Reconnaissons le, nous avons pris des places pour la pièce "la note" en grande partie pour découvrir Sophie Marceau au théâtre.
Maud est une pianiste très célèbre, Julien est psychanalyste renommé autant que désespéré. Ils ont deux fils, et lorsque le rideau se lève, Julien essaye - et il n'y arrive pas - d'écrire une lettre d'adieu à Maud avant de se pendre. Il allait se pendre sans avoir pu écrire sa note quand Maud arrive à temps pour empêcher le geste fatal. S'ensuit une nuit pendant laquelle, entre le divan et le piano à queue, le couple s'explique avec de grandes phrases. Elle : "Tout le monde attend que sa vie commence avant qu'elle se termine". Lui : "J'ai voulu me donner la mort, mais pas me prendre la vie".
J'ai été séduit par l'interprétation de Sophie Marceau qui sait à la fois exprimer sa vérité (elle n'a plus de désir), de l'émotion (l'usure de son couple) mais aussi être drôle dans certaines répliques "Le plaisir physique c’est… fatigant". Elle est grave et drôle en même temps face à François Berléand qui fait du Berléand c'est-à-dire qu'il est ronchon et râleur et finalement assez effacé.
Mais le texte d'audrey Schebat dont nous avions beaucoup aimé la précédente pièce "La Perruche" est plat, manque de densité et l'humour est un peu convenu. La pièce manque de rythme, évolue peu et finalement on s'ennuie un peu.
Dommage.
jeudi 21 décembre 2023
mercredi 13 décembre 2023
Perry Blake au Café de la Danse
Perry Blake, était vendredi 24 novembre au Café de la Danse pour son premier concert à Paris depuis 13 ans.
Irlandais né en 1970, il a publié une dizaine d'albums depuis 1997, mélange envoûtant et sombre dans ses cinq premiers albums (les meilleurs) de pop orchestrale, gorgée de cordes et de trip hop. Il compose des mélodies aériennes sous influence du génial Scott Walker (l’électronique en plus) et chante d’une voix de crooner mélancolique aisément reconnaissable. Artiste discret, sa notoriété est confinée à la France, la Suisse et la Belgique. La petite salle était pleine de quarantenaires (comme nous !) qui attendaient ce moment depuis longtemps : il a interprété, accompagné de deux excellents musiciens (clavier, batterie), des morceaux tirés de ses premiers albums comme « Little Boys & Little Girls », « Forgiveness » (une mélodie sombre mais si belle), « We Are Not Stars », « California » (dans une version épurée), « The Hunchback of San Francisco », « Genevieve » , mais aussi deux titres qui figureront dans un album à venir en 2024 : « Let's Fall In Love » et « Death Of A Society Girl » (mon préféré). Je n’ai pas été convaincu par sa reprise de « Goodbye Yellow Brick Road » qui n’apporte rien à l’original.
L’homme, sympathique, intervient entre ses chansons pour évoquer des souvenirs liés à celles-ci et chante avec sa voix en falsetto ses comptines à forte dose de spleen, comme « Anouska (I Want to Come Home) » qui clôt ce concert enchanteur (et trop court).
En sortant rue de Lappe, nous nous sommes dit, à l’unisson : « Mais pourquoi a-t-il aussi peu de succès avec autant de talent ? ».
Irlandais né en 1970, il a publié une dizaine d'albums depuis 1997, mélange envoûtant et sombre dans ses cinq premiers albums (les meilleurs) de pop orchestrale, gorgée de cordes et de trip hop. Il compose des mélodies aériennes sous influence du génial Scott Walker (l’électronique en plus) et chante d’une voix de crooner mélancolique aisément reconnaissable. Artiste discret, sa notoriété est confinée à la France, la Suisse et la Belgique. La petite salle était pleine de quarantenaires (comme nous !) qui attendaient ce moment depuis longtemps : il a interprété, accompagné de deux excellents musiciens (clavier, batterie), des morceaux tirés de ses premiers albums comme « Little Boys & Little Girls », « Forgiveness » (une mélodie sombre mais si belle), « We Are Not Stars », « California » (dans une version épurée), « The Hunchback of San Francisco », « Genevieve » , mais aussi deux titres qui figureront dans un album à venir en 2024 : « Let's Fall In Love » et « Death Of A Society Girl » (mon préféré). Je n’ai pas été convaincu par sa reprise de « Goodbye Yellow Brick Road » qui n’apporte rien à l’original.
L’homme, sympathique, intervient entre ses chansons pour évoquer des souvenirs liés à celles-ci et chante avec sa voix en falsetto ses comptines à forte dose de spleen, comme « Anouska (I Want to Come Home) » qui clôt ce concert enchanteur (et trop court).
En sortant rue de Lappe, nous nous sommes dit, à l’unisson : « Mais pourquoi a-t-il aussi peu de succès avec autant de talent ? ».
La Claque
Auguste Levasseur, chef de claque, dirige une troupe de complices, qui, mêlés au public, sont chargés d’applaudir aux moments opportuns.
Une pièce applaudie est une pièce à succès, or, à deux heures d’une grande première, Auguste est abandonné par sa claque. Il charge alors Fauvette, musicienne de l’orchestre, et Dugommier, régisseur du théâtre, de trouver des remplaçants pour sauver la représentation du soir. Il ne reste plus qu’une heure trente avant le début de la première pour faire répéter les claqueurs novices en leur interprétant des extraits du spectacle qui ne compte pas moins de cinq actes, quarante musiciens et trente changements de décors ! La tâche est ardue, ils ne sont que trois, et ce soir, leur carrière ne tient plus qu’à une claque !
C’est un spectacle musical original, rythmé, poétique, tendre, et surtout drôle. Les spectateurs du TAM ont été aussi les acteurs ( de leur place ) car ce sont eux qui font « la claque », sous la direction du « chef de claque ». Les trois comédiens sont talentueux, notamment l’auteur et metteur en scène (quel talent !) Fred Radix, un monsieur Loyal plein d’énergie et particulièrement doué. L’ambiance est bon enfant et chaleureuse et le public joue volontiers le jeu.
Un bel hommage au théâtre et un excellent moment de jubilation participative !
C’est un spectacle musical original, rythmé, poétique, tendre, et surtout drôle. Les spectateurs du TAM ont été aussi les acteurs ( de leur place ) car ce sont eux qui font « la claque », sous la direction du « chef de claque ». Les trois comédiens sont talentueux, notamment l’auteur et metteur en scène (quel talent !) Fred Radix, un monsieur Loyal plein d’énergie et particulièrement doué. L’ambiance est bon enfant et chaleureuse et le public joue volontiers le jeu.
Un bel hommage au théâtre et un excellent moment de jubilation participative !
Dave Stewart à la Salle Pleyel Sweet Dreams 40th Anniversary Tour »
Chanteur, auteur, musicien, producteur et co-fondateur de Eurythmics (avec Annie Lennox), Dave Stewart (71 ans) s’est lancé en 2023 dans une tournée « Eurythmics Songbook : Sweet Dreams 40th Anniversary Tour », pour faire revivre la musique de ce groupe emblématique des années 80, avec sa combinaison de new wave, de soul et de rock.
À la fin des années 1980, le groupe se sépare et chacun des deux "Ex" entame une carrière en solo, avec beaucoup de succès pour elle et moins pour lui. Pourtant Dave Stewart a publié plusieurs excellents albums sous son nom (il faut écouter les titres « Crown Of Madness » ou « Heart of Stone ») mais il a été aussi un producteur reconnu pour Ringo Starr, Mick Jagger, Bryan Ferry, …
A la salle Pleyel, entouré de huit chanteuses et musiciennes talentueuses (Annie Lennox a mis fin à sa carrière), il a interprété tous les classiques de son groupe ”There Must Be An Angel”, ”The Miracle Of Love”, ”Here Comes The Rain Again”, « Who's That Girl? » et bien évidemment le titre ”Sweet Dreams (Are Made Of This)” qui fête ses 40 ans. C’est notamment avec cette chanson soutenue par une basse rythmique synthétique, que le groupe s’est fait connaître dans le monde entier.
Au sein de son groupe exclusivement féminin (c’est agréable d’être rock star !), sa fille Kaya Stewart chante une partie des morceaux (avec deux autres excellentes chanteuses) mais on retrouve aussi avec plaisir, pour ce concert parisien, Joniece Jamison, une chanteuse américaine qui a accompagné de nombreux artistes (Elton John, Johnny Hallyday, …) pour une reprise très soul de la chanson « Sisters Are Doin' It for Themselves », chantée à l'origine avec Aretha Franklin.
Ce fut un véritable voyage dans le passé parmi les tubes des années 80 (nos trente ans !), la salle ressentant le plaisir du groupe de jouer ces chansons inusables, et le final, avec « Sweet Dreams (Are Made of This) », a mis tout le monde debout !
À la fin des années 1980, le groupe se sépare et chacun des deux "Ex" entame une carrière en solo, avec beaucoup de succès pour elle et moins pour lui. Pourtant Dave Stewart a publié plusieurs excellents albums sous son nom (il faut écouter les titres « Crown Of Madness » ou « Heart of Stone ») mais il a été aussi un producteur reconnu pour Ringo Starr, Mick Jagger, Bryan Ferry, …
A la salle Pleyel, entouré de huit chanteuses et musiciennes talentueuses (Annie Lennox a mis fin à sa carrière), il a interprété tous les classiques de son groupe ”There Must Be An Angel”, ”The Miracle Of Love”, ”Here Comes The Rain Again”, « Who's That Girl? » et bien évidemment le titre ”Sweet Dreams (Are Made Of This)” qui fête ses 40 ans. C’est notamment avec cette chanson soutenue par une basse rythmique synthétique, que le groupe s’est fait connaître dans le monde entier.
Au sein de son groupe exclusivement féminin (c’est agréable d’être rock star !), sa fille Kaya Stewart chante une partie des morceaux (avec deux autres excellentes chanteuses) mais on retrouve aussi avec plaisir, pour ce concert parisien, Joniece Jamison, une chanteuse américaine qui a accompagné de nombreux artistes (Elton John, Johnny Hallyday, …) pour une reprise très soul de la chanson « Sisters Are Doin' It for Themselves », chantée à l'origine avec Aretha Franklin.
Ce fut un véritable voyage dans le passé parmi les tubes des années 80 (nos trente ans !), la salle ressentant le plaisir du groupe de jouer ces chansons inusables, et le final, avec « Sweet Dreams (Are Made of This) », a mis tout le monde debout !
mardi 12 décembre 2023
Les Liaisons dangereuses
C’est un grand classique de la littérature française déjà plusieurs fois adapté au cinéma et au théâtre.
La marquise de Merteuil sollicite son ancien amant, le vicomte de Valmont, pour lui proposer un défi immoral : elle souhaite se venger d’une ancienne infidélité en corrompant la jeune Cécile de Volanges, en lui ôtant sa virginité avant son mariage avec le comte de Gercourt. Valmont, quant à lui, s’est mis en tête de séduire Madame de Tourvel, une jeune femme mariée et pieuse. Mais les desseins pernicieux des deux complices se révéleront bien plus néfastes qu’ils ne l’imaginaient.
Le metteur en scène Arnaud Denis, dont nous avions beaucoup aimé l’adaptation de "L'important d'être constant » d’Oscar Wilde, propose une version enlevée dans de magnifiques costumes d’époque. L’ensemble des comédiens nous font vivre avec justesse la complexité des personnages, leurs cruelles manipulations et leurs raffinements pervers, qui tissent progressivement un piège inexorable. La mise en scène utilise des jeux de lumière et des clairs obscures pour passer d’une scène à l’autre mais ce qui ressort surtout de ce spectacle très réussi, c’est la beauté et la modernité de l’écriture qui date pourtant du XVIIIème siècle.
La marquise de Merteuil sollicite son ancien amant, le vicomte de Valmont, pour lui proposer un défi immoral : elle souhaite se venger d’une ancienne infidélité en corrompant la jeune Cécile de Volanges, en lui ôtant sa virginité avant son mariage avec le comte de Gercourt. Valmont, quant à lui, s’est mis en tête de séduire Madame de Tourvel, une jeune femme mariée et pieuse. Mais les desseins pernicieux des deux complices se révéleront bien plus néfastes qu’ils ne l’imaginaient.
Le metteur en scène Arnaud Denis, dont nous avions beaucoup aimé l’adaptation de "L'important d'être constant » d’Oscar Wilde, propose une version enlevée dans de magnifiques costumes d’époque. L’ensemble des comédiens nous font vivre avec justesse la complexité des personnages, leurs cruelles manipulations et leurs raffinements pervers, qui tissent progressivement un piège inexorable. La mise en scène utilise des jeux de lumière et des clairs obscures pour passer d’une scène à l’autre mais ce qui ressort surtout de ce spectacle très réussi, c’est la beauté et la modernité de l’écriture qui date pourtant du XVIIIème siècle.
dimanche 12 novembre 2023
Madonna - ACCOR ARENA - 12 novembre 2023
Au cours d'un show exceptionnel à Bercy, Madonna a prouvé hier à Paris qu'elle n'est pas pour rien la reine de la pop. Des chorégraphies spectaculaires, des tableaux liés à ses chansons (les costumes, les lumières, les vidéos) parfaitement mis au point, elle puise dans l’ensemble de sa discographie depuis ses débuts ("Everybody", "Into the groove", "Holiday", ...) Jusqu'à "Bitch I am Madonna". Pas sûr qu'elle n'utilise pas un peu le playback d'autant plus qu'il n'y a pas de groupe sur scène (mais seulement des bandes), sauf sa fille au piano pour un titre.
Elle parle un peu trop de sa famille qui l'a sauvée (!!!) et évoque bien sûr son engagement réel pour la lutte contre le SIDA. Elle danse peu et s'économise grâce à des intermèdes pris en charge par son extraordinaire troupe d'une vingtaine de danseurs. Certains tableaux sont splendides : Sur "Live to tell", elle est suspendue dans une nacelle en forme de cube de verre éclairé au-dessus de la foule ou sur « Erotica » sa troupe exécute une extraordinaire scène de boxe, sur fond de panneaux qui affichent des visages noir et blanc de célébrités (le peintre Keith Haring) et d’anonymes morts du SIDA.
« Ceci est l'histoire de ma vie » dit-elle en français, buvant de la bière au goulot : elle déroule ainsi la chronologie de son parcours musical, évoque son investissement personnel au Malawi, mais j'ai regretté l'absence de certains titres comme "Music", écrit par le français Mirwais, ou « Forbidden Love » extrait de son meilleur album « Confessions on a Dance Floor ». Abondance de biens ! Nous sommes entourés de nombreux garçons, nettement plus jeunes que nous, habillés selon les codes vestimentaires de la star.
Elle chante un extrait de « I Will Survive » à la guitare et enflamme la salle comble de Bercy avec « Hung Up » et son sample d’ABBA. Dans une très jolie séquence, en forme d'hommage, elle danse avec Michael Jackson en ombres chinoises, sur « Billie Jean » et « Like a Virgin ». On imagine le niveau de volonté, d'exigence et de recherche de la perfection qu'elle doit avoir pour aboutir à un spectacle aussi grandiose et spectaculaire et on comprend ainsi pourquoi elle est toujours présente depuis 40 ans sur la scène musicale !
Elle termine le show avec le titre « Celebration » (c’est le « Celebration Tour »), « Merci Paris ! » et il reste aux spectateurs de Bercy à trouver une solution pour rentrer à la maison, à minuit et demi !
Elle parle un peu trop de sa famille qui l'a sauvée (!!!) et évoque bien sûr son engagement réel pour la lutte contre le SIDA. Elle danse peu et s'économise grâce à des intermèdes pris en charge par son extraordinaire troupe d'une vingtaine de danseurs. Certains tableaux sont splendides : Sur "Live to tell", elle est suspendue dans une nacelle en forme de cube de verre éclairé au-dessus de la foule ou sur « Erotica » sa troupe exécute une extraordinaire scène de boxe, sur fond de panneaux qui affichent des visages noir et blanc de célébrités (le peintre Keith Haring) et d’anonymes morts du SIDA.
« Ceci est l'histoire de ma vie » dit-elle en français, buvant de la bière au goulot : elle déroule ainsi la chronologie de son parcours musical, évoque son investissement personnel au Malawi, mais j'ai regretté l'absence de certains titres comme "Music", écrit par le français Mirwais, ou « Forbidden Love » extrait de son meilleur album « Confessions on a Dance Floor ». Abondance de biens ! Nous sommes entourés de nombreux garçons, nettement plus jeunes que nous, habillés selon les codes vestimentaires de la star.
Elle chante un extrait de « I Will Survive » à la guitare et enflamme la salle comble de Bercy avec « Hung Up » et son sample d’ABBA. Dans une très jolie séquence, en forme d'hommage, elle danse avec Michael Jackson en ombres chinoises, sur « Billie Jean » et « Like a Virgin ». On imagine le niveau de volonté, d'exigence et de recherche de la perfection qu'elle doit avoir pour aboutir à un spectacle aussi grandiose et spectaculaire et on comprend ainsi pourquoi elle est toujours présente depuis 40 ans sur la scène musicale !
Elle termine le show avec le titre « Celebration » (c’est le « Celebration Tour »), « Merci Paris ! » et il reste aux spectateurs de Bercy à trouver une solution pour rentrer à la maison, à minuit et demi !
vendredi 10 novembre 2023
Coupures
Coupures est une satire féroce qui aborde la place que le public occupe dans le débat démocratique en France : Comment Frédéric, maire écologiste, agriculteur, jeune père de famille, engagé, rêveur, recyclage, circuit-court, pistes cyclables et festival de musique débranchée… bref, comment Frédéric a-t-il pu décider seul, et dans le secret, du déploiement de la dernière génération d’antennes-relais partout dans la commune ?
La pièce est rythmée, grâce à une mise en scène astucieuse et un minimum d'accessoires et de décor et surtout de très talentueux comédiens qui passent avec facilité d’un rôle à l’autre. Le texte est intelligent, mêle réflexion et humour et évite le piège du militantisme. Cependant, quelques scènes de trop dans la seconde partie nuisent à la dynamique du spectacle.
Il faut encourager des compagnies comme « La Poursuite du Bleu » qui pratiquent une autre façon (plus militante) de faire du théâtre.
La pièce est rythmée, grâce à une mise en scène astucieuse et un minimum d'accessoires et de décor et surtout de très talentueux comédiens qui passent avec facilité d’un rôle à l’autre. Le texte est intelligent, mêle réflexion et humour et évite le piège du militantisme. Cependant, quelques scènes de trop dans la seconde partie nuisent à la dynamique du spectacle.
Il faut encourager des compagnies comme « La Poursuite du Bleu » qui pratiquent une autre façon (plus militante) de faire du théâtre.
mercredi 8 novembre 2023
Glenn, la naissance d’un prodige
Quel bonheur de sortir du Théâtre André Malraux à Rueil avec le sourire aux lèvres, heureux d’avoir assisté à une pièce de théâtre dont le texte, l’interprétation et la mise en scène nous ont passionnés – bouleversés - fait rire et tout simplement enthousiasmés.
