La Vérité est une comédie sur le mensonge… Elle raconte l’histoire de Vincent, qui estime qu’il y a beaucoup d’inconvénients à dire la vérité, et beaucoup d’avantages à la taire. Surtout quand il s’agit de sa femme, de son ami et… de la femme de son ami.
Mais cette vérité, la connaît-il vraiment ?
Le sujet de la pièce est éculé mais l’énergie et le tempérament comique de Stéphane de Groot, qui ne se ménage pas tout au long de la représentation, ont déclenché le rire de toute la salle pendant 1h30. Dans la peau du menteur invétéré, d’une mauvaise foi qui dépasse l’entendement, il est incapable de tenir en place ! Mais nous avons aussi apprécié le jeu de Sylvie Testue, la maîtresse qui mène sa barque comme elle l’entend, alors que Clotilde Courrau, dans un rôle de « potiche », est plus effacée.
La mise en scène très rythmée (indispensable pour ce type de théâtre) intègre des changements de décors, des panneaux coulissants qui délimitent les lieux (salon, bureau… ), sous fond de musique électronique.
Attention, la chute n’est pas brutale, juste surprenante…
Théatres - Spectacles - Concerts
mercredi 4 février 2026
dimanche 18 janvier 2026
Alain Souchon accompagné par ses fils Ours et Pierre Souchon au TAM 2026
Avec sa silhouette d’adolescent dégingandé et sa tête ébouriffée, Alain Souchon, accompagné de ses deux fils Ours et Pierre, a enthousiasmé les spectateurs du TAM pendant deux heures d’un concert particulièrement émouvant. Il revisite dans des versions acoustiques des titres incontournables tirés de son répertoire comme « Ballade de Jim », « Rame », « Poulailler's song », « L’amour à la machine », « J'ai dix ans » ou « Foule sentimentale ».
Tout au long du spectacle, il partage des anecdotes familiales avec beaucoup d’humour et la salle ressent la complicité évidente que le père et ses deux fils entretiennent de manière totalement naturelle.
Sa voix n’a pas bougé malgré ses 81 ans et les versions dépouillées de ses morceaux emblématiques constituent une nouvelle découverte d’une œuvre poétique qui nous accompagne depuis 50 ans. J’ai notamment apprécié la version piano voix de « Et si en plus y'a personne » qui dénonce les horreurs engendrées au nom des religions ou « c’est déjà ça » qui évoque le quotidien d’un migrant soudanais qui a fui la guerre de son pays.
Ses deux fils passent de la guitare au piano ou à l'orgue mais unissent aussi leurs voix à celle de leur père dans très jolies harmonies vocales, par exemple sur « Karin Redinger », une chanson de Laurent Voulzy, son complice de toujours.
Il termine le spectacle accompagné par le chant des spectateurs de toute génération du TAM avec « Allo Maman Bobo » et sous une salve d'applaudissements, il quitte la salle visiblement ému … comme nous.
Sa voix n’a pas bougé malgré ses 81 ans et les versions dépouillées de ses morceaux emblématiques constituent une nouvelle découverte d’une œuvre poétique qui nous accompagne depuis 50 ans. J’ai notamment apprécié la version piano voix de « Et si en plus y'a personne » qui dénonce les horreurs engendrées au nom des religions ou « c’est déjà ça » qui évoque le quotidien d’un migrant soudanais qui a fui la guerre de son pays.
Ses deux fils passent de la guitare au piano ou à l'orgue mais unissent aussi leurs voix à celle de leur père dans très jolies harmonies vocales, par exemple sur « Karin Redinger », une chanson de Laurent Voulzy, son complice de toujours.
Il termine le spectacle accompagné par le chant des spectateurs de toute génération du TAM avec « Allo Maman Bobo » et sous une salve d'applaudissements, il quitte la salle visiblement ému … comme nous.
La cage aux folles au théâtre du Châtelet
Hymne à la tolérance, « La cage aux folles » dans sa version comédie musicale est un spectacle drôle, brillant, extravagant et impeccablement exécuté par une troupe emmenée par Laurent Lafitte dans le rôle de Zaza que nous avons découvert ce soir comme chanteur. Une revue somptueuse adaptée par Olivier Py d’un spectacle de Broadway avec des paillettes, des plumes, des escaliers vertigineux, des talons à aiguilles démesurés, des luminaires éblouissants, des numéros de claquettes, des décors qui s’enchaînent sur un plateau mouvant et des chorégraphies millimétrées.
