C’est la seconde pièce de Robin Goupil, après « No Limit », qui, s’inspirant du film « Un jour sans fin » où le héros revivait sans cesse la même journée, a imaginé un interrogatoire en boucle. D’où le titre, The Loop !
Dans un trou paumé des États-Unis d’Amérique, le fils du maire est suspecté de meurtre. Un brave shérif et son assistante zélée sont là pour le faire avouer et une avocate véreuse pour le faire sortir de là. Quelque part dans le monde, un battement d’ailes de papillon a mis le chaos dans l’espace temporel et les quatre protagonistes de l’affaire se retrouvent piégés. À chaque sursaut du temps, tout se dérègle de plus en plus pour terminer dans un happening délirant et magnifique.
Robin Goupil signe des dialogues truculents échangés par des personnages pince-sans-rire, remplis de jeux de mots puisés dans des chansons de variété, des séries et des longs-métrages. Le rythme est ébouriffant : dans un seul et même décor (la salle d’interrogatoire et le commissariat de police), la même scène est rejouée trois fois, avec à chaque fois une petite modification qui perturbe tout. L’auteur et metteur en scène se surpasse pour ne laisser aucun répit, ni à nos yeux ni à nos oreilles. Les quatre fantastiques comédiens jouent parfaitement ensemble avec une mention spéciale pour Juliette Damy, lunettes sur le nez, survoltée.
Totalement loufoque, avec un humour déjanté, le spectateur est pris par cette parodie de film policier des années 1980, menée tambour battant, qui déclenche une succession d’éclats de rire, dans un tourbillon de gags et de rebondissements.
Que c’est bon de rire sans se poser de questions !

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire