Après Née sous Giscard, L’esprit de contradiction et Le temps de vivre, retrouvez Camille Chamoux en tournée avec sa nouvelle création Ça va ça va.
Vous auriez un bon contact de rhumato ? Ou un psychanalyste ? Non pardon un psychiatre en fait, c’est remboursé et ça prescrit des médocs.
Tes parents vieillissent, tes enfants font chier, ton couple part à vau-l’eau…
Et c’est tant mieux.
Invite même ton pote dépressif et ta grand-mère en fin de vie : ce spectacle est fait pour vous.
« Ça va ça va », le nouveau show de Camille Chamoux, qui t’attend près de chez toi avec un piano, des plumes, des magazines de santé, une radio et des graines de tournesol.
Je ne connaissais pas cet humoriste avant de la découvrir au TAM pour le dernier spectacle de l’année. Elle évoque sa vie, ses problèmes médicaux, ses visites à ses parents, ses rapports avec sa belle-mère, digresse sur la mauvaise foi dans le couple et termine le spectacle sur une bizarre métaphore sur notre condition de « cafards pensants ».
Nous avons parfois sourit pendant la représentation mais malheureusement ce spectacle est bricolé, nécessiterai d’être allégé et retravaillé et finalement, il manque aussi à Camille Chamoux le tempérament comique de Florence Foresti ou de Caroline Vigneaux.
Peut mieux faire.
Théatres - Spectacles - Concerts
jeudi 18 décembre 2025
mercredi 17 décembre 2025
Les Virtuoses en pleine tempête
Sous le titre « Les Virtuoses », deux frères, Mathias et Julien Cadez, pianistes, magiciens et comédiens, auquel se joint pour ce nouveau spectacle, une violoniste, Anna Gagneur proposent une représentation époustouflante.
Alors qu’une tempête se prépare, deux pianistes se retrouvent face à une mystérieuse violoniste qui, contrainte de trouver refuge chez eux, bouleverse leur quotidien. L’étrangère souffle un vent nouveau, mettant à rude épreuve les deux compères qui rivalisent de virtuosité et de ruse pour dompter la vague qui s’annonce.
Le spectacle marie la fantaisie, la poésie et le burlesque pour offrir une création unique en son genre. Détournant les codes de la musique classique, qu'ils jouent avec brio, les trois interprètes proposent un récital captivant, à la croisée de la magie, de l'humour et de la musique.
Ils sont aussi sympathiques que talentueux, inventifs et remarquables interprètes. Julien Cadez, l'aîné, lunettes à monture en écaille qui lui donnent un côté intello, est le plus musicien alors que Mathias, les cheveux en bataille, est plutôt le clown, l'empêcheur de jouer tranquillement. L’ensemble du spectacle est réglé au millimètre : ils se partagent souvent le piano et rivalisent en joutes gamines, enlevées, acrobatiques, époustouflantes. Anna Graneur bouleverse leur quotidien et le trio nous emporte dans une folle épopée qui fait aussi le bonheur des enfants de la salle du TAM dont on entend les rires.
Nous sommes sortis émerveillés de ce spectacle unique qui réunit Chaplin et Mozart.
Quel talent !
Alors qu’une tempête se prépare, deux pianistes se retrouvent face à une mystérieuse violoniste qui, contrainte de trouver refuge chez eux, bouleverse leur quotidien. L’étrangère souffle un vent nouveau, mettant à rude épreuve les deux compères qui rivalisent de virtuosité et de ruse pour dompter la vague qui s’annonce.
Le spectacle marie la fantaisie, la poésie et le burlesque pour offrir une création unique en son genre. Détournant les codes de la musique classique, qu'ils jouent avec brio, les trois interprètes proposent un récital captivant, à la croisée de la magie, de l'humour et de la musique.
Ils sont aussi sympathiques que talentueux, inventifs et remarquables interprètes. Julien Cadez, l'aîné, lunettes à monture en écaille qui lui donnent un côté intello, est le plus musicien alors que Mathias, les cheveux en bataille, est plutôt le clown, l'empêcheur de jouer tranquillement. L’ensemble du spectacle est réglé au millimètre : ils se partagent souvent le piano et rivalisent en joutes gamines, enlevées, acrobatiques, époustouflantes. Anna Graneur bouleverse leur quotidien et le trio nous emporte dans une folle épopée qui fait aussi le bonheur des enfants de la salle du TAM dont on entend les rires.
