Véronique Sanson, chanteuse mythique au répertoire emblématique, est en tournée « Hasta Luego » depuis deux ans et c’est le TAM qui accueille la dernière date de ses concerts.
Elle a fêté ses 75 ans sur scène, en mars 2024, au Grand Rex à Paris, entourée de ses fidèles musiciens, que nous avions déjà appréciés lors de sa tournée précédente qui était passée par la Seine Musicale à Boulogne.
Au cours de son concert à Rueil, elle a revisité 17 titres, pour la plupart extraits de ses premiers albums (« Amoureuse », « De L'Autre Côté De Mon Rêve», « Vancouver » Hollywood » et bien entendu »Le Maudit »), dont nous avons tous usé les vinyles en 33 tours, sur le tourne disque de notre adolescence (heureusement, il n’y a pas de génération XYZ, je comprends rien à ces appellations, qui me lisent !).
Fragile et se déplaçant parfois avec difficultés, elle est rayonnante et manifestement heureuse sur scène, au piano, avec ses 10 musiciens, incluant une solide section rythmique et trois cuivres. Evidemment, sa voix plus grave et légèrement voilée ne lui permet plus de chanter ses vibratos vertigineux et elle doit parfois être soutenue par ses deux choristes.
Mais quel bonheur d’entendre « On m'attend là-bas », « Comme je l’imagine », « Amoureuse », « Besoin de personne », « Chanson sur ma drôle de vie », « Vancouver », « Bernard's Song (Il n'est de nulle part) », « Alia Soûza » et « Bahia » que toute la salle a chanté, debout, avec elle.
Véronique Sanson est une autrice et compositrice majeure de la chanson française mais elle est surtout attachante, généreuse, pleine de vie et totalement émouvante sur scène et c’est l’essentiel.
vendredi 20 décembre 2024
jeudi 12 décembre 2024
Ring (Variations du couple)
C’est la critique de Télérama et du Monde et la séduisante bande annonce qui m’ont incité à aller voir la pièce « Ring (variations du couple), au Théâtre de l’œuvre.
De la première rencontre à la dernière rupture, seize rounds amoureux qui oscillent nerveusement entre rire et drame. Amants, parents, étrangers, divorcés, veufs, maris et femmes… tous s’appellent Camille et tous se débattent avec leurs pulsions, leurs éducations, leurs idéaux.
D’une étincelle se propage un feu, d’un malentendu éclate une guerre, malgré les efforts surhumains de chacun pour aimer l’autre… et s’aimer soi-même.
Les saynètes s’enchaînent sur l’évolution d’un couple, des origines de l’humanité à la vie moderne, dans un registre de comédie … malheureusement pas toujours drôle ! Certaines scènes sont très réussies comme le dialogue du début de la pièce avec Adam et Eve dans un décor de verdure ou la rencontre improbable du duo dans une boite de nuit sur fond de musique disco.
Mais le texte véhicule aussi de nombreux clichés sur le couple et j’ai fini par trouver le temps long, malgré le talent des deux comédiens, inconnus pour moi, Jina Djemba et Amaury de Crayencour qui passent par une palette d’émotions avec une aisance remarquable : un mélange d’amour, de joies, de larmes, de colère, d’espoir, de maladresses et de rires …
Comme l’indique le titre de la pièce, le spectateur assiste à des face à face au cours desquels un homme et une femme s’affrontent sur des thèmes relatifs au couple : la rencontre, la naissance, le prénom du bébé, la fidélité,…
Les spectateurs peuvent se reconnaître sur certaines situations dans ce combat de boxe en 16 rounds, mais je ne sais pas pourquoi, je suis resté à côté du ring.
De la première rencontre à la dernière rupture, seize rounds amoureux qui oscillent nerveusement entre rire et drame. Amants, parents, étrangers, divorcés, veufs, maris et femmes… tous s’appellent Camille et tous se débattent avec leurs pulsions, leurs éducations, leurs idéaux.
D’une étincelle se propage un feu, d’un malentendu éclate une guerre, malgré les efforts surhumains de chacun pour aimer l’autre… et s’aimer soi-même.
Les saynètes s’enchaînent sur l’évolution d’un couple, des origines de l’humanité à la vie moderne, dans un registre de comédie … malheureusement pas toujours drôle ! Certaines scènes sont très réussies comme le dialogue du début de la pièce avec Adam et Eve dans un décor de verdure ou la rencontre improbable du duo dans une boite de nuit sur fond de musique disco.
Mais le texte véhicule aussi de nombreux clichés sur le couple et j’ai fini par trouver le temps long, malgré le talent des deux comédiens, inconnus pour moi, Jina Djemba et Amaury de Crayencour qui passent par une palette d’émotions avec une aisance remarquable : un mélange d’amour, de joies, de larmes, de colère, d’espoir, de maladresses et de rires …
Comme l’indique le titre de la pièce, le spectateur assiste à des face à face au cours desquels un homme et une femme s’affrontent sur des thèmes relatifs au couple : la rencontre, la naissance, le prénom du bébé, la fidélité,…
Les spectateurs peuvent se reconnaître sur certaines situations dans ce combat de boxe en 16 rounds, mais je ne sais pas pourquoi, je suis resté à côté du ring.
mercredi 4 décembre 2024
Paul McCartney La Défense Arena 4 décembre 2024
Paul McCartney était hier soir à La Défense Arena, la plus grande salle couverte d’Europe, pour le début de sa tournée européenne qui passera ensuite par l’Espagne et l’Angleterre.
En forme malgré ses 82 ans, il a joué 36 titres dont plus de la moitié du petit groupe de Liverpool, pendant plus de deux heures de show, sans s’arrêter. Il y a des chansons incontournables de sa période solo (« Maybe I'm Amazed », « My Valentine », …), des extraits d'albums des Wings, le groupe qu'il a fondé un an après la fin des Beatles, comme « Band on the run », « Let Me Roll It », « Jet », « Nineteen Hundred and Eighty-Five », ma chanson préférée de cette période des années 70’s « Let’Em In », l’inévitable « Live and Let Die » et surtout certains des grands classiques des Beatles comme « Can't Buy Me Love », « Got to Get You Into My Life », « Love Me Do », « Michele » (qu’il ne chante qu’en France), « Lady Madonna », « Something » (en hommage à George Harrison), « Get Back », la nouvelle chanson « Now and Then » qui avait été composée par John Lennon en 1977, « Let it be », « Hey Jude » dont le fameux « nanana » est repris en chœur par les 40 000 spectateurs et la suite « Golden Slumbers », « Carry That Weight » et « The End », qui termine toujours ses concerts.
Elégant et paraissant 20 ans de moins (merci bistouri), il déroule un show qui reprend pour une large part les mêmes temps forts qu’en 2018 : la passerelle qui élève le grand Paul sur « Blackbird », la formation acoustique avec ses quatre musiciens habituels pour reprendre certaines des premières chansons, d’émouvantes images d'archives des Fab Fours qui défilent sur grand écran pour illustrer le répertoire des quatre garçons dans le vent.
Mais finalement le plus impressionnant chez cet artiste exceptionnel, c'est que, même après des centaines de concerts, il donne encore l'impression de fraîcheur, de spontanéité et de simplicité et d'être toujours heureux sur scène, avec ses musiciens, pour interpréter des chansons qu'il a écrites il y a ... 60 ans !
Bien sûr, il a quelques difficultés dans les aigus (il est alors soutenu par le chœur des musiciens), il refait les mêmes plaisanteries lorsqu’il essaie de parler en français et on peut trouver que les arrangements musicaux manquent un peu de subtilité (probablement pour couvrir ses faiblesses vocales).
Mais le public (pas que des vieux comme nous !) est heureux d’être à l’unisson pour célébrer le grand homme qui a marqué à jamais l’histoire de la musique populaire et qui nous aura, encore une fois, touchés au cœur.
En forme malgré ses 82 ans, il a joué 36 titres dont plus de la moitié du petit groupe de Liverpool, pendant plus de deux heures de show, sans s’arrêter. Il y a des chansons incontournables de sa période solo (« Maybe I'm Amazed », « My Valentine », …), des extraits d'albums des Wings, le groupe qu'il a fondé un an après la fin des Beatles, comme « Band on the run », « Let Me Roll It », « Jet », « Nineteen Hundred and Eighty-Five », ma chanson préférée de cette période des années 70’s « Let’Em In », l’inévitable « Live and Let Die » et surtout certains des grands classiques des Beatles comme « Can't Buy Me Love », « Got to Get You Into My Life », « Love Me Do », « Michele » (qu’il ne chante qu’en France), « Lady Madonna », « Something » (en hommage à George Harrison), « Get Back », la nouvelle chanson « Now and Then » qui avait été composée par John Lennon en 1977, « Let it be », « Hey Jude » dont le fameux « nanana » est repris en chœur par les 40 000 spectateurs et la suite « Golden Slumbers », « Carry That Weight » et « The End », qui termine toujours ses concerts.
