men at Work et 10CC. A 77 ans, le plus âgé des Beatles qui a encore une allure de jeune homme (miracle de la médecine ?) a livré un spectacle qui a enchanté la salle composée de jeunes (comme Valérie et moi !) et de nombreux fans européens (anglais, espagnols), avec un répertoire de chansons de son ancien groupe, de morceaux de sa période solo (il vient de sortir un album) et des tubes de son groupe de scène comme « Oye Como Va », « Hold the Line », « I'm Not in Love » ou « Who Can It Be Now? ».
Mais le public était bien entendu présent pour entendre les chansons des Beatles car il a été la voix de certaines d’entre elles comme "Yellow Submarine", "I Wanna be Your Man" "Don't Pass me By" et surtout "With a Little Help From my friends" chanté en final. Alors qu’importe qu’il ne soit pas un showman, que sa voix soit parfois limitée et que ses compositions personnelles soient, pour certaines, plus anecdotiques, l’homme est sympathique et pratique l’autodérision sur sa célèbre carrière. Les classiques se sont donc enchaînés pendant deux heures et nous sommes sortis heureux d’avoir eu la chance d’assister à un concert d’une légende vivante, moment que nous avons partagé avec notre chauffeur Uber, en lui chantant à tue-tête sur le chemin du retour « Yellow Submarine » !

https://www.youtube.com/watch?v=ZeGXKr0CUB8


David Gilmour au château de Chantilly

Si vous étiez adolescents dans les années 70, vous avez forcément été bercés par le son des Pink Floyd, groupe précurseur de la musique psychédélique (dans ses premiers albums) et des albums- concepts (The Dark Side of the Moon, The Wall, …). Aujourd’hui deux des fondateurs du groupe sont morts (depuis une dizaine d’années) et les deux leaders principaux ne se parlent plus que via leurs avocats ! Le seul avantage de cette situation est que les « fans » (ma génération mais aussi nos enfants) ont deux occasions d’écouter en concert les morceaux du groupe !
Il y a deux ans, nous avions assisté au concert de David Gilmour (le guitariste et la voix de PF) au château de Chantilly qui avait joué une quinzaine de morceaux de son ancien groupe. Cette semaine, c’est au tour de Roger Waters de faire le show, avec le même répertoire à l’occasion de sa venue à Paris pour deux soirs à l’U ARENA de La Défense (où ont joué les Rolling Stones en septembre 2017). Il reste encore quelques places le samedi (dixit ma fille Léopoldine qui fait partie de l’équipe de Live Nation qui organise ce concert). RV donc samedi soir et pour vous rappeler votre jeunesse maintenant bien lointaine, vous pouvez visionner mon petit film du concert de Gilmour et vous reconnaîtrez plusieurs des morceaux emblématiques de Pink Floyd, comme « The Great Gig in the Sky », « Wish You Were Here », « Money », « Shine On You Crazy Diamond » et une superbe version de « Time », … sans les effluves de marijuana !

samedi 9 juin 2018

Roger Waters à l'U Arena de La Défense

C’est à un véritable show musical et politique auquel nous avons assisté samedi 9 juin lors du concert de Roger Waters à l'U Arena de La Défense : Le répertoire est essentiellement constitué de titres des Pink Floyd période « Dark Side of the Moon », « Animals » et quelques titres de « Meddle » et « Wish you were here ». Le compositeur/bassiste est entouré de 8 musiciens dont Jonathan Wilson auteur de plusieurs excellents albums et deux choristes qui interprèteront une superbe version acclamée de « The Great gig in the sky ». Le son est excellent, rien à voir avec le concert des Rolling Stones dans cette même salle en octobre dernier.
Une mention particulière pour la version de « Another brick in the Wall », accompagnée d’un chœur d’enfants parisiens, en combinaisons orange des détenus de Guantanamo. Les messages politiques défilent sur l’écran géant, et les leaders du monde, en particulier Trump en prennent pour leur grade. Roger Waters apparaît aussi pendant « Pigs » avec une pancarte « Pigs rule the world » dans les mains. Le message est clair mais peut-être un peu primaire. Pas sûr que le public (30 000 personnes, jeunes et vieux de 62 ans !) soit réellement concerné par son discours !
Mais quel bonheur d’écouter les classiques comme « Time » ou « Us and them » qui ne souffrent pas de l’absence de l’ex-guitariste de Pink Floyd, David Gilmour, (ils sont fâchés !), même si la version de « Money » m’a semblé plus bancale. Au total, le groupe interprétera 20 titres en deux heures, dans un show très professionnel avec un cochon volant au-dessus de la foule et l’apparition de la fameuse pyramide en laser pendant le final, au son de « Eclipse ». C’est finalement peut-être la seule limite de ce type de spectacle qui ne laisse aucune place pour l’improvisation, ni l’interaction avec la salle. Mais le public, dont Eglantine GB, 16 ans, a savouré ce moment magique (nous étions dans la même loge que Patrick Bruel, grand fan) et a acclamé Roger Waters, artiste entier, et depuis PF a remplacé Taylor Swift sur la playlist de ma fille ! Une raison de plus pour apprécier ce concert !