Nous sommes sortis émerveillés de ce spectacle unique qui réunit Chaplin et Mozart.
Quel talent !
samedi 13 décembre 2025
Jean-Louis Aubert La Défense Arena 13 décembre 2025
Quel artiste français peut remplir la salle de La Défense Arena (40 000 personnes), après une carrière de plus de 50 ans jalonnée de nombreux tubes qui sont inscrits dans le patrimoine musical français ?
Samedi soir, nous avons pu vérifier que Jean-Louis Aubert est un artiste populaire dont les chansons sont reprises par les spectateurs de toutes les générations, à la fois ceux qui ont connu l’époque « Téléphone » (notre génération des cheveux blancs) et ceux qui l’ont découvert lors de sa carrière solo, toujours active.
A 70 ans, il a montré une énergie folle tout au long d’un concert de trois heures au cours duquel il aura chanté 34 chansons ! Devant un écran géant qui projette des effets vidéos très réussis, il pioche dans ses morceaux de la dizaine d’albums studio (dont le très réussi « Pafini » sorti en 2024) et bien sûr reprend les tubes inusables du plus grand groupe pop français des années 80. Parmi les nouveaux morceaux j’ai particulièrement aimé « Il était une fois » et « Merveille » qui montrent qu’il a encore un véritable talent de mélodiste pop. De la période « Téléphone », il reprend certains des morceaux emblématiques comme « New York avec toi », « Hygiaphone », « un autre monde » ou « Ça (c'est vraiment toi) », que toute la salle chante à tue-tête.
Il descend au milieu du public seulement accompagné de sa guitare pour interpréter certains titres dont « La vie m'suffit » avec Vianney et retrouve aussi sur scène pour d’autres duos, Louane, Raphaël et Mathieu Chedid. La salle est en transe, trois générations de fans fêtent ainsi la fin de cette tournée de 40 dates. Le rappel part des coulisses pour l’inévitable « Voilà c’est fini », qui clôt un concert d’anthologie.
Jean-Louis Aubert, monument de la pop française nous a offert trois heures de générosité, d’émotion et d’intelligence.
Samedi soir, nous avons pu vérifier que Jean-Louis Aubert est un artiste populaire dont les chansons sont reprises par les spectateurs de toutes les générations, à la fois ceux qui ont connu l’époque « Téléphone » (notre génération des cheveux blancs) et ceux qui l’ont découvert lors de sa carrière solo, toujours active.
A 70 ans, il a montré une énergie folle tout au long d’un concert de trois heures au cours duquel il aura chanté 34 chansons ! Devant un écran géant qui projette des effets vidéos très réussis, il pioche dans ses morceaux de la dizaine d’albums studio (dont le très réussi « Pafini » sorti en 2024) et bien sûr reprend les tubes inusables du plus grand groupe pop français des années 80. Parmi les nouveaux morceaux j’ai particulièrement aimé « Il était une fois » et « Merveille » qui montrent qu’il a encore un véritable talent de mélodiste pop. De la période « Téléphone », il reprend certains des morceaux emblématiques comme « New York avec toi », « Hygiaphone », « un autre monde » ou « Ça (c'est vraiment toi) », que toute la salle chante à tue-tête.
Il descend au milieu du public seulement accompagné de sa guitare pour interpréter certains titres dont « La vie m'suffit » avec Vianney et retrouve aussi sur scène pour d’autres duos, Louane, Raphaël et Mathieu Chedid. La salle est en transe, trois générations de fans fêtent ainsi la fin de cette tournée de 40 dates. Le rappel part des coulisses pour l’inévitable « Voilà c’est fini », qui clôt un concert d’anthologie.
Jean-Louis Aubert, monument de la pop française nous a offert trois heures de générosité, d’émotion et d’intelligence.
jeudi 11 décembre 2025
Un pas de côté
Aux premiers jours du printemps, Catherine et Vincent font connaissance en déjeunant sur le même banc public. Tous les deux sont mariés mais ils prennent l'habitude de s'y retrouver, de parler, de rire, de se confier l'un à l'autre.
