Après Née sous Giscard, L’esprit de contradiction et Le temps de vivre, retrouvez Camille Chamoux en tournée avec sa nouvelle création Ça va ça va.
Vous auriez un bon contact de rhumato ? Ou un psychanalyste ? Non pardon un psychiatre en fait, c’est remboursé et ça prescrit des médocs.
Tes parents vieillissent, tes enfants font chier, ton couple part à vau-l’eau…
Et c’est tant mieux.
Invite même ton pote dépressif et ta grand-mère en fin de vie : ce spectacle est fait pour vous.
« Ça va ça va », le nouveau show de Camille Chamoux, qui t’attend près de chez toi avec un piano, des plumes, des magazines de santé, une radio et des graines de tournesol.
Je ne connaissais pas cet humoriste avant de la découvrir au TAM pour le dernier spectacle de l’année. Elle évoque sa vie, ses problèmes médicaux, ses visites à ses parents, ses rapports avec sa belle-mère, digresse sur la mauvaise foi dans le couple et termine le spectacle sur une bizarre métaphore sur notre condition de « cafards pensants ».
Nous avons parfois sourit pendant la représentation mais malheureusement ce spectacle est bricolé, nécessiterai d’être allégé et retravaillé et finalement, il manque aussi à Camille Chamoux le tempérament comique de Florence Foresti ou de Caroline Vigneaux.
Peut mieux faire.
jeudi 18 décembre 2025
mercredi 17 décembre 2025
Les Virtuoses en pleine tempête
Sous le titre « Les Virtuoses », deux frères, Mathias et Julien Cadez, pianistes, magiciens et comédiens, auquel se joint pour ce nouveau spectacle, une violoniste, Anna Gagneur proposent une représentation époustouflante.
Alors qu’une tempête se prépare, deux pianistes se retrouvent face à une mystérieuse violoniste qui, contrainte de trouver refuge chez eux, bouleverse leur quotidien. L’étrangère souffle un vent nouveau, mettant à rude épreuve les deux compères qui rivalisent de virtuosité et de ruse pour dompter la vague qui s’annonce.
Le spectacle marie la fantaisie, la poésie et le burlesque pour offrir une création unique en son genre. Détournant les codes de la musique classique, qu'ils jouent avec brio, les trois interprètes proposent un récital captivant, à la croisée de la magie, de l'humour et de la musique.
Ils sont aussi sympathiques que talentueux, inventifs et remarquables interprètes. Julien Cadez, l'aîné, lunettes à monture en écaille qui lui donnent un côté intello, est le plus musicien alors que Mathias, les cheveux en bataille, est plutôt le clown, l'empêcheur de jouer tranquillement. L’ensemble du spectacle est réglé au millimètre : ils se partagent souvent le piano et rivalisent en joutes gamines, enlevées, acrobatiques, époustouflantes. Anna Graneur bouleverse leur quotidien et le trio nous emporte dans une folle épopée qui fait aussi le bonheur des enfants de la salle du TAM dont on entend les rires.
Nous sommes sortis émerveillés de ce spectacle unique qui réunit Chaplin et Mozart.
Quel talent !
Alors qu’une tempête se prépare, deux pianistes se retrouvent face à une mystérieuse violoniste qui, contrainte de trouver refuge chez eux, bouleverse leur quotidien. L’étrangère souffle un vent nouveau, mettant à rude épreuve les deux compères qui rivalisent de virtuosité et de ruse pour dompter la vague qui s’annonce.
Le spectacle marie la fantaisie, la poésie et le burlesque pour offrir une création unique en son genre. Détournant les codes de la musique classique, qu'ils jouent avec brio, les trois interprètes proposent un récital captivant, à la croisée de la magie, de l'humour et de la musique.
Ils sont aussi sympathiques que talentueux, inventifs et remarquables interprètes. Julien Cadez, l'aîné, lunettes à monture en écaille qui lui donnent un côté intello, est le plus musicien alors que Mathias, les cheveux en bataille, est plutôt le clown, l'empêcheur de jouer tranquillement. L’ensemble du spectacle est réglé au millimètre : ils se partagent souvent le piano et rivalisent en joutes gamines, enlevées, acrobatiques, époustouflantes. Anna Graneur bouleverse leur quotidien et le trio nous emporte dans une folle épopée qui fait aussi le bonheur des enfants de la salle du TAM dont on entend les rires.
Nous sommes sortis émerveillés de ce spectacle unique qui réunit Chaplin et Mozart.
Quel talent !
samedi 13 décembre 2025
Jean-Louis Aubert La Défense Arena 13 décembre 2025
Quel artiste français peut remplir la salle de La Défense Arena (40 000 personnes), après une carrière de plus de 50 ans jalonnée de nombreux tubes qui sont inscrits dans le patrimoine musical français ?
Samedi soir, nous avons pu vérifier que Jean-Louis Aubert est un artiste populaire dont les chansons sont reprises par les spectateurs de toutes les générations, à la fois ceux qui ont connu l’époque « Téléphone » (notre génération des cheveux blancs) et ceux qui l’ont découvert lors de sa carrière solo, toujours active.
A 70 ans, il a montré une énergie folle tout au long d’un concert de trois heures au cours duquel il aura chanté 34 chansons ! Devant un écran géant qui projette des effets vidéos très réussis, il pioche dans ses morceaux de la dizaine d’albums studio (dont le très réussi « Pafini » sorti en 2024) et bien sûr reprend les tubes inusables du plus grand groupe pop français des années 80. Parmi les nouveaux morceaux j’ai particulièrement aimé « Il était une fois » et « Merveille » qui montrent qu’il a encore un véritable talent de mélodiste pop. De la période « Téléphone », il reprend certains des morceaux emblématiques comme « New York avec toi », « Hygiaphone », « un autre monde » ou « Ça (c'est vraiment toi) », que toute la salle chante à tue-tête.
Il descend au milieu du public seulement accompagné de sa guitare pour interpréter certains titres dont « La vie m'suffit » avec Vianney et retrouve aussi sur scène pour d’autres duos, Louane, Raphaël et Mathieu Chedid. La salle est en transe, trois générations de fans fêtent ainsi la fin de cette tournée de 40 dates. Le rappel part des coulisses pour l’inévitable « Voilà c’est fini », qui clôt un concert d’anthologie.
Jean-Louis Aubert, monument de la pop française nous a offert trois heures de générosité, d’émotion et d’intelligence.
Samedi soir, nous avons pu vérifier que Jean-Louis Aubert est un artiste populaire dont les chansons sont reprises par les spectateurs de toutes les générations, à la fois ceux qui ont connu l’époque « Téléphone » (notre génération des cheveux blancs) et ceux qui l’ont découvert lors de sa carrière solo, toujours active.
A 70 ans, il a montré une énergie folle tout au long d’un concert de trois heures au cours duquel il aura chanté 34 chansons ! Devant un écran géant qui projette des effets vidéos très réussis, il pioche dans ses morceaux de la dizaine d’albums studio (dont le très réussi « Pafini » sorti en 2024) et bien sûr reprend les tubes inusables du plus grand groupe pop français des années 80. Parmi les nouveaux morceaux j’ai particulièrement aimé « Il était une fois » et « Merveille » qui montrent qu’il a encore un véritable talent de mélodiste pop. De la période « Téléphone », il reprend certains des morceaux emblématiques comme « New York avec toi », « Hygiaphone », « un autre monde » ou « Ça (c'est vraiment toi) », que toute la salle chante à tue-tête.
Il descend au milieu du public seulement accompagné de sa guitare pour interpréter certains titres dont « La vie m'suffit » avec Vianney et retrouve aussi sur scène pour d’autres duos, Louane, Raphaël et Mathieu Chedid. La salle est en transe, trois générations de fans fêtent ainsi la fin de cette tournée de 40 dates. Le rappel part des coulisses pour l’inévitable « Voilà c’est fini », qui clôt un concert d’anthologie.
Jean-Louis Aubert, monument de la pop française nous a offert trois heures de générosité, d’émotion et d’intelligence.
jeudi 11 décembre 2025
Un pas de côté
Aux premiers jours du printemps, Catherine et Vincent font connaissance en déjeunant sur le même banc public. Tous les deux sont mariés mais ils prennent l'habitude de s'y retrouver, de parler, de rire, de se confier l'un à l'autre.
Pour ces deux quinquagénaires, ces rencontres sont une bouffée de fraîcheur et de charme. Mais jusqu'à quand le charme va-t-il opérer ? Et quand on est bien installé dans sa vie, jusqu'où est-on capable de s'aventurer ? Ce banc sera-t-il un tournant ou une simple parenthèse ? Le couple Carré Campan de retour après le triomphe de La Dégustation.
C’est une comédie romantique, basée sur une histoire simple et belle qui nous a fait passer un délicieux moment. Les acteurs sont tous excellents (deux d’entre eux jouent deux rôles différents), notamment le duo Isabelle Carré et Bernard Campan dont on sent l’amicale complicité. La scénographie inventive permet d'évoluer du banc public aux appartements grâce à des cloisons coulissantes. Les dialogues sont simples, plein de tendresse, de nombreuses répliques sont drôles et le spectateur se demande jusqu’à la fin comment cette histoire va se terminer ( ???). Nous sommes tous ressortis du Théâtre de la Renaissance le sourire aux lèvres, touchés par ces scènes qui ont quelque chose d’universel.
Une soirée de théâtre en forme de « feel good play ».
Pour ces deux quinquagénaires, ces rencontres sont une bouffée de fraîcheur et de charme. Mais jusqu'à quand le charme va-t-il opérer ? Et quand on est bien installé dans sa vie, jusqu'où est-on capable de s'aventurer ? Ce banc sera-t-il un tournant ou une simple parenthèse ? Le couple Carré Campan de retour après le triomphe de La Dégustation.
C’est une comédie romantique, basée sur une histoire simple et belle qui nous a fait passer un délicieux moment. Les acteurs sont tous excellents (deux d’entre eux jouent deux rôles différents), notamment le duo Isabelle Carré et Bernard Campan dont on sent l’amicale complicité. La scénographie inventive permet d'évoluer du banc public aux appartements grâce à des cloisons coulissantes. Les dialogues sont simples, plein de tendresse, de nombreuses répliques sont drôles et le spectateur se demande jusqu’à la fin comment cette histoire va se terminer ( ???). Nous sommes tous ressortis du Théâtre de la Renaissance le sourire aux lèvres, touchés par ces scènes qui ont quelque chose d’universel.
Une soirée de théâtre en forme de « feel good play ».
mardi 9 décembre 2025
Le procès d’une vie
Été 1971, Marie-Claire, 16 ans, tombe enceinte. Bien que ce soit un crime puni par la loi, elle ne veut pas garder l’enfant. Elle veut avorter. Solidaire, sa mère, Michèle puis Lucette, Renée et Micheline mettent tout en œuvre pour l’aider. Mais l’avortement clandestin tourne mal… Automne 1972. Toutes les femmes se retrouvent inculpées. Une certaine avocate, Maître Gisèle Halimi, orchestrera ce procès, le procès de Bobigny. Leur courage a écrit la suite de l’Histoire.
Je suis allé au TAM avec des pieds de plomb mais je suis sorti du théâtre heureux d’avoir assisté à un spectacle très réussi, grâce à une mise en scène inventive et dynamique et une troupe d’actrices et acteurs remarquables. C'est évidemment un hommage à Gisèle Halimi et au procès de Bobigny, qui avait eu un fort retentissement dans l’opinion public (j’avais 15 ans !) et a contribué ainsi à permettre le vote du droit à l’avortement (la loi Veil) en 1975.
La mise en scène est particulièrement sobre : des courtes séquences qui s’enchaînent sans temps mort, quelques panneaux sans tain et des changements de costumes rapides sur scène. Le spectacle est captivant et bien construit même si j’ai trouvé que la dernière partie consacré au procès et notamment la plaidoirie était un trop longue.
Un spectacle magnifique.
Je suis allé au TAM avec des pieds de plomb mais je suis sorti du théâtre heureux d’avoir assisté à un spectacle très réussi, grâce à une mise en scène inventive et dynamique et une troupe d’actrices et acteurs remarquables. C'est évidemment un hommage à Gisèle Halimi et au procès de Bobigny, qui avait eu un fort retentissement dans l’opinion public (j’avais 15 ans !) et a contribué ainsi à permettre le vote du droit à l’avortement (la loi Veil) en 1975.
La mise en scène est particulièrement sobre : des courtes séquences qui s’enchaînent sans temps mort, quelques panneaux sans tain et des changements de costumes rapides sur scène. Le spectacle est captivant et bien construit même si j’ai trouvé que la dernière partie consacré au procès et notamment la plaidoirie était un trop longue.
Un spectacle magnifique.
samedi 6 décembre 2025
Anopas
Nouvelle création de Medhi Ouachek, prônant une approche singulière de la danse et de Soria Rem, figure féminine emblématique de la danse « break » française, Anopas, comme la majorité de leurs spectacles, puise ses références dans la grande tradition du cinéma muet, humoristique et mélancolique à la fois, à l’image de Chaplin ou Laurel et Hardy.
L’Homme est ici au cœur de l’œuvre chorégraphique, sans cesse en quête de son identité sociale et culturelle, de ses valeurs, de ses codes. Anopas est le sixième opus d’une série de projets abordant la construction des individus, leurs conflits intérieurs, en somme leur psychologie. Ces thématiques évoquées sont omniprésentes au sein des créations des deux chorégraphes. Le rêve y a aussi une place de choix. Les récits de vie proposés sont authentiques, livrés par les chorégraphes et les danseurs eux-mêmes. C’est une véritable mise à nu, accompagnée d’une évolution technique, artistique et émotionnelle extrêmement prenante. Pour Mehdi Ouachek, l’objectif est de faire partager sa propre histoire et celles des danseurs qui l’entourent, dans un réalisme déformé afin que le réel révèle l’extraordinaire.
Anopas invite le spectateur à être le témoin de parcours tumultueux, d’individus déracinés. Parcours tourmentés certes, mais inspirés et inspirants.
Je ne suis pas un grand spécialiste de la danse moderne (ni classique !). J’ai bien sur été impressionné par la performance de la troupe, qui exécute à l’unisson sur fond de musique électronique, de la danse hip hop, sans temps mort, pendant environ une heure. Mais impossible pour moi de dire ce que voulait exprimer ce spectacle et en tout cas pas ce que j’ai repris, ci-dessus, de la présentation de ce ballet contemporain.
L’Homme est ici au cœur de l’œuvre chorégraphique, sans cesse en quête de son identité sociale et culturelle, de ses valeurs, de ses codes. Anopas est le sixième opus d’une série de projets abordant la construction des individus, leurs conflits intérieurs, en somme leur psychologie. Ces thématiques évoquées sont omniprésentes au sein des créations des deux chorégraphes. Le rêve y a aussi une place de choix. Les récits de vie proposés sont authentiques, livrés par les chorégraphes et les danseurs eux-mêmes. C’est une véritable mise à nu, accompagnée d’une évolution technique, artistique et émotionnelle extrêmement prenante. Pour Mehdi Ouachek, l’objectif est de faire partager sa propre histoire et celles des danseurs qui l’entourent, dans un réalisme déformé afin que le réel révèle l’extraordinaire.
Anopas invite le spectateur à être le témoin de parcours tumultueux, d’individus déracinés. Parcours tourmentés certes, mais inspirés et inspirants.
Je ne suis pas un grand spécialiste de la danse moderne (ni classique !). J’ai bien sur été impressionné par la performance de la troupe, qui exécute à l’unisson sur fond de musique électronique, de la danse hip hop, sans temps mort, pendant environ une heure. Mais impossible pour moi de dire ce que voulait exprimer ce spectacle et en tout cas pas ce que j’ai repris, ci-dessus, de la présentation de ce ballet contemporain.
mardi 2 décembre 2025
Normal
Chaque année nous découvrons grâce au Théâtre André Malraux, plusieurs spectacles au cours d’une saison (pièces de théâtre, danse, chanson, humour, …) que nous ne serions pas allés voir si nous n’étions pas abonnés. Ainsi l’année dernière, nous avions particulièrement apprécié des pièces aussi différentes que « du charbon dans les veines » (une histoire d’amour et d’amitié dans une petite ville minière), « 4211 km » (la distance entre Paris et Téhéran…) ou « oublie-moi » (une histoire d'amour bouleversante face à la maladie).
C’est le cas de « Normal »
Cela fait 25 ans que Sam (Lionel Abelanski) et Irma (Guilaine Londez) forment un couple aimant. Depuis plusieurs mois, Sam a des migraines épouvantables. Il a passé de nombreux examens médicaux, mais il n’a rien, c’est donc psychologique !
Irma décide d’amener Sam voir leur Pasteur (Vincent Deniard) au Temple pour parler avec lui de ce qui le ronge de l’intérieur. Le couple est très investi dans leur église, et Sam pourra peut-être être plus serein s’il se confie au Pasteur et ainsi se libérer de ce poids qui lui pèse….
La pièce a été écrite il y a 23 ans par Jane Anderson une réalisatrice et scénariste américaine. Le sujet (que je ne « spoilerai » pas) était probablement précurseur au début des années 2000 comme il l’est encore aujourd’hui pour une partie de la population. Mais les véritables thèmes portent avant tout sur l'acceptation de soi, la tolérance et la réconciliation.
L’écriture est particulièrement intelligente et la scénographie est constituée d’une succession de tableaux dans un décor minimaliste mais aussi de quelques vidéos qui permettent notamment de faire connaissance avec les parents de Sam. Nous découvrons des personnages touchants grâce aux performances exceptionnelles des comédiens qui nous font rire et nous bouleversent. Lionel Abelanski, dans le rôle de Sam, et Guilaine Londez, dans celui d'Irma, incarnent un couple dont la tendresse est indéfectible.
Cette pièce nous émeut et met en valeur la complexité des relations humaines, au sein du couple ou de la famille.
« Normal » est un concentré d’humour, d’intelligence et d’humanité.
Foncez au théatre !
C’est le cas de « Normal »
Cela fait 25 ans que Sam (Lionel Abelanski) et Irma (Guilaine Londez) forment un couple aimant. Depuis plusieurs mois, Sam a des migraines épouvantables. Il a passé de nombreux examens médicaux, mais il n’a rien, c’est donc psychologique !
Irma décide d’amener Sam voir leur Pasteur (Vincent Deniard) au Temple pour parler avec lui de ce qui le ronge de l’intérieur. Le couple est très investi dans leur église, et Sam pourra peut-être être plus serein s’il se confie au Pasteur et ainsi se libérer de ce poids qui lui pèse….
La pièce a été écrite il y a 23 ans par Jane Anderson une réalisatrice et scénariste américaine. Le sujet (que je ne « spoilerai » pas) était probablement précurseur au début des années 2000 comme il l’est encore aujourd’hui pour une partie de la population. Mais les véritables thèmes portent avant tout sur l'acceptation de soi, la tolérance et la réconciliation.
L’écriture est particulièrement intelligente et la scénographie est constituée d’une succession de tableaux dans un décor minimaliste mais aussi de quelques vidéos qui permettent notamment de faire connaissance avec les parents de Sam. Nous découvrons des personnages touchants grâce aux performances exceptionnelles des comédiens qui nous font rire et nous bouleversent. Lionel Abelanski, dans le rôle de Sam, et Guilaine Londez, dans celui d'Irma, incarnent un couple dont la tendresse est indéfectible.
Cette pièce nous émeut et met en valeur la complexité des relations humaines, au sein du couple ou de la famille.
« Normal » est un concentré d’humour, d’intelligence et d’humanité.
Foncez au théatre !
jeudi 27 novembre 2025
Jamiroquai ACCOR ARENA Novembre 2025
Jamiroquai s’est fait connaître au début des années 90 comme un des groupes majeurs (avec Brand New Heavies) d’un nouveau genre musical, « l’acid jazz », mêlant des éléments de jazz, de soul, de funk et de musique électronique. Il enchaine les succès jusqu’aux années 2000 mais connait un passage à vide à partir de 2010 : les deux albums de cette décennie se vendent moins et ses morceaux ne sont plus dans les charts internationaux.
Un neuvième album est annoncé pour 2026 et le groupe est en tournée en Europe, « The Heels of Steel Tour », leur première depuis 2019. Le leader du groupe, Jay Kay, à la fois le principal compositeur et le seul membre permanent, est un militant écologiste (son premier album s’appelle « Emergency On Planet Earth ») et en même temps un amateur de F1 (petite contradiction …). Il collectionne les chapeaux exubérants qu’il change continuellement pendant le concert.