Elégant et paraissant 20 ans de moins (merci bistouri), il déroule un show qui reprend pour une large part les mêmes temps forts qu’en 2018 : la passerelle qui élève le grand Paul sur « Blackbird », la formation acoustique avec ses quatre musiciens habituels pour reprendre certaines des premières chansons, d’émouvantes images d'archives des Fab Fours qui défilent sur grand écran pour illustrer le répertoire des quatre garçons dans le vent.
Mais finalement le plus impressionnant chez cet artiste exceptionnel, c'est que, même après des centaines de concerts, il donne encore l'impression de fraîcheur, de spontanéité et de simplicité et d'être toujours heureux sur scène, avec ses musiciens, pour interpréter des chansons qu'il a écrites il y a ... 60 ans !
Bien sûr, il a quelques difficultés dans les aigus (il est alors soutenu par le chœur des musiciens), il refait les mêmes plaisanteries lorsqu’il essaie de parler en français et on peut trouver que les arrangements musicaux manquent un peu de subtilité (probablement pour couvrir ses faiblesses vocales).
Mais le public (pas que des vieux comme nous !) est heureux d’être à l’unisson pour célébrer le grand homme qui a marqué à jamais l’histoire de la musique populaire et qui nous aura, encore une fois, touchés au cœur.
samedi 30 novembre 2024
Vidéo Club
Vidéo Club est la nouvelle pièce de Sébastien Thierry dont nous avons déjà apprécié les spectacles précédents comme « Qui est Monsieur Schmitt ? » en 2021 ou « Momo » en 2017. C’est un des succès de la saison précédente à Paris, maintenant en tournée dans la région parisienne, notamment au TAM, et dans toute la France !
Justine et Jean-Marc, mariés depuis vingt-cinq ans, découvrent qu'une mystérieuse webcam les filme depuis des mois dans leur cuisine. Abasourdis, ils reçoivent chaque jour une nouvelle vidéo, les confrontant à leurs petites médiocrités du quotidien, à leurs mensonges et à leurs trahisons.
Tout en finesse et en humour, ces images mettent en lumière les actes et paroles inavouables de ce duo charismatique... Mais un couple peut-il résister à la transparence totale ?
Cette pièce décrit le délitement progressif d'un couple dans l’ambiance tendue d’une sorte de thriller psychologique au cours duquel le spectateur va chercher le coupable. Les dialogues sont percutants mais aussi teintés d'humour et d'émotion, et les rebondissements successifs relancent l’intérêt de « l’intrigue ». Le couple formé par Yvan Attal et Noémie Loevsky, tous les deux de très grands comédiens, rivalise de mauvaise foi et de petites lâchetés du quotidien.
Je m’interroge seulement sur l’intérêt de la scène avec le gorille.
Bref un bon divertissement malgré quelques petites longueurs et une fin convenue.
Justine et Jean-Marc, mariés depuis vingt-cinq ans, découvrent qu'une mystérieuse webcam les filme depuis des mois dans leur cuisine. Abasourdis, ils reçoivent chaque jour une nouvelle vidéo, les confrontant à leurs petites médiocrités du quotidien, à leurs mensonges et à leurs trahisons.
Tout en finesse et en humour, ces images mettent en lumière les actes et paroles inavouables de ce duo charismatique... Mais un couple peut-il résister à la transparence totale ?
Cette pièce décrit le délitement progressif d'un couple dans l’ambiance tendue d’une sorte de thriller psychologique au cours duquel le spectateur va chercher le coupable. Les dialogues sont percutants mais aussi teintés d'humour et d'émotion, et les rebondissements successifs relancent l’intérêt de « l’intrigue ». Le couple formé par Yvan Attal et Noémie Loevsky, tous les deux de très grands comédiens, rivalise de mauvaise foi et de petites lâchetés du quotidien.
Je m’interroge seulement sur l’intérêt de la scène avec le gorille.
Bref un bon divertissement malgré quelques petites longueurs et une fin convenue.
mercredi 27 novembre 2024
Je suis la maman du bourreau
Encore une pièce magnifique au Théâtre André Malraux à Rueil-Malmaison cette semaine.
Elle aimait un ange, il était le diable. Quand Gabrielle découvre quel monstre est vraiment son fils adoré, il est déjà trop tard… Sous l’armure de cette femme sévère, éclate le cœur en miettes d’une mère.
Comment survivre à la trahison ultime ? Où peut la mener son amour de mère ? Vacillante, Gabrielle part en quête d’elle-même. À quel moment s’est-elle trompée ? A-t-elle donc mal aimé ? Ou simplement trop ?
Nous avons vécu un grand moment d’émotions grâce à Clémentine Célarié, stupéfiante et presque habitée dans le rôle d’une mère qui s’est construite sur des croyances et des valeurs traditionnelles et voit l'édifice de toute une vie réduit en cendres.
« Je suis la maman du bourreau » est adapté du roman de David Lelait-Helo, présent dans la salle ce soir-là, qui décrit cette relation mère-fils, une mère qui a placé tout son amour, tous ses rêves et projeté toutes ses ambitions sur son fils.
La mise en scène est sobre et le fond musical accentue la lourdeur des situations décrites par cette femme dont l’humanité nous bouleverse. Clémentine Célarié que nous avons déjà vue de nombreuses fois au théâtre, notamment dans « une vie », un autre seul en scène, est une actrice exceptionnelle qui nous a pris aux tripes et a vraiment mérité les ovations du public debout face à elle.
Elle a remercié la salle, totalement silencieuse et nouée pendant la représentation, par un discours improvisé de 15 minutes environ, plein d’humour « pour faire retomber la pression » dit-elle, qui a achevé d’enthousiasmer les spectateurs du TAM.
Elle aimait un ange, il était le diable. Quand Gabrielle découvre quel monstre est vraiment son fils adoré, il est déjà trop tard… Sous l’armure de cette femme sévère, éclate le cœur en miettes d’une mère.
Comment survivre à la trahison ultime ? Où peut la mener son amour de mère ? Vacillante, Gabrielle part en quête d’elle-même. À quel moment s’est-elle trompée ? A-t-elle donc mal aimé ? Ou simplement trop ?
Nous avons vécu un grand moment d’émotions grâce à Clémentine Célarié, stupéfiante et presque habitée dans le rôle d’une mère qui s’est construite sur des croyances et des valeurs traditionnelles et voit l'édifice de toute une vie réduit en cendres.
« Je suis la maman du bourreau » est adapté du roman de David Lelait-Helo, présent dans la salle ce soir-là, qui décrit cette relation mère-fils, une mère qui a placé tout son amour, tous ses rêves et projeté toutes ses ambitions sur son fils.
La mise en scène est sobre et le fond musical accentue la lourdeur des situations décrites par cette femme dont l’humanité nous bouleverse. Clémentine Célarié que nous avons déjà vue de nombreuses fois au théâtre, notamment dans « une vie », un autre seul en scène, est une actrice exceptionnelle qui nous a pris aux tripes et a vraiment mérité les ovations du public debout face à elle.
Elle a remercié la salle, totalement silencieuse et nouée pendant la représentation, par un discours improvisé de 15 minutes environ, plein d’humour « pour faire retomber la pression » dit-elle, qui a achevé d’enthousiasmer les spectateurs du TAM.
dimanche 24 novembre 2024
Du charbon dans les veines
"Du charbon dans les veines" est la nouvelle pièce de Jean-Philippe Daguerre, le créateur de "Adieu Monsieur Haffmann" (2018) et "Le petit coiffeur" (2021), deux pièces que nous avions particulièrement appréciées au Théâtre André Malraux.
1958, à Noeux-Les-Mines, petite ville minière du Nord de la France. Pierre et Vlad sont les deux meilleurs amis du monde. Ils partagent tout leur temps en creusant à la mine, en élevant des pigeons voyageurs et en jouant de l'accordéon dans l'orchestre local dirigé par Sosthène "boute en train-philosophe de comptoir", personnage central de cette petite sphère joviale et haute en couleurs malgré la poussière du charbon.
À partir du jour où Leila, la jeune et jolie marocaine, vient jouer de l'accordéon dans l'orchestre, le monde des deux meilleurs amis ne sera plus le même...
Il faut un peu de temps pour entrer dans cette histoire d’amour et d’amitié, finalement assez simple, mais progressivement nous avons été touchés et charmés par ces beaux sentiments humains, dans le cadre de la vie simple et parfois tragique des bassins houillers du Nord.
C’est du théâtre humaniste qui ne sombre pas dans le mièvre, malgré le thème de la pièce, fait de petits tableaux rapides qui s’enchainent dans une mise en scène parfaitement orchestrée, grâce à un éclairage élaboré. La troupe d’acteurs est formidable et trois d'entre eux jouent de l'accordéon en direct sur scène (ils ont appris des morceaux pour le spectacle ?). On s’attache ainsi à la simplicité, la générosité, le bon sens et l'humilité des gens du Nord, dont l’esprit de solidarité tranche avec l'individualisme d’aujourd’hui. Mais c’est aussi une comédie qui fend le cœur du spectateur et déclenche aussi des rires francs et salutaires.