Pour ces deux quinquagénaires, ces rencontres sont une bouffée de fraîcheur et de charme. Mais jusqu'à quand le charme va-t-il opérer ? Et quand on est bien installé dans sa vie, jusqu'où est-on capable de s'aventurer ? Ce banc sera-t-il un tournant ou une simple parenthèse ? Le couple Carré Campan de retour après le triomphe de La Dégustation.
C’est une comédie romantique, basée sur une histoire simple et belle qui nous a fait passer un délicieux moment. Les acteurs sont tous excellents (deux d’entre eux jouent deux rôles différents), notamment le duo Isabelle Carré et Bernard Campan dont on sent l’amicale complicité. La scénographie inventive permet d'évoluer du banc public aux appartements grâce à des cloisons coulissantes. Les dialogues sont simples, plein de tendresse, de nombreuses répliques sont drôles et le spectateur se demande jusqu’à la fin comment cette histoire va se terminer ( ???). Nous sommes tous ressortis du Théâtre de la Renaissance le sourire aux lèvres, touchés par ces scènes qui ont quelque chose d’universel.
Une soirée de théâtre en forme de « feel good play ».
Pour ces deux quinquagénaires, ces rencontres sont une bouffée de fraîcheur et de charme. Mais jusqu'à quand le charme va-t-il opérer ? Et quand on est bien installé dans sa vie, jusqu'où est-on capable de s'aventurer ? Ce banc sera-t-il un tournant ou une simple parenthèse ? Le couple Carré Campan de retour après le triomphe de La Dégustation.
C’est une comédie romantique, basée sur une histoire simple et belle qui nous a fait passer un délicieux moment. Les acteurs sont tous excellents (deux d’entre eux jouent deux rôles différents), notamment le duo Isabelle Carré et Bernard Campan dont on sent l’amicale complicité. La scénographie inventive permet d'évoluer du banc public aux appartements grâce à des cloisons coulissantes. Les dialogues sont simples, plein de tendresse, de nombreuses répliques sont drôles et le spectateur se demande jusqu’à la fin comment cette histoire va se terminer ( ???). Nous sommes tous ressortis du Théâtre de la Renaissance le sourire aux lèvres, touchés par ces scènes qui ont quelque chose d’universel.
Une soirée de théâtre en forme de « feel good play ».
mardi 9 décembre 2025
Le procès d’une vie
Été 1971, Marie-Claire, 16 ans, tombe enceinte. Bien que ce soit un crime puni par la loi, elle ne veut pas garder l’enfant. Elle veut avorter. Solidaire, sa mère, Michèle puis Lucette, Renée et Micheline mettent tout en œuvre pour l’aider. Mais l’avortement clandestin tourne mal… Automne 1972. Toutes les femmes se retrouvent inculpées. Une certaine avocate, Maître Gisèle Halimi, orchestrera ce procès, le procès de Bobigny. Leur courage a écrit la suite de l’Histoire.
Je suis allé au TAM avec des pieds de plomb mais je suis sorti du théâtre heureux d’avoir assisté à un spectacle très réussi, grâce à une mise en scène inventive et dynamique et une troupe d’actrices et acteurs remarquables. C'est évidemment un hommage à Gisèle Halimi et au procès de Bobigny, qui avait eu un fort retentissement dans l’opinion public (j’avais 15 ans !) et a contribué ainsi à permettre le vote du droit à l’avortement (la loi Veil) en 1975.
La mise en scène est particulièrement sobre : des courtes séquences qui s’enchaînent sans temps mort, quelques panneaux sans tain et des changements de costumes rapides sur scène. Le spectacle est captivant et bien construit même si j’ai trouvé que la dernière partie consacré au procès et notamment la plaidoirie était un trop longue.
Un spectacle magnifique.
Je suis allé au TAM avec des pieds de plomb mais je suis sorti du théâtre heureux d’avoir assisté à un spectacle très réussi, grâce à une mise en scène inventive et dynamique et une troupe d’actrices et acteurs remarquables. C'est évidemment un hommage à Gisèle Halimi et au procès de Bobigny, qui avait eu un fort retentissement dans l’opinion public (j’avais 15 ans !) et a contribué ainsi à permettre le vote du droit à l’avortement (la loi Veil) en 1975.
La mise en scène est particulièrement sobre : des courtes séquences qui s’enchaînent sans temps mort, quelques panneaux sans tain et des changements de costumes rapides sur scène. Le spectacle est captivant et bien construit même si j’ai trouvé que la dernière partie consacré au procès et notamment la plaidoirie était un trop longue.
Un spectacle magnifique.
samedi 6 décembre 2025
Anopas
Nouvelle création de Medhi Ouachek, prônant une approche singulière de la danse et de Soria Rem, figure féminine emblématique de la danse « break » française, Anopas, comme la majorité de leurs spectacles, puise ses références dans la grande tradition du cinéma muet, humoristique et mélancolique à la fois, à l’image de Chaplin ou Laurel et Hardy.
L’Homme est ici au cœur de l’œuvre chorégraphique, sans cesse en quête de son identité sociale et culturelle, de ses valeurs, de ses codes. Anopas est le sixième opus d’une série de projets abordant la construction des individus, leurs conflits intérieurs, en somme leur psychologie. Ces thématiques évoquées sont omniprésentes au sein des créations des deux chorégraphes. Le rêve y a aussi une place de choix. Les récits de vie proposés sont authentiques, livrés par les chorégraphes et les danseurs eux-mêmes. C’est une véritable mise à nu, accompagnée d’une évolution technique, artistique et émotionnelle extrêmement prenante. Pour Mehdi Ouachek, l’objectif est de faire partager sa propre histoire et celles des danseurs qui l’entourent, dans un réalisme déformé afin que le réel révèle l’extraordinaire.
Anopas invite le spectateur à être le témoin de parcours tumultueux, d’individus déracinés. Parcours tourmentés certes, mais inspirés et inspirants.
Je ne suis pas un grand spécialiste de la danse moderne (ni classique !). J’ai bien sur été impressionné par la performance de la troupe, qui exécute à l’unisson sur fond de musique électronique, de la danse hip hop, sans temps mort, pendant environ une heure. Mais impossible pour moi de dire ce que voulait exprimer ce spectacle et en tout cas pas ce que j’ai repris, ci-dessus, de la présentation de ce ballet contemporain.
L’Homme est ici au cœur de l’œuvre chorégraphique, sans cesse en quête de son identité sociale et culturelle, de ses valeurs, de ses codes. Anopas est le sixième opus d’une série de projets abordant la construction des individus, leurs conflits intérieurs, en somme leur psychologie. Ces thématiques évoquées sont omniprésentes au sein des créations des deux chorégraphes. Le rêve y a aussi une place de choix. Les récits de vie proposés sont authentiques, livrés par les chorégraphes et les danseurs eux-mêmes. C’est une véritable mise à nu, accompagnée d’une évolution technique, artistique et émotionnelle extrêmement prenante. Pour Mehdi Ouachek, l’objectif est de faire partager sa propre histoire et celles des danseurs qui l’entourent, dans un réalisme déformé afin que le réel révèle l’extraordinaire.
Anopas invite le spectateur à être le témoin de parcours tumultueux, d’individus déracinés. Parcours tourmentés certes, mais inspirés et inspirants.
Je ne suis pas un grand spécialiste de la danse moderne (ni classique !). J’ai bien sur été impressionné par la performance de la troupe, qui exécute à l’unisson sur fond de musique électronique, de la danse hip hop, sans temps mort, pendant environ une heure. Mais impossible pour moi de dire ce que voulait exprimer ce spectacle et en tout cas pas ce que j’ai repris, ci-dessus, de la présentation de ce ballet contemporain.
mardi 2 décembre 2025
Normal
Chaque année nous découvrons grâce au Théâtre André Malraux, plusieurs spectacles au cours d’une saison (pièces de théâtre, danse, chanson, humour, …) que nous ne serions pas allés voir si nous n’étions pas abonnés. Ainsi l’année dernière, nous avions particulièrement apprécié des pièces aussi différentes que « du charbon dans les veines » (une histoire d’amour et d’amitié dans une petite ville minière), « 4211 km » (la distance entre Paris et Téhéran…) ou « oublie-moi » (une histoire d'amour bouleversante face à la maladie).