C'est l'histoire du destin extraordinaire et tragique d'un des plus grands artistes du 20ème siècle. Sous l'impulsion de sa mère qui rêvait d'être concertiste, Glenn Gould commence le piano dès l'âge de deux ans et demi, et s'y révèle aussitôt très doué. Devenu adulte, il va totalement révolutionner la façon de jouer du piano, et vendre autant de disques que les plus grandes rock stars. Mais plus le public l'acclame, plus Glenn en souffre, car sa personnalité Asperger et hypocondriaque lui rend chaque concert extrêmement pénible et douloureux. Sans parler de sa vie privée, totalement sacrifiée...
La pièce écrite par Ivan Calbérac (dont nous avions déjà apprécié « Venise n'est pas en Italie ») est pour une grande part centrée sur les rapports fusionnels entre la mère et le fils prodige (A-t-elle été trop présente dans la carrière de son fils ?). La mise en scène particulièrement inventive et dynamique utilise la musique (mélange de Bach et de chansons des années 70), la lumière et quelques projections qui permettent de changer de lieux sans changer de décors et donnent ainsi à la représentation un aspect presque cinématographique.
Les comédiens tous excellents (et inconnus) incarnent les personnages à la perfection. Ils nous bouleversent jusqu'aux larmes, notamment l’acteur principal Thomas Gendronneau (par ailleurs musicien dans un groupe pop !) imprégné de son rôle, entre souffrance et virtuosité.
La salle comble du théâtre a fait un triomphe aux acteurs de ce spectacle émouvant, sensible, drôle et EXCEPTIONNEL.
La pièce est actuellement en tournée dans la région parisienne.
Foncez !
samedi 4 novembre 2023
Lloyd Cole au Trianon (Paris)
Difficile pour un artiste de survivre après avoir publié un premier album de référence de la pop music, un des disques essentiels des années 80 que tout amateur doit avoir dans sa discothèque. C’est le cas de Lloyd Cole qui, après « Rattlesnakes », en 1984, a pourtant sorti dans les années 90’s d’excellents albums (notamment « Don't Get Weird On Me Babe », « Bad Vibes » ou « Love Story ») dans la même ligne (avec son groupe The Commotions, puis en solo) mais qui n’ont jamais eu le même succès que son chef d’œuvre d’origine.
Dans la jolie salle du Trianon à l’acoustique parfaite, il a revisité l’ensemble de sa longue carrière, puisant dans toute sa discographie (une quinzaine d’albums), avec deux membres des Commotions et une batteuse blonde, mais surtout sa voix d’or qui pourrait nous réciter le bottin.
En un peu plus de deux heures, tout de blanc vêtu, Lloyd Cole chante une trentaine de morceaux, entrecoupés de commentaires souvent drôles et parfois en Français. Ainsi après le titre « Myrtle and Rose », il explique : « C’est un titre que ma mère a aimé : il m’aura fallu 30 ans pour écrire une chanson qu’elle aime ! ».
Cette tournée est aussi l’occasion de présenter certains des morceaux de son nouvel album « On Pain » qui ajoute une touche de musique électronique à un songwriting toujours aussi inspiré. Il est probable que « The Idiot » et « Wolves » s’ajouteront à la liste de ses classiques.
Parmi ceux-ci, il ne pouvait pas ne pas interpréter « Why I Love Country Music », « Rattlesnakes », «Are You Ready to Be Heartbroken? », « Perfect Skin», ou « Forest Fire».
Le public surtout composé d’adolescents (… mais dans les années 80 !!!) est probablement sorti de la salle, comme nous, heureux d’avoir assisté à un excellent concert à l’ambiance mi acoustique mi électrique parfaitement maîtrisée et surtout plein de charme et de douceur.
vendredi 3 novembre 2023
Les voyageurs du crime
Dans l'Orient Express, Sir Arthur Conan Doyle – père du célèbre Sherlock Holmes – et son ami Georges Bernard Shaw, montent précipitamment à bord du train pour fuir les troubles politiques qui agitent la région. Mais voilà qu’au cours de ce voyage une femme disparaît, sa fille paniquée demande de l’aide.
Une très classique pièce policière, avec un train, un crime et plein de coupables potentiels, dans une mise en scène rythmée et de nombreux rebondissements.
C'est une bonne comédie bien servie par des acteurs talentueux, dans des costumes d'époque, mais cette pièce vite oubliée ne renouvelle pas le genre.
jeudi 12 octobre 2023
Demain La revanche
Matthieu débarque chez ses parents à cinq heures matin. Il est trempé des pieds à la tête, porte un sac à dos rempli de pierres, et souffre d’une amnésie totale. Le père et la mère tentent de comprendre ce qui a bien pu arriver à leur fils, mais cette enquête se transforme vite en règlement de compte familial.
Nouvelle création de Sébastien Thierry et Ladislas Chollat (à la mise en scène) après "Momo", cette pièce sur les relations entre les générations est drôle mais d'un humour grinçant et le spectateur est destabilisé par cette comédie un peu noire dont le dénouement est surprenant. Nous avons particulièrement apprécié le jeu des trois acteurs très justes qui nous plongent dans une atmosphère parfois angoissante et pleine de non-dits : l'humoriste Gaspard Proust parfait dans son rôle de quadra paumé et ses deux parents joués par deux comédiens de théatre : Jean-Luc Moreau, écrasé par sa famille, et la remarquable Brigitte Catillon, énergique et forte tête.
Une première pièce destabilisante mais réjouissante,... pour débuter la nouvelle saison 2023 - 2024 au TAM.
Nouvelle création de Sébastien Thierry et Ladislas Chollat (à la mise en scène) après "Momo", cette pièce sur les relations entre les générations est drôle mais d'un humour grinçant et le spectateur est destabilisé par cette comédie un peu noire dont le dénouement est surprenant. Nous avons particulièrement apprécié le jeu des trois acteurs très justes qui nous plongent dans une atmosphère parfois angoissante et pleine de non-dits : l'humoriste Gaspard Proust parfait dans son rôle de quadra paumé et ses deux parents joués par deux comédiens de théatre : Jean-Luc Moreau, écrasé par sa famille, et la remarquable Brigitte Catillon, énergique et forte tête.
Une première pièce destabilisante mais réjouissante,... pour débuter la nouvelle saison 2023 - 2024 au TAM.
mercredi 4 octobre 2023
Jay-Jay Johanson à l’Elysée Montmartre le 4 octobre 2023
Le suédois Jay-Jay Johanson était à l’Elysée Montmartre mercredi 4 octobre à l’occasion de la sortie de son quinzième album « Fétish ». Peu connu du grand public, il publie régulièrement de nouveaux albums depuis 27 ans, une musique mélancolique aux arrangements raffinés qui mélange trip hop, jazz et parfois dance et met en valeur sa voix particulière de crooner, envoutante et androgyne.
Sur scène, il reprend certains de ses morceaux incontournables comme "Far away", "Milan Madrid Chicago Paris", "She Doesn't Live Here Anymore”, "it Hurts me so", "I am older now” mais aussi le superbe morceau "Finally", extrait de son dernier album, un pur bijou mélodique qui s’inspire de la troisième symphonie de Brahms.
Suivi par un public d’habitués en France (le pays où il rencontre le plus de succès en Europe), la prestation de Jay-Jay Johanson intense, comme habitée, mais aussi d'une profonde tristesse, s’animera avec le dernier titre, « on the radio », seul titre dance de sa setlist.
Un concert à déconseiller aux métalleux et aux personnes dépressives !
lundi 25 septembre 2023
Graham Nash au Casino de Paris 26 septembre 2023
Graham Nash, chanteur, auteur et compositeur mythique, a enchanté le Casino de Paris hier soir avec ses superbes mélodies intemporelles et sa voix délicate qui n’a pas pris la moindre ride depuis les années 60’s. Il puise dans le répertoire de son premier groupe les Hollies (« Bus stop »), dans celui du supergroupe dont il a fait partie, Crosby, Stills, Nash and Young (« Wasted on the Way », « Marrakech Express », « Find the Cost of Freedom », « Right Between the Eyes », « Just a Song Before I Go », « Our House », Teach Your Children, …) et dans ses propres titres, notamment « A Better Life », issu de son nouvel album « Now ». Il rend aussi hommage à son ami de toujours, David Crosby, mort au début de cette année et à Joni Mitchell, sa compagne dans les années 60’s. Enfin, gonflé, il s’attaque à un monument des Beatles « A Day In The Life » (voir la vidéo).
Graham Nash c’est l’esprit hippie à 81 ans : la scène est décorée de bougies, il s’élève contre Poutine et sa guerre en Ukraine et, de nature profondément optimiste, il chante « A Better Life ».
La salle, essentiellement composée de « cartes Vermeil », s’est replongée avec un peu de nostalgie dans son adolescence, le début des années 70’s, et nous nous sommes probablement tous rappelé avoir écouté ces morceaux mythiques sur un tourne-disque portable (Philips pour moi).
Un concert d’anthologie dont nous sommes ressortis simplement heureux d’avoir vécu un moment magique.
samedi 23 septembre 2023
Caetano Veloso à la Philharmonie de Paris 23 septembre 2023
Caetano Veloso, une des légendes de la musique brésilienne (avec Antonio Carlos Jobim, Gilberto Gil ou Jao Gilberto) était à la Philharmonie hier soir pour un concert exceptionnel qui a enthousiasmé les 2500 spectateurs de la Grande salle Pierre Boulez, …….. en majorité brésiliens.
Son répertoire brasse de nombreuses influences, bien sûr la bossa nova mais aussi la samba, la pop (il a repris plusieurs morceaux des Beatles), le folk : il a donc puisé pour cette soirée parisienne à la fois dans son excellent nouvel album "Meu Coco", sorti en 2021, ( les morceaux « Não vou deixar », « Ciclâmen do Líbano », « Sem Samba Não Dá » …) mais aussi dans ses classiques comme « You Don't Know Me », « Cajuína », « Reconvexo », …
A 81 ans, sa voix de velours reste étonnamment jeune et il s’est entouré pour cette tournée de cinq jeunes musiciens dont deux à la percussion (ou batucada).
Il s'est arrêté pendant le concert pour évoquer quelques souvenirs en français, avec chaleur et humour.
La salle s’est enflammée à la fin du spectacle, reprenant à vive voix les refrains connus de tous les Brésiliens et dansant la samba, symbole de la fête.
Caetano Veloso, silhouette de jeune homme, est revenu saluer une dernière fois la foule (il avait déjà enfilé sa doudoune !) et nous sommes sortis de la Philharmonie, heureux de cette joie de vivre contagieuse qui caractérise l’âme brésilienne.
mercredi 21 juin 2023
Pet Shop Boys à l'Olympia 15 juin 2023
Ambiance boite de nuit à l’Olympia, jeudi 15 juin, pour le concert de Pet Shop Boys, dans le cadre de la tournée Dreamworld, concomitante à la sortie d’un album de leurs plus grands hits, « Smash-The Singles 1985-2020 ». Il faut dire que le duo electropop composé de l’impassible Chris Lowe au synthétiseur et du chanteur Neil Tennant aligne les tubes depuis 1984, mais dans une relative indifférence du public français (contrairement au public anglais bien sûr mais aussi allemand et du nord de l’Europe).
Un concert en forme de best of de 26 titres qui a enflammé l’ensemble de la salle survoltée, debout presque toute la soirée, sauf notre couple voisin (âgé … comme nous) resté assis et qui n’a aperçu que les postérieurs des spectateurs devant eux ! Le public essentiellement masculin, de toutes les générations, reprend à tue-tête les morceaux, dans une ambiance festive qui fait vibrer la salle (et souffrir nos oreilles délicates !)
Le show éblouissant, devant un immense écran vidéo qui reprend en grande partie les images des clips des chansons jouées en live, dans une débauche de costumes bizarroïdes (notamment d’étonnantes lunettes en forme de H) ne s’arrête jamais : les morceaux emblématiques du groupe s’enchainent, « Suburbia », « So Hard », « New York City Boy », « Where the Streets Have No Name », « It’s a Sin », « Domino Dancing », « Go West », et l’incontournable « West End Girls » qui les a fait connaître en 1984 (presque hier !)
Seule ombre à la soirée, un mix du son parfois un peu brouillon qui ne met pas en valeur la voix du chanteur qui a conservé le même timbre, malgré ses 69 ans !
Nous sommes sortis de l’Olympia emballés par ce concert jouissif, énergique, totalement maîtrisé (trop ?) et finalement avec un léger goût de nostalgie de nos nuits en boite, ... il y a une éternité !
dimanche 11 juin 2023
Harry Styles au Stade de France
Grâce à notre fille Léopoldine, nous avons assisté au concert de Harry Styles au Stade de France avec 70 000 autres très jeunes spectatrices de 16 à 20 ans, habillées de boas et chapeaux de cow-boy roses, le « dress code » du concert (nous étions certainement le couple le plus âgé de la salle !).
J'imagine bien que vous ne connaissez pas Harry Styles pourtant le roi de la pop depuis quelques années, après avoir sévi dans un boys band anglais "One Direction", suivant ainsi le même parcours que Robbie Williams, il y a 25 ans. C'est la plus grande vedette masculine du moment qui a publié trois albums bien foutus de pop, funk, ballades, truffés de tubes dont le titre "As it was" en 2022 que vous avez forcément entendu à la maison si vous avez un ado dans les pattes.
C'est une expérience étonnante d'entendre 70 000 gosiers féminins (désolé Églantine...) hurler à la moindre intervention banale de la star (type "je suis si heureux d'être avec vous ce soir à Paris") et surtout chanter à l'unisson l'ensemble des 20 titres de la setlist, réduisant ainsi l'effort du chanteur, pourtant grassement payé. Les Beatles (évidemment pas dans la même catégorie) avaient subi le même désagrément et c'est la raison pour laquelle ils ont arrêté les concerts à partir de 1965.
C'est aussi un fervent supporter de la cause LGBT et lors de ses concerts, il arbore le drapeau arc-en-ciel et encourage ses fans à faire leur coming out.
Harry Styles, torse nu tatoué, ne se fatigue pas dans la mise en scène de son spectacle, se contentant d'aligner les titres les uns à la suite des autres, assure juste quelques pas de danse qui me conduiraient à penser que je suis l'égal de John Travolta, sans aucun autre effet particulier, devant un écran géant d'excellence qualité (indispensable au Stade de France), centré sur sa bobine. Il enchaîne ses hits comme “Golden”, “She”, “Watermelon Sugar”, “Sign of the times”, avec beaucoup de fraîcheur et d'enthousiasme, alors qu'il promène son show dans le monde depuis 2 ans (ce qui confirme que c'est une bête de scène), avec l'appui d'un groupe de huit musiciens dont une section de cuivres essentiellement féminine, qui donne de l’ampleur aux morceaux.
Mais finalement, ce qui compte c’est le bonheur des spectatrices qui, si j’en juge les commentaires à la sortie, étaient « au bout de leur vie ».
Après le concert, particulièrement poli, bien élevé et clean, Harry est venu nous voir pour nous demander si le son n'avait pas été trop fort pour nos quatre oreilles de 67 ans. Nous l'avons rassuré fort d'une centaine de concerts au compteur, mais aussi, comme certains d'entre vous, ayant passé de nombreuses soirées au Bus Palladium à la fin des années 70, dont on ressortait avec des bourdonnements d'oreilles !
Vive la jeunesse !
mercredi 31 mai 2023
John Fogerty à La Seine Musicale
A 78 ans, John Fogerty, l’ancien leader du groupe Creedence Clearwater Revival, un monument de la musique populaire américaine, qui n’était pas venu en France depuis 15 ans, a donné un concert d’anthologie à La Seine Musicale de Boulogne. Après 50 ans de bataille judiciaire, il a finalement récupéré les droits des chansons qu’il avait composées et s’est lancé dans une tournée mondiale pour célébrer cette victoire !
Il faut dire qu’il a composé entre 1968 et 1972, en six albums (à l’époque, les groupes publiaient un album tous les six mois), une douzaine de hits qui ont marqué l’histoire de la musique pop, avant que le groupe se sépare pour cause de mésentente. Il a ensuite sorti une dizaine d’albums solo sans avoir le même succès auprès du public (sauf « Centerfield », en 1985). Vous avez dansé dans votre jeunesse lors des surprises parties (c’est l'expression de votre génération 😂😊…) sur « Susie Q », « I Put a Spell on You », « Proud Mary », « Born on the Bayou », « Bad Moon Rising », « Lodi », « Down on the Corner », « Fortunate Son », « Up Around the Bend », « Run Through the Jungle », « Have You Ever Seen the Rain? », « Hey Tonight », …
Et c’est dans cette malle aux trésors qu’il a puisé mercredi soir, accompagné notamment de ses deux fils à la guitare (qui ont malheureusement ouvert le concert en première partie avec leur propre groupe « Hearty Har » …), dans des versions parfois légèrement plus pêchues et avec l’ajout d’un saxophone qui n’existait pas sur les titres originaux, devant des projections de vidéos psychédéliques qui rappellent l’ambiance des seventies.
Il chante ses titres de la grande époque, un mélange de rock ’roll, rhythm’n’blues et folk, avec la voix de ses vingt ans, assure à la guitare des solos ou de superbes parties d’harmonica et intervient parfois pour évoquer certains aspects de cette glorieuse époque, comme pour la très réussie ode à son épouse « Joy of my life ».
L’homme est sympathique, enthousiaste et manifestement heureux de vivre cette renaissance et la salle, composée de nombreuses cartes vermeil (ça existe encore ?), lui a fait un triomphe bien mérité.
mardi 23 mai 2023
Peter Gabriel 23 mai 2023
Peter Gabriel, ancien fondateur et chanteur de Genesis, a quitté le groupe en 1975 après la parution de leur meilleur album « The Lamb Lies Down on Broadway » pour mener une carrière solo qui sera couronnée de succès avec notamment la parution de son album « So » en 1986 qui lui apportera une renommée internationale. Il a publié une dizaine d’albums, fusion de musique progressive à tendance pop et de musique du monde et il est ainsi considéré comme le père de la World Music mais aussi comme un artiste concerné qui s'implique concrètement dans la défense des droits de l’homme.
Nous avons assisté mardi soir à son concert à Bercy (oui je suis à l'ancienne, aujourd'hui Accor Arena) une expérience éblouissante de fusion entre la musique et l’utilisation de nombreux dispositifs de vidéos, d’animations et d’écrans interactifs (sous la forme d’un rideau transparent) qui rend le show unique dans le monde pourtant créatif de la pop.
Sur le plan musical, il a l’audace de jouer essentiellement de nouvelles chansons qui ne sont pas encore publiées dans un album (à venir cette année ?), entouré d’une formation de huit solides musiciens, réglée au cordeau, dont le batteur français Manu Katché. Parmi ces nouveaux titres séduisants et souvent à teneur mélancolique, je retiens notamment une émouvante chanson « And still » dédiée à sa mère et un futur tube plus dynamique « Panopticom », dont le refrain est repris par la foule. Bien sûr il interprète aussi dans la seconde partie du concert de près de 3 heures quelques classiques incontournables comme «Sledgehammer » (voir la vidéo), « Solsbury Hill », « Big Time », « Don’t Give Up », en duo avec la brillante violoncelliste et chanteuse Ayanna Witter-Johnson.