Nous étions 20 000 personnes à l’ACCOR ARENA et nous avons assisté à plus deux heures de show, debout, dodelinant de la tête au rythme de ses nombreux tubes comme « Space Cowboy », « Seven Days In Sunny June », « Canned Heat » « Alright », « Cosmic Girl » et pour clore le concert “Virtual Insanity”. Mais il joue aussi deux nouveaux morceaux du futur album « Disco Stays the Same » et « Shadow in the Night », appréciés par la salle de Bercy. Bizarrement, comme pendant les concerts de Madonna, il change cinq fois sa tenue de scène, ce qui génère quelques flottements entre les morceaux.
A 55 ans, entouré d’un groupe de six excellents musiciens et de trois choristes, le chanteur à la voix androgyne captive le public grâce à ses performances scéniques électrisantes (il se déplace continuellement sur scène, saute et danse comme une pile électrique) et à sa signature musicale immédiatement reconnaissable. Beaucoup des chansons sont réarrangées, on peut juste regretter que certains « ponts » (transitions entre les parties d’une chanson) sont parfois prolongés de manière excessive.
Jeudi soir, la salle d’ACCOR ARENA s’est transformée en une boite de nuit géante et nous sommes sortis avec le sourire de cette soirée de fête. Merci à Léopoldine de nous avoir obtenu des places VIP au dernier moment !
Un neuvième album est annoncé pour 2026 et le groupe est en tournée en Europe, « The Heels of Steel Tour », leur première depuis 2019. Le leader du groupe, Jay Kay, à la fois le principal compositeur et le seul membre permanent, est un militant écologiste (son premier album s’appelle « Emergency On Planet Earth ») et en même temps un amateur de F1 (petite contradiction …). Il collectionne les chapeaux exubérants qu’il change continuellement pendant le concert.
Nous étions 20 000 personnes à l’ACCOR ARENA et nous avons assisté à plus deux heures de show, debout, dodelinant de la tête au rythme de ses nombreux tubes comme « Space Cowboy », « Seven Days In Sunny June », « Canned Heat » « Alright », « Cosmic Girl » et pour clore le concert “Virtual Insanity”. Mais il joue aussi deux nouveaux morceaux du futur album « Disco Stays the Same » et « Shadow in the Night », appréciés par la salle de Bercy. Bizarrement, comme pendant les concerts de Madonna, il change cinq fois sa tenue de scène, ce qui génère quelques flottements entre les morceaux.
A 55 ans, entouré d’un groupe de six excellents musiciens et de trois choristes, le chanteur à la voix androgyne captive le public grâce à ses performances scéniques électrisantes (il se déplace continuellement sur scène, saute et danse comme une pile électrique) et à sa signature musicale immédiatement reconnaissable. Beaucoup des chansons sont réarrangées, on peut juste regretter que certains « ponts » (transitions entre les parties d’une chanson) sont parfois prolongés de manière excessive.
Jeudi soir, la salle d’ACCOR ARENA s’est transformée en une boite de nuit géante et nous sommes sortis avec le sourire de cette soirée de fête. Merci à Léopoldine de nous avoir obtenu des places VIP au dernier moment !
samedi 22 novembre 2025
Les Années 60
Plongez au cœur des Années 60 ! Les dix ans qui ont changé le monde et la musique. Les dix ans de tous les possibles, de toutes les révolutions : sexuelle, morale, artistique.
Les Années 60 ont décroché la lune et vu émerger Johnny, Cloclo, Bardot, Françoise Hardy, Dutronc, Eddy, les Stones, Hendrix, les Beatles, Aznavour, Sheila, Brel, Bécaud, Nougaro et les autres….
Le spectacle « Les années 60 » constitue la reprise du spectacle "les années twist" qui a eu un énorme succès (plus d'un million de spectateurs) dans les années 90.
Nous avons assisté à 1h30 de show sans temps mort, une suite de tableaux qui évoquent les grands événements de cette décennie illustrés par un medley des principaux tubes français et internationaux (il y en a beaucoup) de cette époque. Huit artistes (et un orchestre de trois musiciens) enchainent les tubes et les chorégraphies, changent de costumes suivant les thèmes, à un rythme époustouflant et toujours avec le sourire. Ils ont un peps d'enfer, dansent et ont tous une belle voix. Le public du TAM, constitué de « cheveux blancs » mais aussi d'adolescents tape des mains et reprend en chœur certains morceaux emblématiques.
Un show plein de fraîcheur, de dynamisme, d’humour et un moment de nostalgie pour beaucoup d’entre nous !
Les Années 60 ont décroché la lune et vu émerger Johnny, Cloclo, Bardot, Françoise Hardy, Dutronc, Eddy, les Stones, Hendrix, les Beatles, Aznavour, Sheila, Brel, Bécaud, Nougaro et les autres….
Le spectacle « Les années 60 » constitue la reprise du spectacle "les années twist" qui a eu un énorme succès (plus d'un million de spectateurs) dans les années 90.
Nous avons assisté à 1h30 de show sans temps mort, une suite de tableaux qui évoquent les grands événements de cette décennie illustrés par un medley des principaux tubes français et internationaux (il y en a beaucoup) de cette époque. Huit artistes (et un orchestre de trois musiciens) enchainent les tubes et les chorégraphies, changent de costumes suivant les thèmes, à un rythme époustouflant et toujours avec le sourire. Ils ont un peps d'enfer, dansent et ont tous une belle voix. Le public du TAM, constitué de « cheveux blancs » mais aussi d'adolescents tape des mains et reprend en chœur certains morceaux emblématiques.
Un show plein de fraîcheur, de dynamisme, d’humour et un moment de nostalgie pour beaucoup d’entre nous !
vendredi 21 novembre 2025
Malik Djoudi à l'Olympia Novembre 2025
Malik Djoudi, auteur-compositeur interprète français, a publié quatre albums depuis 2017 mêlant chanson française, pop, et électronique. Son univers musical se distingue par une fusion de sons électroniques raffinés et entêtants, des mélodies sous influence de Christophe ou d’Etienne Daho et une voix androgyne de falsetto (souvenez-vous de Klaus Nomi). Mais on peut aussi estimer que certains de ses titres sont faits pour les pistes de danse.
Encore peu connu du grand public, il a, pour la première fois, investi ce vendredi la scène de l’Olympia, complet, et a connu un véritable succès auprès d’un auditoire de trentenaires branchés qui manifestement connaissait bien son répertoire (pas encore notre cas). Nous avons été séduits par son univers musical, son électro pop élégante, ses textes qui évoquent notamment son enfance (« Maman ») et sa voix évanescente. Accompagné de trois excellents musiciens, puis d’une formation d’instruments à cordes, il interprète plusieurs chansons de son dernier album (« Vivant ») paru en 2024 mais aussi deux reprises : « l’été indien » (oui Joe Dassin !) et « lettre à France » (Michel Polnareff). Et surprise, Etienne Daho est présent sur scène pour le titre « A tes côtés », sur le thème de l’amitié, extrait de son second album « Tempéraments » (nommé « Album révélation de l’année » aux Victoires de la Musique 2020).
Un artiste à l’univers singulier, futur grand, et j’espère reconnu par un public plus large, de la chanson française. Merci à Ladislas de nous avoir incités à réserver (en 2024 !) des places pour ce concert.
Encore peu connu du grand public, il a, pour la première fois, investi ce vendredi la scène de l’Olympia, complet, et a connu un véritable succès auprès d’un auditoire de trentenaires branchés qui manifestement connaissait bien son répertoire (pas encore notre cas). Nous avons été séduits par son univers musical, son électro pop élégante, ses textes qui évoquent notamment son enfance (« Maman ») et sa voix évanescente. Accompagné de trois excellents musiciens, puis d’une formation d’instruments à cordes, il interprète plusieurs chansons de son dernier album (« Vivant ») paru en 2024 mais aussi deux reprises : « l’été indien » (oui Joe Dassin !) et « lettre à France » (Michel Polnareff). Et surprise, Etienne Daho est présent sur scène pour le titre « A tes côtés », sur le thème de l’amitié, extrait de son second album « Tempéraments » (nommé « Album révélation de l’année » aux Victoires de la Musique 2020).
Un artiste à l’univers singulier, futur grand, et j’espère reconnu par un public plus large, de la chanson française. Merci à Ladislas de nous avoir incités à réserver (en 2024 !) des places pour ce concert.
mercredi 19 novembre 2025
Simply Red ACCOR ARENA Novembre 2025
Depuis 1985, Simply Red a publié seulement treize albums qui mélangent la pop, la musique soul, le reggae et le RnB. Ses mélodies travaillées, ses titres dansants et ses belles ballades ont envahi les charts du monde entier jusqu'à la fin des années 90. En peu de temps, il est devenu l'un des groupes anglais les plus populaires de cette époque-là. Après un passage à vide pendant les années 2000, le groupe s'est réformé il y a une dizaine d'années, a enregistré trois albums avec moins de succès et enchaîne les concerts dans le monde entier, toujours à guichet fermé.
La tournée actuelle "40th Anniversary Tour", est passée ce mercredi par la salle ACCOR ARENA dont le public avait manifestement déjà cotisé (ou très prochainement) l’ensemble de ses annuités pour la retraite ! Mick Hucknall, le leader, est arrivé sur scène et nous avons immédiatement été éblouis par la richesse et la profondeur de sa voix singulière qui n’a pas bougé depuis les débuts, malgré ses 65 ans ! La setlist est constituée d’une vingtaine des hits du groupe, notamment « Money's Too Tight (To Mention) » (une reprise), « The Right Thing”, « A New Flame », “It's Only Love” (d’après Barry White), “Stars”, “Thrill Me”, “Say You Love Me”, “Fake” (que j’ai découvert ce soir), “Sunrise” (basée sur le sample de "I Can't Go for That (No Can Do)" de Hall & Oates), “Fairground” et en rappel les incontournables “Something Got Me Started” et “Holding Back the Years” (le public s’est levé malgré l’arthrose !).
Un spectacle totalement maîtrisé qui retrace l’ensemble de la carrière du groupe dont la composition n’a pas évolué depuis les deux derniers concerts auxquels nous avons assisté en 2015, puis 2022. Le clavier et saxophoniste anglais Ian Kirkham, qui a effectué plusieurs solos, est présent depuis la création de Simply Red.