C’est le cas de « Normal »
Cela fait 25 ans que Sam (Lionel Abelanski) et Irma (Guilaine Londez) forment un couple aimant. Depuis plusieurs mois, Sam a des migraines épouvantables. Il a passé de nombreux examens médicaux, mais il n’a rien, c’est donc psychologique !
Irma décide d’amener Sam voir leur Pasteur (Vincent Deniard) au Temple pour parler avec lui de ce qui le ronge de l’intérieur. Le couple est très investi dans leur église, et Sam pourra peut-être être plus serein s’il se confie au Pasteur et ainsi se libérer de ce poids qui lui pèse….
La pièce a été écrite il y a 23 ans par Jane Anderson une réalisatrice et scénariste américaine. Le sujet (que je ne « spoilerai » pas) était probablement précurseur au début des années 2000 comme il l’est encore aujourd’hui pour une partie de la population. Mais les véritables thèmes portent avant tout sur l'acceptation de soi, la tolérance et la réconciliation.
L’écriture est particulièrement intelligente et la scénographie est constituée d’une succession de tableaux dans un décor minimaliste mais aussi de quelques vidéos qui permettent notamment de faire connaissance avec les parents de Sam. Nous découvrons des personnages touchants grâce aux performances exceptionnelles des comédiens qui nous font rire et nous bouleversent. Lionel Abelanski, dans le rôle de Sam, et Guilaine Londez, dans celui d'Irma, incarnent un couple dont la tendresse est indéfectible.
Cette pièce nous émeut et met en valeur la complexité des relations humaines, au sein du couple ou de la famille.
« Normal » est un concentré d’humour, d’intelligence et d’humanité.
Foncez au théatre !
C’est le cas de « Normal »
Cela fait 25 ans que Sam (Lionel Abelanski) et Irma (Guilaine Londez) forment un couple aimant. Depuis plusieurs mois, Sam a des migraines épouvantables. Il a passé de nombreux examens médicaux, mais il n’a rien, c’est donc psychologique !
Irma décide d’amener Sam voir leur Pasteur (Vincent Deniard) au Temple pour parler avec lui de ce qui le ronge de l’intérieur. Le couple est très investi dans leur église, et Sam pourra peut-être être plus serein s’il se confie au Pasteur et ainsi se libérer de ce poids qui lui pèse….
La pièce a été écrite il y a 23 ans par Jane Anderson une réalisatrice et scénariste américaine. Le sujet (que je ne « spoilerai » pas) était probablement précurseur au début des années 2000 comme il l’est encore aujourd’hui pour une partie de la population. Mais les véritables thèmes portent avant tout sur l'acceptation de soi, la tolérance et la réconciliation.
L’écriture est particulièrement intelligente et la scénographie est constituée d’une succession de tableaux dans un décor minimaliste mais aussi de quelques vidéos qui permettent notamment de faire connaissance avec les parents de Sam. Nous découvrons des personnages touchants grâce aux performances exceptionnelles des comédiens qui nous font rire et nous bouleversent. Lionel Abelanski, dans le rôle de Sam, et Guilaine Londez, dans celui d'Irma, incarnent un couple dont la tendresse est indéfectible.
Cette pièce nous émeut et met en valeur la complexité des relations humaines, au sein du couple ou de la famille.
« Normal » est un concentré d’humour, d’intelligence et d’humanité.
Foncez au théatre !
jeudi 27 novembre 2025
Jamiroquai ACCOR ARENA Novembre 2025
Jamiroquai s’est fait connaître au début des années 90 comme un des groupes majeurs (avec Brand New Heavies) d’un nouveau genre musical, « l’acid jazz », mêlant des éléments de jazz, de soul, de funk et de musique électronique. Il enchaine les succès jusqu’aux années 2000 mais connait un passage à vide à partir de 2010 : les deux albums de cette décennie se vendent moins et ses morceaux ne sont plus dans les charts internationaux.
Un neuvième album est annoncé pour 2026 et le groupe est en tournée en Europe, « The Heels of Steel Tour », leur première depuis 2019. Le leader du groupe, Jay Kay, à la fois le principal compositeur et le seul membre permanent, est un militant écologiste (son premier album s’appelle « Emergency On Planet Earth ») et en même temps un amateur de F1 (petite contradiction …). Il collectionne les chapeaux exubérants qu’il change continuellement pendant le concert.