Tout est réussi dans ce spectacle festif (c’était la dernière dimanche soir mais une reprise est envisagée par le Théâtre du Chatelet) et le public, en partie directement concerné par le thème de la représentation, a applaudi l’ensemble des artistes (il faut aussi citer Damien Bigourdan dans le rôle de Georges) pendant plus de 20 minutes.
Nous sommes sortis sur la place du Chatelet, après deux heures trente d’un show total et profondément humain (mais trop court !), le sourire aux lèvres.
Tout est réussi dans ce spectacle festif (c’était la dernière dimanche soir mais une reprise est envisagée par le Théâtre du Chatelet) et le public, en partie directement concerné par le thème de la représentation, a applaudi l’ensemble des artistes (il faut aussi citer Damien Bigourdan dans le rôle de Georges) pendant plus de 20 minutes.
Nous sommes sortis sur la place du Chatelet, après deux heures trente d’un show total et profondément humain (mais trop court !), le sourire aux lèvres.
jeudi 18 décembre 2025
Camille Chamoux "Ça va ça va"
Après Née sous Giscard, L’esprit de contradiction et Le temps de vivre, retrouvez Camille Chamoux en tournée avec sa nouvelle création Ça va ça va.
Vous auriez un bon contact de rhumato ? Ou un psychanalyste ? Non pardon un psychiatre en fait, c’est remboursé et ça prescrit des médocs.
Tes parents vieillissent, tes enfants font chier, ton couple part à vau-l’eau…
Et c’est tant mieux.
Invite même ton pote dépressif et ta grand-mère en fin de vie : ce spectacle est fait pour vous.
« Ça va ça va », le nouveau show de Camille Chamoux, qui t’attend près de chez toi avec un piano, des plumes, des magazines de santé, une radio et des graines de tournesol.
Je ne connaissais pas cet humoriste avant de la découvrir au TAM pour le dernier spectacle de l’année. Elle évoque sa vie, ses problèmes médicaux, ses visites à ses parents, ses rapports avec sa belle-mère, digresse sur la mauvaise foi dans le couple et termine le spectacle sur une bizarre métaphore sur notre condition de « cafards pensants ».
Nous avons parfois sourit pendant la représentation mais malheureusement ce spectacle est bricolé, nécessiterai d’être allégé et retravaillé et finalement, il manque aussi à Camille Chamoux le tempérament comique de Florence Foresti ou de Caroline Vigneaux.
Peut mieux faire.
Vous auriez un bon contact de rhumato ? Ou un psychanalyste ? Non pardon un psychiatre en fait, c’est remboursé et ça prescrit des médocs.
Tes parents vieillissent, tes enfants font chier, ton couple part à vau-l’eau…
Et c’est tant mieux.
Invite même ton pote dépressif et ta grand-mère en fin de vie : ce spectacle est fait pour vous.
« Ça va ça va », le nouveau show de Camille Chamoux, qui t’attend près de chez toi avec un piano, des plumes, des magazines de santé, une radio et des graines de tournesol.
Je ne connaissais pas cet humoriste avant de la découvrir au TAM pour le dernier spectacle de l’année. Elle évoque sa vie, ses problèmes médicaux, ses visites à ses parents, ses rapports avec sa belle-mère, digresse sur la mauvaise foi dans le couple et termine le spectacle sur une bizarre métaphore sur notre condition de « cafards pensants ».
Nous avons parfois sourit pendant la représentation mais malheureusement ce spectacle est bricolé, nécessiterai d’être allégé et retravaillé et finalement, il manque aussi à Camille Chamoux le tempérament comique de Florence Foresti ou de Caroline Vigneaux.
Peut mieux faire.
mercredi 17 décembre 2025
Les Virtuoses en pleine tempête
Sous le titre « Les Virtuoses », deux frères, Mathias et Julien Cadez, pianistes, magiciens et comédiens, auquel se joint pour ce nouveau spectacle, une violoniste, Anna Gagneur proposent une représentation époustouflante.
Alors qu’une tempête se prépare, deux pianistes se retrouvent face à une mystérieuse violoniste qui, contrainte de trouver refuge chez eux, bouleverse leur quotidien. L’étrangère souffle un vent nouveau, mettant à rude épreuve les deux compères qui rivalisent de virtuosité et de ruse pour dompter la vague qui s’annonce.
Le spectacle marie la fantaisie, la poésie et le burlesque pour offrir une création unique en son genre. Détournant les codes de la musique classique, qu'ils jouent avec brio, les trois interprètes proposent un récital captivant, à la croisée de la magie, de l'humour et de la musique.
