mercredi 27 novembre 2024

Je suis la maman du bourreau

Encore une pièce magnifique au Théâtre André Malraux à Rueil-Malmaison cette semaine.

Elle aimait un ange, il était le diable. Quand Gabrielle découvre quel monstre est vraiment son fils adoré, il est déjà trop tard… Sous l’armure de cette femme sévère, éclate le cœur en miettes d’une mère.

Comment survivre à la trahison ultime ? Où peut la mener son amour de mère ? Vacillante, Gabrielle part en quête d’elle-même. À quel moment s’est-elle trompée ? A-t-elle donc mal aimé ? Ou simplement trop ?

Nous avons vécu un grand moment d’émotions grâce à Clémentine Célarié, stupéfiante et presque habitée dans le rôle d’une mère qui s’est construite sur des croyances et des valeurs traditionnelles et voit l'édifice de toute une vie réduit en cendres.


« Je suis la maman du bourreau » est adapté du roman de David Lelait-Helo, présent dans la salle ce soir-là, qui décrit cette relation mère-fils, une mère qui a placé tout son amour, tous ses rêves et projeté toutes ses ambitions sur son fils.

La mise en scène est sobre et le fond musical accentue la lourdeur des situations décrites par cette femme dont l’humanité nous bouleverse. Clémentine Célarié que nous avons déjà vue de nombreuses fois au théâtre, notamment dans « une vie », un autre seul en scène, est une actrice exceptionnelle qui nous a pris aux tripes et a vraiment mérité les ovations du public debout face à elle.

Elle a remercié la salle, totalement silencieuse et nouée pendant la représentation, par un discours improvisé de 15 minutes environ, plein d’humour « pour faire retomber la pression » dit-elle, qui a achevé d’enthousiasmer les spectateurs du TAM.

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