Nous étions 20 000 personnes à l’ACCOR ARENA et nous avons assisté à plus deux heures de show, debout, dodelinant de la tête au rythme de ses nombreux tubes comme « Space Cowboy », « Seven Days In Sunny June », « Canned Heat » « Alright », « Cosmic Girl » et pour clore le concert “Virtual Insanity”. Mais il joue aussi deux nouveaux morceaux du futur album « Disco Stays the Same » et « Shadow in the Night », appréciés par la salle de Bercy. Bizarrement, comme pendant les concerts de Madonna, il change cinq fois sa tenue de scène, ce qui génère quelques flottements entre les morceaux.
A 55 ans, entouré d’un groupe de six excellents musiciens et de trois choristes, le chanteur à la voix androgyne captive le public grâce à ses performances scéniques électrisantes (il se déplace continuellement sur scène, saute et danse comme une pile électrique) et à sa signature musicale immédiatement reconnaissable. Beaucoup des chansons sont réarrangées, on peut juste regretter que certains « ponts » (transitions entre les parties d’une chanson) sont parfois prolongés de manière excessive.
Jeudi soir, la salle d’ACCOR ARENA s’est transformée en une boite de nuit géante et nous sommes sortis avec le sourire de cette soirée de fête. Merci à Léopoldine de nous avoir obtenu des places VIP au dernier moment !
Un neuvième album est annoncé pour 2026 et le groupe est en tournée en Europe, « The Heels of Steel Tour », leur première depuis 2019. Le leader du groupe, Jay Kay, à la fois le principal compositeur et le seul membre permanent, est un militant écologiste (son premier album s’appelle « Emergency On Planet Earth ») et en même temps un amateur de F1 (petite contradiction …). Il collectionne les chapeaux exubérants qu’il change continuellement pendant le concert.
Nous étions 20 000 personnes à l’ACCOR ARENA et nous avons assisté à plus deux heures de show, debout, dodelinant de la tête au rythme de ses nombreux tubes comme « Space Cowboy », « Seven Days In Sunny June », « Canned Heat » « Alright », « Cosmic Girl » et pour clore le concert “Virtual Insanity”. Mais il joue aussi deux nouveaux morceaux du futur album « Disco Stays the Same » et « Shadow in the Night », appréciés par la salle de Bercy. Bizarrement, comme pendant les concerts de Madonna, il change cinq fois sa tenue de scène, ce qui génère quelques flottements entre les morceaux.
A 55 ans, entouré d’un groupe de six excellents musiciens et de trois choristes, le chanteur à la voix androgyne captive le public grâce à ses performances scéniques électrisantes (il se déplace continuellement sur scène, saute et danse comme une pile électrique) et à sa signature musicale immédiatement reconnaissable. Beaucoup des chansons sont réarrangées, on peut juste regretter que certains « ponts » (transitions entre les parties d’une chanson) sont parfois prolongés de manière excessive.
Jeudi soir, la salle d’ACCOR ARENA s’est transformée en une boite de nuit géante et nous sommes sortis avec le sourire de cette soirée de fête. Merci à Léopoldine de nous avoir obtenu des places VIP au dernier moment !
samedi 22 novembre 2025
Les Années 60
Plongez au cœur des Années 60 ! Les dix ans qui ont changé le monde et la musique. Les dix ans de tous les possibles, de toutes les révolutions : sexuelle, morale, artistique.
Les Années 60 ont décroché la lune et vu émerger Johnny, Cloclo, Bardot, Françoise Hardy, Dutronc, Eddy, les Stones, Hendrix, les Beatles, Aznavour, Sheila, Brel, Bécaud, Nougaro et les autres….
Le spectacle « Les années 60 » constitue la reprise du spectacle "les années twist" qui a eu un énorme succès (plus d'un million de spectateurs) dans les années 90.
Nous avons assisté à 1h30 de show sans temps mort, une suite de tableaux qui évoquent les grands événements de cette décennie illustrés par un medley des principaux tubes français et internationaux (il y en a beaucoup) de cette époque. Huit artistes (et un orchestre de trois musiciens) enchainent les tubes et les chorégraphies, changent de costumes suivant les thèmes, à un rythme époustouflant et toujours avec le sourire. Ils ont un peps d'enfer, dansent et ont tous une belle voix. Le public du TAM, constitué de « cheveux blancs » mais aussi d'adolescents tape des mains et reprend en chœur certains morceaux emblématiques.