Nous sommes sortis du TAM, encore une fois cette année, heureux d’avoir la chance de découvrir, si près de notre petit village, des spectacles intelligents et profonds.
1958, à Noeux-Les-Mines, petite ville minière du Nord de la France. Pierre et Vlad sont les deux meilleurs amis du monde. Ils partagent tout leur temps en creusant à la mine, en élevant des pigeons voyageurs et en jouant de l'accordéon dans l'orchestre local dirigé par Sosthène "boute en train-philosophe de comptoir", personnage central de cette petite sphère joviale et haute en couleurs malgré la poussière du charbon.
À partir du jour où Leila, la jeune et jolie marocaine, vient jouer de l'accordéon dans l'orchestre, le monde des deux meilleurs amis ne sera plus le même...
Il faut un peu de temps pour entrer dans cette histoire d’amour et d’amitié, finalement assez simple, mais progressivement nous avons été touchés et charmés par ces beaux sentiments humains, dans le cadre de la vie simple et parfois tragique des bassins houillers du Nord.
C’est du théâtre humaniste qui ne sombre pas dans le mièvre, malgré le thème de la pièce, fait de petits tableaux rapides qui s’enchainent dans une mise en scène parfaitement orchestrée, grâce à un éclairage élaboré. La troupe d’acteurs est formidable et trois d'entre eux jouent de l'accordéon en direct sur scène (ils ont appris des morceaux pour le spectacle ?). On s’attache ainsi à la simplicité, la générosité, le bon sens et l'humilité des gens du Nord, dont l’esprit de solidarité tranche avec l'individualisme d’aujourd’hui. Mais c’est aussi une comédie qui fend le cœur du spectateur et déclenche aussi des rires francs et salutaires.
Nous sommes sortis du TAM, encore une fois cette année, heureux d’avoir la chance de découvrir, si près de notre petit village, des spectacles intelligents et profonds.
dimanche 17 novembre 2024
Nick Cave - ACCOR ARENA - 17 novembre 2024
Avec sa chevelure de jais noir plaquée en arrière, son teint de peau blanc presque cadavérique et son nez allongé, Nick Cave, vêtu de son costume habituel et toujours mince à 66 ans, ressemblait à un rapace lors de son concert dimanche dernier à l’Accor Arena. C’était la dernière étape de sa tournée européenne pour promouvoir son nouvel excellent album « Wild God » et on sentait bien que les « Bad Seeds » jouaient de manière millimétrée, affutés par les nombreuses dates antérieures. Il y a bien entendu l’incontournable Warren Ellis, qui est à lui seul un spectacle complet avec sa manière délirante de jouer de la guitare, des claviers, du violon mais aussi quatre choristes vêtus d’une sorte de toge blanche qui vont apporter une touche de soul à l’ensemble du groupe.
Un concert de Nick Cave a une dimension presque messianique qui me gène un peu car je ne suis pas un fan historique mais récent, depuis que son style musical a évolué de morceaux post-punk presque sauvages vers des compositions plus sombres et mélancoliques (malheureusement liées à sa tragique histoire personnelle).
Le concert parisien a mélangé ces deux périodes et nous avons évidemment préféré la période récente, notamment lorsqu’il a joué la quasi-intégralité de son nouvel album ou des extrait de l’excellent «Carnage ». Pendant les plus de deux heures de son show, Nick Cave a arpenté avec fougue le devant de la scène, saisissant certaines des milliers de mains levées de fans agglutinés devant l’estrade et s’adressant souvent à eux lors de ses interventions, parfois humoristiques, entre les morceaux. C’est manifestement une sorte de gourou charismatique pour certains spectateurs qui lui offrent des cadeaux et partagent une quasi-extase collective que je réservais, dans ma jeunesse, à Leonard Cohen.
Nick Cave incarne intensément l’ensemble des morceaux de son set et on peut lire dans son visage la souffrance liée à certaines de ses paroles. Parmi les titres joués ce soir, je retiens évidemment « Red Right Hand », un de ses seuls tubes, les superbes « Bright Horses » et « O Children », « I Need You » dédié à sa femme dans la salle, l’entrainant« The Weeping Song » et enfin « Into My Arms », interprétée par Cave seul, avec sa voix de baryton, au piano.
Nous avons ainsi vécu une expérience presque religieuse lors de ce concert de Nick Cave et je dois remercier V. qui ne connaissait pas cet artiste et est ressortie de la grande salle de Bercy, convaincue par l’engagement scénique de cet artiste « hors norme ».
Un concert de Nick Cave a une dimension presque messianique qui me gène un peu car je ne suis pas un fan historique mais récent, depuis que son style musical a évolué de morceaux post-punk presque sauvages vers des compositions plus sombres et mélancoliques (malheureusement liées à sa tragique histoire personnelle).
Le concert parisien a mélangé ces deux périodes et nous avons évidemment préféré la période récente, notamment lorsqu’il a joué la quasi-intégralité de son nouvel album ou des extrait de l’excellent «Carnage ». Pendant les plus de deux heures de son show, Nick Cave a arpenté avec fougue le devant de la scène, saisissant certaines des milliers de mains levées de fans agglutinés devant l’estrade et s’adressant souvent à eux lors de ses interventions, parfois humoristiques, entre les morceaux. C’est manifestement une sorte de gourou charismatique pour certains spectateurs qui lui offrent des cadeaux et partagent une quasi-extase collective que je réservais, dans ma jeunesse, à Leonard Cohen.
Nick Cave incarne intensément l’ensemble des morceaux de son set et on peut lire dans son visage la souffrance liée à certaines de ses paroles. Parmi les titres joués ce soir, je retiens évidemment « Red Right Hand », un de ses seuls tubes, les superbes « Bright Horses » et « O Children », « I Need You » dédié à sa femme dans la salle, l’entrainant« The Weeping Song » et enfin « Into My Arms », interprétée par Cave seul, avec sa voix de baryton, au piano.
Nous avons ainsi vécu une expérience presque religieuse lors de ce concert de Nick Cave et je dois remercier V. qui ne connaissait pas cet artiste et est ressortie de la grande salle de Bercy, convaincue par l’engagement scénique de cet artiste « hors norme ».
vendredi 8 novembre 2024
The Loop au Théâtre des Béliers Parisiens
C’est la seconde pièce de Robin Goupil, après « No Limit », qui, s’inspirant du film « Un jour sans fin » où le héros revivait sans cesse la même journée, a imaginé un interrogatoire en boucle. D’où le titre, The Loop !
Dans un trou paumé des États-Unis d’Amérique, le fils du maire est suspecté de meurtre. Un brave shérif et son assistante zélée sont là pour le faire avouer et une avocate véreuse pour le faire sortir de là. Quelque part dans le monde, un battement d’ailes de papillon a mis le chaos dans l’espace temporel et les quatre protagonistes de l’affaire se retrouvent piégés. À chaque sursaut du temps, tout se dérègle de plus en plus pour terminer dans un happening délirant et magnifique.
Robin Goupil signe des dialogues truculents échangés par des personnages pince-sans-rire, remplis de jeux de mots puisés dans des chansons de variété, des séries et des longs-métrages. Le rythme est ébouriffant : dans un seul et même décor (la salle d’interrogatoire et le commissariat de police), la même scène est rejouée trois fois, avec à chaque fois une petite modification qui perturbe tout. L’auteur et metteur en scène se surpasse pour ne laisser aucun répit, ni à nos yeux ni à nos oreilles. Les quatre fantastiques comédiens jouent parfaitement ensemble avec une mention spéciale pour Juliette Damy, lunettes sur le nez, survoltée.
Totalement loufoque, avec un humour déjanté, le spectateur est pris par cette parodie de film policier des années 1980, menée tambour battant, qui déclenche une succession d’éclats de rire, dans un tourbillon de gags et de rebondissements.
Que c’est bon de rire sans se poser de questions !
Dans un trou paumé des États-Unis d’Amérique, le fils du maire est suspecté de meurtre. Un brave shérif et son assistante zélée sont là pour le faire avouer et une avocate véreuse pour le faire sortir de là. Quelque part dans le monde, un battement d’ailes de papillon a mis le chaos dans l’espace temporel et les quatre protagonistes de l’affaire se retrouvent piégés. À chaque sursaut du temps, tout se dérègle de plus en plus pour terminer dans un happening délirant et magnifique.
Robin Goupil signe des dialogues truculents échangés par des personnages pince-sans-rire, remplis de jeux de mots puisés dans des chansons de variété, des séries et des longs-métrages. Le rythme est ébouriffant : dans un seul et même décor (la salle d’interrogatoire et le commissariat de police), la même scène est rejouée trois fois, avec à chaque fois une petite modification qui perturbe tout. L’auteur et metteur en scène se surpasse pour ne laisser aucun répit, ni à nos yeux ni à nos oreilles. Les quatre fantastiques comédiens jouent parfaitement ensemble avec une mention spéciale pour Juliette Damy, lunettes sur le nez, survoltée.
Totalement loufoque, avec un humour déjanté, le spectateur est pris par cette parodie de film policier des années 1980, menée tambour battant, qui déclenche une succession d’éclats de rire, dans un tourbillon de gags et de rebondissements.
Que c’est bon de rire sans se poser de questions !
mercredi 6 novembre 2024
4211 km
Quel bonheur d'assister à un spectacle qui vous émeut, qui vous fait rire, qui vous fait réfléchir comme cette pièce "4211 km", que nous avons découverte au Théâtre André Malraux, hier soir (à 6 km de la maison !).
4 211 km c'est la distance entre Paris et Téhéran, celle parcourue par Mina et Fereydoun venus d'Iran pour se réfugier en France après une révolution qui leur a été volée.
Yalda leur fille, née à Paris, nous raconte leur exil, leur combat pour la liberté, l'amour d'un pays et l'espoir d'un retour. Elle nous balade entre ses deux mondes : sa famille, des déracinés qui ne se plaignent jamais, et la société française dans laquelle elle cherche désespérément sa place.
C'est l'histoire d'un héritage que l'on aime et que l'on déteste, c'est l'histoire d'hommes et de femmes qui cherchent à se frayer un nouveau chemin. Alors qu'en Iran le peuple se révolte depuis plus d'un an, cette pièce résonne de manière particulière. Elle nous éclaire sur la barbarie du régime islamique et témoigne du combat que mènent les Iraniens depuis plus de 44 ans – ceux qui ne sont plus là, ceux qui sont restés et les exilés.
Nous sommes sortis bouleversés par cette pièce à la fois drôle et touchante, grâce à une mise en scène millimétrée, un récit captivant, quelques notes de musique envoûtante et des acteurs, tous inconnus, excellents et justes. Ahou Daryaei a bien sûr été applaudie à la fin de la représentation.
Courez au Théâtre Marigny.
Yalda leur fille, née à Paris, nous raconte leur exil, leur combat pour la liberté, l'amour d'un pays et l'espoir d'un retour. Elle nous balade entre ses deux mondes : sa famille, des déracinés qui ne se plaignent jamais, et la société française dans laquelle elle cherche désespérément sa place.
C'est l'histoire d'un héritage que l'on aime et que l'on déteste, c'est l'histoire d'hommes et de femmes qui cherchent à se frayer un nouveau chemin. Alors qu'en Iran le peuple se révolte depuis plus d'un an, cette pièce résonne de manière particulière. Elle nous éclaire sur la barbarie du régime islamique et témoigne du combat que mènent les Iraniens depuis plus de 44 ans – ceux qui ne sont plus là, ceux qui sont restés et les exilés.
Nous sommes sortis bouleversés par cette pièce à la fois drôle et touchante, grâce à une mise en scène millimétrée, un récit captivant, quelques notes de musique envoûtante et des acteurs, tous inconnus, excellents et justes. Ahou Daryaei a bien sûr été applaudie à la fin de la représentation.
Courez au Théâtre Marigny.
jeudi 17 octobre 2024
Inconnu à cette adresse au Théâtre Antoine
Dix-neuf lettres entre deux amis, un Allemand et un Juif américain, à l'heure de la montée du nazisme. Au fil de la correspondance, le ton s'assèche. On assiste à l'idéologie fasciste qui s'infiltre, à l'horreur qui arrive.
Qui est le bon, qui est le méchant ? Qu'aurions nous fait à leur place ? Le courage suffit-il à contrer le courant ?
Nous avons assisté à un grand moment de théâtre, grâce à un texte terrifiant adapté du livre de Kressmann Taylor, remarquablement interprété par Jean-Pierre Darroussin et Stéphane Guillon (que je n’imaginais pas acteur mais simplement humoriste de talent). La mise en scène est très sobre, le spectacle est intense, la salle est particulièrement attentive et nous sommes tous sortis du Théâtre Antoine bouleversés.
Merci aux deux acteurs pour ce moment à la fois glaçant et magnifique.
Nous avons assisté à un grand moment de théâtre, grâce à un texte terrifiant adapté du livre de Kressmann Taylor, remarquablement interprété par Jean-Pierre Darroussin et Stéphane Guillon (que je n’imaginais pas acteur mais simplement humoriste de talent). La mise en scène est très sobre, le spectacle est intense, la salle est particulièrement attentive et nous sommes tous sortis du Théâtre Antoine bouleversés.
Merci aux deux acteurs pour ce moment à la fois glaçant et magnifique.
samedi 12 octobre 2024
ABBA Voyage
Hier soir avec plus de 2000 spectateurs du London Arena, nous avons assisté à un concert d’ABBA (oui, ils ont tous plus de 70 ans !) dans un show exceptionnel, … grâce à une prouesse technologique qui reconstitue les quatre membres du groupe suédois en avatars, tels qu’ils étaient dans les années 1970, de manière totalement réaliste.
C’est le fruit d'années de travail, en collaboration avec la société d'effets visuels de George Lucas, créateur de la saga Star Wars. Les mouvements des membres d'ABBA ont été captés en studio afin d'être reproduits sur scène par leurs "ABBAtars". Et ce sont bien les quatre artistes que l'on entend car ils ont pré-enregistré le contenu du spectacle.
Il faut bien reconnaître que le résultat est totalement convaincant et le spectateur croit vraiment voir ABBA sur scène, dans leurs costumes d’époque, avec des interventions de chacun des membres souvent drôles, qui semblent improvisées. La mise en scène est spectaculaire : toute la surface scénique et les côtés de la salle sont utilisés pour des projections vidéo gigantesques à la résolution parfaite et un groupe de 10 musiciens avec 3 choristes renforce le spectacle, en plus de la bande son.
Ainsi, le public oublie dès la première seconde qu’il s’agit d’alter-egos numériques d'ABBA qui assurent le show et la salle, composée en grande partie d’anglaises qui, comme nous, ont été adolescentes dans les années 70, danse et reprend en cœur les refrains intemporels (« Knowing Me, Knowing You », « Mamma Mia », « Gimme ! Gimme ! Gimme ! », « Voulez-vous », …) des quatre artistes.
Nous avons été bluffés non seulement par la réussite technologiques de ce spectacle « hors norme » mais aussi par l’émotion collective qui se dégageait de la salle, probablement liée au bonheur de retrouver et de partager un peu notre lointaine jeunesse.
Si vous allez à Londres, allez-y, sans hésitation (mais le prix des places est élevé comme l’ensemble du coût de la vie en Angleterre).
C’est le fruit d'années de travail, en collaboration avec la société d'effets visuels de George Lucas, créateur de la saga Star Wars. Les mouvements des membres d'ABBA ont été captés en studio afin d'être reproduits sur scène par leurs "ABBAtars". Et ce sont bien les quatre artistes que l'on entend car ils ont pré-enregistré le contenu du spectacle.
Il faut bien reconnaître que le résultat est totalement convaincant et le spectateur croit vraiment voir ABBA sur scène, dans leurs costumes d’époque, avec des interventions de chacun des membres souvent drôles, qui semblent improvisées. La mise en scène est spectaculaire : toute la surface scénique et les côtés de la salle sont utilisés pour des projections vidéo gigantesques à la résolution parfaite et un groupe de 10 musiciens avec 3 choristes renforce le spectacle, en plus de la bande son.
Ainsi, le public oublie dès la première seconde qu’il s’agit d’alter-egos numériques d'ABBA qui assurent le show et la salle, composée en grande partie d’anglaises qui, comme nous, ont été adolescentes dans les années 70, danse et reprend en cœur les refrains intemporels (« Knowing Me, Knowing You », « Mamma Mia », « Gimme ! Gimme ! Gimme ! », « Voulez-vous », …) des quatre artistes.
Nous avons été bluffés non seulement par la réussite technologiques de ce spectacle « hors norme » mais aussi par l’émotion collective qui se dégageait de la salle, probablement liée au bonheur de retrouver et de partager un peu notre lointaine jeunesse.
Si vous allez à Londres, allez-y, sans hésitation (mais le prix des places est élevé comme l’ensemble du coût de la vie en Angleterre).
vendredi 11 octobre 2024
Crowded House O2 Londres
Crowded House est le groupe de Neil Finn, un orfèvre australien de la pop, qui a publié seulement huit albums depuis 1985 mais aussi de nombreux albums en solo ou en duo (avec son frère Tim ou son fils Liam).
Nous avons assisté à un excellent concert de musique pop dans la grande salle O2 à Londres, grâce à la perfection de l'écriture de Finn et au génie du groupe. En plus des deux fondateurs survivants (Neil et le bassiste Nick Seymour), les fils de Finn, Liam et Elroy, jouent de la guitare et de la batterie, Paul Taylor ajoute des percussions et le brillant Mitchell Froom – qui a produit leurs trois premiers albums – colore subtilement le tout avec des claviers.