Pendant le concert, Mick Hucknall raconte une anecdote sur ses collaborations avec les grands noms de la Motown, sur fond de projections en arrière-plan et d’une lumière tamisée du meilleur effet. Comme toujours dans ces grandes salles, les écrans géants permettent de distinguer les traits des musiciens !
Un concert sans surprise (c’est sa seule limite) qui s’appuie sur l’impressionnante collection de tubes intemporels, une formation à la sonorité soul (renforcée par des cuivres très présents) parfaitement en place (c’est le 49ème concert !) et la voix d’or du chanteur.
Que demander de plus ?
La tournée actuelle "40th Anniversary Tour", est passée ce mercredi par la salle ACCOR ARENA dont le public avait manifestement déjà cotisé (ou très prochainement) l’ensemble de ses annuités pour la retraite ! Mick Hucknall, le leader, est arrivé sur scène et nous avons immédiatement été éblouis par la richesse et la profondeur de sa voix singulière qui n’a pas bougé depuis les débuts, malgré ses 65 ans ! La setlist est constituée d’une vingtaine des hits du groupe, notamment « Money's Too Tight (To Mention) » (une reprise), « The Right Thing”, « A New Flame », “It's Only Love” (d’après Barry White), “Stars”, “Thrill Me”, “Say You Love Me”, “Fake” (que j’ai découvert ce soir), “Sunrise” (basée sur le sample de "I Can't Go for That (No Can Do)" de Hall & Oates), “Fairground” et en rappel les incontournables “Something Got Me Started” et “Holding Back the Years” (le public s’est levé malgré l’arthrose !).
Un spectacle totalement maîtrisé qui retrace l’ensemble de la carrière du groupe dont la composition n’a pas évolué depuis les deux derniers concerts auxquels nous avons assisté en 2015, puis 2022. Le clavier et saxophoniste anglais Ian Kirkham, qui a effectué plusieurs solos, est présent depuis la création de Simply Red.
Pendant le concert, Mick Hucknall raconte une anecdote sur ses collaborations avec les grands noms de la Motown, sur fond de projections en arrière-plan et d’une lumière tamisée du meilleur effet. Comme toujours dans ces grandes salles, les écrans géants permettent de distinguer les traits des musiciens !
Un concert sans surprise (c’est sa seule limite) qui s’appuie sur l’impressionnante collection de tubes intemporels, une formation à la sonorité soul (renforcée par des cuivres très présents) parfaitement en place (c’est le 49ème concert !) et la voix d’or du chanteur.
Que demander de plus ?
mardi 18 novembre 2025
Viktor Vincent : Fantastik
Tout commence par le récit d’un homme qui se réveille seul dans un train au milieu de la nuit. Dans la vitre il aperçoit son reflet mais ce visage n’est pas le sien. Il plonge alors dans un monde fantastique où derrière les apparences se cachent d’autres apparences…
Dans son nouveau seul en scène, Viktor Vincent passe de l’autre côté du miroir pour vous offrir en direct l’expérience du merveilleux et du fantastique.
Un spectacle surprenant, impressionnant et évidemment magique où se mêlent illusion, hypnose et mentalisme. Le public est très sollicité, le personnage est sympathique et en revenant du TAM, nous cherchions encore dans la voiture comment il avait été capable de « déchiffrer » plusieurs des secrets (deviner des nombres, des objets, …) durant la représentation. Alors que le choix des participants du public est aléatoire et déterminé par l’envoi d’un chapeau dans la salle de 850 personnes, il ne s’est jamais trompé !
Mais comment fait-il ?
Bluffant !
Dans son nouveau seul en scène, Viktor Vincent passe de l’autre côté du miroir pour vous offrir en direct l’expérience du merveilleux et du fantastique.
Un spectacle surprenant, impressionnant et évidemment magique où se mêlent illusion, hypnose et mentalisme. Le public est très sollicité, le personnage est sympathique et en revenant du TAM, nous cherchions encore dans la voiture comment il avait été capable de « déchiffrer » plusieurs des secrets (deviner des nombres, des objets, …) durant la représentation. Alors que le choix des participants du public est aléatoire et déterminé par l’envoi d’un chapeau dans la salle de 850 personnes, il ne s’est jamais trompé !
Mais comment fait-il ?
Bluffant !
samedi 15 novembre 2025
Cléopâtre – La Reine Louve
Cléopâtre – La Reine Louve raconte l’ascension de la jeune et déterminée Cléopâtre, propulsée à la tête de la dynastie des Ptolémées.
Alors que l’ombre de l’Empire romain plane, menaçante, Cléopâtre, à seulement 19 ans, se trouve confrontée à des défis monumentaux pour préserver l’indépendance de son royaume. Loin des stéréotypes, Cléopâtre est une femme politique brillante et polyglotte, déterminée à reconstruire une Égypte en ruines et à protéger son peuple contre les ambitions romaines. Au-delà des coulisses du pouvoir, Cléopâtre – La Reine Louve dévoile l’humanité de cette femme exceptionnelle, confrontée à ses propres doutes et luttes personnelles.
Nous avons assisté à une fresque historique, sans décors mais avec des jeux de lumière soignés, qui repose donc essentiellement sur les huit comédiens qui campent chacun plusieurs personnages. Je dois avouer avoir été un peu perdu par ces transformations d’autant plus que le spectacle, incluant de nombreux intermèdes musicales, est bien long !
On voyage à travers les années, pris dans une histoire dense mêlant complots, trahisons, amours et sacrifices. Cléopâtre est jouée par une actrice petite par sa taille (pas l’image qu’on peut avoir), qui incarne de manière saisissante la reine d’Égypte et les sept autres comédiens sont tous remarquables. Tout s’enchaîne avec fluidité, chaque mouvement semble millimétré, mais c’est un peu compliqué pour ma petite cervelle !
Alors que l’ombre de l’Empire romain plane, menaçante, Cléopâtre, à seulement 19 ans, se trouve confrontée à des défis monumentaux pour préserver l’indépendance de son royaume. Loin des stéréotypes, Cléopâtre est une femme politique brillante et polyglotte, déterminée à reconstruire une Égypte en ruines et à protéger son peuple contre les ambitions romaines. Au-delà des coulisses du pouvoir, Cléopâtre – La Reine Louve dévoile l’humanité de cette femme exceptionnelle, confrontée à ses propres doutes et luttes personnelles.
Nous avons assisté à une fresque historique, sans décors mais avec des jeux de lumière soignés, qui repose donc essentiellement sur les huit comédiens qui campent chacun plusieurs personnages. Je dois avouer avoir été un peu perdu par ces transformations d’autant plus que le spectacle, incluant de nombreux intermèdes musicales, est bien long !
On voyage à travers les années, pris dans une histoire dense mêlant complots, trahisons, amours et sacrifices. Cléopâtre est jouée par une actrice petite par sa taille (pas l’image qu’on peut avoir), qui incarne de manière saisissante la reine d’Égypte et les sept autres comédiens sont tous remarquables. Tout s’enchaîne avec fluidité, chaque mouvement semble millimétré, mais c’est un peu compliqué pour ma petite cervelle !
samedi 18 octobre 2025
Art au théâtre Montparnasse
Comme beaucoup d’entre vous, nous avions assisté à une représentation de la pièce « Art » en 1994, interprétée par Pierre Vaneck, Fabrice Luchini et Pierre Arditi.
Trois vieux amis sont devant le tableau blanc que l’un d’eux vient d’acheter car il est amateur d’art.
Le deuxième s’offusque. Et le troisième, comme toujours, ménage la chèvre et le chou. Jubilatoire !
Complices à l’écran, sur scène et dans la vie, François Morel, Olivier Broche et Olivier Saladin reprennent la pièce à succès de Yasmina Reza, devenue un classique.
Et François Morel signe la mise en scène, avec une question en tête : les amis d’hier peuvent-ils toujours être les amis d’aujourd’hui ? À voir… entre amis !
Contrairement à la perception que j’avais eue en 1994, cette pièce n’est pas une critique sur l’art contemporain et sur le snobisme des amateurs d’art qui suivent une mode qui leur impose d’être « moderne ». Non, cette pièce est avant tout une pièce sur l’amitié entre les hommes et la vérité : faut-il tout dire ?
Grace à la mise en scène rythmée de François Morel et au talent des trois comédiens, cette nouvelle version souligne nettement plus l’aspect comique de la situation, d’autant plus que le spectateur sait et ressent que les trois comédiens sont complices dans la vie. Humour, engueulades, mauvaise foi, tensions, rivalités... tous les ingrédients de l'amitié sont là. Les dialogues incisifs de Yasmina Reza interprétés par les trois compères époustouflants déclenchent les rires tout au long du spectacle.
Ce n’est qu’à la fin, dont je ne me souvenais pas, que l’on comprend l'importance de cette amitié pour les trois copains et que rien, même le point de départ de la pièce, ne les empêchera de continuer de s’aimer.
Foncez au théâtre Montparnasse.
Trois vieux amis sont devant le tableau blanc que l’un d’eux vient d’acheter car il est amateur d’art.
Le deuxième s’offusque. Et le troisième, comme toujours, ménage la chèvre et le chou. Jubilatoire !
Complices à l’écran, sur scène et dans la vie, François Morel, Olivier Broche et Olivier Saladin reprennent la pièce à succès de Yasmina Reza, devenue un classique.
Et François Morel signe la mise en scène, avec une question en tête : les amis d’hier peuvent-ils toujours être les amis d’aujourd’hui ? À voir… entre amis !
Contrairement à la perception que j’avais eue en 1994, cette pièce n’est pas une critique sur l’art contemporain et sur le snobisme des amateurs d’art qui suivent une mode qui leur impose d’être « moderne ». Non, cette pièce est avant tout une pièce sur l’amitié entre les hommes et la vérité : faut-il tout dire ?
Grace à la mise en scène rythmée de François Morel et au talent des trois comédiens, cette nouvelle version souligne nettement plus l’aspect comique de la situation, d’autant plus que le spectateur sait et ressent que les trois comédiens sont complices dans la vie. Humour, engueulades, mauvaise foi, tensions, rivalités... tous les ingrédients de l'amitié sont là. Les dialogues incisifs de Yasmina Reza interprétés par les trois compères époustouflants déclenchent les rires tout au long du spectacle.