Un show plein de fraîcheur, de dynamisme, d’humour et un moment de nostalgie pour beaucoup d’entre nous !
Les Années 60 ont décroché la lune et vu émerger Johnny, Cloclo, Bardot, Françoise Hardy, Dutronc, Eddy, les Stones, Hendrix, les Beatles, Aznavour, Sheila, Brel, Bécaud, Nougaro et les autres….
Le spectacle « Les années 60 » constitue la reprise du spectacle "les années twist" qui a eu un énorme succès (plus d'un million de spectateurs) dans les années 90.
Nous avons assisté à 1h30 de show sans temps mort, une suite de tableaux qui évoquent les grands événements de cette décennie illustrés par un medley des principaux tubes français et internationaux (il y en a beaucoup) de cette époque. Huit artistes (et un orchestre de trois musiciens) enchainent les tubes et les chorégraphies, changent de costumes suivant les thèmes, à un rythme époustouflant et toujours avec le sourire. Ils ont un peps d'enfer, dansent et ont tous une belle voix. Le public du TAM, constitué de « cheveux blancs » mais aussi d'adolescents tape des mains et reprend en chœur certains morceaux emblématiques.
Un show plein de fraîcheur, de dynamisme, d’humour et un moment de nostalgie pour beaucoup d’entre nous !
vendredi 21 novembre 2025
Malik Djoudi à l'Olympia Novembre 2025
Malik Djoudi, auteur-compositeur interprète français, a publié quatre albums depuis 2017 mêlant chanson française, pop, et électronique. Son univers musical se distingue par une fusion de sons électroniques raffinés et entêtants, des mélodies sous influence de Christophe ou d’Etienne Daho et une voix androgyne de falsetto (souvenez-vous de Klaus Nomi). Mais on peut aussi estimer que certains de ses titres sont faits pour les pistes de danse.
Encore peu connu du grand public, il a, pour la première fois, investi ce vendredi la scène de l’Olympia, complet, et a connu un véritable succès auprès d’un auditoire de trentenaires branchés qui manifestement connaissait bien son répertoire (pas encore notre cas). Nous avons été séduits par son univers musical, son électro pop élégante, ses textes qui évoquent notamment son enfance (« Maman ») et sa voix évanescente. Accompagné de trois excellents musiciens, puis d’une formation d’instruments à cordes, il interprète plusieurs chansons de son dernier album (« Vivant ») paru en 2024 mais aussi deux reprises : « l’été indien » (oui Joe Dassin !) et « lettre à France » (Michel Polnareff). Et surprise, Etienne Daho est présent sur scène pour le titre « A tes côtés », sur le thème de l’amitié, extrait de son second album « Tempéraments » (nommé « Album révélation de l’année » aux Victoires de la Musique 2020).
Un artiste à l’univers singulier, futur grand, et j’espère reconnu par un public plus large, de la chanson française. Merci à Ladislas de nous avoir incités à réserver (en 2024 !) des places pour ce concert.
Encore peu connu du grand public, il a, pour la première fois, investi ce vendredi la scène de l’Olympia, complet, et a connu un véritable succès auprès d’un auditoire de trentenaires branchés qui manifestement connaissait bien son répertoire (pas encore notre cas). Nous avons été séduits par son univers musical, son électro pop élégante, ses textes qui évoquent notamment son enfance (« Maman ») et sa voix évanescente. Accompagné de trois excellents musiciens, puis d’une formation d’instruments à cordes, il interprète plusieurs chansons de son dernier album (« Vivant ») paru en 2024 mais aussi deux reprises : « l’été indien » (oui Joe Dassin !) et « lettre à France » (Michel Polnareff). Et surprise, Etienne Daho est présent sur scène pour le titre « A tes côtés », sur le thème de l’amitié, extrait de son second album « Tempéraments » (nommé « Album révélation de l’année » aux Victoires de la Musique 2020).
Un artiste à l’univers singulier, futur grand, et j’espère reconnu par un public plus large, de la chanson française. Merci à Ladislas de nous avoir incités à réserver (en 2024 !) des places pour ce concert.
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