Quel artiste français peut remplir la salle de La Défense Arena (40 000 personnes), après une carrière de plus de 50 ans jalonnée de nombreux tubes qui sont inscrits dans le patrimoine musical français ?
Samedi soir, nous avons pu vérifier que Jean-Louis Aubert est un artiste populaire dont les chansons sont reprises par les spectateurs de toutes les générations, à la fois ceux qui ont connu l’époque « Téléphone » (notre génération des cheveux blancs) et ceux qui l’ont découvert lors de sa carrière solo, toujours active.
A 70 ans, il a montré une énergie folle tout au long d’un concert de trois heures au cours duquel il aura chanté 34 chansons ! Devant un écran géant qui projette des effets vidéos très réussis, il pioche dans ses morceaux de la dizaine d’albums studio (dont le très réussi « Pafini » sorti en 2024) et bien sûr reprend les tubes inusables du plus grand groupe pop français des années 80. Parmi les nouveaux morceaux j’ai particulièrement aimé « Il était une fois » et « Merveille » qui montrent qu’il a encore un véritable talent de mélodiste pop. De la période « Téléphone », il reprend certains des morceaux emblématiques comme « New York avec toi », « Hygiaphone », « un autre monde » ou « Ça (c'est vraiment toi) », que toute la salle chante à tue-tête.
Il descend au milieu du public seulement accompagné de sa guitare pour interpréter certains titres dont « La vie m'suffit » avec Vianney et retrouve aussi sur scène pour d’autres duos, Louane, Raphaël et Mathieu Chedid. La salle est en transe, trois générations de fans fêtent ainsi la fin de cette tournée de 40 dates. Le rappel part des coulisses pour l’inévitable « Voilà c’est fini », qui clôt un concert d’anthologie.
Jean-Louis Aubert, monument de la pop française nous a offert trois heures de générosité, d’émotion et d’intelligence.

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