Ce n’est qu’à la fin, dont je ne me souvenais pas, que l’on comprend l'importance de cette amitié pour les trois copains et que rien, même le point de départ de la pièce, ne les empêchera de continuer de s’aimer.
Foncez au théâtre Montparnasse.
Rentrée 42
Quatre institutrices d’une école parisienne du 11ème arrondissement se retrouvent pour préparer la rentrée scolaire de 1942. Un évènement inattendu va remettre en cause leur métier d’enseignante et va faire naître leur habileté à résister !
Suivez l’enquête de ces héroïnes du quotidien, dans la France du régime de Vichy. Sans jamais céder au désespoir, avec courage et une pointe d’humour noire, elles se battent pour les enfants, pour l’enseignement, pour la justice… pour l’humanité.
Bien dialogué et bien joué, parfois peut-être un peu sur-joué, "Rentrée 42" nous plonge dans la France occupée vue par le prisme de l'école où quatre enseignantes incarnant quatre sensibilités différentes font face à la politique de Vichy et de l'occupant. Une histoire émouvante portée par six excellents comédiens qui font passer toutes les émotions, du rire aux larmes.
La fin de l'histoire est inattendue. C'est instructif, drôle et poignant à la fois.
Que demander de plus au théâtre ?
Suivez l’enquête de ces héroïnes du quotidien, dans la France du régime de Vichy. Sans jamais céder au désespoir, avec courage et une pointe d’humour noire, elles se battent pour les enfants, pour l’enseignement, pour la justice… pour l’humanité.
Bien dialogué et bien joué, parfois peut-être un peu sur-joué, "Rentrée 42" nous plonge dans la France occupée vue par le prisme de l'école où quatre enseignantes incarnant quatre sensibilités différentes font face à la politique de Vichy et de l'occupant. Une histoire émouvante portée par six excellents comédiens qui font passer toutes les émotions, du rire aux larmes.
La fin de l'histoire est inattendue. C'est instructif, drôle et poignant à la fois.
Que demander de plus au théâtre ?
Caroline Vigneaux
C’est le troisième spectacle de Caroline Vigneaux auquel nous assistons et comme à chaque fois, nous sommes sortis joyeux de notre soirée, car il est aussi intelligent que les précédents et parvient à nous faire rire sur des sujets graves (agressions sexuelles, …). De son ancien métier d’avocate, elle a notamment conservé une parfaite diction conjuguée à une énergie à toute épreuve et à un esprit pétillant. Très bien écrit, son spectacle est non seulement drôle mais il aborde en même temps certains travers de notre époque et est parfois émouvant quand elle s’adresse à son père. Il faut juste accepter un humour trash et un langage cru, mais rejaillit toujours la bonne éducation de Caroline.
Caroline Vigneaux est formidable !
Caroline Vigneaux est formidable !
Morcheeba au Zénith de Paris 8 octobre 2025
Morcheeba est un groupe qui a fait partie de la vague du trip-hop dans les années 90’s (souvenez-vous de Massive Attack, Portishead ou Tricky). La musique du groupe mélange le downtempo, la soul, le reggae et la pop, portée par la voix « hypnotisante » et immédiatement reconnaissable de la chanteuse Skye Edwards. Ils ont publié une dizaine d’albums et continuent à tourner après 30 années de carrière, avec une interruption dans les années 2000.
Ils sont à Paris pour promouvoir leur nouvel et excellent album « Escape The Chaos » dont ils ont joué 3 titres lors du concert du Zénith à Paris. Pour le reste, ils reprennent les classiques du groupe comme « Trigger Hippie », « The Sea », « Rome Wasn't Built in a Day », « Otherwise » ou « Blindfold ». Sympathique et chaleureuse, la chanteuse fait l’effort de dire quelques mots en français et entraine dans une danse effrénée une très jeune spectatrice du premier rang.
Un concert agréable et efficace mais dont on peut juste regretter un côté un peu trop formaté.
Ils sont à Paris pour promouvoir leur nouvel et excellent album « Escape The Chaos » dont ils ont joué 3 titres lors du concert du Zénith à Paris. Pour le reste, ils reprennent les classiques du groupe comme « Trigger Hippie », « The Sea », « Rome Wasn't Built in a Day », « Otherwise » ou « Blindfold ». Sympathique et chaleureuse, la chanteuse fait l’effort de dire quelques mots en français et entraine dans une danse effrénée une très jeune spectatrice du premier rang.
Un concert agréable et efficace mais dont on peut juste regretter un côté un peu trop formaté.
jeudi 16 octobre 2025
La blessure et la soif
Trente années durant, une femme et un homme s’aiment, se perdent, vivent loin de l’autre sans jamais s’oublier. Une unique et dernière rencontre, dans la grange d’un monastère persécuté par Louis XIV, scelle à jamais leur destinée. Puis, vient la mort.
C’est un beau monologue avec moult subjonctifs imparfaits, un peu ardu pour ma petite cervelle et il ne faut pas perdre le fil pendant la représentation, … au risque de sombrer ! Il semble avoir été écrit pour Fanny Ardant dont la présence et la voix nous embarquent dès le début grâce à à son timbre de voix et à sa diction si particulière.
Elle joue le rôle de la duchesse de Clermont, une femme mariée mais passionnément amoureuse d'un autre homme. Il est question d’amour absolu et la comédienne, magistrale, habitée, incarne à merveille cette femme passionnée. La mise en scène, tout en clair-obscur, est très réussie et le texte dense, est par moment soporifique il faut bien l’avouer. Mais Fanny Ardant est captivante et la salle, impressionnée par sa performance, lui a réservé un tonnerre d'applaudissements.
C’est un beau monologue avec moult subjonctifs imparfaits, un peu ardu pour ma petite cervelle et il ne faut pas perdre le fil pendant la représentation, … au risque de sombrer ! Il semble avoir été écrit pour Fanny Ardant dont la présence et la voix nous embarquent dès le début grâce à à son timbre de voix et à sa diction si particulière.
Elle joue le rôle de la duchesse de Clermont, une femme mariée mais passionnément amoureuse d'un autre homme. Il est question d’amour absolu et la comédienne, magistrale, habitée, incarne à merveille cette femme passionnée. La mise en scène, tout en clair-obscur, est très réussie et le texte dense, est par moment soporifique il faut bien l’avouer. Mais Fanny Ardant est captivante et la salle, impressionnée par sa performance, lui a réservé un tonnerre d'applaudissements.
dimanche 12 octobre 2025
Voyou Big Band Les Folies Bergère 7 octobre 2025
Multi-instrumentiste, auteur compositeur interprète, Voyou s’est fait connaître dans le monde de la chanson française depuis 2019, avec ses deux premiers albums de pop joyeuse et légère mais aussi grâce à sa participation à différents festivals d’été. Ce mardi, aux Folies Bergère, entouré d’un Big Band de cuivres, Voyou nous a proposé un concert en deux parties. Au cours de la première, il pioche dans les titres de son tout nouvel album de reprises "Henri Salvador est un voyou", et lors de la seconde partie il puise dans ses propres compositions.
Je n’ai pas été convaincu par l’exercice de reprise des chansons d’Henri Salvador, d’une part car il n’a pas la douce voix de crooner du chanteur « rigolo » mais aussi parce que les arrangements genre « big Band » ne m’ont pas semblé apporter un réel « embellissement » aux chansons originales, par exemple sur « Syracuse ». Il est probable que la très grande majorité du public des Folies Bergère (qui pouvaient tous être nos enfants !) ne connait pas le répertoire de Salvador des années 50 à 70.
J’ai nettement préféré la seconde partie du concert, basée sur ses propres compositions, aux élans festifs et parfois mélancoliques et aux textes poétiques. L’homme est sympathique et plein d’énergie et le big band apporte de la chaleur à ses chansons electropop. Il est entouré de plusieurs artistes féminines qui proposent un numéro d’acrobatie pendant certains des morceaux de Voyou. Je n’ai pas été totalement convaincu du « plus produit » de ces performances.
Entrainés par Ladislas, nous avons découvert un artiste unique dont les performances sur scène sont à la fois joyeuses, énergiques et colorées, et qui dispose d’une réelle capacité à établir une proximité authentique avec le public.
A suivre !
Je n’ai pas été convaincu par l’exercice de reprise des chansons d’Henri Salvador, d’une part car il n’a pas la douce voix de crooner du chanteur « rigolo » mais aussi parce que les arrangements genre « big Band » ne m’ont pas semblé apporter un réel « embellissement » aux chansons originales, par exemple sur « Syracuse ». Il est probable que la très grande majorité du public des Folies Bergère (qui pouvaient tous être nos enfants !) ne connait pas le répertoire de Salvador des années 50 à 70.
J’ai nettement préféré la seconde partie du concert, basée sur ses propres compositions, aux élans festifs et parfois mélancoliques et aux textes poétiques. L’homme est sympathique et plein d’énergie et le big band apporte de la chaleur à ses chansons electropop. Il est entouré de plusieurs artistes féminines qui proposent un numéro d’acrobatie pendant certains des morceaux de Voyou. Je n’ai pas été totalement convaincu du « plus produit » de ces performances.
Entrainés par Ladislas, nous avons découvert un artiste unique dont les performances sur scène sont à la fois joyeuses, énergiques et colorées, et qui dispose d’une réelle capacité à établir une proximité authentique avec le public.
A suivre !
jeudi 26 juin 2025
The The 26 juin 2025
Le Bataclan était complet pour le concert du groupe "The The", de retour en France après 25 ans, et le bar était pris d’assaut par les anglais de Paris.
"The The" est le groupe d'un seul homme, l’anglais Matt Johnson, seul membre permanent et surtout principal compositeur et chanteur.
"The The" a eu du succès en Angleterre entre le début des années 80 et mi 90 avec d'excellents albums de rock new wave, de soul et de blues mais peu de tubes connus en France ! Mais il faut les écouter plusieurs fois pour en apprécier toute la richesse.
Ensuite, il a connu un long passage à vide (il a composé de nombreux bandes originales de films) pour revenir avec deux nouveaux albums, début 2020, et notamment le dernier sorti en 2024, "Ensoulment", avec des morceaux plus calmes et mélancoliques et qui a obtenu de nombreuses bonnes critiques dans les gazettes musicales, notamment en France.