Ils sont aussi sympathiques que talentueux, inventifs et remarquables interprètes. Julien Cadez, l'aîné, lunettes à monture en écaille qui lui donnent un côté intello, est le plus musicien alors que Mathias, les cheveux en bataille, est plutôt le clown, l'empêcheur de jouer tranquillement. L’ensemble du spectacle est réglé au millimètre : ils se partagent souvent le piano et rivalisent en joutes gamines, enlevées, acrobatiques, époustouflantes. Anna Graneur bouleverse leur quotidien et le trio nous emporte dans une folle épopée qui fait aussi le bonheur des enfants de la salle du TAM dont on entend les rires.
Nous sommes sortis émerveillés de ce spectacle unique qui réunit Chaplin et Mozart.
Quel talent !
Alors qu’une tempête se prépare, deux pianistes se retrouvent face à une mystérieuse violoniste qui, contrainte de trouver refuge chez eux, bouleverse leur quotidien. L’étrangère souffle un vent nouveau, mettant à rude épreuve les deux compères qui rivalisent de virtuosité et de ruse pour dompter la vague qui s’annonce.
Le spectacle marie la fantaisie, la poésie et le burlesque pour offrir une création unique en son genre. Détournant les codes de la musique classique, qu'ils jouent avec brio, les trois interprètes proposent un récital captivant, à la croisée de la magie, de l'humour et de la musique.
Ils sont aussi sympathiques que talentueux, inventifs et remarquables interprètes. Julien Cadez, l'aîné, lunettes à monture en écaille qui lui donnent un côté intello, est le plus musicien alors que Mathias, les cheveux en bataille, est plutôt le clown, l'empêcheur de jouer tranquillement. L’ensemble du spectacle est réglé au millimètre : ils se partagent souvent le piano et rivalisent en joutes gamines, enlevées, acrobatiques, époustouflantes. Anna Graneur bouleverse leur quotidien et le trio nous emporte dans une folle épopée qui fait aussi le bonheur des enfants de la salle du TAM dont on entend les rires.
Nous sommes sortis émerveillés de ce spectacle unique qui réunit Chaplin et Mozart.
Quel talent !
samedi 13 décembre 2025
Jean-Louis Aubert La Défense Arena 13 décembre 2025
Quel artiste français peut remplir la salle de La Défense Arena (40 000 personnes), après une carrière de plus de 50 ans jalonnée de nombreux tubes qui sont inscrits dans le patrimoine musical français ?
Samedi soir, nous avons pu vérifier que Jean-Louis Aubert est un artiste populaire dont les chansons sont reprises par les spectateurs de toutes les générations, à la fois ceux qui ont connu l’époque « Téléphone » (notre génération des cheveux blancs) et ceux qui l’ont découvert lors de sa carrière solo, toujours active.
A 70 ans, il a montré une énergie folle tout au long d’un concert de trois heures au cours duquel il aura chanté 34 chansons ! Devant un écran géant qui projette des effets vidéos très réussis, il pioche dans ses morceaux de la dizaine d’albums studio (dont le très réussi « Pafini » sorti en 2024) et bien sûr reprend les tubes inusables du plus grand groupe pop français des années 80. Parmi les nouveaux morceaux j’ai particulièrement aimé « Il était une fois » et « Merveille » qui montrent qu’il a encore un véritable talent de mélodiste pop. De la période « Téléphone », il reprend certains des morceaux emblématiques comme « New York avec toi », « Hygiaphone », « un autre monde » ou « Ça (c'est vraiment toi) », que toute la salle chante à tue-tête.
Il descend au milieu du public seulement accompagné de sa guitare pour interpréter certains titres dont « La vie m'suffit » avec Vianney et retrouve aussi sur scène pour d’autres duos, Louane, Raphaël et Mathieu Chedid. La salle est en transe, trois générations de fans fêtent ainsi la fin de cette tournée de 40 dates. Le rappel part des coulisses pour l’inévitable « Voilà c’est fini », qui clôt un concert d’anthologie.
Jean-Louis Aubert, monument de la pop française nous a offert trois heures de générosité, d’émotion et d’intelligence.
Samedi soir, nous avons pu vérifier que Jean-Louis Aubert est un artiste populaire dont les chansons sont reprises par les spectateurs de toutes les générations, à la fois ceux qui ont connu l’époque « Téléphone » (notre génération des cheveux blancs) et ceux qui l’ont découvert lors de sa carrière solo, toujours active.
A 70 ans, il a montré une énergie folle tout au long d’un concert de trois heures au cours duquel il aura chanté 34 chansons ! Devant un écran géant qui projette des effets vidéos très réussis, il pioche dans ses morceaux de la dizaine d’albums studio (dont le très réussi « Pafini » sorti en 2024) et bien sûr reprend les tubes inusables du plus grand groupe pop français des années 80. Parmi les nouveaux morceaux j’ai particulièrement aimé « Il était une fois » et « Merveille » qui montrent qu’il a encore un véritable talent de mélodiste pop. De la période « Téléphone », il reprend certains des morceaux emblématiques comme « New York avec toi », « Hygiaphone », « un autre monde » ou « Ça (c'est vraiment toi) », que toute la salle chante à tue-tête.
Il descend au milieu du public seulement accompagné de sa guitare pour interpréter certains titres dont « La vie m'suffit » avec Vianney et retrouve aussi sur scène pour d’autres duos, Louane, Raphaël et Mathieu Chedid. La salle est en transe, trois générations de fans fêtent ainsi la fin de cette tournée de 40 dates. Le rappel part des coulisses pour l’inévitable « Voilà c’est fini », qui clôt un concert d’anthologie.
Jean-Louis Aubert, monument de la pop française nous a offert trois heures de générosité, d’émotion et d’intelligence.
jeudi 11 décembre 2025
Un pas de côté
Aux premiers jours du printemps, Catherine et Vincent font connaissance en déjeunant sur le même banc public. Tous les deux sont mariés mais ils prennent l'habitude de s'y retrouver, de parler, de rire, de se confier l'un à l'autre.
Pour ces deux quinquagénaires, ces rencontres sont une bouffée de fraîcheur et de charme. Mais jusqu'à quand le charme va-t-il opérer ? Et quand on est bien installé dans sa vie, jusqu'où est-on capable de s'aventurer ? Ce banc sera-t-il un tournant ou une simple parenthèse ? Le couple Carré Campan de retour après le triomphe de La Dégustation.
C’est une comédie romantique, basée sur une histoire simple et belle qui nous a fait passer un délicieux moment. Les acteurs sont tous excellents (deux d’entre eux jouent deux rôles différents), notamment le duo Isabelle Carré et Bernard Campan dont on sent l’amicale complicité. La scénographie inventive permet d'évoluer du banc public aux appartements grâce à des cloisons coulissantes. Les dialogues sont simples, plein de tendresse, de nombreuses répliques sont drôles et le spectateur se demande jusqu’à la fin comment cette histoire va se terminer ( ???). Nous sommes tous ressortis du Théâtre de la Renaissance le sourire aux lèvres, touchés par ces scènes qui ont quelque chose d’universel.
Une soirée de théâtre en forme de « feel good play ».
Pour ces deux quinquagénaires, ces rencontres sont une bouffée de fraîcheur et de charme. Mais jusqu'à quand le charme va-t-il opérer ? Et quand on est bien installé dans sa vie, jusqu'où est-on capable de s'aventurer ? Ce banc sera-t-il un tournant ou une simple parenthèse ? Le couple Carré Campan de retour après le triomphe de La Dégustation.
C’est une comédie romantique, basée sur une histoire simple et belle qui nous a fait passer un délicieux moment. Les acteurs sont tous excellents (deux d’entre eux jouent deux rôles différents), notamment le duo Isabelle Carré et Bernard Campan dont on sent l’amicale complicité. La scénographie inventive permet d'évoluer du banc public aux appartements grâce à des cloisons coulissantes. Les dialogues sont simples, plein de tendresse, de nombreuses répliques sont drôles et le spectateur se demande jusqu’à la fin comment cette histoire va se terminer ( ???). Nous sommes tous ressortis du Théâtre de la Renaissance le sourire aux lèvres, touchés par ces scènes qui ont quelque chose d’universel.
Une soirée de théâtre en forme de « feel good play ».
mardi 9 décembre 2025
Le procès d’une vie
Été 1971, Marie-Claire, 16 ans, tombe enceinte. Bien que ce soit un crime puni par la loi, elle ne veut pas garder l’enfant. Elle veut avorter. Solidaire, sa mère, Michèle puis Lucette, Renée et Micheline mettent tout en œuvre pour l’aider. Mais l’avortement clandestin tourne mal… Automne 1972. Toutes les femmes se retrouvent inculpées. Une certaine avocate, Maître Gisèle Halimi, orchestrera ce procès, le procès de Bobigny. Leur courage a écrit la suite de l’Histoire.