Le groupe alterne des chansons classiques comme les inévitables « Don't Dream It's Over », « Weather With You » ou « Fall at Your Feet » et des morceaux extraits de leur excellent nouvel album comme « Magic Piano » ou « Teenage Summer ». Liam aime bavarder, et ses conversations sont plutôt amusantes, surtout pour les anglais (je n’ai pas tout compris) qui boivent de la bière et courent ensuite vers les toilettes !
La setlist qui pioche dans tous les albums du groupe (leur premier album éponyme de 1986, Temple of Low Men (1988) et Woodface (1991)) est une véritable leçon de pop musique, de mélodies intemporelles et de swing inspiré. Nous sommes sortis de la salle O2, heureux d’avoir assisté au concert d’un groupe talentueux, célébré dans de nombreux pays mais inconnu en France.
Le groupe alterne des chansons classiques comme les inévitables « Don't Dream It's Over », « Weather With You » ou « Fall at Your Feet » et des morceaux extraits de leur excellent nouvel album comme « Magic Piano » ou « Teenage Summer ». Liam aime bavarder, et ses conversations sont plutôt amusantes, surtout pour les anglais (je n’ai pas tout compris) qui boivent de la bière et courent ensuite vers les toilettes !
La setlist qui pioche dans tous les albums du groupe (leur premier album éponyme de 1986, Temple of Low Men (1988) et Woodface (1991)) est une véritable leçon de pop musique, de mélodies intemporelles et de swing inspiré. Nous sommes sortis de la salle O2, heureux d’avoir assisté au concert d’un groupe talentueux, célébré dans de nombreux pays mais inconnu en France.
samedi 5 octobre 2024
L’amour chez les autres
Les Foster, les Phillips et les Chestnut se connaissent bien, les trois hommes travaillent ensemble. Franck Foster est le chef de ce petit monde et Bob Phillips espère devenir son numéro deux très prochainement, William Chestnut vient quant à lui d’intégrer l'entreprise. Cependant, Fiona Foster et Bob Phillips se connaissent encore mieux, car ils entretiennent une liaison ! La veille encore, ils étaient ensemble et sont rentrés dans leurs foyers respectifs trop tardivement et trop éméchés pour ne pas éveiller les soupçons de leurs conjoints. Pour se couvrir, ils décident de mentir en prétendant chacun avoir passé la soirée avec le mari et la femme Chestnut. Ignorant qu’ils servent d'alibi, les Chestnut sont invités à dîner chez les Foster et les Phillips. Deux invitations qu'ils se sentent obligés d’accepter… Pour le meilleur, pour le pire et pour le rire.
Je n’ai pas accroché à cette pièce, un vaudeville sans originalité avec des acteurs obligés de surjouer pour combler la pauvreté des dialogues (Heureusement Virginie Hocq a un véritable tempérament comique). Les situations font juste sourire, rarement rire aux éclats, malgré une mise en scène originale, avec un décor double permettant de suivre deux scènes en même temps. L’histoire est sans originalité (on retrouve les thèmes classiques du Vaudeville : adultère, mensonges et malentendus), c’est souvent lourd (je suis pourtant bon public), ça gigote dans tous les sens et au final, c’est trop long !
Malgré tout une partie du public du TAM semblait passer une bonne soirée.
Je n’ai pas accroché à cette pièce, un vaudeville sans originalité avec des acteurs obligés de surjouer pour combler la pauvreté des dialogues (Heureusement Virginie Hocq a un véritable tempérament comique). Les situations font juste sourire, rarement rire aux éclats, malgré une mise en scène originale, avec un décor double permettant de suivre deux scènes en même temps. L’histoire est sans originalité (on retrouve les thèmes classiques du Vaudeville : adultère, mensonges et malentendus), c’est souvent lourd (je suis pourtant bon public), ça gigote dans tous les sens et au final, c’est trop long !
Malgré tout une partie du public du TAM semblait passer une bonne soirée.
mardi 1 octobre 2024
Mylène Farmer au Stade de France 1er octobre 2024
C’est le deuxième concert de Mylène Farmer auquel j’assiste après celui de juin 2019 dans la salle Paris La Défense Arena qui nous avait enthousiasmés. A rebours des critiques que j’ai lues dans les médias pour cette tournée « Nevermore » 2023/2024, j’ai été déçu par cette soirée au Stade de France, une salle bien trop grande pour la scénographie du show. Nous étions placés en haut du Stade mais, pas de chance, avec un mat qui soutient les enceintes qui obstruait notre vision de la scène. De plus, les écrans vidéos qui relayaient le spectacle étaient beaucoup trop petits et surtout ne filmaient que la star et jamais la troupe de danseurs. Enfin, Mylène Farmer, pour nous de la taille d’un Playmobil, ne s’est que peu déplacée sur l’avant-scène en croix pour se rapprocher de son public.
Contrairement à 2019, le show n’avait rien de spectaculaire avec une longue entrée en scène décevante, un son saturé dans les basses qui couvraient la voix de l'artiste, un spectacle qui manquait d’audace (oui elle monte sur une nacelle et surplombe le public pour « Libertine ») qui a entremêlé les tubes incontournables (« Tristana », « Sans contrefaçon », « XXL », « Oui mais… non… », ma préférée du show) avec des chansons moins connues de son dernier album, un passage obligé avec Yvan Cassar au piano qui manquait d’émotion, un manque d’ambiance dans le public autour de moi, probablement aussi déçu, qui s’est seulement réveillé sur « Désenchantée ».
Ce show du Stade de France n’était pas respectueux du public et, après 40 ans de carrière, il est temps pour Mylène Farmer de se renouveler.
lundi 16 septembre 2024
Richard Hawley au Trianon 16 septembre 2024
Ancien guitariste du groupe Pulp (oui vous connaissez"Common People"), Richard Hawley est un auteur compositeur qui a publié une dizaine d’albums de rock et de folk dont on retient ses ballades déchirantes, sa magnifique voix de velours et ses arrangements somptueux. Lundi soir, il a enthousiasmé le public de la jolie salle du Trianon à Paris, alternant des morceaux de son excellent dernier album "In This City They Call You Love", et des compositions électriques qui font la part belle aux trois guitares de son groupe de scène. Heureusement, il conserve à son répertoire des compositions subtiles et délicates qui mettent en avant sa splendide voix de crooner et ses talents d'écriture de balades nostalgiques. Parmi celles-ci, les inévitables "Open up your door" et "Coles Corner", à voir dans cette petite vidéo.
vendredi 10 mai 2024
Taylor Swift à La Défense Arena 10 mai 2024
Nous vivons avec Taylor Swift depuis une dizaine d’années grâce à notre fille Eglantine, fan « hardcore » de la chanteuse américaine (bien avant qu’elle ne soit connue en France), devenue aujourd’hui la plus grande star de la musique pop. Sa tournée « The Eras Tour », qui passe maintenant par l’Europe, est pour l'artiste l’occasion de reprendre des morceaux connus et moins connus de toutes ses périodes musicales (sauf ses débuts dans la country), dans un show millimétré de plus de trois heures.
C’est entouré de « Swifties » (les fans de la chanteuse), des jeunes femmes de 14 à 25 ans, habillées en costumes pailletés, chapeaux de cow girl, bottes façon majorettes, lunettes-cœur et ongles aux couleurs de ses albums, que nous avons assisté au concert (avec 42 000 autres spectateurs, souvent debout), dans l’enceinte de La Défense Arena, la plus grande salle fermée d’Europe.
Je ne suis pas assez expert en TS pour détailler l’ensemble des 46 chansons qu’elle a interprétées (et pour la plupart écrites) dans ce show à couper le souffle. Durant tout le concert, Taylor (je suis intime) et ses danseurs ne cessent de changer de décors, de tenues, de couleurs des lumières et d’ambiances musicales. Mais nous avons quand même reconnu plusieurs de ses grands tubes accrocheurs comme « Shake It Off » (ma préférée, voir la vidéo), « Cruel Summer », « Red » ou « Bad Blood ».
La scénographie est impressionnante, surplombée d’un écran de haute définition, une immense scène qui s’avance dans la foule, lui permettant de s’approcher des fans qui reprennent les chansons à tue-tête. Elle multiplie les tableaux et les chorégraphies, sans jamais s’arrêter, si ce n’est pour changer de tenues qui mettent en valeur sa plastique très avantageuse (un commentaire pas très #MeToo) ! Elle s’exprimera de quelques mots en français pour expliquer sa joie d’être sur scène à Paris, une ville si romantique (c’est original !). Elle ne se contente pas de chanter avec un timbre impeccable mais joue aussi de la guitare et du piano, pendant quelques séquences plus calmes où elle se retrouve seule sur scène. Hyper professionnelle, elle arpente la scène et passe d’un univers à un autre et offre ainsi un spectacle ultra-tonique, qui laisse bouche bée, mais qui manque aussi un peu d’émotions.