Il est en tournée depuis 2024 en Europe, US et Australie, entouré de quatre excellents musiciens qui jouent du ROCK ! Sa setlist mêle les nouveaux morceaux et les classiques comme « Armageddon Days Are Here (Again) », « Heartland », « The Beat(en) Generation », « Love Is Stronger Than Death » ou « This Is the Day », le morceau qui les a fait connaitre en Angleterre.
Agé de 64 ans, il a heureusement conservé sa voix grave et profonde et a manifestement retrouvé la pêche après avoir été très malade lors du Covid.
Ma compagne préférée du moment (depuis 46 ans !) a trouvé l’ambiance musicale un peu trop « hard » (mais ce n’est pas Metallica !) et il est probable que nous étions les plus âgés de la salle !
Tant mieux !
samedi 14 juin 2025
Michel Polnareff en concert à ACCOR ARENA le 14 Juin 2025
Michel Polnareff a donné un concert plein d’émotions samedi soir dans la salle de Paris Bercy (oui c’est son nom pour les boomers !), quasi pleine, notamment de nombreux fans qui, pour certains, avaient revêtu l’uniforme de rigueur : une perruque blonde bouclée et des lunettes blanches !
A 81 ans, il vient de sortir un nouvel album bien accueilli par les critiques mais qui a eu peu de succès et a donc bien compris que le public vient à ses concerts pour écouter les nombreux tubes du début de sa carrière (entre 1966 et 1973). C’est l’une des dernières légendes de la chanson française qui a gâché son talent lors de son exil californien, a renoué avec le succès au début des années 80’s avant un long passage à vide jusqu’à la parution de son dernier album en 2024.
L’amiral (c’est son surnom) est un mélodiste de génie, un musicien virtuose et un provocateur anticonformiste. L’homme est attachant, respectueux de son public et plein d’humour.
A Paris, il n’a chanté que 17 titres pendant environ 1 h 30, dont deux sont extraits du nouvel album « Un temps pour elles » et, pour les autres il puise dans ses standards (pas tous) : Le bal des Laze (mon titre préféré), Tam tam, La poupée qui fait non (nous avons tous repris non non non), La mouche (à la sauce funk), Qui a tué grand ‘maman, Love Me, Please Love Me (en virtuose du piano), Tout, tout pour ma chérie, On ira tous au paradis, Lettre à France, Goodbye Marylou (son dernier véritable succès). Il manque notamment « Âme câline » qu’il a chantée à Londres.
Contrairement à ce que j’ai lu dans les gazettes, il a conservé sa voix haut perchée immédiatement reconnaissable, sans aucune fausse note et a montré notamment sur « Love Me, Please Love Me » qu’il est capable de monter très haut dans les aigus. Il est entouré d’un groupe de musiciens anglais et d’un ensemble à cordes …. et sollicite souvent la salle qui reprend en chœur les morceaux emblématiques. Enfin, la scénographie qui fait appel aux dernières technologies de la projection vidéo est impressionnante et raffinée, et met notamment en valeur ses performances au piano.
Avec « Lettre à France » en version full band, Michel Polnareff quitte la scène sous les acclamations mais ne revient pas (il a du mal à marcher). Nous repartons dans notre banlieue, heureux d’avoir assisté à un moment de partage d’un grand artiste avec son public et à un concert de légende d’une icône de la chanson française.
mardi 29 avril 2025
L’Heure des Assassins
La réussite est une chose étrange. Voyez-vous, ce soir, je signe mon retour triomphant en Angleterre.
Tout le gratin de Londres sera là, pourtant il y aura bien un grand absent.
Moi, Philip Somerset.
Vous ne me verrez pas car ce soir, je vais mourir.
Oh détrompez-vous, cela ne me fait pas plaisir !
C’était une si belle soirée, j’étais entouré d’amis chers : Katherin ma sœur bien aimée, Hartford mon bras droit, Bram Stoker le directeur du théâtre, Georges Bernard Shaw le dramaturge, Miss Lime mon assistante, Arthur Conan Doyle le célèbre romancier.
Pourtant mon assassin est forcément parmi eux. Alors Qui ? Et si c’était simplement mon heure ?
Une pièce à la Sherlock Holmes, des personnages ambigus avec une mécanique bien huilée, dans le Londres du début du XXe siècle avec de beaux costumes, une bibliothèque, des tableaux, une cheminée, un canapé, etc. et dehors, il neige.
Tout est réuni pour que le spectacle fonctionne, mais à rebours de la salle, je n’ai pas accroché avec l’intrigue parfois difficile à suivre, les personnages tous soupçonnés les uns après les autres, m’ont semblés surjoués et le manque d’humour tout au long de la pièce.
Bref je me suis ennuyé et je ne comprends pas pourquoi les critiques des spectateurs sont si positives !
mercredi 9 avril 2025
High Llamas au Petit Bain
Nous avons assisté au concert du groupe « The High Llamas » dans la salle du Petit Bain, une péniche à vocation culturelle et associative, amarrée sous la bibliothèque Francois Mitterrand.
High Llamas est un groupe pop basé à Londres et fondé par le songwriter et guitariste irlandais Sean O'Hagan, après la séparation de sa formation précédente Microdisney. Il a écrit et arrangé les morceaux d'une douzaine d'albums depuis 1990, qui mélangent la pop des années 60 (notamment les Beach Boys), les musiques de films à la sauce « easy listening», le jazz et la bossa nova. Les arrangements musicaux baroques réinventent la « sunshine pop » grâce à l’utilisation des cordes, des cuivres, du piano, des synthés vintages, du banjo, des clavecins, des chœurs ....
Après plusieurs années sans nouvelles discographiques, il est en tournée afin de promouvoir son excellent album « Hey Panda », de l’electropop inventive aux mélodies toujours aussi imparables et riches en harmonie. Il est notamment entouré de son fidèle bassiste Jon Fell mais aussi de sa fille Livvy O'Hagan, toute jeune, qui chante avec lui, avec beaucoup de fraîcheur, la plupart des morceaux.
Le concert reprend une bonne partie des morceaux de son nouvel opus comme le sublime « Toriafan », une ballade riche et complexe, ou l’original « Sisters Friends », mais pioche aussi dans sa discographie avec certains de ses morceaux phare comme « Berry Adams », « Fly Baby, Fly «, « Bach Ze », « The Sun Beats Down », « Jackie », ou l’incontournable « Checking In, Checking Out ». Bien sûr, sa voix n’est plus toujours aussi assurée que sur les enregistrements originaux et le concert donne parfois l’impression d’un peu d’improvisation qui d’ailleurs ajoute du charme à la performance du groupe. Mais quel bonheur d’écouter en public, avec d’autres fans de ce groupe malheureusement marginal, le raffinement de cette pop pleine de fraîcheur, de modernité, de liberté et de douceur mélancolique.
Un moment de grâce et de tendresse dans un monde de brutes.
High Llamas est un groupe pop basé à Londres et fondé par le songwriter et guitariste irlandais Sean O'Hagan, après la séparation de sa formation précédente Microdisney. Il a écrit et arrangé les morceaux d'une douzaine d'albums depuis 1990, qui mélangent la pop des années 60 (notamment les Beach Boys), les musiques de films à la sauce « easy listening», le jazz et la bossa nova. Les arrangements musicaux baroques réinventent la « sunshine pop » grâce à l’utilisation des cordes, des cuivres, du piano, des synthés vintages, du banjo, des clavecins, des chœurs ....
Après plusieurs années sans nouvelles discographiques, il est en tournée afin de promouvoir son excellent album « Hey Panda », de l’electropop inventive aux mélodies toujours aussi imparables et riches en harmonie. Il est notamment entouré de son fidèle bassiste Jon Fell mais aussi de sa fille Livvy O'Hagan, toute jeune, qui chante avec lui, avec beaucoup de fraîcheur, la plupart des morceaux.
Le concert reprend une bonne partie des morceaux de son nouvel opus comme le sublime « Toriafan », une ballade riche et complexe, ou l’original « Sisters Friends », mais pioche aussi dans sa discographie avec certains de ses morceaux phare comme « Berry Adams », « Fly Baby, Fly «, « Bach Ze », « The Sun Beats Down », « Jackie », ou l’incontournable « Checking In, Checking Out ». Bien sûr, sa voix n’est plus toujours aussi assurée que sur les enregistrements originaux et le concert donne parfois l’impression d’un peu d’improvisation qui d’ailleurs ajoute du charme à la performance du groupe. Mais quel bonheur d’écouter en public, avec d’autres fans de ce groupe malheureusement marginal, le raffinement de cette pop pleine de fraîcheur, de modernité, de liberté et de douceur mélancolique.
Un moment de grâce et de tendresse dans un monde de brutes.
samedi 5 avril 2025
Alain Chamfort au Théâtre André Malraux
Alain Chamfort est un artiste attachant par sa modestie et sa gentillesse naturelle mais c’est surtout un grand compositeur d’une musique délicate et intemporelle, dont les albums nécessitent souvent plusieurs écoutes pour en apprécier toute la richesse.
Hier au TAM, il nous a offert un concert mêlant nostalgie (certains de ses morceaux emblématiques) et modernité (il est entouré de quatre jeunes musiciens qui « revisitent » sa production musicale dans une tonalité plus rock). L’âge (76 ans) ne semble pas avoir d’emprise sur lui, il conserve sa silhouette de jeune homme et sa voix douce et suave si caractéristique est toujours aussi assurée. Pendant deux heures, il a interprété à la fois certaines des chansons de son nouvel et excellent album (dont « En beauté » et « La grâce ») mais aussi des titres majeurs de son répertoire comme « La fièvre dans le sang », « Amour année zéro », « Bambou », « Clara veut la Lune », « Bons Baisers d’ici » ou « Traces de toi ». Il a terminé son concert par les inévitables « Paradis » et « Manureva » qui ont fait chavirer les spectateurs (pas seulement les vieux comme nous) de la salle de Rueil Malmaison, qui se sont levés et ont chanté à tue-tête un des hymnes de la fin des années 80. Un moment de pur bonheur musical.
mercredi 26 mars 2025
Les marchands d’étoiles
C’est la pièce dont on parle à Paris, servie par de nombreux prix et plusieurs critiques favorables.
Juin 1942, la vie poursuit son cours, dans un dépôt de tissus parisien.
Raymond Martineau, le patron qui semble tout droit sorti d’une pièce de Pagnol, ne réussit pas à imposer son autorité à sa fille. A sa femme non plus, d’ailleurs. Et puis il y a aussi Joseph, son plus jeune employé, dont le père est breton mais dont la mère est juive. Et enfin il y a Louis, son plus vieil employé, dont le nouvel ami est un collabo de la pire espèce. Mais à part ça… La vie poursuit son cours.