Je suis allé au TAM avec des pieds de plomb mais je suis sorti du théâtre heureux d’avoir assisté à un spectacle très réussi, grâce à une mise en scène inventive et dynamique et une troupe d’actrices et acteurs remarquables. C'est évidemment un hommage à Gisèle Halimi et au procès de Bobigny, qui avait eu un fort retentissement dans l’opinion public (j’avais 15 ans !) et a contribué ainsi à permettre le vote du droit à l’avortement (la loi Veil) en 1975.
La mise en scène est particulièrement sobre : des courtes séquences qui s’enchaînent sans temps mort, quelques panneaux sans tain et des changements de costumes rapides sur scène. Le spectacle est captivant et bien construit même si j’ai trouvé que la dernière partie consacré au procès et notamment la plaidoirie était un trop longue.
Un spectacle magnifique.
Je suis allé au TAM avec des pieds de plomb mais je suis sorti du théâtre heureux d’avoir assisté à un spectacle très réussi, grâce à une mise en scène inventive et dynamique et une troupe d’actrices et acteurs remarquables. C'est évidemment un hommage à Gisèle Halimi et au procès de Bobigny, qui avait eu un fort retentissement dans l’opinion public (j’avais 15 ans !) et a contribué ainsi à permettre le vote du droit à l’avortement (la loi Veil) en 1975.
La mise en scène est particulièrement sobre : des courtes séquences qui s’enchaînent sans temps mort, quelques panneaux sans tain et des changements de costumes rapides sur scène. Le spectacle est captivant et bien construit même si j’ai trouvé que la dernière partie consacré au procès et notamment la plaidoirie était un trop longue.
Un spectacle magnifique.
samedi 6 décembre 2025
Anopas
Nouvelle création de Medhi Ouachek, prônant une approche singulière de la danse et de Soria Rem, figure féminine emblématique de la danse « break » française, Anopas, comme la majorité de leurs spectacles, puise ses références dans la grande tradition du cinéma muet, humoristique et mélancolique à la fois, à l’image de Chaplin ou Laurel et Hardy.
L’Homme est ici au cœur de l’œuvre chorégraphique, sans cesse en quête de son identité sociale et culturelle, de ses valeurs, de ses codes. Anopas est le sixième opus d’une série de projets abordant la construction des individus, leurs conflits intérieurs, en somme leur psychologie. Ces thématiques évoquées sont omniprésentes au sein des créations des deux chorégraphes. Le rêve y a aussi une place de choix. Les récits de vie proposés sont authentiques, livrés par les chorégraphes et les danseurs eux-mêmes. C’est une véritable mise à nu, accompagnée d’une évolution technique, artistique et émotionnelle extrêmement prenante. Pour Mehdi Ouachek, l’objectif est de faire partager sa propre histoire et celles des danseurs qui l’entourent, dans un réalisme déformé afin que le réel révèle l’extraordinaire.
Anopas invite le spectateur à être le témoin de parcours tumultueux, d’individus déracinés. Parcours tourmentés certes, mais inspirés et inspirants.
Je ne suis pas un grand spécialiste de la danse moderne (ni classique !). J’ai bien sur été impressionné par la performance de la troupe, qui exécute à l’unisson sur fond de musique électronique, de la danse hip hop, sans temps mort, pendant environ une heure. Mais impossible pour moi de dire ce que voulait exprimer ce spectacle et en tout cas pas ce que j’ai repris, ci-dessus, de la présentation de ce ballet contemporain.
L’Homme est ici au cœur de l’œuvre chorégraphique, sans cesse en quête de son identité sociale et culturelle, de ses valeurs, de ses codes. Anopas est le sixième opus d’une série de projets abordant la construction des individus, leurs conflits intérieurs, en somme leur psychologie. Ces thématiques évoquées sont omniprésentes au sein des créations des deux chorégraphes. Le rêve y a aussi une place de choix. Les récits de vie proposés sont authentiques, livrés par les chorégraphes et les danseurs eux-mêmes. C’est une véritable mise à nu, accompagnée d’une évolution technique, artistique et émotionnelle extrêmement prenante. Pour Mehdi Ouachek, l’objectif est de faire partager sa propre histoire et celles des danseurs qui l’entourent, dans un réalisme déformé afin que le réel révèle l’extraordinaire.
Anopas invite le spectateur à être le témoin de parcours tumultueux, d’individus déracinés. Parcours tourmentés certes, mais inspirés et inspirants.