https://www.youtube.com/watch?v=-2380gHqHAw


vendredi 25 mai 2018

Le fils

« Le fils », nouvelle pièce de Florian Zeller qui clôt une trilogie (la mère en 2010, le père en 2012, ...), porte finalement un nom inapproprié car c'est bien le père (excellent Yvan Attal) qui est au cœur de ce drame familial, impuissant à résoudre les souffrances d’adolescence de son fils Nicolas. Le spectateur assiste à une sorte de "descente aux enfers" que vivent ses deux parents divorcés et la nouvelle femme du père, dont l'issue, bien que rapidement prévisible, est bouleversante. Le texte sobre qui décrit la difficulté d'être parent, mais pas les raisons du mal de vivre de leur fils, est sans effets de style, la tension dramatique est omniprésente (vous êtes prévenus !) et les scènes s’enchaînent de "manière clinique" grâce à un décor épuré et astucieux, constitué de panneaux coulissants. Tous les comédiens sont éblouissants mais il faut citer Rod Paradot, extraordinaire dans le rôle de l’adolescent dépressif et futur grand acteur. Cette pièce sensible et poignante mais sans pathos prend aux tripes et au cœur et parlera à tous les parents. Un véritable choc émotionnel partagé par tous les spectateurs qui sortent du théâtre, ébranlés.
Courrez à la Comédie des Champs-Elysées avant l'été !


samedi 14 avril 2018

Bigre

Bigre est un merveilleux spectacle (muet) original et loufoque qui se passe dans 3 chambres de service sous les toits de Paris et dans lesquelles trois hurluberlus vivent côte à côte, se rencontrent, mêlent leur quotidien et enchaînent les catastrophes ! Dans un décor étonnant, les objets volent, les éléments se déchaînent, les gags font mouche et les acteurs sont irrésistibles. C'est surprenant, drôle bien sûr, truculent, parfois scatologique et totalement délirant (une mention spéciale au karaoké en allemand) ! On rit tout le temps à un rythme d'enfer et le public est enthousiaste, comme nous l'avons été, V et moi !
A ne pas rater !


Quelque part dans cette vie

La rencontre improbable entre un vieux professeur de littérature anglaise (Pierre Arditi) qui vit reclus avec sa musique, et une aide-ménagère (Emmanuelle Devos) fraîche et légère qui débarque dans son quotidien. Cette pièce qui souffre de petites longueurs est pleine de tendresse, de rancœurs et d'émotions. Si le texte peut parfois sembler plat ... jusqu'au rebondissement, il est "rattrapé" par les deux excellents comédiens "justes", sobres et touchants.


vendredi 6 avril 2018

Gaspard Proust

Gaspard Proust dézingue tous azimuth dans le "Nouveau spectacle", mélange d'humour noir, de cynisme et de narcissisme. Il balance des énormités avec sa tête de Droopy, droit comme un I sur la scène : le mariage pour tous, les lecteurs de Télérama, les féministes, les attentats, les migrants,...
Il ne s'interdit rien dans un spectacle intelligent, bien écrit et simplement trop court !


jeudi 5 avril 2018

Réversible

Réversible est un spectacle de la compagnie "Les 7 doigts de la main" créée par des artistes de cirque contemporain, qui mêlent la musique, le théâtre, la danse, les acrobaties (comme le "Cirque du Soleil"). Un spectacle qui renouvelle le genre grâce à chaque membre de la troupe, très jeune, qui ont tous une "pratique" personnelle (jonglage, hula-hoop, acrobaties aériennes, mât chinois, ...), dans un décor toujours en mouvement et une musique entraînante.
C'est poétique, magique, enchanteur.


mercredi 21 mars 2018

Venise n'est pas en Italie

Adaptée d'un roman de Ivan Calbérac qui est aussi le metteur en scène du spectacle, cette pièce drôle, tendre et sensible est portée par un formidable, jeune et talentueux acteur, Thomas Solivérès, seul en scène pendant une heure quinze. Il passe avec fraîcheur d'un personnage à l'autre en une fraction de seconde : Emile, le héros de l'histoire, Pauline, la jeune fille dont il est amoureux, le père, la mère, son frère ...
Une mise en scène rythmée, des accessoires qui apparaissent sur la scène, des réparties qui font mouche, un voyage plein de rebondissements, ce spectacle court fait passer un agréable moment et constituera pour Thomas Solivérès le début d'une grande carrière au théâtre et probablement au cinéma (il a joué dans "Intouchables" et vient de tourner un film comme acteur principal).


vendredi 9 mars 2018

Darius

Une histoire originale basée sur la correspondance entre un grand parfumeur et une mère dont le fils unique, Darius, victime d’une maladie dégénérative, ne peut continuer à vivre sa passion des voyages que grâce à l’odorat.  Clémentine Célarié, magistrale, incarne une femme forte, qui "tient le coup" malgré l'avenir sombre qui plane au dessus de la tête de son fils. Pierre Cassignard exceptionnel est touchant et pudique dans cette pièce délicate, dénouée de sensiblerie, mais au contraire pleine de vie et d’espoir.


