Été 1971, Marie-Claire, 16 ans, tombe enceinte. Bien que ce soit un crime puni par la loi, elle ne veut pas garder l’enfant. Elle veut avorter. Solidaire, sa mère, Michèle puis Lucette, Renée et Micheline mettent tout en œuvre pour l’aider. Mais l’avortement clandestin tourne mal… Automne 1972. Toutes les femmes se retrouvent inculpées. Une certaine avocate, Maître Gisèle Halimi, orchestrera ce procès, le procès de Bobigny. Leur courage a écrit la suite de l’Histoire.
Je suis allé au TAM avec des pieds de plomb mais je suis sorti du théâtre heureux d’avoir assisté à un spectacle très réussi, grâce à une mise en scène inventive et dynamique et une troupe d’actrices et acteurs remarquables.
C'est évidemment un hommage à Gisèle Halimi et au procès de Bobigny, qui avait eu un fort retentissement dans l’opinion public (j’avais 15 ans !) et a contribué ainsi à permettre le vote du droit à l’avortement (la loi Veil) en 1975.
La mise en scène est particulièrement sobre : des courtes séquences qui s’enchaînent sans temps mort, quelques panneaux sans tain et des changements de costumes rapides sur scène. Le spectacle est captivant et bien construit même si j’ai trouvé que la dernière partie consacré au procès et notamment la plaidoirie était un trop longue.
Un spectacle magnifique.

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