Je ne suis pas un grand spécialiste de la danse moderne (ni classique !). J’ai bien sur été impressionné par la performance de la troupe, qui exécute à l’unisson sur fond de musique électronique, de la danse hip hop, sans temps mort, pendant environ une heure. Mais impossible pour moi de dire ce que voulait exprimer ce spectacle et en tout cas pas ce que j’ai repris, ci-dessus, de la présentation de ce ballet contemporain.
mardi 2 décembre 2025
Normal
Chaque année nous découvrons grâce au Théâtre André Malraux, plusieurs spectacles au cours d’une saison (pièces de théâtre, danse, chanson, humour, …) que nous ne serions pas allés voir si nous n’étions pas abonnés. Ainsi l’année dernière, nous avions particulièrement apprécié des pièces aussi différentes que « du charbon dans les veines » (une histoire d’amour et d’amitié dans une petite ville minière), « 4211 km » (la distance entre Paris et Téhéran…) ou « oublie-moi » (une histoire d'amour bouleversante face à la maladie).
C’est le cas de « Normal »
Cela fait 25 ans que Sam (Lionel Abelanski) et Irma (Guilaine Londez) forment un couple aimant. Depuis plusieurs mois, Sam a des migraines épouvantables. Il a passé de nombreux examens médicaux, mais il n’a rien, c’est donc psychologique !
Irma décide d’amener Sam voir leur Pasteur (Vincent Deniard) au Temple pour parler avec lui de ce qui le ronge de l’intérieur. Le couple est très investi dans leur église, et Sam pourra peut-être être plus serein s’il se confie au Pasteur et ainsi se libérer de ce poids qui lui pèse….
La pièce a été écrite il y a 23 ans par Jane Anderson une réalisatrice et scénariste américaine. Le sujet (que je ne « spoilerai » pas) était probablement précurseur au début des années 2000 comme il l’est encore aujourd’hui pour une partie de la population. Mais les véritables thèmes portent avant tout sur l'acceptation de soi, la tolérance et la réconciliation.
L’écriture est particulièrement intelligente et la scénographie est constituée d’une succession de tableaux dans un décor minimaliste mais aussi de quelques vidéos qui permettent notamment de faire connaissance avec les parents de Sam. Nous découvrons des personnages touchants grâce aux performances exceptionnelles des comédiens qui nous font rire et nous bouleversent. Lionel Abelanski, dans le rôle de Sam, et Guilaine Londez, dans celui d'Irma, incarnent un couple dont la tendresse est indéfectible.
Cette pièce nous émeut et met en valeur la complexité des relations humaines, au sein du couple ou de la famille.
« Normal » est un concentré d’humour, d’intelligence et d’humanité.
Foncez au théatre !
C’est le cas de « Normal »
Cela fait 25 ans que Sam (Lionel Abelanski) et Irma (Guilaine Londez) forment un couple aimant. Depuis plusieurs mois, Sam a des migraines épouvantables. Il a passé de nombreux examens médicaux, mais il n’a rien, c’est donc psychologique !
Irma décide d’amener Sam voir leur Pasteur (Vincent Deniard) au Temple pour parler avec lui de ce qui le ronge de l’intérieur. Le couple est très investi dans leur église, et Sam pourra peut-être être plus serein s’il se confie au Pasteur et ainsi se libérer de ce poids qui lui pèse….
La pièce a été écrite il y a 23 ans par Jane Anderson une réalisatrice et scénariste américaine. Le sujet (que je ne « spoilerai » pas) était probablement précurseur au début des années 2000 comme il l’est encore aujourd’hui pour une partie de la population. Mais les véritables thèmes portent avant tout sur l'acceptation de soi, la tolérance et la réconciliation.
L’écriture est particulièrement intelligente et la scénographie est constituée d’une succession de tableaux dans un décor minimaliste mais aussi de quelques vidéos qui permettent notamment de faire connaissance avec les parents de Sam. Nous découvrons des personnages touchants grâce aux performances exceptionnelles des comédiens qui nous font rire et nous bouleversent. Lionel Abelanski, dans le rôle de Sam, et Guilaine Londez, dans celui d'Irma, incarnent un couple dont la tendresse est indéfectible.
Cette pièce nous émeut et met en valeur la complexité des relations humaines, au sein du couple ou de la famille.
« Normal » est un concentré d’humour, d’intelligence et d’humanité.
Foncez au théatre !
Inscription à :
Commentaires (Atom)