Ce spectacle enchanteur confirme qu’à 73 ans, Peter Gabriel tient une place à part dans le monde de la pop music, perfectionniste, généreux, respectueux de son public (il parle en français avec l’aide de notes) et de ses musiciens qu’il cite de nombreuses fois, et surtout toujours créatif et avide de nouvelles expérimentations.
Un artiste unique.
vendredi 19 mai 2023
La mort de Danton
« La mort de Danton » à la Comédie Française est une pièce écrite par un auteur allemand, Büchner, (inconnu pour moi) qui retrace les 5 derniers jours de Danton, jouisseur de la vie et fervent opposant à la Terreur de Robespierre. Dans un décor unique à l’intérieur duquel les quelques meubles reconstituent les différents lieux dans lesquels les personnages vont évoluer (une chambre, le club des Jacobins, le Comité de Salut public, une prison, …), le spectateur assiste notamment aux débats qui voient s’opposer les modérés et les tenants d’une ligne dure mais est aussi témoin de la fraternité qui se noue en prison entre les jeunes condamnés qui doivent affronter, lors de leur dernière nuit, leurs désillusions et la peur de mourir (c’est le moment le plus émouvant).
La mise en scène sobre dans le décor d’un salon, éclairé principalement par des bougies, qui permet de passer rapidement d’une scène à l’autre, est amplifiée par l’utilisation d’une bande sonore musicale qui accompagne la progression dramatique.
Evidemment, les 17 acteurs de la Comédie Française sont remarquables (désolé Eglantine, mais les femmes ont des rôles secondaires), notamment Robespierre (Clément Hervieu-Léger) dont on ressent la rigueur implacable et Danton (Loïc Corbery), romantique, qui comprend que la Révolution a engendré un monstre et accepte son destin. En cela, dans cette période violente, cette pièce de théâtre montre des êtres profondément humains.
Malheureusement, le texte est trop verbeux, la langue de certaines tirades est parfois incompréhensible (pourtant, contrairement à Valérie, je n’avais pas bu de vin avec mes sushis) et la durée de la représentation est trop longue (2 h 30), d’autant plus que le spectateur connaît déjà la fin !
Les spectateurs de la Comédie Française, certainement un public exigeant, ont applaudi sobrement la performance des acteurs et au retour, dans ma Smart vers notre pavillon de banlieue, Valérie me dit : j'aurais aimé voir les têtes tomber dans la panière. Depuis je ne dors plus la nuit !
dimanche 14 mai 2023
Roger Waters
Concert de Roger Waters (fondateur et principal compositeur de Pink Floyd, … pour ceux qui ne le sauraient pas !!!) hier soir à Bercy. A 79 ans il s’est lancé depuis un an dans une tournée d'adieu (mais peut être pas la dernière...) avec une set list différente des concerts précédents (notamment à La Défense Arena en 2018) qui s'appuyaient exclusivement sur les grands morceaux du groupe. Hier, il a chanté des morceaux de ses propres albums (qui n'ont pas eu beaucoup de succès), de l'album "The Wall" qu'il considère comme son chef-d'œuvre et, heureusement, des extraits de "Wish you where here", « Animals » et "Dark Side of the Moon".
Personnage entier et controversé, il a été marqué par la mort de son père en Italie pendant la seconde guerre mondiale alors qu'il avait cinq mois. Inlassable militant anti militariste, il se sert de ses concerts pour faire connaître dans de longs discours parfois obscurs ses opinions politiques, mais de manière excessive : ainsi, chaque président américain depuis Ronald Reagan, y compris l'actuel président Joe Biden, est qualifié de criminel de guerre (et Poutine ?) !
Heureusement le show est impressionnant grâce au dispositif scénique (une immense scène divisée en quatre), aux superbes éclairages au rouge prédominant, à des triangles immenses en laser tout autour de la scène, aux écrans géants sur lesquels sont projetés des animations revendicatrices et des slogans à la sauce Waters comme « Si vous aimez Pink Floyd mais ne supportez pas que je me mêle de politique, allez-vous faire foutre au bar », à un son surpuissant et des musiciens impeccables, notamment Jonathan Wilson qui joue et chante les parties de David Gilmour (son ennemi historique).
Le public est évidemment surtout venu pour écouter les morceaux du groupe qui nous avons tous vénéré lors de notre adolescence : « Comfortably Numb », « Another Brick in the Wall », « Have a Cigar », « Wish You Were Here », « Shine On You Crazy Diamond », « Run Like Hell », « Money », « Us and Them » (composée par Rick Wright le clavier sous-estimé mais si important du groupe, voir la vidéo), « Any Colour You Like », « Brain Damage » « Eclipse » mais malheureusement aussi un extrait de « The Final Cut » (Two Suns in the Sunset) l’album raté du groupe que personne n’écoute.
Le final est beaucoup trop bavard, il reprend The Bar une chanson inédite (bof) et salue la salle qui repart probablement un peu déçue d’avoir assisté à un meeting politique et, parfois au second plan, à un spectacle d’un groupe majeur de la pop music.
Roger Waters est attachant pour son idéal de paix et d'égalité mais j’avais payé 128 € (oui c’est cher, mais il s’est marié 5 fois et a donc 4 pensions alimentaires !) ……….. pour assister à un concert !
Big Mother
« Big Mother » est la troisième pièce de Melody Mourey, auteur (pardon autrice car ma fille Eglantine me lit !) de très grand talent, que vous avons découverte en 2018 avec « Les crapauds fous » (tirée d’une histoire vraie de deux médecins polonais pendant la seconde guerre mondiale), puis en 2021 au TAM avec « La course des géants » (l’histoire d’un jeune passionné d’astronomie dont la vie va basculer et qui va participer à la conquête spatiale).
Alors qu’un scandale éclabousse le Président des Etats-Unis et agite la rédaction du New York Investigation, la journaliste Julia Robinson voit sa vie vaciller dans la salle d’audience d’un tribunal quand elle croit reconnaitre sur le banc des accusés son compagnon mort 4 ans auparavant.
Son enquête pour élucider ce mystère croise celle de son équipe, et la petite cellule du New York Investigation se retrouve confrontée à un programme de manipulation de masse d’une ampleur inédite. Ensemble, malgré́ leurs différends, ils vont devoir mettre à jour le plus gros scandale depuis l’affaire du Watergate.
Le spectateur est happé dans un thriller haletant qui ne laisse aucun répit, grâce à la virtuosité d’une mise en scène sur-vitaminée qui nous entraine du passé au présent, six comédiens éblouissants, drôles et touchants, à la folle énergie, qui passent instantanément d’un rôle à l’autre, l’utilisation de la vidéo et de la musique qui donnent une dimension cinématographique au spectacle, toujours en mouvement.
Mais la réussite de cette pièce époustouflante, sur le thème général de la manipulation de masse à l’heure de la génération ultra connectée (X, Z, … je ne sais plus !), tient aussi à la qualité d’écriture de Melody Mourey, qui nous entraine tout au long du spectacle dans une histoire palpitante dont on ressort éreinté, captivé, effrayé et aussi amusé.
Une réussite totale qui mérite les applaudissements enthousiastes des 200 spectateurs du petit théâtre des Béliers parisiens (seule ombre, on est mal assis !) où vous devez vous rendre sans tarder, au lieu de regarder des séries !
samedi 1 avril 2023
La délicatesse
Au départ, c'est une histoire d'amour « évidente » : Nathalie et François sont heureux, ils s'aiment. Ils ont la vie devant eux. Mais, un jour, François décède brutalement dans un accident. Pour Nathalie débute une longue traversée du désert : elle doit réapprendre à vivre, presque malgré elle. À la fin, c'est une rencontre improbable, une nouvelle histoire qui commence, un amour qui ne cherche plus un idéal et accepte la vie avec ses cicatrices... pour inventer le bonheur, avec délicatesse.
Thierry Surace, qui signe l’adaptation et la mise en scène du roman à succès de David Foenkinos, nous offre un petit bijou de délicatesse, d'humour et d'émotions servi par trois exceptionnels comédiens : le majordome (Jérôme Schoof, irréprochable), Sélène Assaf, une Nathalie époustouflante, avec qui l'on vit chaque émotion intensément et Jean Franco, qui joue tous les « hommes » de la vie de Nathalie : de François, le grand amour, à Markus, cet homme banal en apparence et terriblement touchant. la mise en scène utilise utilise un décor à la fois simple et mobile et quelques extraits de chansons qui ponctuent les différents tableaux.
Et le spectateur passe du rire aux larmes et ressort sous le charme de cette pièce trop courte.
Thierry Surace, qui signe l’adaptation et la mise en scène du roman à succès de David Foenkinos, nous offre un petit bijou de délicatesse, d'humour et d'émotions servi par trois exceptionnels comédiens : le majordome (Jérôme Schoof, irréprochable), Sélène Assaf, une Nathalie époustouflante, avec qui l'on vit chaque émotion intensément et Jean Franco, qui joue tous les « hommes » de la vie de Nathalie : de François, le grand amour, à Markus, cet homme banal en apparence et terriblement touchant. la mise en scène utilise utilise un décor à la fois simple et mobile et quelques extraits de chansons qui ponctuent les différents tableaux.
Et le spectateur passe du rire aux larmes et ressort sous le charme de cette pièce trop courte.
mardi 28 mars 2023
Changer l'eau des fleurs
Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Son quotidien est rythmé par son travail et les confidences des gens de passage et des habitués. Un jour, parce qu'un homme découvre que sa mère veut être enterrée auprès d'un inconnu, tout bascule. Des liens, qui unissent les vivants et les morts, sont exhumés.