Cette fable, centrée sur les années sombres de l'occupation en France dépeint un petit dictateur sadique abusant de son pouvoir face à la faiblesse des gens. C’est le temps des petites compromissions dans cette période sombre qui révèle les caractères des hommes. Une histoire d’amour apporte une bouffée de douceur dans la montée du drame que le spectateur sent inéluctable. Mais on peut aussi trouver que les rôles sont un peu clichés et manquent de subtilité. C’est souvent drôle (surtout dans la première partie), malgré le thème tragique de l’antisémitisme, grâce aux six comédiens talentueux … mais, problème de son ou je deviens sourd, les dialogues étaient parfois inaudibles.
En résumé, une pièce surprenante, entre comédie pagnolesque et drame intense. Si V. et P. ont adoré cette pièce, je dois avouer que l’aspect trop caricatural de l’histoire m’a gêné.
Juin 1942, la vie poursuit son cours, dans un dépôt de tissus parisien.
Raymond Martineau, le patron qui semble tout droit sorti d’une pièce de Pagnol, ne réussit pas à imposer son autorité à sa fille. A sa femme non plus, d’ailleurs. Et puis il y a aussi Joseph, son plus jeune employé, dont le père est breton mais dont la mère est juive. Et enfin il y a Louis, son plus vieil employé, dont le nouvel ami est un collabo de la pire espèce. Mais à part ça… La vie poursuit son cours.
Cette fable, centrée sur les années sombres de l'occupation en France dépeint un petit dictateur sadique abusant de son pouvoir face à la faiblesse des gens. C’est le temps des petites compromissions dans cette période sombre qui révèle les caractères des hommes. Une histoire d’amour apporte une bouffée de douceur dans la montée du drame que le spectateur sent inéluctable. Mais on peut aussi trouver que les rôles sont un peu clichés et manquent de subtilité. C’est souvent drôle (surtout dans la première partie), malgré le thème tragique de l’antisémitisme, grâce aux six comédiens talentueux … mais, problème de son ou je deviens sourd, les dialogues étaient parfois inaudibles.
En résumé, une pièce surprenante, entre comédie pagnolesque et drame intense. Si V. et P. ont adoré cette pièce, je dois avouer que l’aspect trop caricatural de l’histoire m’a gêné.
jeudi 20 mars 2025
La porte d’à côté
Une comédie romantique au TAM !
Elle est psy. Il vend des yaourts. Ils sont voisins de palier, ils se détestent cordialement, et comme des millions de célibataires perdus dans la ville, ils recherchent furtivement le grand amour sur internet – quelqu'un qui serait juste aux antipodes de ce personnage infernal qui vit la porte à côté. Et lorsqu'enfin ils trouvent chacun l'âme sœur, ils ne résistent pas au plaisir de se l'annoncer. Histoire de s'engueuler encore une fois... La dernière ?
Michèle Laroque et Grégoire Bonnet portent avec énergie et humour cette pièce drôle et tendre à la fois. Cependant la pièce souffre de n’avoir aucun décor et si certaines réparties sont savoureuses, il faut aussi reconnaître que les dialogues sont parfois un peu creux et que la chute est très convenue. Par ailleurs la mise en scène est minimaliste ce qui fait que le spectateur est parfois proche de l’ennui. Dommage !
Elle est psy. Il vend des yaourts. Ils sont voisins de palier, ils se détestent cordialement, et comme des millions de célibataires perdus dans la ville, ils recherchent furtivement le grand amour sur internet – quelqu'un qui serait juste aux antipodes de ce personnage infernal qui vit la porte à côté. Et lorsqu'enfin ils trouvent chacun l'âme sœur, ils ne résistent pas au plaisir de se l'annoncer. Histoire de s'engueuler encore une fois... La dernière ?
Michèle Laroque et Grégoire Bonnet portent avec énergie et humour cette pièce drôle et tendre à la fois. Cependant la pièce souffre de n’avoir aucun décor et si certaines réparties sont savoureuses, il faut aussi reconnaître que les dialogues sont parfois un peu creux et que la chute est très convenue. Par ailleurs la mise en scène est minimaliste ce qui fait que le spectateur est parfois proche de l’ennui. Dommage !
mercredi 12 mars 2025
Tindersticks à la Salle Pleyel
Tindersticks est un cas à part dans l’univers de la pop music. Formé à Londres en 1992 par un trio de musiciens emmené par le chanteur et guitariste Stuart Staples (Il vit à La Souterraine dans la Creuse avec sa femme artiste-peintre française), Tindersticks a publié 14 albums studio à l’atmosphère dépouillée et souvent mélancolique. Le groupe anglais a imposé un style à part en trente ans de carrière, notamment grâce à ses ballades musicales souvent désespérées, bien loin de la britpop des années 90’s, et à la voix de crooner unique, distinctement basse et nasillarde de Staples. Tindersticks compose une musique intemporelle, des chansons aux arrangements soyeux et aux orchestrations raffinées, un style unique, porté par la grâce, qui mériterait une audience à la mesure de leur talent.
Nous avons assisté à un concert exceptionnel à la Salle Pleyel, qui est à la fois la plus belle salle de Paris et qui offre en plus la meilleure acoustique pour l’univers de la pop/variété/chanson. Vêtu d’un simple pantalon en toile et coiffé d’un bob, Stuart Staples, a envouté l’ensemble des spectateurs de 30 à 69 ans (c’est nous), pendant environ deux heures, en interprétant notamment huit morceaux extraits du nouvel et excellent album « Soft Tissue », à la sonorité soul (« Nancy », « Soon to be April », « New World »…). Il a aussi pioché dans sa discographie pour nous proposer ses « tubes » ( !!!!) comme « Willow », « A Night So Still » ou « For The Beauty » qu’il joue très souvent lors de ses concerts (il manquait « Medecine » !).
La salle était totalement silencieuse à l’écoute du chanteur, parfois murmurant et comme habité, en symbiose avec le groupe formé de ses sept musiciens habituels (dont son fils Stanley) et d’un ensemble de cordes (seulement pour les grandes salles). Il enchaine les morceaux et ne s’arrête qu’une seule fois pour nous dire qu’il est heureux d’être à la Salle Pleyel avec, bien sûr, la meilleure audience (!!!). Nous sommes sortis dans la rue du Faubourg Saint Honoré, encore pris par l’émotion, heureux d’avoir assisté à un moment unique.
Nous avons assisté à un concert exceptionnel à la Salle Pleyel, qui est à la fois la plus belle salle de Paris et qui offre en plus la meilleure acoustique pour l’univers de la pop/variété/chanson. Vêtu d’un simple pantalon en toile et coiffé d’un bob, Stuart Staples, a envouté l’ensemble des spectateurs de 30 à 69 ans (c’est nous), pendant environ deux heures, en interprétant notamment huit morceaux extraits du nouvel et excellent album « Soft Tissue », à la sonorité soul (« Nancy », « Soon to be April », « New World »…). Il a aussi pioché dans sa discographie pour nous proposer ses « tubes » ( !!!!) comme « Willow », « A Night So Still » ou « For The Beauty » qu’il joue très souvent lors de ses concerts (il manquait « Medecine » !).
La salle était totalement silencieuse à l’écoute du chanteur, parfois murmurant et comme habité, en symbiose avec le groupe formé de ses sept musiciens habituels (dont son fils Stanley) et d’un ensemble de cordes (seulement pour les grandes salles). Il enchaine les morceaux et ne s’arrête qu’une seule fois pour nous dire qu’il est heureux d’être à la Salle Pleyel avec, bien sûr, la meilleure audience (!!!). Nous sommes sortis dans la rue du Faubourg Saint Honoré, encore pris par l’émotion, heureux d’avoir assisté à un moment unique.
vendredi 28 février 2025
Hello Dolly! au Lido
Nous sommes sortis hier soir de la salle du Lido à Paris, le sourire aux lèvres, éblouis et heureux d’avoir assisté à (malheureusement) une des dernières représentations de « Hello Dolly ! », une des plus fameuses comédie musicale, créée en 1964 à Broadway.
C’est le duo formé par Jean-Luc Choplin, ancien directeur du Châtelet et Stephen Mear, fameux chorégraphe anglais, dont avons déjà apprécié « 42nd Street », « Funny Girl », « Singin' in the Rain » qui est à l’origine de ce projet. En France c’est Annie Cordy qui a popularisé cette pure comédie mais c’est surtout l’interprétation de Louis Armstrong de la chanson titre qui l’a rendue populaire.
« Hello, Dolly! » est une comédie musicale pétillante et pleine de cœur qui raconte l’histoire de Dolly Levi, une marieuse professionnelle pleine de ressources et d’esprit, qui voyage jusqu’à Yonkers, New York, pour trouver la compagne parfaite pour le célibataire grincheux et riche marchand, Horace Vandergelder.
Tout est réussi dans ce spectacle léger et enlevé, les grands tubes intemporels et pas seulement « Hello, Dolly! », les chorégraphies élaborées, notamment un fantastique numéro de claquettes, la mise en scène menée tambour battant, la mise en musique par un orchestre de 10 musiciens, les costumes somptueux. Mais c’est surtout la troupe sans pareille, emmenée par Caroline O’Connor, légende de la scène des comédies musicales internationales, qui fait la réussite de ce spectacle magique, par sa maitrise à la fois de l’art du chant, du jeu d'acteur, de la danse et des claquettes. Des artistes pleins d’énergie, professionnels et manifestement heureux d’être sur scène à Paris.
« Hello, Dolly! » est une comédie musicale pétillante qui s'inscrit dans la droite ligne de Broadway et qui apporte de la fraîcheur et de la joie dans notre monde perturbé. Dépêchez-vous de réserver au Lido sur les Champs-Elysées (mais sans les bluebell girls !).
C’est le duo formé par Jean-Luc Choplin, ancien directeur du Châtelet et Stephen Mear, fameux chorégraphe anglais, dont avons déjà apprécié « 42nd Street », « Funny Girl », « Singin' in the Rain » qui est à l’origine de ce projet. En France c’est Annie Cordy qui a popularisé cette pure comédie mais c’est surtout l’interprétation de Louis Armstrong de la chanson titre qui l’a rendue populaire.