Après 3h15 de concert et 46 chansons mené tambour battant (comment fait-elle ?), elle quitte la salle rapidement, ovationnée par le public en partie étranger (on entend beaucoup parler anglais), mais il est tard pour la majorité des spectatrices qui doivent revenir à la maison avant minuit !
Pour nous, plus habitués aux concerts rock, nous retiendrons le professionnalisme de la star, son énergie et son authenticité, son attitude positive et généreuse, mais aussi une certaine uniformité de ses compositions musicales, souvent entrainantes qui, au risque de me faire huer, manquent d’un peu de génie.
jeudi 4 avril 2024
Nits au Trianon
The Nits au Trianon 22 mars 2024
Les Nits ont déjà un demi-siècle mais ce groupe néerlandais reste totalement inconnu du grand public, malgré la qualité de leurs chansons dont la subtilité se révèle pleinement sur scène. Leurs pièces musicales toujours originales mélangent la pop à la Beatles avec le jazz, la new wave et la musique expérimentale.
Le concert des 50 ans au Trianon a montré une fois de plus la virtuosité et le génie musical des trois musiciens, Henk, Rob et Robert. En première partie, ils ont interprété avec finesse et grâce les morceaux de leur nouvel EP qui évoque l’incendie de leur studio, parti en fumée avec leurs instruments, leurs souvenirs et leurs archives. Pas spécialement gai ! Heureusement, ils ont glissé certains classiques comme « The House », « A Touch of Henry Moore », « The Infinite Shoeblack » et le « tube » Nescio, qui a fait le bonheur de FIP il y a plus de 40 ans !
Dans une seconde partie, les septuagénaires ont pioché dans leur discographie pour jouer certains morceaux moins connus comme « dA dA dA », « Two Skaters », « Yellow Socks & Angst » et surtout l’excellent titre « Beromünster». La fin du concert a fait vibrer les spectateurs en grande majorité « poivre et sel », avec « Les Nuits », « J.O.S. Days » « Cars & Cars », « In The Dutch Mountains » et « Adieu Sweet Bahnhof ». Ces chansons parfaites ont déclenché une longue standing ovation et nous sommes sortis heureux de la belle salle du Trianon, enthousiasmés par le talent, la fantaisie et la finesse de ce groupe miraculeux.
Les Nits ont déjà un demi-siècle mais ce groupe néerlandais reste totalement inconnu du grand public, malgré la qualité de leurs chansons dont la subtilité se révèle pleinement sur scène. Leurs pièces musicales toujours originales mélangent la pop à la Beatles avec le jazz, la new wave et la musique expérimentale.
Le concert des 50 ans au Trianon a montré une fois de plus la virtuosité et le génie musical des trois musiciens, Henk, Rob et Robert. En première partie, ils ont interprété avec finesse et grâce les morceaux de leur nouvel EP qui évoque l’incendie de leur studio, parti en fumée avec leurs instruments, leurs souvenirs et leurs archives. Pas spécialement gai ! Heureusement, ils ont glissé certains classiques comme « The House », « A Touch of Henry Moore », « The Infinite Shoeblack » et le « tube » Nescio, qui a fait le bonheur de FIP il y a plus de 40 ans !
Dans une seconde partie, les septuagénaires ont pioché dans leur discographie pour jouer certains morceaux moins connus comme « dA dA dA », « Two Skaters », « Yellow Socks & Angst » et surtout l’excellent titre « Beromünster». La fin du concert a fait vibrer les spectateurs en grande majorité « poivre et sel », avec « Les Nuits », « J.O.S. Days » « Cars & Cars », « In The Dutch Mountains » et « Adieu Sweet Bahnhof ». Ces chansons parfaites ont déclenché une longue standing ovation et nous sommes sortis heureux de la belle salle du Trianon, enthousiasmés par le talent, la fantaisie et la finesse de ce groupe miraculeux.
vendredi 22 mars 2024
Oublie-moi
Il était une fois une histoire d’amour entre Jeanne et Arthur.
Une histoire parfaite.
Parfaite jusqu’à ce que Jeanne demande à Arthur d’aller acheter du lait et un timbre.
C’était pourtant simple à retenir.
Il était une fois une histoire d’amour qu’Arthur aurait aimé ne jamais oublier.
C’est une pièce bouleversante sur un sujet poignant, que le spectateur va découvrir au début de la représentation, et qui va le toucher, droit au cœur.
Pourtant le spectacle commence par une banale histoire d’amour, et, ne connaissant pas le vrai sujet de la pièce, réservée dans le cadre de notre abonnement au TAM en juin dernier, j’ai eu peur, dans le premier quart d’heure, d’assister à une banale comédie de boulevard. Mais la pièce bascule et le public est saisi par un choc émotionnel qui nous a tous emporté grâce à la justesse du jeu des deux acteurs, entre humour et souffrance, aux bruitages, à la musique et aux jeux de lumière et enfin à la mise en scène qui ne laisse aucun répit.
Le sujet de la pièce (que je ne vais pas « spoiler » ) est traité avec beaucoup de finesse et de sensibilité et la salle passe du rire aux larmes, emportée par l'énergie des acteurs totalement impliqués, qui nous « prennent aux tripes ». Nous sommes ressortis de la salle un peu abasourdis et contrairement à son titre, il est bien certain que nous nous souviendrons longtemps de cette magnifique soirée au Théâtre André Malraux.
C’est une pièce bouleversante sur un sujet poignant, que le spectateur va découvrir au début de la représentation, et qui va le toucher, droit au cœur.
Pourtant le spectacle commence par une banale histoire d’amour, et, ne connaissant pas le vrai sujet de la pièce, réservée dans le cadre de notre abonnement au TAM en juin dernier, j’ai eu peur, dans le premier quart d’heure, d’assister à une banale comédie de boulevard. Mais la pièce bascule et le public est saisi par un choc émotionnel qui nous a tous emporté grâce à la justesse du jeu des deux acteurs, entre humour et souffrance, aux bruitages, à la musique et aux jeux de lumière et enfin à la mise en scène qui ne laisse aucun répit.
Le sujet de la pièce (que je ne vais pas « spoiler » ) est traité avec beaucoup de finesse et de sensibilité et la salle passe du rire aux larmes, emportée par l'énergie des acteurs totalement impliqués, qui nous « prennent aux tripes ». Nous sommes ressortis de la salle un peu abasourdis et contrairement à son titre, il est bien certain que nous nous souviendrons longtemps de cette magnifique soirée au Théâtre André Malraux.
dimanche 17 mars 2024
Le Jour du Kiwi
Barnabé Leroux est un comptable maniaque, obsessionnel et surtout très procédurier. Depuis la mort de sa femme, il mène une vie de solitaire et ne voit que très rarement Benoît son fils unique. Son seul vrai contact avec le monde extérieur se limite à sa visite hebdomadaire chez sa psychanalyste. Sa vie est réglée, millimétrée même, rien n’est laissé au hasard.
Jusqu’au jour où il découvre qu’il manque un yaourt dans son frigo… Barnabé en est sûr le yaourt était encore là la veille !
Et si un simple yaourt pouvait changer le cours d’une vie ?
Cette pièce écrite par Laetitia Colombani (auteur de « La Tresse ») est très décevante. L’histoire est sans intérêt, les scènes comiques fonctionnent au début mais rapidement le spectateur se lasse. Si le père et fils Jugnot ont un plaisir évident à jouer ensemble cela ne suffit pas à sauver cette pièce, pleine de bons sentiments et dans l’air du temps. Certes, Gérard Jugnot a un fort coefficient de sympathie, mais je me suis ennuyé !
Cette pièce écrite par Laetitia Colombani (auteur de « La Tresse ») est très décevante. L’histoire est sans intérêt, les scènes comiques fonctionnent au début mais rapidement le spectateur se lasse. Si le père et fils Jugnot ont un plaisir évident à jouer ensemble cela ne suffit pas à sauver cette pièce, pleine de bons sentiments et dans l’air du temps. Certes, Gérard Jugnot a un fort coefficient de sympathie, mais je me suis ennuyé !
samedi 16 mars 2024
Sur la tête des enfants
Julie et Alban sont amoureux et superstitieux.
Un soir, ils se jurent dix ans de fidélité, sur la tête des enfants.
Après avoir tenu 9 ans, 11 mois et 15 jours, chacun se prépare à l’arrivée de la date fatidique…
Une pièce drôle et sympathique, avec un esprit cynique et libéré, mais bien sûr cela reste du théâtre de boulevard. Heureusement les deux comédiens principaux, Marie Gillain et Pascal Elbé, jouent avec naturel et énergie des situations où la mauvaise foi est partagée sur une mise en scène rythmée et des décors réussis qui changent rapidement. Bref un tourbillon de folie sur les turpides d’un couple, une soirée qui rend de bonne humeur mais vite oubliée.