Ce soir, notre petit groupe était divisé entre ceux qui ont trouvé la pièce pleine de poésie et d’émotions sur les drames ordinaires de la vie d’une femme qui croit malgré tout au bonheur et ceux qui ont trouvé le texte de la pièce un peu trop mélo et naïf (comme le livre de Valérie Perrin ?). Pour ma part, je n’ai pas ressenti beaucoup d’émotions d’autant plus que la mise en scène m’a semblé contrainte par la structure métallique du décor en réduisant les déplacement des acteurs sur la scène du petit et charmant théâtre Lepic. Mais nous nous sommes tous accordés sur la qualité du jeu de l’actrice principale, Caroline Rochefort.
Ce soir, notre petit groupe était divisé entre ceux qui ont trouvé la pièce pleine de poésie et d’émotions sur les drames ordinaires de la vie d’une femme qui croit malgré tout au bonheur et ceux qui ont trouvé le texte de la pièce un peu trop mélo et naïf (comme le livre de Valérie Perrin ?). Pour ma part, je n’ai pas ressenti beaucoup d’émotions d’autant plus que la mise en scène m’a semblé contrainte par la structure métallique du décor en réduisant les déplacement des acteurs sur la scène du petit et charmant théâtre Lepic. Mais nous nous sommes tous accordés sur la qualité du jeu de l’actrice principale, Caroline Rochefort.
Chers parents
Pierre, Jules et Louise Gauthier s’adorent et aiment profondément leurs parents. Alors, lorsque ces derniers leur demandent de venir les rejoindre d'urgence - ils ont quelque chose de très important à leur annoncer - les trois enfants bouleversés se précipitent craignant le pire. Mais le pire n'a pas lieu, du moins pas tout de suite, et la merveilleuse nouvelle que leur annoncent Jeanne et Vincent va faire voler en éclats la belle unité familiale, faisant ardemment souhaiter aux trois rejetons ce qu'ils redoutaient le plus en arrivant quelques heures plus tôt !
Difficile de comprendre les critiques dithyrambiques et l'engouement de la salle du TAM pour cette comédie certes bien ficelée au début de la pièce, mais finalement assez convenue dans les caractères des parents (professeurs tendance de gauche fraîchement retraités) et des trois enfants (le premier est la fierté de ses parents par sa réussite professionnelle...). Les rebondissements de la seconde moitié du spectacle sont souvent peu crédibles et, heureusement, si les comédiens sont bons, ils surjouent eux aussi les codes du boulevard. Cette pièce sur la cupidité et la part d'ombre qui sommeille en chacun de nous n'est que partiellement réussie : des blagues téléphonées, un texte un peu léger et pas très original, un certain manque de rythme, bref nous nous sommes un peu ennuyés , contrairement à la majorité des 800 spectateurs de Rueil !
Difficile de comprendre les critiques dithyrambiques et l'engouement de la salle du TAM pour cette comédie certes bien ficelée au début de la pièce, mais finalement assez convenue dans les caractères des parents (professeurs tendance de gauche fraîchement retraités) et des trois enfants (le premier est la fierté de ses parents par sa réussite professionnelle...). Les rebondissements de la seconde moitié du spectacle sont souvent peu crédibles et, heureusement, si les comédiens sont bons, ils surjouent eux aussi les codes du boulevard. Cette pièce sur la cupidité et la part d'ombre qui sommeille en chacun de nous n'est que partiellement réussie : des blagues téléphonées, un texte un peu léger et pas très original, un certain manque de rythme, bref nous nous sommes un peu ennuyés , contrairement à la majorité des 800 spectateurs de Rueil !
jeudi 23 mars 2023
Comme il vous plaira
Un jeune Duc, après avoir banni son grand frère, le vieux Duc, décide de bannir sa nièce Rosalinde, la fille du vieux Duc.
Mais Célia, la fille du jeune Duc, se considérant comme la sœur de Rosalinde, la fille du vieux Duc, s'enfuie avec elle dans la forêt à la recherche du vieux Duc. Poursuivies par le jeune Duc, Rosalinde, la fille du vieux Duc, se déguise en homme, et Célia, la fille du jeune Duc, en bergère.
Le vieux Duc, le jeune duc, la fille du vieux Duc, la fille du jeune Duc, les amis du vieux Duc, les amis du jeune Duc, tout ce petit monde se retrouvent donc dans la forêt des Ardennes!
C'est une nouvelle traduction, moderne et enlevée, de la comédie de Shakespeare, dans une mise en scène originale et joyeuse, interprétée par une troupe formidable, notamment Barbara Shultz pleine d'énergie qui forme un duo pétillant avec Ariane Mourier, remarquable. Léna Bréban, metteuse en scène, propose une version modernisée d'une pièce peu connue, où les comédiens chantent et dansent notamment sur "Perfect Day" de Lou Reed (pas certain que la totalité de la salle connaisse l'original !), dans une ambiance hippie décalée et très drôle. La troupe nous embarque dans des histoires où se mêlent aventure, amour, désir, amitié, passion, jalousie et les deux heures du spectacle paraissent presque trop courtes
Nous sommes ressortis du Théâtre André Malraux le sourire au lèvre et la tête dans les nuages !
C'est une nouvelle traduction, moderne et enlevée, de la comédie de Shakespeare, dans une mise en scène originale et joyeuse, interprétée par une troupe formidable, notamment Barbara Shultz pleine d'énergie qui forme un duo pétillant avec Ariane Mourier, remarquable. Léna Bréban, metteuse en scène, propose une version modernisée d'une pièce peu connue, où les comédiens chantent et dansent notamment sur "Perfect Day" de Lou Reed (pas certain que la totalité de la salle connaisse l'original !), dans une ambiance hippie décalée et très drôle. La troupe nous embarque dans des histoires où se mêlent aventure, amour, désir, amitié, passion, jalousie et les deux heures du spectacle paraissent presque trop courtes
Nous sommes ressortis du Théâtre André Malraux le sourire au lèvre et la tête dans les nuages !
mercredi 22 mars 2023
Robbie Williams - Bercy
Concert de Robbie Williams à Bercy hier soir, un show en forme de "best of" de sa longue carrière qui dure depuis plus de 30 ans ! Il reprend quelques uns de ses grands tubes (mais il en manque !), ponctué de nombreuses interventions sur son parcours musical, notamment sa période boys band (Take That) et de contacts directs, parfois un peu longs, avec les spectateurs de la salle. Il est passé par toutes les addictions mais est aujourd'hui marié et père de 4 enfants et, en grand professionnel, fait vibrer et danser les 20000 spectateurs pendant plus de 2 heures sur fond d'écran géant qui projette des images du show mais aussi de ses multiples facéties lors de ses apparitions publiques.
Robbie Williams confirme ainsi qu'il est un véritable showman généreux et attachant.
Robbie Williams confirme ainsi qu'il est un véritable showman généreux et attachant.
lundi 13 mars 2023
Berlin Berlin
Emma et Ludwig veulent s’enfuir et passer à l’Ouest. Emma se fait engager comme aide-soignante chez Werner Hofmann pour s’occuper de sa vieille mère sénile. Elle n’est pas là par hasard, cet appartement possède un passage secret qui mène de l’autre côté du Mur. La situation est déjà suffisamment compliquée mais si en plus Werner est un agent de la Stasi, qu’il tombe fou amoureux d’Emma, et que l’appartement est un nid d’espions, ça tourne au burlesque.
La pièce s’ouvre sur une vidéo des abords du mur de Berlin qui longe la façade du mur et entre dans un appartement à la mode RDA (canapé en velours marronnasse, buffet, papier peint kitch avec une faucille et un marteau, affiche de propagande de la Stasi....) et le ton est donné ! C'est bien sûr une vraie pièce de boulevard, avec les grosses ficelles du théâtre, le comique de répétition (la chanson Kalinka pour endormir la vieille dame), les personnages caricaturaux (le général de la Stasi en deuil de son chien), les quiproquos en cascade, les multiples rebondissements et surtout une mise en scène dynamique. Tout celà fonctionne grâce à l'ensemble des comédiens pleins de fantaisie, notamment : Patrick Haudecoeur (l'auteur de la pièce) trouillard à l’air penaud, Anne Charrier, pétulante et dure-à-cuire, qui passe sans mal de la fugitive à la femme fatale usant de ses charmes pour sauver sa peau, Maxime d’Aboville au phrasé maniéré qui voue une adoration à Staline mais qui est totalement soumis à deux femmes au tempérament autoritaire : sa mère et son épouse ! A condition de mettre de côté toutes les situations invraisemblables de l'histoire, Berlin Berlin est une pièce burlesque très drôle pendant laquelle on rit de bout en bout.
La pièce s’ouvre sur une vidéo des abords du mur de Berlin qui longe la façade du mur et entre dans un appartement à la mode RDA (canapé en velours marronnasse, buffet, papier peint kitch avec une faucille et un marteau, affiche de propagande de la Stasi....) et le ton est donné ! C'est bien sûr une vraie pièce de boulevard, avec les grosses ficelles du théâtre, le comique de répétition (la chanson Kalinka pour endormir la vieille dame), les personnages caricaturaux (le général de la Stasi en deuil de son chien), les quiproquos en cascade, les multiples rebondissements et surtout une mise en scène dynamique. Tout celà fonctionne grâce à l'ensemble des comédiens pleins de fantaisie, notamment : Patrick Haudecoeur (l'auteur de la pièce) trouillard à l’air penaud, Anne Charrier, pétulante et dure-à-cuire, qui passe sans mal de la fugitive à la femme fatale usant de ses charmes pour sauver sa peau, Maxime d’Aboville au phrasé maniéré qui voue une adoration à Staline mais qui est totalement soumis à deux femmes au tempérament autoritaire : sa mère et son épouse ! A condition de mettre de côté toutes les situations invraisemblables de l'histoire, Berlin Berlin est une pièce burlesque très drôle pendant laquelle on rit de bout en bout.
mardi 7 mars 2023
Father John Misty
Father John Misty, qui n'était pas venu en France depuis 2017, était ce mardi à la salle Pleyel, (probablement la meilleure salle de Paris pour l'acoustique), à l'occasion de la sortie en 2022 de son album "Chloë and Next 20th Century", à l'ambiance de comédie musicale rétro. Né en 1981 dans le Maryland, Josh Tillman, son vrai nom, est un auteur-compositeur-interprète, multi-instrumentiste qui, après avoir officié à la batterie au sein du groupe Fleet Foxes, a publié depuis 2012 cinq albums solo de folk et de blues, tous salués par la critique musicale. Accompagné d'une formation parfaitement en place de 9 personnes (piano, claviers, batterie, cuivres, guitares et basse), il a puisé dans son large répertoire en 2 heures de set de "The Next 20th Century" à "I Love You, Honeybear", sans oublier une reprise de "Don't Be Cruel" pendant les rappels. Il confirme ainsi être un des grands songwriters de ces dernières années capable de magnifier avec sa voix d'ange ses mélodies élégantes. Ses interventions pleine d'humour entre les titres le rendent en plus particulièrement sympathique. Et V. qui ne connaissait pas le personnage, cheveux et barbe raccourcis, est ressortie enthousiaste !
,
,
mardi 21 février 2023
Dans ton cœur
Détournant avec malice les objets du quotidien (frigos, machines à laver, ...), les huit acrobates et les quatre musiciens de la compagnie Akoreacro proposent un spectacle ébouriffant, entre portés acrobatiques, musique en direct et numéros de trapèze acrobatiques. Les artistes, une femme pour une petite dizaine d’hommes, volent et se réceptionnent en douceur dans des saynètes qui comportent aussi de nombreux moments drôles et les spectateurs retiennent leur souffle tout au long du spectacle devant cette mécanique extrêmement bien huilée. Devant ces morceaux de bravoure, chacun mesure ce qu’il a fallu de temps et de complicité au metteur en scène et aux acrobates pour inventer et monter ce spectacle. "Dans ton coeur" est un spectacle à la fois époustouflant, charmant et touchant.
vendredi 10 février 2023
Black Legends
Cette comédie musicale retrace l'histoire de la musique black américaine sur fond d'évocation de la condition des noirs américains depuis l'esclavage jusqu'à nos jours, en passant par le Ku Klux klan, le Pasteur Martin Luther King, ou Barack Obama, jalons qui rappellent leur combat pour l’égalité. Un spectacle plein d'énergie par une troupe de grands talents qui mèle la danse, le chant et quelques acrobaties en une trentaine de tableaux et autant de chansons, de Cab Calloway à Beyonce, en passant par Ray Charles, Otis Redding, James Brown, Sam Cooke, Tina Turner, Aretha Franklin, Stevie Wonder, Marvin Gaye, Prince, Michael Jackson, Withney Houston...
Il confirme l'importance de la musique afro-américaine dans l'histoire de la musique populaire et le public s'est levé plusieurs fois pour danser sur des rythmes de légende : blues, soul, rythm and blues, Motown, disco, funk, hip hop (il manquait juste quelques negro spirituals). Tout s'enchaine dans un tourbillon grâce à la mise en scène très énergique et des chorégraphies endiablées et réglées au cordeau : les 6 musiciens sont excellents et se mêlent parfois à la troupe des 14 chanteurs/danseurs de talent (mention spéciale à Barry Johnson) qui interprétent les hymnes inoubliables de la musique noire avec une grande justesse, changent de costumes suivant les époques et dansent avec une énergie débordante. C'est à la fois drôle, émouvant et salvateur, et, après la standing ovation de fin du spectacle, notre petit groupe est sorti de Bobino plein d'énergie positive.
Black Legends est encore à l'affiche jusqu'à fin mars.
Il confirme l'importance de la musique afro-américaine dans l'histoire de la musique populaire et le public s'est levé plusieurs fois pour danser sur des rythmes de légende : blues, soul, rythm and blues, Motown, disco, funk, hip hop (il manquait juste quelques negro spirituals). Tout s'enchaine dans un tourbillon grâce à la mise en scène très énergique et des chorégraphies endiablées et réglées au cordeau : les 6 musiciens sont excellents et se mêlent parfois à la troupe des 14 chanteurs/danseurs de talent (mention spéciale à Barry Johnson) qui interprétent les hymnes inoubliables de la musique noire avec une grande justesse, changent de costumes suivant les époques et dansent avec une énergie débordante. C'est à la fois drôle, émouvant et salvateur, et, après la standing ovation de fin du spectacle, notre petit groupe est sorti de Bobino plein d'énergie positive.
Black Legends est encore à l'affiche jusqu'à fin mars.
samedi 4 février 2023
Fallait pas le dire !
Tandem à la ville comme à la scène, Pierre Arditi et Évelyne Bouix rivalisent de mauvaise foi dans cette pièce de Salomé Lelouch, un portrait de couple prétendant aborder des problèmes très actuels et la fameuse relation homme-femme. Il s'agit d'un ensemble de sketchs bien écrits (par Salomé Lelouch) et surtout très drôles, sur les sujets de société actuels (la GPA, les taxis UBER, les femmes, les trottinettes, la chirurgie esthétique, la sexualité, l'argent, le wokisme, ...), bien sûr sans une grande originalité sur le fond, mais tous les couples peuvent se retrouver dans ces situations. Le décor est simple mais ingénieux, avec des placards et tiroirs qui s'ouvrent sur des portes, un lit, une table de cuisine ou un placard de salle de bain. Arditi fait du Arditi, cabotin à souhait, la mauvaise foi incarnée, il est irrésistible et Bouix toute fine et séduisante trouve sa place et le spectateur sent la complicité entre eux lors des disputes, des moments d'émotion, des peines, ou des joies.
Bref, un spectacle réussi, sans prétention, dont on ressort de bonne humeur !
vendredi 3 février 2023
Julien Clerc au TAM
Chaque saison au TAM, nous avons au programme de l'année un concert d'une vedette de la chanson française (Etienne Daho, Jane Birkin, ...). Cette année c'est Julien Clerc dans une formation acoustique (clavier et guitare) qui revisite ses nombreux tubes (Ma préférence, La Californie, Femmes... je vous aime, Ce n'est rien, Lili voulait aller danser, Mélissa, Si on chantait, Cœur de rocker, Fais-moi une place, ...) mais aussi plusieurs succès intemporels de la chanson française (Boum, La bicyclette, Dis quand reviendras-tu ?, For me... formidable, Mon manège à moi, L'important c'est la rose, ...). L'assistance est surtout féminine (tendance cinquante et plus) mais V. pas fan de sa voix de chèvre, n'est pas là (nous sommes entre couilles disent les jeunes !). Il faut reconnaître que l'homme (75 ans) porte beau, mince comme un fil (il ne doit manger que des salades), qu'une incroyable gentillesse émane de sa personne et qu'il est profondément sympathique sur scène notamment quand il évoque ses souvenirs liés aux chansons qu'il interprète. A la fin du concert, l'ensemble des spectateurs du TAM s'est levé pour chanter à tue tête Mélissa, coeur de rocker, ...
Indiscutablement, Julien Clerc compositeur de chansons populaires, s'inscrit dans la pure tradition de la chanson française, à la suite de ses grands aînés, Aznavour, Bécaud, ...
Indiscutablement, Julien Clerc compositeur de chansons populaires, s'inscrit dans la pure tradition de la chanson française, à la suite de ses grands aînés, Aznavour, Bécaud, ...
mercredi 1 février 2023
Little Rock Story
Quatre musiciens (guitare-chant, claviers, basse et batterie) passent en revue toutes les variations et les évolutions du rock, de ses racines (le blues) aux années 2000. Dans cette traversée, un personnage s’invite : Robertson, le double virtuel du chanteur, qui apparaît sur un écran avec le look et les codes du rockeur de chaque époque (de la banane du King à la coupe Beatles, de l’échevelé beatnik à la crête punk…). Ce clown perturbateur et rigolo a pour rôle de faire avancer le récit et de mettre en images les différentes esthétiques de cette musique. Ainsi, ces quatre amoureux du gros son nous font vivre et revivre cette épopée extraordinaire qui a jalonné tous les grands mouvements de notre société moderne. Deux regrets : L'ensemble de ce parcours musical fait l'impasse sur des périodes essentielles comme le folk (Dylan, Neil Young, ...) ou le rock psychédélique (Jefferson Airplane, Pink Floyd, ...).
Et surtout le spectacle est trop court !