Hamlet

Nouvelle version d'Hamlet dans une mise en scène de Xavier Lemaire (fondateur de la compagnie "Les Larrons") dont nous avions apprécié le spectacle « Les coquelicots des tranchées » en 2016. Cette pièce mythique, dans une version réduite à 2 h 30, parle de jalousie, d’envie, de sexualité dans le style lyrique de Shakespeare qui, osons le dire, m'a parfois "assoupi" ! Saluons la performance exceptionnelle des principaux acteurs et notamment Grégori Baquet dans le rôle titre, qui porte en lui  la jeunesse, la fougue et la révolte nécessaire au personnage.


vendredi 9 février 2018

Tout ce que vous voulez

C'est une histoire classique de deux voisins qui vont progressivement tomber amoureux l'un de l'autre : Bérénice Bejo, pleine de charme, est un auteur de pièces de théâtre qui a perdu l'inspiration et Stéphane de Groodt, tout en nuance, est un nouveau voisin dont l'arrivée constituera finalement une source d’inspiration, à son corps défendant !
Des dialogues percutants, une mise en scène intelligente de Bernard Murat, de la tendresse et deux comédiens parfaits dans leur personnage, bref une comédie sympathique et très drôle, tout ce qu'il faut pour passer une bonne soirée !



mercredi 24 janvier 2018

Le clan

Un quatuor de malfrats corses tendance "bras cassés" imagine de kidnapper Sophie Marceau pour obtenir une rançon. Bien entendu, rien ne va se passer comme prévu et les pieds nickelés vont enchaîner les situations qui provoqueront le rire pour le bonheur des spectateurs ! C'est une comédie sans prétention sous le format d'une pièce à sketchs et si l'histoire piétine parfois et les gags sont prévisibles, il faut reconnaître que les 5 acteurs tous drôles et le rythme enlevé font passer un bon moment. On rit beaucoup et finalement c'est tout ce que l'on demande à une comédie !


mercredi 3 janvier 2018

Singin' in the Rain

Depuis plusieurs années, le théâtre du Chatelet s'est lancé, seul ou en coproduction, dans la création de comédies musicales dotées de moyens permettant de recréer la magie des spectacles New Yorkais : après "My Fair Lady", la "Mélodie du Bonheur", "42nd Street", une des plus fameuses "musicals" de Broadway, "Singin' in the Rain", est présentée à nouveau dans l'enceinte du Grand Palais (le théâtre est fermé jusqu'en 2019 pour rénovation), pour 47 représentations.

Nous avons tous fredonné avec Gene Kelly la mélodie de Singin’ in the Rain, dans la scène mythique du film de Stanley Donen tourné en 1952. Cette adaptation du film qui raconte le parcours de trois comédiens lors du passage du cinéma muet au cinéma parlant, mèle de parfaits numéros de music-hall, des extraits cinématographiques en noir et blanc (filmés en partie au Château de Versailles), des scènes comiques, des tableaux d'ensemble éblouissant portés par des mélodies intemporelles (Good Mornin', Make 'Em Laugh, All I do is dream of you, ...),  le tout dans des décors grandioses et des costumes superbes (style 1920).

La  distribution est exceptionnelle, notamment le quatuor anglais Dan Burton (la vedette principale, Don Lockwood), Emma Kate Nelson (l'autre vedette qui ne sait pas chanter Lina Lamont), Daniel Crossley (Cosmo, l'ami d'enfance) et Monique Young (la jeune chanteuse Kathy Selden) qui excellent autant dans la danse, les claquettes, le jeu d'acteur que le chant (tout en anglais). Le spectateur est pris par le charme des acteurs, rit à de nombreuses reprises (la leçon de diction), est attendri lors des scènes d'amour, applaudit les numéros de claquettes ... dans un rythme enlevé et une mise en scène inventive.

Mais ce que ressent surtout la salle, c'est le bonheur de la troupe de jouer ensemble une comédie musicale culte dans le lieu magique que représente la verrière du Grand Palais, spécialement aménagée pour ces représentations.

Ce spectacle est un enchantement.