Une pièce drôle et sympathique, avec un esprit cynique et libéré, mais bien sûr cela reste du théâtre de boulevard. Heureusement les deux comédiens principaux, Marie Gillain et Pascal Elbé, jouent avec naturel et énergie des situations où la mauvaise foi est partagée sur une mise en scène rythmée et des décors réussis qui changent rapidement. Bref un tourbillon de folie sur les turpides d’un couple, une soirée qui rend de bonne humeur mais vite oubliée.
jeudi 7 mars 2024
Air Olympia
Depuis plusieurs années, des grands groupes de la pop music reprennent sur scène l’intégralité d’un album phare de leur carrière. Ce fut notamment le cas avec Bruce Springsteen qui a joué la totalité de l'album « The River », ou Roger Waters, The Cure, Arcade Fire, Metallica, Yes, The Who …
Jeudi à l’Olympia, Air, le duo culte de la French Touch, a interprété leur album emblématique “Moon Safari”, de « La femme d’argent » à « Le voyage de Pénélope », avant une deuxième partie en forme de best of. Une musique que certains peuvent qualifier d’« easy-listening », en grande partie instrumentale, à base de synthétiseurs analogiques (Moog) et de pianos électriques, élaborée pendant de longues séances en studio. Finalement, le groupe a conquis le monde avec seulement cinq albums et deux BOF, … en 25 ans.
Sur la scène, un long rectangle horizontal laqué blanc, des instruments blancs et, c’est leur marque de fabrique, le duo versaillais et un excellent batteur sont vêtus de blanc ! Les jeux de lumière projetés sur les parois sont très réussis et leurs silhouettes se détachent en contre-jour, sur des fonds orangers ou rouge, des étoiles multicolores ou des images qui rappellent certains codes esthétiques de leurs morceaux.
Bien sûr, il ne faut pas compter sur eux pour les entendre intervenir entre les titres, ils sont sur scène juste pour jouer de la musique et bonjour/au revoir ! La salle était pleine avec son lot de célébrités (Juliette Armanet, Sébastien Tellier, Étienne de Crécy, et surement d’autres) et le public était particulièrement enthousiaste à l’écoute des titres comme « Sexy Boy », « Kelly Watch the Stars », « Remember », dans des versions très proches de l’original, sauf sur « All I Need » et « You Make It Easy » qui souffrent du manque de la chanteuse Beth Hirsch. Dans la seconde partie, Air reprend certains de ses morceaux connus, comme « Cherry Blossom Girl », « Venus » et surtout « Highschool Lover » extrait de la musique du film « The Virgin Suicides» de Sofia Coppola. Le show se termine avec « Electronic Performers », Air salue rapidement la foule (sans présenter le batteur) et s’éclipse sans un mot.
Il ne reste plus qu’à espérer que cette séquence mélancolie très réussie débouche sur de nouvelles collaborations entre les deux étudiants versaillais du lycée Jules Ferry.
mercredi 28 février 2024
Les poupées persanes
C’est l’histoire de quatre universitaires dans l’Iran des années 70, de la chute du Shah à l’arrivée au pouvoir du régime islamique.
C’est l’histoire, en France, de deux sœurs pas très enthousiastes à l’idée de célébrer le passage à l’an 2000 aux sports d’hiver, en famille.
C’est l’histoire d’amour de Bijan et Manijeh, couple mythique des légendes perses.
C’est l’histoire d’une jeunesse pleine d’espoir, d’une lutte avortée, d’un peuple sacrifié, de secrets qui s’entortillent, de la transmission dont on ne sait que faire et de l’amour qui ne sait plus où aller.
C’est l’histoire à vrai dire, de toutes les révolutions.
Je n’ai pas du tout accroché avec ces allers-retours entre les deux mondes. Je n’ai pas compris tout ce qui est raconté et je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire qui m’a semblé interminable.
Et pourtant la salle du TAM a longuement applaudi !
Quel ennui du début à la fin.
Je n’ai pas du tout accroché avec ces allers-retours entre les deux mondes. Je n’ai pas compris tout ce qui est raconté et je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire qui m’a semblé interminable.
Et pourtant la salle du TAM a longuement applaudi !
Quel ennui du début à la fin.
samedi 10 février 2024
Une idée géniale
Une nouvelle comédie écrite, mise en scène et jouée par Sébastien Castro
Depuis qu’ils ont visité un appartement pour s’installer ensemble, Arnaud a un léger doute: Marion a-t-elle eu un coup de cœur pour l’agent immobilier ? Par pur hasard, il rencontre le sosie de celui-ci et lui demande de se faire passer pour le véritable agent immobilier. Une idée géniale ! À moins que le faux agent se retrouve nez à nez avec le vrai… Et qu’un frère jumeau débarque à l’improviste. Trois sosies dans la même soirée, c’est trop pour Arnaud !
Nous sommes dans la pure tradition du théâtre de boulevard, dans une mise en scène menée à un train d’enfer, au cours de laquelle l’irrésistible Sébastien Castro passe d’un rôle à l’autre tout au long de la pièce (et le spectateur se demande comment il sort par une porte et revient immédiatement par une autre !). Les malentendus s'accumulent, les portes claquent, c’est une cascade de quiproquos pour le plus grand bonheur de la salle où les rires sans fin se déchaînent, mais grâce aussi aux trois autres comédiens, d’une efficacité tout aussi redoutable.
C'est vif, alerte, drôle, rythmé, la pièce ne souffre d’aucun temps mort et pour que cela fonctionne il faut que le tempo soit ajusté au millimètre, ce qui a certainement nécessite de longues séances de préparation.
Du vrai bon théâtre de boulevard.
Nous sommes dans la pure tradition du théâtre de boulevard, dans une mise en scène menée à un train d’enfer, au cours de laquelle l’irrésistible Sébastien Castro passe d’un rôle à l’autre tout au long de la pièce (et le spectateur se demande comment il sort par une porte et revient immédiatement par une autre !). Les malentendus s'accumulent, les portes claquent, c’est une cascade de quiproquos pour le plus grand bonheur de la salle où les rires sans fin se déchaînent, mais grâce aussi aux trois autres comédiens, d’une efficacité tout aussi redoutable.
C'est vif, alerte, drôle, rythmé, la pièce ne souffre d’aucun temps mort et pour que cela fonctionne il faut que le tempo soit ajusté au millimètre, ce qui a certainement nécessite de longues séances de préparation.
Du vrai bon théâtre de boulevard.
dimanche 21 janvier 2024
Lady Agatha
Un voyage à 100 à l’heure à travers deux siècles et tout autour du monde. Mais qui est donc Agatha Christie ? Malgré ses deux Milliards de livres vendus à travers le monde, personne ne connait réellement la célèbre romancière. Pourtant sa vie fût un véritable feu d’artifice ! Alors plongez avec nous dans ce spectacle tourbillonnant, drôle et poétique et partez à la découverte de la folle aventure que fût la vie d’Agatha Christie, la reine du crime !
C’est un bon moment de théâtre intelligent, avec de l'humour, des acteurs doués qui passent d’un personnage à un autre en quelques secondes, et qui sont aussi chanteurs et danseurs, dans une mise en scène dynamique et un peu déjantée. On découvre une Agatha Christie, femme aventurière, avant-gardiste et passionnée par la vie, bien loin de l’image d’une vieille anglaise buvant du thé !
Un spectacle pétillant, drôle et sans temps mort, à recommander aux familles avec ados.
C’est un bon moment de théâtre intelligent, avec de l'humour, des acteurs doués qui passent d’un personnage à un autre en quelques secondes, et qui sont aussi chanteurs et danseurs, dans une mise en scène dynamique et un peu déjantée. On découvre une Agatha Christie, femme aventurière, avant-gardiste et passionnée par la vie, bien loin de l’image d’une vieille anglaise buvant du thé !
Un spectacle pétillant, drôle et sans temps mort, à recommander aux familles avec ados.
jeudi 11 janvier 2024
Éternelle Notre-Dame
Nous avons découvert ce qu’était « une expérience immersive en réalité virtuelle » à travers le spectacle "Eternelle Notre-Dame", retraçant l’histoire de Notre-Dame de Paris du Moyen-Âge à nos jours.
Il faut se rendre dans un ancien parking sous le parvis de la Cathédrale, un espace de 500 m² transformé pour l’expérience et se munir d’un casque disposant de lunettes-écran de réalité virtuelle, relié à un sac à dos qui contient notamment une batterie un peu lourde (pour V.)
La visite dure 45 minutes au cours desquels un Compagnon du Devoir nous présente tous les secrets architecturaux de ce monument, du Moyen Age à aujourd’hui. C’est un voyage dans le temps et dans l’espace qui permet de circuler dans les rues de Paris lors de sa construction et d’explorer l’ensemble de la Cathédrale, en particulier de monter dans la tour sous les cloches, d’observer le travail des poseurs de vitraux, de découvrir la charpente du bâtiment et d’admirer les toits du Paris du XIIIe siècle, depuis les hauteurs du chantier en construction. C’est totalement bluffant et on se surprend à se baisser en passant à travers un passage étroit et à avoir le vertige en marchant sur la passerelle d’un échafaudage, alors que dans la réalité, on est sur le plancher des vaches !