Et surtout le spectacle est trop court !
vendredi 27 janvier 2023
Le Montespan
En 1663, Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan, et la charmante Françoise de Rochechouart, tombent fous d’amour et se marient. Les dettes s’accumulent et le Marquis doit absolument s’attirer les bonnes grâces du Roi- Soleil. Louis-Henri part donc en guerre pour Louis XIV, et se réjouit durant son absence que Françoise soit introduite à la cour auprès de la Reine. Mais c’est sans compter sur les appétits du Roi pour sa tendre épouse. La nouvelle favorite ! Prêt à tout pour récupérer celle « qu’on n’aime qu’une fois dans une vie », il déclare une guerre sans relâche contre le monarque, refusant toutes faveurs attachées à sa condition de cocu royal, et allant même jusqu’à orner son carrosse de cornes gigantesques…
Excellente soirée hier soir par un froid glacial (le théâtre du Gymnase est-il chauffé ?) pour la représentation de "Le Montespan", la triste histoire du marquis de Montespan, le plus célèbre cocu de France, un spectacle drôle et inventif avec seulement trois comédiens qui, vif comme l'éclair, endossent le costume de multiples personnages sur les dialogues savoureux de Jean Teulé, dans une mise en scène astucieuse et dynamique ! Mention spéciale à Michaël Hirsch qui interpréte à lui seul plus d’une dizaine de personnages tous aussi différents, hilarants et parfois monstrueux les uns des autres. Un très joli spectacle, enlevé, instructif et drôle.
Et, c'est le plus important, nous avons dégusté un croque madame roboratif dans la brasserie Marie Belle, en compagnie de 8 sympathiques acolytes ! Nous ne nous sommes pas attardés à la sortie du théâtre, attirés par la chaleur du métro !
Excellente soirée hier soir par un froid glacial (le théâtre du Gymnase est-il chauffé ?) pour la représentation de "Le Montespan", la triste histoire du marquis de Montespan, le plus célèbre cocu de France, un spectacle drôle et inventif avec seulement trois comédiens qui, vif comme l'éclair, endossent le costume de multiples personnages sur les dialogues savoureux de Jean Teulé, dans une mise en scène astucieuse et dynamique ! Mention spéciale à Michaël Hirsch qui interpréte à lui seul plus d’une dizaine de personnages tous aussi différents, hilarants et parfois monstrueux les uns des autres. Un très joli spectacle, enlevé, instructif et drôle.
Et, c'est le plus important, nous avons dégusté un croque madame roboratif dans la brasserie Marie Belle, en compagnie de 8 sympathiques acolytes ! Nous ne nous sommes pas attardés à la sortie du théâtre, attirés par la chaleur du métro !
lundi 23 janvier 2023
Le chevalier et la dame « il cavaliere e la dama
Donna Eleonora, issue de l’aristocratie, mais complètement ruinée, survit à Venise en compagnie de sa fidèle servante Colombine. Don Rodrigo, chevalier vénitien est fou d’amour pour elle, mais empêtré dans ses contradictions, il n’arrive pas à lui avouer ses sentiments. Autour d’elle gravite un petit monde de personnages peu recommandables: un avocat véreux, et une assemblée de nobles oisifs et malveillants dont Donna Eleonora qui va devenir malgré elle, un trophée à conquérir. Au-delà d’une histoire d’amour, c’est tout un univers que Carlo Goldoni met en lumière dans cette pièce comédie rarement jouée : l’affrontement entre la noblesse et le peuple, les valeurs des uns et les vices des autres, les complots ou la solidarité.
Le Chevalier et la Dame de Goldoni, l’équivalent de Molière au pays de la dolce vita, n’a jamais été monté sur les planches des théâtres français : le metteur en scène, Jean-Luc Revol a choisi de situer l’action à Venise (et non Naples) où règnent médisances et persiflages, pour se moquer de l'aristocratie vénitienne à la fois pathétique, superficielle et ridicule. La mise en scène classique sur fond d'un décor de toiles peintes est rythmée et les comédiens, habillés de magnifiques costumes, sont excellents, notamment Chloé Berthier en Dona Éléonora femme vertueuse et souvent drôle, Ariane Pirie en Colombine, sa fidèle servante à la langue bien pendue mais aussi l'ensemble de la distribution. Ce jeu de massacre aristocratique est vraiment séduisant et finalement encore très actuel aujourd'hui où sévient les cultes de l'apparence, de l'argent et de la médisance dans les réseaux sociaux ! Bravissimo !
Le Chevalier et la Dame de Goldoni, l’équivalent de Molière au pays de la dolce vita, n’a jamais été monté sur les planches des théâtres français : le metteur en scène, Jean-Luc Revol a choisi de situer l’action à Venise (et non Naples) où règnent médisances et persiflages, pour se moquer de l'aristocratie vénitienne à la fois pathétique, superficielle et ridicule. La mise en scène classique sur fond d'un décor de toiles peintes est rythmée et les comédiens, habillés de magnifiques costumes, sont excellents, notamment Chloé Berthier en Dona Éléonora femme vertueuse et souvent drôle, Ariane Pirie en Colombine, sa fidèle servante à la langue bien pendue mais aussi l'ensemble de la distribution. Ce jeu de massacre aristocratique est vraiment séduisant et finalement encore très actuel aujourd'hui où sévient les cultes de l'apparence, de l'argent et de la médisance dans les réseaux sociaux ! Bravissimo !
samedi 21 janvier 2023
Le voyage de Molière
Léo, un jeune homme du XXIème siècle qui rêve d’être comédien, se retrouve accidentellement plongé en 1656 au cœur de la troupe de l’Illustre Théâtre de Molière. Commence alors une aventure extraordinaire dans un monde créatif et cruel où la vie et la gloire ne tiennent qu’à un fil. Un spectacle hommage à Molière, inspiré par sa vie et sa troupe avant leur arrivée à Versailles.
Après le succès d'Adieu Monsieur Haffmann vu en 2018, Jean-Philippe Daguerre rend hommage à Molière à l'occasion de son 400e anniversaire, dans une pièce pleine d’humour et d’entrain grâce à des dialogues qui claquent et des comédiens attachants, drôles et dynamiques. Mais il y a aussi de magnifiques costumes, un astucieux décor composé d'un énorme plateau tournant au centre de la scène et une mise en scène pleine d'énergie, parfaitement orchestrée et millimétrée. Un hymne au théâtre et à la joie de vivre !
Après le succès d'Adieu Monsieur Haffmann vu en 2018, Jean-Philippe Daguerre rend hommage à Molière à l'occasion de son 400e anniversaire, dans une pièce pleine d’humour et d’entrain grâce à des dialogues qui claquent et des comédiens attachants, drôles et dynamiques. Mais il y a aussi de magnifiques costumes, un astucieux décor composé d'un énorme plateau tournant au centre de la scène et une mise en scène pleine d'énergie, parfaitement orchestrée et millimétrée. Un hymne au théâtre et à la joie de vivre !
dimanche 15 janvier 2023
Times Square
Dans un vieil immeuble du quartier de Times Square, Matt Donovan, ex-grand comédien passé de mode, noie ses blessures et son amertume dans le whisky. Un jour, Sara Bump, jeune serveuse et apprentie comédienne, frappe à sa porte lui demandant de la coacher pour décrocher le rôle principal dans Roméo et Juliette. L’acteur bougon accepte de lui dispenser quelques leçons. Sous le regard bienveillant de Tyler, un acteur de rue bègue qui amuse les touristes, l’ironie amère de Matt se dissipe...
Une comédie théâtrale dans l’air du temps qui nous plonge dans les secrets de fabrication du métier d’acteur : C'est divertissant grâce à quelques répliques percutantes mais le spectacle est surjoué par les acteurs notamment Camille Aguilar qui crie un peu trop et le bègue joué par Marc Fayet qui finit par agacer (son personnage a peu d'intérêt) et, par ailleurs, des répétitions finissent par lasser. L'intrigue est assez convenue, on s'ennuie un peu et finalement la pièce n'est pas assez drôle car le texte qui manque de profondeur est vraiment sans surprise. Difficile de comprendre l'engouement des spectateurs du TAM !
Une comédie théâtrale dans l’air du temps qui nous plonge dans les secrets de fabrication du métier d’acteur : C'est divertissant grâce à quelques répliques percutantes mais le spectacle est surjoué par les acteurs notamment Camille Aguilar qui crie un peu trop et le bègue joué par Marc Fayet qui finit par agacer (son personnage a peu d'intérêt) et, par ailleurs, des répétitions finissent par lasser. L'intrigue est assez convenue, on s'ennuie un peu et finalement la pièce n'est pas assez drôle car le texte qui manque de profondeur est vraiment sans surprise. Difficile de comprendre l'engouement des spectateurs du TAM !
lundi 9 janvier 2023
Le Système Ribadier
Apprenant que son premier mari qu'elle aimait aveuglément l'avait déshonorée de nombreuses fois en 8 ans de mariage, Angèle, sa veuve, est aujourd'hui sur ses gardes. Et c'est son nouvel époux, Ribadier, qui subit chaque jour sa suspicion et sa rancœur. Mais Ribadier a un secret : toutes les nuits il a un système infaillible pour sortir discrètement de la maison et échapper à la surveillance de sa femme. L'arrivée impromptue de Thommereux, ami de la maison revenu d'un long exil à Batavia, vient perturber cette savante organisation. Car Thommereux est secrètement amoureux d'Angèle...
Une belle mécanique pleine de rebondissements, une excellente interprétation par de très bons acteurs (Patrick Chesnay, Valérie Karsenti, ...), et une mise en scène rythmée indispensable chez Feydeau : tous les ingrédients sont présents pour passer une bonne soirée, rire de bon coeur devant les situations souvent peu crédibles, à condition d'adhèrer dès le début à un vaudeville dont l’intrigue est sommaire !
Une belle mécanique pleine de rebondissements, une excellente interprétation par de très bons acteurs (Patrick Chesnay, Valérie Karsenti, ...), et une mise en scène rythmée indispensable chez Feydeau : tous les ingrédients sont présents pour passer une bonne soirée, rire de bon coeur devant les situations souvent peu crédibles, à condition d'adhèrer dès le début à un vaudeville dont l’intrigue est sommaire !
Inscription à :
Commentaires (Atom)


