« Hello, Dolly! » est une comédie musicale pétillante et pleine de cœur qui raconte l’histoire de Dolly Levi, une marieuse professionnelle pleine de ressources et d’esprit, qui voyage jusqu’à Yonkers, New York, pour trouver la compagne parfaite pour le célibataire grincheux et riche marchand, Horace Vandergelder.
Tout est réussi dans ce spectacle léger et enlevé, les grands tubes intemporels et pas seulement « Hello, Dolly! », les chorégraphies élaborées, notamment un fantastique numéro de claquettes, la mise en scène menée tambour battant, la mise en musique par un orchestre de 10 musiciens, les costumes somptueux. Mais c’est surtout la troupe sans pareille, emmenée par Caroline O’Connor, légende de la scène des comédies musicales internationales, qui fait la réussite de ce spectacle magique, par sa maitrise à la fois de l’art du chant, du jeu d'acteur, de la danse et des claquettes. Des artistes pleins d’énergie, professionnels et manifestement heureux d’être sur scène à Paris.
« Hello, Dolly! » est une comédie musicale pétillante qui s'inscrit dans la droite ligne de Broadway et qui apporte de la fraîcheur et de la joie dans notre monde perturbé. Dépêchez-vous de réserver au Lido sur les Champs-Elysées (mais sans les bluebell girls !).
samedi 8 février 2025
Château en Suède au Théâtre de Poche
Nous avons passé une excellente soirée au Théâtre de Poche à Montparnasse pour assister à la représentation de « Château en Suède » la première pièce de Françoise Sagan.
Fraîchement débarqué de Stockholm pour séjourner chez ses cousins, Frédéric entame la conquête de la séduisante Eléonore. Il ignore que derrière les murs de l’imposant château familial prolifèrent d’inavouables secrets. L’hiver s’installe et voilà les jeunes châtelains prisonniers des neiges. Frédéric devient alors l’otage d’un jeu féroce et excentrique. Saura-t-il échapper au sort tragique qui lui est réservé ?
C’est une comédie pleine de fantaisie, piquante, enjouée et parfois aussi cruelle. L’astuce de la mise en scène est d’arriver à évoquer plusieurs pièces du château dans le minuscule espace du théâtre de poche à la fois par le décor, à deux niveaux, et l’utilisation d’accessoires (la maquette du château). Le spectateur ressent ainsi le sentiment d’isolement, dû à la neige. Le texte de Sagan est bien écrit et drôle, les répliques sont cinglantes, les rebondissements sont nombreux et le rythme est endiablé. On peut y lire une critique de la bourgeoisie, un peu désœuvrée, déconnectée de la réalité et presque incestueuse. Mais ce sont aussi les six excellents acteurs de la Compagnie du Colimaçon qui nous ont enthousiasmés, plein de talents, d’énergie et qui jouent avec complicité, parfois en costumes d'époque, des étranges personnages souvent diaboliques. Ils sont tous parfaits, notamment Benjamin Romieux dans le rôle du frère, cynique, une sorte de parasite de la société.
Un très bon moment de théâtre. Courez à Montparnasse et allez dîner ensuite au restaurant Chartier, ... si vous trouvez de la place !
Fraîchement débarqué de Stockholm pour séjourner chez ses cousins, Frédéric entame la conquête de la séduisante Eléonore. Il ignore que derrière les murs de l’imposant château familial prolifèrent d’inavouables secrets. L’hiver s’installe et voilà les jeunes châtelains prisonniers des neiges. Frédéric devient alors l’otage d’un jeu féroce et excentrique. Saura-t-il échapper au sort tragique qui lui est réservé ?
C’est une comédie pleine de fantaisie, piquante, enjouée et parfois aussi cruelle. L’astuce de la mise en scène est d’arriver à évoquer plusieurs pièces du château dans le minuscule espace du théâtre de poche à la fois par le décor, à deux niveaux, et l’utilisation d’accessoires (la maquette du château). Le spectateur ressent ainsi le sentiment d’isolement, dû à la neige. Le texte de Sagan est bien écrit et drôle, les répliques sont cinglantes, les rebondissements sont nombreux et le rythme est endiablé. On peut y lire une critique de la bourgeoisie, un peu désœuvrée, déconnectée de la réalité et presque incestueuse. Mais ce sont aussi les six excellents acteurs de la Compagnie du Colimaçon qui nous ont enthousiasmés, plein de talents, d’énergie et qui jouent avec complicité, parfois en costumes d'époque, des étranges personnages souvent diaboliques. Ils sont tous parfaits, notamment Benjamin Romieux dans le rôle du frère, cynique, une sorte de parasite de la société.
Un très bon moment de théâtre. Courez à Montparnasse et allez dîner ensuite au restaurant Chartier, ... si vous trouvez de la place !
dimanche 26 janvier 2025
Pauvre Bitos
Une bonne soirée au TAM grâce à la découverte d’une pièce d’Anouilh « Pauvre Bitos », une comédie grinçante, violemment attaquée lors de sa première représentation en 1956 (elle faisait allusion à la période de l’épuration).
Dans une petite ville de province, une petite bande de notables se donne rendez-vous pour un « dîner de têtes ». Chacun doit se faire la tête d’un grand personnage de la Révolution française. André Bitos, fils du peuple devenu magistrat incorruptible et vertueux, est l’invité d’honneur : il jouera Robespierre. Mais il semble que l’objectif de cette soirée ne soit pas uniquement de refaire l’histoire de France… Un jeu de massacre cruel et jubilatoire !
Cette pièce permet de comprendre les ressorts psychologiques des grandes figures de la révolution française, notamment Bitos/Robespierre, roturier à l’esprit de vengeance, devenu un implacable épurateur. Finalement, victime d’une assemblée à la mode « dîner de con » venue régler des comptes, il nous dévoile un côté humain derrière le tyran, lié aux complexes que lui a forgés une enfance pauvre. Il est interprété par le remarquable Maxime d'Aboville, qui porte la pièce mais les autres acteurs qui jouent Danton, Camille Desmoulins, Mirabeau et Marie-Antoinette sont aussi tous excellents.
Le texte d’Anouilh est féroce et cruel, un véritable jeu de massacre et la mise en scène qui passe d’une époque à l’autre est sobre. Ce spectacle est une totale réussite avec une seule ombre, un problème d’audition pendant une bonne partie de la représentation.
Pauvre âme humaine !
Dans une petite ville de province, une petite bande de notables se donne rendez-vous pour un « dîner de têtes ». Chacun doit se faire la tête d’un grand personnage de la Révolution française. André Bitos, fils du peuple devenu magistrat incorruptible et vertueux, est l’invité d’honneur : il jouera Robespierre. Mais il semble que l’objectif de cette soirée ne soit pas uniquement de refaire l’histoire de France… Un jeu de massacre cruel et jubilatoire !
Cette pièce permet de comprendre les ressorts psychologiques des grandes figures de la révolution française, notamment Bitos/Robespierre, roturier à l’esprit de vengeance, devenu un implacable épurateur. Finalement, victime d’une assemblée à la mode « dîner de con » venue régler des comptes, il nous dévoile un côté humain derrière le tyran, lié aux complexes que lui a forgés une enfance pauvre. Il est interprété par le remarquable Maxime d'Aboville, qui porte la pièce mais les autres acteurs qui jouent Danton, Camille Desmoulins, Mirabeau et Marie-Antoinette sont aussi tous excellents.
Le texte d’Anouilh est féroce et cruel, un véritable jeu de massacre et la mise en scène qui passe d’une époque à l’autre est sobre. Ce spectacle est une totale réussite avec une seule ombre, un problème d’audition pendant une bonne partie de la représentation.
Pauvre âme humaine !
vendredi 24 janvier 2025
Ma Version de l'Histoire
Nous avons été déçus par la pièce de théâtre « ma version de l’histoire » de Sébastien Azzopardi, auteur à succès de comédies comme « L'embarras du choix » ou « Dernier coup de ciseaux » (que nous n’avons pas vues).
Valentine et Sam font une thérapie de couple. Sam n'a pas du tout envie d'être là. Valentine pense que c'est essentiel. Elle raconte leur vie. Mais Sam s'insurge : ça ne s'est pas passé comme ça ! Et il se met à raconter sa version de l'histoire. Alors qui a tort ? Qui a raison? A vous de juger.
La mise en scène est originale grâce à un décor utilisant des projections qui transporte le spectateur de lieux en lieux. La distribution est réussie, notamment l’auteur et Miren Pradier qui interprètent avec talent ce couple qui s’interroge sur leur vie.
Le problème vient du texte de la pièce, sans grand intérêt, plein de clichés et avec un humour au ras des pâquerettes. Les saynètes se succèdent qui présentent les différences de point de vue, les allers-retours dans le passé sont certes menés tambour battant, mais le procédé devient un peu trop répétitif.
Nous avons ri, surtout au début de la pièce, mais l’ensemble est trop long et finalement je me suis ennuyé pendant une bonne partie de la représentation.
Finalement, cette pièce qui traite de la lassitude du couple, a déteint sur nous ! Mais il faut reconnaître que la salle du TAM, au vu des applaudissements, a manifestement beaucoup apprécié cette soirée.
Valentine et Sam font une thérapie de couple. Sam n'a pas du tout envie d'être là. Valentine pense que c'est essentiel. Elle raconte leur vie. Mais Sam s'insurge : ça ne s'est pas passé comme ça ! Et il se met à raconter sa version de l'histoire. Alors qui a tort ? Qui a raison? A vous de juger.
La mise en scène est originale grâce à un décor utilisant des projections qui transporte le spectateur de lieux en lieux. La distribution est réussie, notamment l’auteur et Miren Pradier qui interprètent avec talent ce couple qui s’interroge sur leur vie.
Le problème vient du texte de la pièce, sans grand intérêt, plein de clichés et avec un humour au ras des pâquerettes. Les saynètes se succèdent qui présentent les différences de point de vue, les allers-retours dans le passé sont certes menés tambour battant, mais le procédé devient un peu trop répétitif.
Nous avons ri, surtout au début de la pièce, mais l’ensemble est trop long et finalement je me suis ennuyé pendant une bonne partie de la représentation.
Finalement, cette pièce qui traite de la lassitude du couple, a déteint sur nous ! Mais il faut reconnaître que la salle du TAM, au vu des applaudissements, a manifestement beaucoup apprécié cette soirée.
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