C’est une équipe d’ingénieurs, de graphistes et d’historiens, sous l’égide du diocèse de Paris et de l’Établissement public chargé de la restauration du site, qui ont piloté ce projet. Notre-Dame et ses abords ont été entièrement recréés numériquement et, pour chaque époque, les décors ont été reproduits fidèlement, en se basant sur des travaux scientifiques et historiques. L’animation se fait en se déplaçant d’un endroit à un autre, guidé par un marquage au sol visible dans le casque, sans se cogner aux autres participants ! Il faut marcher, s’arrêter dans des cadres virtuels bleus et observer les scènes et les explications du conteur (j’imagine que les amateurs de jeux vidéo connaissent déjà ce qu’est la réalité virtuelle).
On croise les grands personnages qui ont marqué ce lieu hautement symbolique de l’Histoire de France : Saint-Louis, Napoléon, le général de Gaulle, Viollet le Duc … On vit l’incendie de la Cathédrale, on constate les dégâts et on assiste aux chantiers de restauration.
C’est un parcours époustouflant, totalement immersif, un mélange d’éblouissement et d’émotion, et on ressort émerveillé de cette expérience. Réservez vos billets, si possible pendant la semaine (car, pour beaucoup, vous êtes des retraités !). Bonne visite !
La visite dure 45 minutes au cours desquels un Compagnon du Devoir nous présente tous les secrets architecturaux de ce monument, du Moyen Age à aujourd’hui. C’est un voyage dans le temps et dans l’espace qui permet de circuler dans les rues de Paris lors de sa construction et d’explorer l’ensemble de la Cathédrale, en particulier de monter dans la tour sous les cloches, d’observer le travail des poseurs de vitraux, de découvrir la charpente du bâtiment et d’admirer les toits du Paris du XIIIe siècle, depuis les hauteurs du chantier en construction. C’est totalement bluffant et on se surprend à se baisser en passant à travers un passage étroit et à avoir le vertige en marchant sur la passerelle d’un échafaudage, alors que dans la réalité, on est sur le plancher des vaches !
C’est une équipe d’ingénieurs, de graphistes et d’historiens, sous l’égide du diocèse de Paris et de l’Établissement public chargé de la restauration du site, qui ont piloté ce projet. Notre-Dame et ses abords ont été entièrement recréés numériquement et, pour chaque époque, les décors ont été reproduits fidèlement, en se basant sur des travaux scientifiques et historiques. L’animation se fait en se déplaçant d’un endroit à un autre, guidé par un marquage au sol visible dans le casque, sans se cogner aux autres participants ! Il faut marcher, s’arrêter dans des cadres virtuels bleus et observer les scènes et les explications du conteur (j’imagine que les amateurs de jeux vidéo connaissent déjà ce qu’est la réalité virtuelle).
On croise les grands personnages qui ont marqué ce lieu hautement symbolique de l’Histoire de France : Saint-Louis, Napoléon, le général de Gaulle, Viollet le Duc … On vit l’incendie de la Cathédrale, on constate les dégâts et on assiste aux chantiers de restauration.
C’est un parcours époustouflant, totalement immersif, un mélange d’éblouissement et d’émotion, et on ressort émerveillé de cette expérience. Réservez vos billets, si possible pendant la semaine (car, pour beaucoup, vous êtes des retraités !). Bonne visite !
lundi 1 janvier 2024
Etienne Daho ACCOR Arena
Etienne Daho, qui a l’habitude de se produire dans des salles de taille moyenne (notamment l’Olympia en 2014), s’est lancé depuis novembre dans une tournée des grandes salles en France, avec comme point d’orgue ACCOR ARENA, le 22 décembre 2023.
Vendredi soir, élégant dans une veste à paillettes, il a donné un show à la fois festif et émouvant, parfaitement réglé et entouré de huit musiciens dont un quatuor à cordes, qu’il présente dès le début du spectacle. La scène large et ouverte est essentiellement constituée d’un ensemble d’écrans sur lesquels sont projetées des vidéos et des créations visuelles qui reprennent l’univers de chacun des titres.
C’est une tournée en forme de « best of » qui n’oublie aucun de ses tubes et on s’aperçoit ainsi qu’Etienne Daho nous accompagne depuis 1981, avec ses chansons pop aux mélodies imparables, qui en font aujourd’hui le parrain de la pop française. Pour ce concert de 2023, il a modernisé sa musique façon électro sur des titres comme « Le grand sommeil », « Sortir ce soir », « Des heures hindoues », « Duel au soleil » et les inévitables « Week-end à Rome », « Tombé pour la France » et « Épaule tattoo ». Il a aussi chanté 4 chansons de son excellent nouvel album : « Boyfriend », « Le Phare », « Virus X » et surtout « Tirer la nuit sur les étoiles » avec l’apparition très attendue de Vanessa Paradis, dans une robe vaporeuse à bustier blanche, mais assez inaudible dans cette salle de 17 000 personnes. Il faut dire que le public reprend en chœur de nombreux titres et danse sur la plupart de ses morceaux tendance « clubbing » (oui mais je suis « un vieux con » et je n’aime pas avoir devant moi une fan (oui c’est souvent une …) qui se lève à tout bout de champ et m’empêche de voir la scène !). Heureusement tout le monde a écouté sagement ma chanson préférée, à la mélodie entêtante, "Le premier jour ..." , l'idée qu'on peut tout recommencer et que rien n'est figé, qui m'émeut à chaque écoute.
Il raconte la genèse de certains classiques comme « Des heures indoues », une merveille et surtout le dernier morceau non prévu, enregistré sur l’album « Pour nos vies martiennes ». A plusieurs moments, Etienne Daho évoque ses glorieux ainés, Jeanne Moreau, Jacno, Serge Gainsbourg, Françoise Hardy, Jacques Dutronc, … Il ne se la pète pas, mais il fait bien partie des meilleurs talents de la chanson française !
Mais, le plus étonnant, lui qui était caricaturé avec sa voix souvent inaudible et pas toujours juste, c’est qu’il est devenu un véritable crooner, qui chante juste avec du coffre et beaucoup d’aisance.
Etienne Daho nous a offert un show époustouflant, plein de grâce, généreux avec le public, bref inoubliable, à la mesure de sa carrière d’exception.
Vendredi soir, élégant dans une veste à paillettes, il a donné un show à la fois festif et émouvant, parfaitement réglé et entouré de huit musiciens dont un quatuor à cordes, qu’il présente dès le début du spectacle. La scène large et ouverte est essentiellement constituée d’un ensemble d’écrans sur lesquels sont projetées des vidéos et des créations visuelles qui reprennent l’univers de chacun des titres.
C’est une tournée en forme de « best of » qui n’oublie aucun de ses tubes et on s’aperçoit ainsi qu’Etienne Daho nous accompagne depuis 1981, avec ses chansons pop aux mélodies imparables, qui en font aujourd’hui le parrain de la pop française. Pour ce concert de 2023, il a modernisé sa musique façon électro sur des titres comme « Le grand sommeil », « Sortir ce soir », « Des heures hindoues », « Duel au soleil » et les inévitables « Week-end à Rome », « Tombé pour la France » et « Épaule tattoo ». Il a aussi chanté 4 chansons de son excellent nouvel album : « Boyfriend », « Le Phare », « Virus X » et surtout « Tirer la nuit sur les étoiles » avec l’apparition très attendue de Vanessa Paradis, dans une robe vaporeuse à bustier blanche, mais assez inaudible dans cette salle de 17 000 personnes. Il faut dire que le public reprend en chœur de nombreux titres et danse sur la plupart de ses morceaux tendance « clubbing » (oui mais je suis « un vieux con » et je n’aime pas avoir devant moi une fan (oui c’est souvent une …) qui se lève à tout bout de champ et m’empêche de voir la scène !). Heureusement tout le monde a écouté sagement ma chanson préférée, à la mélodie entêtante, "Le premier jour ..." , l'idée qu'on peut tout recommencer et que rien n'est figé, qui m'émeut à chaque écoute.
Il raconte la genèse de certains classiques comme « Des heures indoues », une merveille et surtout le dernier morceau non prévu, enregistré sur l’album « Pour nos vies martiennes ». A plusieurs moments, Etienne Daho évoque ses glorieux ainés, Jeanne Moreau, Jacno, Serge Gainsbourg, Françoise Hardy, Jacques Dutronc, … Il ne se la pète pas, mais il fait bien partie des meilleurs talents de la chanson française !
Mais, le plus étonnant, lui qui était caricaturé avec sa voix souvent inaudible et pas toujours juste, c’est qu’il est devenu un véritable crooner, qui chante juste avec du coffre et beaucoup d’aisance.
Etienne Daho nous a offert un show époustouflant, plein de grâce, généreux avec le public, bref inoubliable, à la mesure de sa carrière d’exception.
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